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Les premiers seigneurs de Montauban selon La Borderie

D’Olivier Ier à Olivier II de Montauban

Durant le 12e siècle, la seigneurie de Montfort s’est trouvée démembrée dans sa partie nord-ouest pour donner naissance à celle de Montauban. A partir de la seconde moitié du 17e siècle, la plupart des historiens admettent que la la seigneurie de Montauban est issue de la famille de Rohan. À la fin du 19e siècle, cette origine est vivement contestée par l’historien Arthur de La Borderie qui la rattache aux Gaël-Montfort. L’origine de cette importante seigneurie reste toujours controversée par les historiens. Nous proposons de reprendre son analyse sur l’origine des Montauban en partant d’Olivier, un des fils puinés de Raoul II de Gaël-Montfort.

A l’origine (vers 1085) la seigneurie de Gaël-Montfort s’étend à l’est jusqu’à Hédé. Suite à la mort de Geoffroy Ier de Montfort († 1181), la seigneurie de Montfort est partagée en deux parties : Gaël et Montfort. À son tour, la seigneurie de Montfort est subdivisée avec comme conséquence la naissance d’une nouvelle seigneurie comportant plusieurs paroisses 1. Un château est construit sur la paroisse dédiée à Saint-Eloi (Santeleio, dont il est fait référence en 1192) 2. L’appellation de « Montauban » (aujourd’hui Montauban-de-Bretagne) est liée à cette construction sur Monte albano (colline blanche), devenue Montalban, puis Montauban. L’année précise de cette construction n’est pas connue.

Plan du château de Montauban à la fin du 19e siècle.
Plan du château de Montauban à la fin du 19e siècle.

Deux hypothèses sur la généalogie de Montauban s’opposent en fonction des travaux de deux historiens :
— Augustin du Paz 3 (1619) voit dans les Montauban les juveigneurs des Rohan
— Arthur de La Borderie 4 dans ses écrits de 1895, fait descendre directement les Montauban des Montfort.

En 1619, le père Augustin du Paz est le premier à écrire une généalogie sur le lignage de Montauban, généalogie longtemps reprise par les historiens. Pour du Paz, les Montauban sont ramage 5 de Rohan. Il faut attendre l’intervention d’Arthur de La Borderie à la fin du 19e siècle, pour qu’une analyse différente montre que Montauban faisait originairement partie de la baronnie de Montfort-Gaël et que c’est de celle-ci qu’est née la seigneurie.

La généalogie de La Borderie remet en cause celle d’Augustin Du Paz présentée dans l’article Les premiers seigneurs de Montauban selon Du Paz. Depuis, des chercheurs tentent de prendre position, sans parvenir à dissiper le doute qui perdure actuellement.

Cet article développe la thèse de La Borderie.

Arthur de La Borderie rapporte que la seigneurie de Montauban est un démembrement de celle de Gaël-Montfort après 1152, date de la fondation de l’abbaye de Saint-Jacques de Montfort par Guillaume Ier de Gaël-Montfort. Il considère Olivier de Gaël-Montfort, un des fils de Raoul II de Gaël-Montfort, comme étant auteur de la branche de Montauban.

[...] c’est que la seigneurie de Montauban fut démembrée de Gaël-Montfort seulement après 1152, et constituée à cette époque en faveur de l’un des puinés de la maison de Montfort-Gaël : d’où la conclusion inévitable que les sires de Montauban tirent leur origine des Montfort-Gaël et non des Rohan comme on le dit d’habitude [...] SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE D’ILLE-ET-VILAINE, Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, XXIV, Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, Rennes, Imp. Marie Simon, 1895, Voir en ligne. p. 282)

Qui est Olivier de Montfort ?

Olivier de Montfort reste un personnage mal connu. Son père, Raoul II de Gaël-Montfort s’est marié à deux reprises : avec Havoise, héritière de Hédé et avec Anne. Parmi les enfants de Raoul II, deux sont attestés en 1124 dans l’acte de fondation du prieuré Saint-Samson de Telhouët : celui nommé Raoul dont il ne sera plus fait mention par la suite et Guillaume, qui sera le fondateur de l’abbaye Saint-Jacques de Montfort.

