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Le prieuré Saint-Étienne de Guer

Un prieuré dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont

Le prieuré Saint-Étienne de Guer dépendait de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont. La première mention de Saint-Étienne en tant que prieuré apparaît en 1498. Le prieuré et ses dépendances sont vendus comme bien national en 1791.

Aux origines du prieuré Saint-Étienne

Le prieuré Saint-Étienne est situé à trois kilomètres à l’Ouest du bourg de Guer, sur un plateau schisteux surplombant la rivière Oyon. Il comprend actuellement quatre corps de bâtiments : l’habitation du prieur, une soue à cochons, la métairie en ruine et la chapelle Saint-Étienne.

Une chapelle de la fin du 10e ou du début du 11e siècle

La chapelle du prieuré Saint-Étienne est l’un des plus anciens bâtiments chrétiens du Morbihan.

Le pignon oriental de la chapelle, qui comprend quatre rangées horizontales de triangles de briques ou de tuiles, a été daté de la fin du 10e ou du début du 11e siècle.—  GUIGON, Philippe, « Les églises du Haut Moyen Âge en Bretagne (tome II) », Les Dossiers du Ce.R.A.A., Suppl. U, 1998. [page 189] — Le plan quadrangulaire de la chapelle, ainsi que l’utilisation décorative de la brique sur le pignon ouest, rapprochent l’édifice de l’architecture religieuse de Normandie et d’Anjou de la même époque.—  MERDY, Elise, L’architecture religieuse du haut Moyen-Age en Bretagne : étude archéologique de la chapelle Saint-Étienne de Guer, Mémoire de maitrise, Université Paris Panthéon-Sorbonne UFR 03, 2009. [page 75] —

Les premières mentions de Saint-Étienne

Plusieurs actes du Cartulaire de Redon font état de la paroisse de Guer, mais aucun n’évoque Saint-Étienne 1.

Selon le marquis de Bellevüe—  BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, Rééd. 1980, Marseille, Lafitte Reprints, 1912. [page 98] — repris par l’abbé Le Claire,—  LE CLAIRE, abbé Jacques-Marie, Histoire de Guer, Rééd. 1990, Paris, Res Universis, 1915. [page 101] — le prieuré dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont aurait été fondé en 1140. Cependant, aucun document ne vient étayer cette affirmation. La seule mention concernant la fondation du prieuré provient de Guillaume Provost, prieur de Saint-Étienne. Selon lui, le prieuré aurait été fondé avant l’érection de l’abbaye et annexé ultérieurement. Il déclare le 27 août 1740 :

déclaration et aveu du temporel dudit Prieuré par le Frère Provost, lequel [...] déclare le dit prieuré d’ancienne fondation, annexé et dépendant de la ditte abbaye [de Paimpont] de tout temps immémorial.

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La première mention de la chapelle Saint-Étienne en 1408

Une bulle du pape d’Avignon Benoit XIII, datée de 1408, mentionne pour la première fois la chapelle 2 :

Bulle de la cour de Rome qui accorde cent jours d’indulgence à ceux qui aideront à construire la chapelle de St. Étienne.

Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 in ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE SAINT-ÉTIENNE EN GUER, « Saint-Étienne en Guer », Bulletin de l’Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer, 1982. [page IX]

À cette époque, une crise pontificale sépare la chrétienté d’Occident en deux obédiences. Le duc de Bretagne Jean V s’est rallié à Benoit XIII d’Avignon. Pour le remercier de sa fidélité, Benoit XIII fait bénéficier la Bretagne de faveurs, parmi lesquelles des indulgences accordées à ceux qui aideront à construire Saint-Étienne. Pourtant, l’étude archéologique de la chapelle n’a pas montré de travaux importants datant de cette époque, excepté les fresques décoratives restaurées en 2012.— Merdy Élise (2009). op. cit p.76-77 —

Le lien du prieuré Saint-Étienne avec l’abbaye de Paimpont est attesté en 1498

Le premier document évoquant un lien entre Saint-Étienne de Guer et l’abbaye Notre-dame de Paimpont date du 28 août 1498. On y découvre le nom du prieur, Jehan de la Houlle en compagnie de chanoines dépendant de Paimpont :

