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Le prieuré Saint-Martin de Rennes

Prieuré de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont

Saint-Martin de Rennes est un prieuré de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont fondé en 1231. Son prieur nommé par le chapitre de Rennes avait la charge d’une chapellenie dans la cathédrale de Rennes.

Fondation de Saint-Martin de Rennes en 1231

La fondation du prieuré Saint-Martin de Rennes, dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont, remonte au début du 13e siècle. Adam, bénédictin de Saint-Melaine, trésorier du chapitre cathédral de Rennes, propose aux chanoines réguliers de Paimpont de fonder une chapellenie dans la cathédrale de Rennes, en échange de sa bibliothèque. Deux lettres de 1231 attestent de l’accord de fondation de Saint-Martin et de son acceptation par l’évêque et le chapitre de Rennes —  LA BORDERIE, Arthur le Moyne de, « Notes sur les livres et les bibliothèques au Moyen Âge en Bretagne », Bibliothèque de l’école des chartes, Vol. 23, 1862, p. 39-53, Voir en ligne. pages 39-53 —. L’abbé de Paimpont, Guillaume Vezin, s’engage à fournir un religieux, tenu de célébrer tous les jours la messe et d’assister de jour et de nuit aux heures canoniales ; à lui assigner un revenu sûr et suffisant pour sa subsistance, et enfin à ne pas le révoquer, si ce n’est pour quelque excès, et en ce cas, d’en envoyer un autre, au choix du chapitre. L’abbé de Paimpont dote le chanoine dévolu à cette chapellenie, d’une rente annuelle de trente quartiers de blé, à prendre sur les dîmes que l’abbaye possède dans la paroisse de Messac (au 18e siècle, ces trente quartiers produisaient quatre cents boisseaux, qui valent, année commune, environ 800 livres de revenu.) —  OGÉE, Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne. R-Z, Vol. 4, Nantes, Vatar, 1780, Voir en ligne. pages 35-37 —

En 1237, le chapitre de Rennes, par consentement du chanoine Guillaume Boterel, patron de l’église de Saint-Étienne de Rennes et Jean Gahard, vicaire de cette même église, concèdent à l’abbé de Paimpont une petite chapelle dédiée à saint Martin pour y célébrer la messe. Située dans la rue de la Cordonnerie (rue de la Monnaie), auprès de la chapelle de Notre-Dame de la Cité, cette chapelle donna son nom à la chapellenie de la cathédrale —  GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne. page 239 —.

Quand la chapelle de Saint-Martin ne fut plus en état, on donna au prieur la liberté de la célébrer à l’un des autels de la cathédrale.

Dans une troisième lettre, datée de 1257, le successeur de Guillaume Vezin, l’abbé de Paimpont Robert Gouyon, Robertus humilis abbas Panispontis, reconnaît avoir reçu livraison des livres de maître Adam — La Borderie Arthur (1862). op.cit., p. 39-53 (Voir en ligne) —.

Usages de Saint-Martin de Rennes

Les quatre abbayes augustiniennes, de La Roë, Montfort, Rillé, et Paimpont possèdent chacune, depuis le 13e siècle, un bénéfice simple dont les offices se célèbrent dans la cathédrale :

  • Saint-Michel membre de Notre-Dame de la Roë fondé en 1103 ;
  • Saint-Morand membre de Saint-Jacques de Montfort depuis 1224 ;
  • Saint-Denis, membre de l’abbaye de Rillé ;
  • et enfin Saint-Martin dépendant de l’abbaye de Notre-Dame de Paimpont, depuis 1231.

Les quatre chanoines réguliers, qui forment une petite communauté en marge de leurs confrères, sont nommés par le chapitre cathédral. Lorsque le bénéfice d’un de ces prieurés est vacant, deux membres de ce même chapitre se rendent dans l’abbaye concernée pour y choisir le nouveau prieur —  BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006. [pages 46-47] —.