[...] je, Raoul de Montfort, ému, ai disposé, donné et ordonné au Rémunérateur de tous biens, par la main des pauvres, aucunes choses de ce que je possède temporellement, pour la rédemption de mon âme, ensemble des âmes de mes épouses Havoise et Anne, de mes père et mère et aussi de mes enfants [...] Et pour ce, de ma libérale volonté, et o le consentement de ma compagne épouse Anne, et de mes fils Raoul et Guillaume, ait donné aux sacrimoniales, id est aux religieuses et frères de Notre Dame de Nid-Merle, servants en l’église de Saint-Samson de Thelouet [...] ROPARTZ, Sigismond, « Thélouet », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 39, 1876, Voir en ligne. pages 174-175

L’acte de fondation du prieuré Saint-Samson de Telhouët montre qu’en 1124, la première épouse de Raoul II, Havoise, est déjà décédée. Elle est la mère de Raoul et Guillaume.

Trois autres enfants de Raoul II sont par ailleurs mentionnés :

  • Amice († 1168), mariée en 1120 à Robert de Beaumont, comte de Leicester,
  • Robert, seigneur de Hédé, marié à Anne de Fougères,
  • Olivier que certains historiens considèrent comme fondateur de la seigneurie de Montauban.

Nous pensons qu’Anne est la mère d’Olivier de Montfort et qu’il est né après 1124. Olivier est un prénom qui parait pour la première fois dans le lignage de Gaël-Montfort.

[...] le prénom était encore considéré comme faisant partie du patrimoine familial et était donné à l’enfant en vertu de règles établies de longue date. Les aînés recevaient un prénom emprunté au lignage paternel et les cadets à celui de leur mère. KEATS-ROHAN, Katharine, « Raoul Anglicus et Raoul de Gaël : un réexamen des données anglaises et bretonnes », in Montfort-sur-Meu et son pays. Histoire et patrimoine., Rennes, S.H.A.B Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, 2016, p. 33-63. [page 36]

Nous ne connaissons d’Anne que son nom sans patronyme. Il est probable qu’Olivier ait reçu le prénom du père d’Anne.

Olivier de Gaël-Montfort, premier seigneur de Montauban

Les actes concernant le statut d’Olivier de Gaël-Montfort sont peu nombreux. À notre connaissance, il en existe trois dont deux, datés de 1156-1160 et 1181, dans lesquels il porte le patronyme de Montfort sans titre seigneurial. Le troisième, dans lequel il est nommé Dominus Oliverius de Monte Albano, n’est pas daté mais correspond à une période allant de 1163 à 1180.

• En 1156-1160, lors d’une confirmation des dons à l’Abbaye de Bégard par le duc de Bretagne Conan IV où il apparait comme témoin 6.

• Le deuxième acte, inédit, dans lequel Olivier porte le nom de Montauban est rapporté par Arthur de La Borderie. L’historien le situe dans une période allant de 1163 à 1180 7.

• Le dernier acte connu date de 1181. Olivier est mentionné comme premier témoin laïque dans un accord entre les religieux de Saint-Jacques de Montfort et les religieuses de Saint-Samson de Telhouët au sujet du moulin du Pont-Johanno (Pont-dom-Jean en forêt de Brécilien ?). Dans cet acte qui vient après celui de 1163 à 1180, Olivier ne porte plus le nom de Montauban 8.

De ces trois documents connus, seul celui compris entre 1163 et 1180 présente Olivier comme seigneur de Montauban. Pourtant dans celui de 1181 il est de nouveau appelé Olivier « de Montfort » (parfois l’auteur du texte garde par négligence l’appellation d’origine).

Les premiers seigneurs de Montauban selon Arthur de La Borderie

Les premiers seigneurs de Montauban selon La Borderie

Il n’existe pas à notre connaissance d’acte permettant de certifier qu’Olivier de Montfort soit marié ou qu’il ait des enfants. Néanmoins, Arthur de La Borderie, en recoupant les liens de parenté, attribue des fils à Olivier Ier de Montauban (ou Olivier de Montfort) : Raoul, Amaury et Josselin dans cet ordre.

Actes concernant Raoul, Amaury et Josselin 9

Amaury de Montfort, considéré comme un des fils d’Olivier de Montfort est marié à Hermine, ils ont quatre fils : Philippe, Guillaume, A (Alain ?), O (Olivier ?). Nous apprenons qu’à cette date de 1215, il a deux frères, Josselin et Raoul qui portent le patronyme « Monte Albano ».

• Actes concernant Philippe de Montauban, un des fils d’Amaury de Montfort. 10

Olivier II succède à Philippe de Montauban

Dans les actes précédents concernant Philippe de Montauban fils d’Amaury, les noms de ses deux fils Olivier (II) et Renaud sont attestés en 1230. Olivier II épouse Jeanne, la plus jeune des trois filles du vicomte Eudes III de Porhoët.

