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Le prieuré Saint-Barthélemy-du-Bois en Guilliers

Un prieuré dépendant de l’abbaye de Paimpont

Saint-Barthélemy-du-Bois en Guilliers était un prieuré dépendant de l’abbaye Notre-Dame-de-Paimpont.

Le Prieuré Saint-Barthélemy-du-Bois

Le prieuré Saint-Barthélemy-du-Bois ou du Bouix est situé à trois kilomètres au sud-ouest du bourg de Guilliers.

Sa date de fondation n’est pas connue. La plus ancienne mention attestant son existence est contemporaine du Grand schisme d’occident (1378 - 1417). Il fait alors partie des prieurés du doyenné de La Nouée (aujourd’hui Lanouée, Morbihan) touchés par les mesures fiscales exercées par les papes d’Avignon.

F° 134 v. prior dou Boueys, alias Labouexière : pro quatuor decimis integris XL sol. Restant XL sol.

LESQUEN, Gilles de et MOLLAT, G., « Mesures fiscales exercées en Bretagne par les papes d’Avignon à l’époque du Grand Schisme d’Occident (suite). », Annales de Bretagne, Vol. 19 / 2, 1903, p. 133-184, Voir en ligne.

Michel le Sénéchal, abbé de Paimpont, est mentionné prieur du Bouix sur un document du 28 août 1498.

Copie d’un contrat de la fondation d’un obit en l’Abbaye Notre-Dame de Paimpont par Michel le Sénéchal, abbé de Paimpont, prieur des prieurés de Bruc, Bossac, Mauron, Bouix, seigneur de la Valette et de la Ville Benoist.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine in Comité de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.IX

Le prieuré dépend des chanoines réguliers de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont comme l’attestent les aveux de 1558, 1579 1642 et 1644. —  LE MENÉ, Joseph-Marie, « Prieurés du diocèse de Vannes (suite) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1904, p. 161-249, Voir en ligne. p. 231 — Le prieur possède des fiefs en Guilliers, Loyat et Campénéac avec son annexe du prieuré Saint-Laurent.

Le centre de cet établissement fut la chapelle de Saint-Barthélemy et tout auprès se trouve une maison prieurale, un jardin, une grange, et une métairie avec courtil, terres, pré et futaie. Il y a aussi en Loyat trois prés et deux pièces de terre de 8 journaux. C’était comme on le voit, un assez beau domaine. Dans la suite, il se voit annexer le petit prieuré de Saint-Laurent en Campénéac avec tous ses droits. On voit que le prieur levait la dîme à la 12e gerbe en Bouix, aux Orgons, à la Pilledraie, au Bouesler et à Saint-Laurent. Il avait de plus une rente fixe de deux boisseaux et demi de froment au Bouix, et 18 livres monnaie sur les habitants de Saint-Laurent : il avait enfin un droit de coutume aux assemblées de Saint-Barthélemy et de Saint-Laurent (10 et 24 août), savoir, 5 sols par pipe de boisson et 2 deniers par étal. En retour, le prieur devait un certain nombre de messes. Il devait aussi des prières et oraisons pour le roi, et la foi et hommage dus pour tout fief amorti.

Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., Page 231

Selon le marquis de Bellevüe, Il fut rattaché au XVe siècle à l’abbaye Saint-Jean-des-Prés, de Josselin (acte de 1607). —  BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, la forêt druidique, la forêt enchantée et les romans de la table ronde, Rennes, Simon, 1903. [pages 99-100] — Cette assertion est contredite par la Réformation du Domaine Royal de Ploërmel du 14 avril 1679, acte cité par le même marquis de Bellevüe, dans lequel le prieuré Saint-Barthélemy-des-Bois, en Guilliers avec son annexe de Saint-Laurent de Coëtlau, en Campénéac font partie des bénéfices dépendant de la dite abbaye de Paimpont. — Bellevüe, marquis de (1903) op. cit., p.73 —

Le prieuré demeure une dépendance de l’abbaye après la réforme génovéfaine de 1649 et ce jusqu’à la Révolution comme l’atteste la nomination de deux prieurs génovéfains de Paimpont, François-René de Saint-Gilles (1739-1745) et Nicolas de La Serre à partir de 1776 (Voir liste des prieurs).—  PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne. Page 338 —

Lorsque la Révolution vint tout détruire, la métairie et la chapelle furent vendues, le 14 février 1791, à la veuve Quéneau, pour 5 875 livres. La chapelle, devenue inutile, est tombée en ruines.

Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., p.232

Les prieurs de Saint-Barthélemy du Bois

  • Michel le Sénéchal, 1498
  • Jacques de Kerboudet, aveu du 23 mai 1558 — Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., p. 231 —
  • Grégoire Dessales, aveu du 1er avril 1579 — Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., p. 231 —
  • Frère Judes Chevau 1, aveux du 2 août 1642 et 9 mai 1644 (Nantes. B. 792).— Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., p. 231 —
  • François-René de Saint-Gilles, titulaire du prieuré simple de Bouix en Guilliers, dépendant de Notre-Dame de Paimpont 1739-1745. — Petit, Nicolas (2008) op. cit., p. 338 —
  • Nicolas de La Serre, titulaire de la charge du prieuré simple de Saint-Barthélemy de Bouix de 1776 à 1792 (?)— Petit, Nicolas (2008) op. cit., p. 220 —

Bibliographie

BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, la forêt druidique, la forêt enchantée et les romans de la table ronde, Rennes, Simon, 1903.

LE MENÉ, Joseph-Marie, Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes, Laffitte, 1891.

LE MENÉ, Joseph-Marie, « Prieurés du diocèse de Vannes (suite) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1904, p. 161-249, Voir en ligne.

LESQUEN, Gilles de et MOLLAT, G., « Mesures fiscales exercées en Bretagne par les papes d’Avignon à l’époque du Grand Schisme d’Occident (suite). », Annales de Bretagne, Vol. 19 / 2, 1903, p. 133-184, Voir en ligne.

PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne.


↑ 1 • Le marquis de Bellevüe écrit Mre Jules Charan était prieur de Saint Barthélémy du Bois et de Coëtlau en 1644.— Bellevüe, marquis de (1903) op. cit., p. 100 — Joseph-Marie Le Méné écrit quant à lui Frère Judes Chénau. Dans les deux cas, il s’agit du Frère Judes Chevau.— Le Méné, Joseph-Marie (1904) op. cit., p. 231 —