Le premier prieur de Saint-Martin mentionné est le frère Guillaume Belou, reçu en 1344. Suivent le frère Guillaume de la Houssay puis Guillaume Guiho, élu prieur à la mort de son prédécesseur en 1362, qui devint par la suite abbé de Paimpont. En 1412, le frère Thomas Nachebouc et les trois autres chanoines réguliers affirment n’avoir pour seul devoir que la résidence au chœur de la cathédrale — Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 15 H, 1 —.

En 1415, le Livre des Usages définit les devoirs de ces prieurs envers le chapitre de Rennes :

Pour savoir le service que les priours doivent à liglise de Rennes. Le priour de Saint-Denis mambre de l’abbaye de Foulgères, le priour de Saint-Morran mambre de l’abbaye de Montfort avecques et un sieur compaignon, le priour de Saint-Martin mambre de l’abbaye de Penpont, sont tenuz à résidence personnelle et continuelle au service du cueur de liglise de Rennes à toutes les heures du service générallement, et en y a faiz lettres et instrumens apparessans. Ils doivent porter en procession les empoules ès festes de Pasques et ouictiesmes (octaves) et oultre, selong ce qu’il est dit, ès lieux où les services en doivent être faiz.

Pour savoir coment icelx priours viennent et sont receus à liglise de Rennes : Touttes les fois qu’il avaient cause de mutacion d’icelx priours ou de l’un d’elx, c’est le droit et la possession de liglise de Rennes, continuée à mémoire de home, que le Chappitre de Rennes puet eslire et avoir par son élection de chacune desdites abbayes autres priours nouveaulx, à son élection sur et de touz les religieux desdits moustiers, sans y conter le priour du cloaistre, le célérier et clavier de chacun desdits liex, qui par avant seroint èsdits offices ; et est affin que ycelx esleus soint savans et ydoines au service de liglise de Rennes que bien appartient à ce, desquelles choses il y a lettres et chartres anciennes et nouvelles. GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 1, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne. pages 236-237

La maison du Prieur de Saint-Martin

Le prieuré de Saint-Martin est un membre intéressant pour les chanoines de Paimpont, qui doivent régulièrement se rendre à Rennes en raison de leurs procès en cours au Parlement de Bretagne, créé à partir de 1451.

Saint-Martin est doté d’une maison construite à côté de sa chapelle. Le frère Guillaume Larcher s’est plaint en 1568 que la maison de son prieuré était si mauvaise, faute de réparations, qu’il ne pouvait y séjourner plus longtemps sans risquer de perdre la vie. L’évêque de Rennes lui concède alors un logement situé rue des Dames, estimé à 300 livres de revenu. Cette maison est associée à la fondation de la chapellenie de Dom Raoul Hurel, pour laquelle le prieur de Saint-Martin a désormais la charge d’une messe par semaine, au jour de lundi (valant en 1729, 350 livres par an). A cette époque, le prieur a la charge de huit messes par semaine, en acquit des deux fondations. Il reçoit aussi une prairie voisine du Moulin-au-Comte affermée 72 livres. Le tout est constaté par actes déposés aux archives du chapitre.

Son successeur, Guillaume Le Breton, prieur de Saint-Martin, mentionné en 1598 et 1609, n’a apparemment plus de logement décent, puisqu’il réside chez son confrère régulier au prieuré de Saint-Denis de Rennes. En 1596, le chapitre de Rennes leur reproche, ainsi qu’aux deux autres chanoines réguliers, de ne s’intéresser qu’à leurs revenus, sans s’acquitter des fondations auxquelles ils sont tenus. Le Présidial et le Parlement les condamnent à faire résidence et à assister à l’un des pupitres du chœur, et en cas de refus, les chanoines du chapitre sont autorisés à saisir les revenus des prieurés. Ces jugements n’ont pas été exécutés — Ogée Jean-Baptiste (1780). op.cit., p. 35-37 (Voir en ligne) —.

Guillaume Provost, prieur de Saint-Martin de 1647 à 1659

En ce début de 17e siècle, les relations entre les chanoines réguliers et les chanoines de la cathédrale sont assez tendues. Le Frère François Huchet, en 1631, puis Guillaume Provost, de 1647 à 1659, sont en conflit ouvert avec le chapitre de Rennes.