• Actes concernant Olivier II de Montauban, fils ainé de Philippe de Montauban. 11

Olivier II et Jeanne de Porhoët ont de nombreux enfants. L’ainé, Olivier III succède à Olivier II à la seigneurie de Montauban. Les premiers seigneurs de Montauban sont toujours matière à controverse. Ce n’est guère qu’à partir d’Olivier II de Montauban vers 1246 qu’il y a un consensus chez les historiens. Le lignage de cette famille prendra fin avec Marie de Montauban, dame héritière, qui porte l’héritage de Montauban et de Keranrais dans la maison de Rohan par son mariage en 1443 avec Louis Ier de Rohan, seigneur de Guéméné.

Le choix des documents retenus par Arthur de La Borderie privilégient l’origine de Montauban selon un lignage de Gaël-Montfort. En tenant compte des données fournies, l’énumération des premiers seigneurs de Montauban serait celle-ci :

  • Olivier I er, attesté dans un acte entre 1163 à 1180.
  • Raoul, fils d’Olivier I er (?) attesté dans un acte de 1215.
    Raoul n’a pas d’héritiers directs. C’est Philippe, le fils d’Amaury de Montfort qui devient seigneur de Montauban.
  • Philippe, fils d’Amaury de Montfort, attesté dans un acte de 1230.
  • Olivier II, fils de Philippe, attesté dans un acte de 1246.

Philippe et Jean de Montauban écartés par Arthur de La Borderie

C’est à partir d’Olivier de Montfort que La Borderie établit la généalogie des premiers seigneurs de Montauban. Or, c’est précisément la descendance directe d’Olivier qui pose problème. Rien ne prouve que Raoul, Amaury et Josselin soient ses fils.

Dans le même temps, des actes ou des chartes font apparaitre les noms de deux membres des Montauban, Philippe en 1200 et Jean en 1208-1210 que La Borderie cite mais sans les retenir, afin de justifier la généalogie qu’il propose.

Le nom de Philippe est attesté par un acte que Dom Morice situe en 1200.

[…] His testibus Domino Bonabe de Rogé […] Domino P. de Montauban & multis aliis. Titre de BleinDom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 783 (Voir en ligne)

Cet acte fait part d’un échange entre le vicomte Alain de Rohan et Roger de la Zouche 12 en Angleterre. Ces deux hommes ont un lien de parenté remontant à la famille des seigneurs de Porhoët. Philippe de Montauban est témoin en tant que seigneur de cet échange. Don Morice place cet acte, non daté officiellement, en 1200. Arthur de La Borderie soutient que Dom Morice fait une erreur et date cet acte entre 1228 et 1232, ce qui lui permet d’écarter Philippe de sa généalogie des Montauban.

[…] Dom Morice constate lui-même, dans sa généalogie des La Zouche (branche des vicomtes de Porhoët), que ce Roger vivait vers 1229 (Morice, Hist. de Bret. I, p. XXI). et ne pouvait par conséquent être contemporain d’Alain IV de Rohan, mort en 1205, mais bien d’Alain V, qui fut vicomte de Rohan de 1223 à 1232 (Ibid. p. XXIII). D’ailleurs, l’allusion faite à l’alliance de l’Alain de Rohan mentionnée dans cette charte avec « Eudon fils du Comte », c’est-à-dire fils du célèbre Eudon II de Porhoët, comte ou duc de Bretagne, — cette allusion ne peut concerner Alain IV, mais désigne au contraire Alain V, qui avait épousé Aliénor, fille d’Eudon III de Porhoët […] La date 1228-1232, assignée par nous à cette mention de Philippe sire de Montauban, est donc incontestable.Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine (1895) op. cit., p. 286-287 (Voir en ligne)

Son argumentation n’est cependant pas convaincante. Nous ne voyons pas en quoi Roger de la Zouche ne serait pas témoin d’un acte en 1200, alors qu’il est cité dans un acte Anglais de 1199. "Rog. La Zuche" made a fine for "terra que fuit Wille fratris sui" in Devonshire, dated 1199. voir en ligne. Nous nous en tenons donc au placement de l’acte en 1200 comme le préconise Dom Morice, ce qui fait de ce Philippe un possible fils d’Olivier de Montfort.

Le second personnage est Jean (Jehan) de Montauban. Sa présence est attestée vers 1208-1210 lors d’une assemblée réunie à Vannes suite à l’assassinat d’Arthur Ier, duc de Bretagne par le roi d’Angleterre Jean sans-terre.

[…] Rollend Sire de Rieux, Geffroy Sire de Pouencé, Jean Sire de Montaulban, Allain Sire de la Roche […] LE BAUD, Pierre, Histoire de Bretagne avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval, Paris, Chez Gervais Alliot, 1638, Voir en ligne. p. 210

Son nom parait également en 1225 lors de la fondation de la ville de Saint-Aubin-du-Cormier par le duc de Bretagne Pierre Mauclerc 13.