Copie d’un contrat de la fondation d’un obit en l’Abbaye Notre-Dame de Paimpont par Michel le Sénéchal, abbé de Paimpont, prieur des prieurés de Bruc, Bossac, Mauron, Bouix, seigneur de la Valette et de la Ville Benoist. Il est fait mention du frère Jehan Avaleuc, prieur du cloaistre du dit couvent, et aussi prieur de Chantereine, le frère Jehan de la Houlle prieur des prieurés de Saint-Brieuc, et de Saint-Etienne, etc., et frère Robert Hamon, moine du dit couvent.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine in Comité de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p. IX

Les prieurs de Saint-Étienne au 16e siècle

À l’époque du premier prieur Jehan de la Houlle, les prieurs de Saint-Étienne, d’après des aveux de 1517 et 1535, ont droit de moyenne et basse justice sur les terres en leur possession.— Le Claire abbé (1915). op. cit., p.106 —

Robert Hamon, chanoine de Paimpont, devient prieur de Saint-Étienne en 1528. Il est placé par René Hamon 3, abbé de Notre-Dame de Paimpont depuis 1508. Robert Gaillard lui succède jusqu’en 1573. Lors de la Montre de Guer de 1541 il déclare avoir un métayer :

[...] La métayrie de Saint-Estienne ou priour doudict lieu ; un meteer franc.

LAIGUE, René de, La noblesse bretonne aux XVe & XVIe siècles : réformations & Montres, Vol. 1, J. Plihon et L. Hommay (Rennes), 1902. [page 261]

En 1573, Michel Grossin le remplace. Son successeur, Jean Hamon, cumule en plus le rectorat de Tréhorenteuc, les priorats de Saint-Barthélémy des Bois en Paimpont et de Boussac en Maure.

Les guerres de religion opposant catholiques et protestants sévissent en Bretagne de 1562 à 1577. Les Acigné, seigneurs de Couëdor en Guer au 16e siècle, se sont convertis au protestantisme. En décembre 1562, une assemblée de huguenots, dirigée par Jean d’Acigné, se tient au château de Couëdor, proche de Saint-Étienne. Elle est composée d’une troupe en armes de 500 cavaliers, presque tous gens de condition qui restent à Guer quelque temps avant de se séparer en trois bandes.—  MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 2, Paris, Delaguette, 1756, Voir en ligne. page 292 —

Les prieurs de Saint-Étienne se succèdent rapidement en cette période troublée : Étienne Lebreton résigne sa charge en 1581, Hilaire le Grand en 1582, Jehan Martineau en 1583. Les liens avec l’abbaye de Paimpont semblent se distendre : en effet, aucun chanoine de Paimpont n’apparait sur les actes de prise de possession des prieurs de 1581 à la nomination de Pierre Delespine en 1611.

Guillaume Provost, prieur de Saint-Étienne de 1629 à 1664

Guillaume Provost, nommé prieur de Saint-Étienne de Guer le 8 octobre 1629 4, va marquer l’histoire du prieuré.

Le nouveau prieur dirige d’importantes modifications de la chapelle, attestées par une inscription gravée « 1631 ». Guillaume Provost est aussi à l’origine de la rénovation de la maison du prieur, sur la porte de laquelle on peut lire : FAID PAR VENERABLE DIACRE FRERE GV : PROVOST, PRIEVR DE CÉANS 1633— Merdy Elise (2009). op. cit., p. 78-82 —

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Pierre gravée au prieuré Saint-Étienne de Guer

Le 13 janvier 1633, Jean Bouillant, sieur de la Vallée-Bouillante en Porcaro et Suzanne Robelot, dame de la Mulotière font aveu au prieur de Saint-Étienne, frère Guillaume Provost. — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.262 —