Guillaume Provost est titulaire du prieuré de Saint-Martin en 1647. Avant d’occuper cette charge, ce chanoine régulier de Paimpont a été nommé recteur de la cure de Notre-Dame en 1639. Il se résigne quelques mois plus tard au profit d’un génovéfain. En raison des mauvais rapports qu’il entretient avec le prieur claustral de l’abbaye, Provost préfère résider à Rennes, au prieuré de Saint-Denis, dont est titulaire Jacques Fournier.

Ce chanoine régulier est un des principaux acteurs, avec l’abbé Barleuf, de la réforme de Sainte-Geneviève à l’abbaye Notre-Dame de Paimpont :

Environ ce temps là, la cure de l’abbaye de Painpont vint a vaquer, un religieux Ancien qui la tenoit s’étant estropié et mutilé la main par un fusil qui creva en tirant sur l’estang voisin de la maison ; ce qui obligea ledict Provost d’accepter cette cure, à la sollicitation du révérend Père Delafère, prieur de l’abbaye de St-Pierre de Rillé lès Foulgères, affin d’avoir occasion de refformer cette abbaye, ce qu’il fit. Et, peu de temps après, le dict frère Provost la résigna au Père Claude François, religieux de la Congrégation, résidant pour lors à Montfort. BARLEUF, abbé Vincent, « Relation de l’Abbaye de Nostre-Dame de Painpont en Bretagne, Ordre des Chanoines réguliers de la Congrégation de France », Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine 5 J 164, v. 1670.

Guillaume Provost, nouveau prieur de Saint-Martin, aidé du Père Fournier de Saint-Denis de Rennes, prieuré de Saint-Pierre de Rillé, sollicite le Parlement de Bretagne afin de rendre un arrêt favorisant la réformation de l’abbaye de Paimpont :

On sollicita au parlement de Bretaigne un arrest tendant à la refformation de cette maison, et ce, par les soins dudict père Provost avec quelques aultres de ses Anciens confraires et le père Fournier, de la congrégation, pour lors prieur et prébendé en la cathédrale de Rennes, résidant en son prieuré de St-Denis. Barleuf Abbé Vincent (vers 1670). op.cit.

A peine installé dans son prieuré de Saint-Martin, le nouveau prieur est pris dans le conflit qui oppose les chanoines réguliers et les chanoines de la cathédrale. Les quatre chanoines forment une petite communauté peu appréciée par le chapitre de Rennes et par l’évêque lui-même. En 1639, le prieur de Saint-Denis devient génofévain. La même année, l’évêque n’admet plus qu’un seul religieux dans la cathédrale, au lieu des quatre initiaux. Le chapitre, qui les accuse de ne plus remplir leur charge, ne leur verse plus de rémunérations pour leur service. Les quatre prieurs sont alors victimes de vexations : places reculées dans le chœur, la dernière dans les processions.

Jean de La Fond, prieur de Saint-Morand, Jacques Fournier, prieur de Saint-Denis, et Guillaume Provost, prieur de Saint-Martin sollicitent le présidial de Rennes, qui émet une sentence favorable le 30 mars 1649. Le chapitre cathédral fait appel au Conseil Privé du Roi, qui renvoie l’affaire devant le Parlement de Bretagne. Le 5 décembre 1650, celui-ci condamne le chapitre de Rennes à payer aux quatre titulaires les rémunérations qui leurs sont dues. Le procès est de nouveau porté devant le parlement de Paris, qui par un arrêt du 26 mars 1652 remet les chanoines réguliers en possession de leurs droits honorifiques : place de choix dans le chœur, rang honorable dans les processions publiques. C’est en fait le début de tout un processus qui va conduire à l’extinction des quatre prieurés — Breton Yves (2006). op.cit., p. 273-274 —.