Jean de Montauban est cité comme contemporain de Raoul, fils présumé d’Olivier I er. Il peut être aussi le frère de Raoul attesté dans un acte de 1215. Arthur de la Borderie ne prend pas en compte ce Jean de Montauban. Il tergiverse sur le nom qu’il juge non justifié — Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine (1895) op. cit., p. 290 (Voir en ligne) —

Nous reprenons la liste des premiers seigneurs de Montauban avec l’ensemble des personnages dont les noms et la parenté sont attestés.

  • Olivier I er, attesté dans un acte entre 1163 à 1180.
  • Philippe, attesté dans un acte de 1200.
  • Jean, dont la présence est attestée en 1208-1210 et 1225.
  • Raoul, attesté dans un acte de 1215.
  • Philippe, fils d’Amaury de Montfort, attesté dans un acte de 1230.
  • Olivier II, fils de Philippe, attesté dans un acte de 1246.

Bibliographie

KEATS-ROHAN, Katharine, « Raoul Anglicus et Raoul de Gaël : un réexamen des données anglaises et bretonnes », in Montfort-sur-Meu et son pays. Histoire et patrimoine., Rennes, S.H.A.B Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, 2016, p. 33-63.

LE BAUD, Pierre, Histoire de Bretagne avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval, Paris, Chez Gervais Alliot, 1638, Voir en ligne.

MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 1, Paris, Charles Osmont, 1742, Voir en ligne.

ROPARTZ, Sigismond, « Thélouet », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 39, 1876, Voir en ligne.

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE ET HISTORIQUE D’ILLE-ET-VILAINE, Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, XXIV, Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, Rennes, Imp. Marie Simon, 1895, Voir en ligne.

SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DU DÉPARTEMENT D’ILLE-ET-VILAINE, Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, XXXIX, Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine (Rennes), 1909, Voir en ligne.


↑ 1 • Quédillac, Landujan, Irodouer, Saint-Mervon, La Chapelle du Lou, Le Lou, Montauban, Saint-Uniac, Saint-Eloi et Boisgervilly.

↑ 2 • Une bulle de Célestin III donnée la seconde année de son pontificat (1192)

[…] confirme à l’Abbaye de S. Meen les privilèges & biens qui lui ont été donnés par la charité des fidèles, savoir l’Eglise de Gadel, l’Eglise de Tremorel, l’Eglise de S. Jean, […] l’Eglise de Santeleio, l’Eglise de Penpont etc. […] MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 1, Paris, Charles Osmont, 1742, Voir en ligne. col. 723

↑ 3 • Augustin du Paz, docteur en Théologie. Religieux dominicain rennais (†1631), auteur d’une Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne (1619)

↑ 4 • Arthur Le Moyne de La Borderie laisse une Histoire de Bretagne en six tomes publiée en 1905.

↑ 5 • Un ramage est une branche cadette d’une famille.

↑ 6 • 

[...] Testibus [...] Esgaredo de Rugeio, Olliverio de Montfort, Alano Constabulario, [...] Titre de Begar
Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, 1742, Dom Hyacinthe Morice, t.1, col. 634

↑ 7 • 

[…] [l’acte] désigne ce même Olivier comme bienfaiteur de l’abbaye de Saint-Jacques et lui donne formellement le titre de sire de Montauban : Dominus Oliverius de Monte Albano. Arthur de La Borderie note que cet acte inédit émane de la Bibliothèque Nationale mss. Blancs-Manteaux, vol XLI, p. 420.Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine (1895) op. cit., p. 284 (Voir en ligne)

↑ 8 • 

[…] cujus compositionis testes fuerunt : Holiverio de Monteforti, W. de sancto Egidio, Willelgiloe (?), praeposito S Alani (?), Galt. Rabaste, Guarinus de Bresel, W. de S. Magan, Gaufridus de Romillé, Herveus de Gaël, Radul… Conani, […] Actum est anno ab Incarnatione 1181.
SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE DU DÉPARTEMENT D’ILLE-ET-VILAINE, Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, XXXIX, Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine (Rennes), 1909, Voir en ligne. p. 37

↑ 9 • — Acte de 1204, il donne le nom de son frère, Raoul.

