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Ramé, François-Alfred

lundi 30 octobre 2017

Ramé, François-Alfred (1826-1886) : historien, archéologue, archiviste et magistrat rennais.

Éléments biographiques

François-Alfred Ramé est né à Rennes en 1826. Il a été avocat à la cour de Rennes, substitut du tribunal de Rennes, ainsi que procureur général à Toulouse. Il poursuit par ailleurs une carrière d’historien, d’archéologue et d’archiviste.

En 1847, il est correspondant du Comité des travaux historiques et scientifiques. En 1883, il est membre résident de la Société nationale des antiquaires de France .

Entre 1860 et 1885, il est l’auteur d’une quinzaine d’études savantes (Voir bibliographie). Ses nombreuses notes manuscrites inédites sont conservées dans le fonds François-Alfred Ramé au Musée de Bretagne à Rennes. Il décède à Rennes le 13 octobre 1886.

Alfred Ramé et Brocéliande

Alfred Ramé est propriétaire du Manoir du Bois-Marquer en Iffendic. Il parcourt la région de Brocéliande et laisse quelques écrits la concernant.

En 1843, il décrypte pour le dictionnaire Ogée-Marteville l’inscription gravée de la Croix des Thélandais à Plélan-le-Grand. Il y signale l’inexactitude possible de sa traduction due au manque de lisibilité de l’inscription.

« l’an mil VCCLX et six (1566), un vendredi au matin, Thomas Dannet fist meptre ceste (croix) au Pont-Garin, le VIIII (9ème) jor de juin, pour dire le vray, fut amené du Coldin, par les Thélandais ».

OGÉE, Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne : M-Z, Vol. 2, Réédition par A. Marteville et P. Varin, 1845, Rennes, Molliex, Libraire-éditeur, 1780, Voir en ligne. page 284

Vers 1874, il parcourt le bois de Coulon près de Montfort et prend note de tout ce qui attire son attention.

Il y mentionne deux fontaines, la fontaine de Ranragot (aujourd’hui l’Anragot) et celle des sept foutaux (hêtres) aujourd’hui disparue.

Fontaine de Ranragon (Ranragot ?)
Au pignon d’une maison dans un petit pré
Ne tarit jamais
A cependant manqué d’eau un instant en 1874

Fontaine des 7 fouteaux
en face Lanière
dans le bois de Montfort.

GLANES EN PAYS POURPRÉ, « Fontaines », Glanes en pays pourpré, 2003, p. 49.

Il dessine le Chêne au Vendeur en Montfort en assortissant son croquis de quelques notes descriptives.

Chêne au Vendeur
Tronçon d’écorce brûlé de 2 m de diamètre sur 0,70 d’épaisseur.
Environ 4 m d’épaisseur.
Environ 4 m de hauteur, a une branche encore en végétation

Dans un bouquet de sapins au sud du bois de Montfort.

Carnet d’Alfred Ramé, notes prises vers 1874 (A.D.I.V. 9 J 2 fonds Ramé) in MONVOISIN, Bertrand, « Le Chêne au Vendeur », Glanes en pays pourpré, 2003.
Le Chêne au Vendeur

Bibliographie

— L’Art et l’archéologie au XIXe siècle. Achèvement de Saint-Ouen de Rouen , 1851
— Croix de préservation placées sur les morts au Moyen âge, en France et Angleterre, 1860
— De l’État de nos connaissances sur l’architecture carlovingienne. Observations présentées au congrès des sociétés savantes (séance du 11 avril 1882), 1862
— Études sur les carrelages historiés du XIIe au XVIIe siècle en France et en Angleterre, 1868
— Note sur quelques épis en terre cuite des XIIIe et XIVe siècles,, 1854Notes sur le sceau de Thomas James, évêque de Léon et de Dol sur l’origine de Michel Columbe et sur le tombeau de Guillaume Gueguen, évêque de Nantes, 1883
— Notes sur quelques châteaux de l’Alsace , 1855
— Observations sur le monument de Mellebaude à Poitiers , 1885
— Observations sur le vitrail de la crucifixion à la cathédrale de Poitiers , 1885
— Rapport sur la mosaïque du moine Albéric, à Saint-Denis , Extrait de la "Revue des Sociétés savantes", 6e série, t. VIII. 1878
— Rapport sur le cartulaire de Landevenec, , 1882
— Rapport sur le catalogue du musée archéologique de Nantes. Topographie ancienne de la basse Loire. Brivates portus , 1878
— Relation originale du voyage de Jacques Cartier au Canada en 1534, 1867.