Un projet avorté de la Congrégation de France en 1661

C’est dans ce contexte conflictuel avec le chapitre de Rennes que le frère Christophe Guignace succède à Guillaume Provost comme prieur de Saint-Martin. Mais un autre danger guette le prieuré, qui est sur le point de disparaître. La Congrégation de France qui a besoin d’un point d’appui pour la réforme génovéfaine dans la capitale bretonne pense alors à établir une nouvelle abbaye réformée à Rennes. Un rapport de 1661 montre les négociations en cours avec les quatre abbayes possédant un prieuré dans la cathédrale. On y trouve mention

d’un nouveau monastère dans Rennes qu’on projette d’ériger par la réunion des quatre prieurés prébandez fondés dans l’église cathédrale. Breton Yves (2006). op.cit., p. 46-47

Ce projet trop complexe à mettre en place ne verra cependant jamais le jour.

Christophe Guignace fait sa déclaration au roi en 1679. En 1706, il est toujours en conflit avec le chapitre de Rennes qui l’accuse de laisser tomber en ruine sa chapelle tout descouvert, de délaisser sa chapellenie de Saint-Martin et de ne dire ses messes qu’à la cathédrale Saint-Pierre — Guillotin de Corson, Abbé (1891). op.cit., vol I, p. 240 (Voir en ligne) —.

L’affaire des prieurés de Rennes (1728-1729)

Malgré les conflits avec le chapitre de Rennes, le prieuré de Saint-Martin, ainsi que les trois autres prieurés génovéfains de la cathédrale, demeurent. Pourtant, en 1728, l’évêque de Rennes se livre à une véritable attaque en règle contre ces prieurés. Le 2 juin, il décide :

[de supprimer] à perpétuité les titres (si aucuns sont) des chapellenies et fondations possédées, sous le nom de prieuré par quatre chanoines réguliers de l’Ordre de Saint-Augustin, Congrégation de France, appelés depuis plusieurs siècles par notre chapitre de quatre différentes pour aider à la célébration du service divin ; en avons uni et unissons à perpétuité tous les fonds, fruits et revenus de la mense capitulaire de notre dit chapitre, de quelque nature qu’ils soient, pour en jouir ledit chapitre en entier, à compter du jour présent règlement sera notifié aux dits chanoines réguliers soit-disant prieurs.

Au mois d’octobre 1728, le roi donne à l’évêque des lettres patentes pour unir les quatre prieurés au chapitre cathédral. Anne-François du Breuil, prieur de Saint-Martin depuis le 1er septembre 1729, ainsi que son confrère de Saint-Morand, rejoints quelques jours plus tard par les titulaires des deux autres prieurés concernés, font appel au Parlement de Bretagne 1. Accusés de ne pas assister au chœur, ils demandent à ce que cessent les vexations qui leurs sont imposées, afin de pouvoir réintégrer la place qui était la leur dans le chœur cathédral : étant chanoines-réguliers, ils doivent avoir le rang et le pas immédiatement après les chanoines, devant les semi-prébendés et le bas-chœur — Ogée Jean-Baptiste (1780). op.cit., p. 35-37, (Voir en ligne) —.

La cour de Rennes renvoie les religieux devant le conseil du Roi le 13 janvier 1729 — Breton Yves (2006). op.cit., p. 275 —.

La décision épiscopale n’a jamais été validée par le Parlement de Bretagne. L’abbaye de Paimpont continue donc à envoyer des prieurs à Saint-Martin, malgré le procès en cours avec le chapitre de Rennes et ce jusqu’à la Révolution.

Tous ces prétendus prieurs ne peuvent cependant exercer leur charge. Ils doivent se contenter de prises de possession civiles, faites devant notaires. Les prieurs essuient tous les mêmes refus du chapitre cathédral d’assister aux offices à leurs stalles habituelles, se font expulser du sanctuaire et s’en retirent pour éviter les échauffourées — Breton Yves (2006). op.cit., p. 278 —.