[...] Hujus rei testes sunt qui praesentes assuerunt Almaricus de Monteforti, & Radulfus frater ejus […] Actum an. gr. M.CC.IV.
Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 800 (Voir en ligne)

— Acte de 1210, il cite son fils, Philippe

Omnibus praesentes litteras inspecturis Amauricus de Monteforti salutem […] Hanc etiam donationem concesserunt uxor nostra & Philippus filius noster. Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 819 (Voir en ligne)

— acte de 1215, Amaury donne le nom de son épouse et de ses fils. Il donne aussi celui de ses frères : Josselin et R. de Monte Albano.

[…] Amauricius de Monteforti salutem. Notum sit universitati vestrae, quod ego A. de Monteforti, concedente Hermina uxore mea & filiis meis Philippo, Vuil. A. O. dedi abbatiae Bona requie (Bon Repos) […] testibus his : Josselino & R. de Monte albano, fratribus meis […] Domini MCCXV. Acte de Bon-repos. Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 829-830 (Voir en ligne)

↑ 10 • — Acte de 1210, Philippe est auprès d’Amaury, son père (filius noster). A cette date, Philippe n’est pas indiqué comme seigneur et son patronyme n’apparait pas.

Omnibus praesentes litteras inspecturis Amauricus de Monteforti salutem […] Hanc etiam donationem concesserunt uxor nostra & Philippus filius noster. Actum est hoc anno gratiae millesimo du centisemo decimo. Titre de Saint Meen. Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 819 (Voir en ligne)

— Acte de 1215, là aussi, Philippe apparait comme étant de Montfort

[…] Notum fit universitati vestrae, quod ego A. de Monteforti, concedente Hermina uxore mea & filiis meis Philippo, Vuil. A. O. dedi abbatiae Bona requie (Bon Repos) […] Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 829-830 (Voir en ligne)

— Acte de 1230. Il faut attendre cette date pour voir Philippe apparaitre comme seigneur de Montauban Philip. de Montealbano domino. On apprend aussi le nom de ses fils : Olivier et Renaud Olivierii et Reginaldi.

Universis Ch. fidelibus praesentes lit. inspecturis vel audit. Philip. de Montealbano salutem in Domino. Noverint universi, quod ego cum confensu Oliverii & Reginaldi filiorum meorum dedi in excambium Abbati & Conventui S. Mevenni […] Actum anno 1230. Titre de S. Meen. Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 866 (Voir en ligne)

— Acte de 1258 au sujet d’une donation faite par Amaury de Montfort au prieuré de Montreuil en 1210 que confirme Philippe de Montauban.

Confirmation faite par Philippe de Montauban de la donation faite par Amaury de Montfort son père au prieur de Montreuil […] 1258.
Extraits de divers textes manuscrits compilés concernant Paimpont, Montfort etc. Sans titre.

↑ 11 • — Acte de 1246 concernant un accord le 9 juin 1246, entre l’abbé de Saint-Melaine de Rennes et Olivier II de Montauban. Dans cet acte, Olivier II parle d’une rente de six quartiers de froment à prendre dans son grenier seigneurial de Montauban par suite de la donation qui en avait été faite à l’abbaye de Saint-Melaine par son aïeul, Olivier de Montfort. Ceci constitue une preuve qu’il descend d’Olivier I erde Montfort. Olivier II cite également le nom de Gasceline sa mère.

Oliverius Dominus de Monte-albano salutem in Domino. Noverit universitas vestra, quod cum contentio verteretur inter Religiosos viros Abbatem & Conventum Sancti Melanii Redonensis ex una parte, & me Oliverium de Monte-albano ex altera, super sex quarteriis frumenti, quae debebant percipere annuatim in Nativitate Domini in horreo meo & successorum meorum de Monte-albano ex collatione Domini Oliverii de Monteforti avi mei, tandem amicabilis compositio inter nos unanimiter intervenit, quod ego Oliverius & successores mei tenemur […] libertate & immunitate sacta de communi consensu dictorum Religiosorum & mei & Dominae Gasselinae Matris mea plenius continetur. In cujus rei testimonium & munimen ego Oliverius Dominus de Monte-albano praesentes litteras sigilli mei munimine praedictis Abbati & Conventui dedi & concessi roboratas. (Acte de S. Melaine).Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 929-930 (Voir en ligne)

— Acte de 1248, Olivier II de Montauban donne le nom de son épouse, Jeanne.

[…] & Ollivier de Montauban & Joanne sa fame de l’autre part sus le fie de Porrohoit […] Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 940-941 (Voir en ligne)

↑ 12 • Roger I de la Zouche, mort vers 1238, est le fils d’Alain de La Zouche. La famille de La Zouche est une branche des Porhoët établie en Angleterre.

↑ 13 • 

[...] Johannes de Montauban [...]Dom Hyacinthe Morice (1742) op. cit., col. 854