Prieurs de Saint-Martin de Rennes

La liste des prieurs de Saint-Martin de Rennes est celle publiée par Guillotin de Corson en 1891 — Guillotin de Corson, Abbé (1891). op.cit., Volume I, p. 240 (Voir en ligne) —, enrichie des recherches de Nicolas Petit parues dans Prosopographie génovéfaine en 2006 —  PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne. — :

  • Frère Guillaume Belou reçu prieur en septembre 1344.
  • Frère Guillaume de la Houssay mort en 1362.
  • Guillaume Guiho, élu prieur en 1362.
  • Frère Thomas Nachebouc (1412 et 1417)
  • Jean de Merle mentionné (1423)
  • Frère Ollivier du Bouays (vers 1465)
  • Jehan Daré (1470 et 1484)
  • Frère Geofroy de Buris (1498)
  • Frère Robert de la Spaudaye (vers 1520)
  • N, Milion prieur commendataire (1532)
  • Frère Jehan de Salles (1567 et 1568)
  • Frère Guillaume Larcher échange son manoir prioral en 1568.
  • Guillaume Le Breton, prieur de Saint-Martin (1598 et 1609)
  • Frère François Huchet (1631)
  • Guillaume Provost (1647 à 1659) : Guillotin de Corson mentionne Guillaume Provost prieur de Saint Martin à partir de 1648. Pourtant, un acte de l’abbaye Sainte-Geneviève le mentionne titulaire de cette charge en 1647 2.

Après 1659, les prieurs de Saint-Martin de Rennes sont des génovéfains.

  • Frère Christophe Guignace : ce génovéfain, demeure au prieuré de Saint-Martin de Rennes en 1676 où il fait sa déclaration au Roi en 1679. Guillotin de Corson le mentionne prieur de Saint-Barthélemy des Bois en Paimpont en 1687. Il est prieur et curé de Notre-Dame de Paimpont de 1687 à sa mort en octobre 1719. — Petit, Nicolas (2008). op.cit., p. 186, (Voir en ligne) —
  • Du Breuil Anne-François : titulaire du prieuré Saint-Martin en la cathédrale de Rennes (chanoine régulier) de 1728 à 1750. Il est accusé de mauvaises mœurs par l’évêque de Rennes qui prétend supprimer les bénéfices génovéfains pour les rattacher à son chapitre cathédral 3. — Petit, Nicolas (2008). op.cit., p. 136, (Voir en ligne) —

A partir de 1750, les abbayes en conflit avec le chapitre cathédral, dont celle de Notre-Dame de Paimpont, nommèrent des prieurs qui ne purent jamais exercer leur charge. — Guillotin de Corson, Abbé (1891). op.cit., p. 248, (Voir en ligne) —

  • Frère Guillaume Pinot en 1750 : Nicolas Petit ne mentionne pas Guillaume Pinot comme prieur de Saint-Martin, ni même comme chanoine de Paimpont. — Petit Nicolas (2008). op.cit., p. 307 —
  • Frère Jacques Le Breton en 1763 : il est aussi prieur de Notre Dame de Paimpont de septembre 1751 à 1770 et curé à partir de 1755 — Petit Nicolas (2008). op.cit., p. 160, (Voir en ligne) —. Jacques Lebreton de Beauregard a fait l’objet en janvier-février 1771 d’une procédure disciplinaire pour avoir accumulé les dettes à Paimpont et pour concussion avec des membres de sa famille 4.
  • Frère Jean-François Le Roy en 1776 : ce génovéfain est aussi prieur et curé de Notre-Dame de Paimpont du 9 janvier 1773 à 1776. — Petit Nicolas (2008). op.cit., p. 246, (Voir en ligne) —

Bibliographie

BOUDOUX, M., Au Roy et a Nosseigneurs les commissaires nommez par Sa Majesté, supplient très-humblement freres Valentin Loyer ,, prieur claustral de l’abbaye de la Roë.. ; Henry Vignon, prieur claustral de l’abbaye de Rillé.. ; Nicolas de La Rothiere, prieur claustral de l’abbaye de Montfort.. ; Pierre Murault, prieur claustral de l’abbaye de Paimpont.. Contre messire Charles Louis Auguste Le Tonnelier Breteuil, evêque de Rennes.., Rennes, Vatar, 1730, Voir en ligne.

BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 1, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

LA BORDERIE, Arthur le Moyne de, Histoire de Bretagne : de l’année 753 à l’année 995, Vol. 2, Rennes, Plihon & Hervé, 1893, Voir en ligne.

OGÉE, Jean-Baptiste, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, dédié à la nation bretonne. R-Z, Vol. 4, Nantes, Vatar, 1780, Voir en ligne.

PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne.

Documents d’archives

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 5 J 164 : Relation de l’Abbaye de Nostre-Dame de Painpont en Bretagne, Ordre des Chanoines réguliers de la Congrégation de France, Barleuf, Abbé Vincent, vers 1670

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 15 H, 1


↑ 1 • La plaidoirie de M. Bouroux, l’avocat des quatre abbayes génovéfaines contre l’évêque de Rennes est conservée à la bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris. BOUDOUX, M., Au Roy et a Nosseigneurs les commissaires nommez par Sa Majesté, supplient très-humblement freres Valentin Loyer ,, prieur claustral de l’abbaye de la Roë.. ; Henry Vignon, prieur claustral de l’abbaye de Rillé.. ; Nicolas de La Rothiere, prieur claustral de l’abbaye de Montfort.. ; Pierre Murault, prieur claustral de l’abbaye de Paimpont.. Contre messire Charles Louis Auguste Le Tonnelier Breteuil, evêque de Rennes.., Rennes, Vatar, 1730, Voir en ligne.

↑ 2 • 

Datum anno domini millosimo ductilosimo nonagosimo
Collationné à l’original pris et tiré d’un livre et registre appelé carthulaire de l’abbaie de Penpont escript à la main sur vellin en escripture goticque et antiene, rendu avecq le présent par moy conseiller secrétaire du Roy maison et couronne de France sous signé à noble et discret frère Judes Chevau, chanoine regullier de ladicte abbaie. Ledict acte original signé de mandato domini officialis Sancto Maelonii de bedano demarezac transit per copiam, rendu comme dit est audit sieur Chevau lequel a signé le présent ce . XVI. Jour de novembre 1647 et cest copie délivrée à frère Guillaume Provost chanoine régulier deladicte abbaie de Penpont prieur du prieuré Sainct Martin de Rennes.Frère Judes Chevau

↑ 3 • Contrairement à Nicolas Petit, Guillottin de Corson, mentionne la prise de possession d’Anne-François du Breuil à Saint-Martin le 1er septembre 1710.

↑ 4 • 

Il nait à Rennes le 23 décembre 1722. Il est le fils de Charles Lebreton sieur de Beauregard, procureur au Parlement, échevin de la ville, et de dame Angélique Laceron. Sa famille appartient à la bourgeoisie d’affaire entre Rennes et Vannes, sur la voie de l’anoblissement, et en charge des intérêts de plusieurs grands aristocrates bretons. Le jeune Lebreton se trouve être le neveu à la mode de Bretagne de Jean Philippe de La Bletterie, dit l’abbé de La Bletterie (1692-1772) théologien, historien, membre de l’Académie. Lebreton fait profession le 3 novembre 1743 à presque 21 ans. Il connait une progression de carrière assez rapide puisqu’il est présenté à la cure de Paimpont dès 1751 mais n’en prend possession que le 29 mai 1755. pour respecter le délai requis (5 ans après la prêtrise pour une première cure). On peut penser que ses relations familiales ne sont pas étrangères avec la rapidité de son parcours et son retour dans sa région d’origine. [...] Alors qu’il n’est pas encore titulaire du prieuré de Saint-Martin et réside à Paimpont en tant que prieur claustral, Jacques Lebreton se rend régulièrement à Rennes où il soigne ses relations mondaines : C’est donc un homme très en vue de la société provinciale qui s’installe à Paimpont. En 1761, il baptise à Rennes le fils de son cousin germain Pierre-Paul Lebreton de Ranzégat et de Jeanne Pineu Duval. L’année suivante, il fait de même avec le fils de son frère François-Marie, procureur au Parlement et de Perrine Rieulx. C’est donc un religieux qui n’hésite pas à quitter son abbaye pour continuer à entretenir des relations bien ancrées dans la société d’alors. Breton Yves (2006). op.cit., p. 299-300