En 1636, le frère Provost publie les revenus du prieuré.— Orhan Joseph (2004). op. cit., p.104  — Il est pourvu de la cure de Paimpont le 24 mai 1639, sur intervention du prieur de l’abbaye génovéfaine de Saint-Pierre de Rillé. Très rapidement, les rapports avec le prieur claustral de l’abbaye de Paimpont se dégradent. Provost préfère alors résider à Rennes, au prieuré de Saint-Denis. Il ne reste titulaire de la cure de Paimpont que quelques mois, puisqu’il se résigne en 1639 au profit du frère Claude François, premier génovéfain nommé à Paimpont. Par cette manipulation, Guillaume Provost introduit la réforme génovéfaine à Paimpont. De retour à Saint-Étienne, il fait aveu au roi le 27 août 1640 5.

Le 28 décembre 1643, il concède un banc dans la chapelle Saint-Étienne à René Hozy, seigneur de la Mulotière 6

En 1647, Guillaume Provost devient titulaire d’un autre prieuré dépendant de l’abbaye de Paimpont, Saint-Martin de Rennes où il résidera désormais. En 1649, il accompagne Vincent Barleuf dans les négociations entre Bernard de Sariac, abbé commendataire de Paimpont et les chanoines de l’abbaye. Ces négociations feront aboutir la réforme génovéfaine à l’abbaye de Paimpont.

Le 20 octobre 1660, Pierre Moquet qui succède à Guillaume Provost, prend possession du prieuré. Pourtant, Guillaume Provost ne donne sa démission que quatre années plus tard :

10 mai 1664, démission de Guillaume Provost entre les mains de l’abbé de Paimpont.— Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 ; Présentation et collation in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. IX —

Le droit de moyenne et basse justice des prieurs de Saint-Étienne, contesté par les habitants du village de Saint-Méen en Monteneuf, est reconnu par sentence du Parlement en date du 18 juillet 1664.— Le Claire abbé (1915). op. cit., p.1106 —

Les biens et revenus du prieuré aux 17e et 18e siècles

L’aveu et déclaration au Roy du 17 juin 1680

Les biens du prieuré sont énumérés par le frère Moquet, prieur de Saint-Étienne, lors de l’aveu et déclaration au Roy du 17 juin 1680 7.

Les revenus du prieuré Saint-Étienne proviennent principalement de deux dîmes perçues au fief de Saint-Étienne et en Bruc-sur-Aff :

un petit dixmereau sur la paroisse de Guer qui se lève à la 12e gerbe, sur les terres dépendant de la métairie du dit prieuré, et sur celles des sujets du fief.
En Bruc, sur toutes les terres dépendant du fief de Maure, en Bruc, une dîme à la 12e gerbe sur blé et fillasse

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Vers 1650, des paroissiens de Bruc remettent en cause les droits des prieurs de Saint-Étienne à percevoir la dîme sur leur fief. Ils seront déboutés le 17 juin 1680 en faveur de Guillaume Provost 8.

À ces dîmes s’ajoutent différents bénéfices, dont une rente annuelle de 20 livres donnée par Allain Lescouble, seigneur de La Gourais, Tréron et la Bossardais, en fondation d’une messe, chaque mardi, dans la chapelle priorale le 24 mars 1678.

Ces revenus se partagent entre le seigneur abbé de Paimpont et le prieur de Saint-Étienne, qui en a les deux tiers. À cette époque le prieuré possède aussi une carrière d’ardoises. La petite dîme rapporte 371 livres, le bénéfice simple 365 livres et la carrière d’ardoises 395 livres, ce qui porte le bénéfice annuel à 1508 livres —  Le Claire abbé (1915). op. cit., p.103-105  —.

Les deux messes de fondation de Saint-Étienne

Les prieurs de Saint-Étienne ont la charge de deux messes particulières dans la chapelle du prieuré le mardi et le mercredi. Les dessertes des chapelles et prieurés simples occasionnent souvent des charges non négligeables. Ces modestes bénéfices sont trop isolés pour être desservis par un religieux qui demeure dans une abbaye distante d’une quinzaine de kilomètres, comme l’abbaye de Paimpont. Un séculier, le chapelain, est donc payé par les fermiers de Saint-Étienne pour y dire les deux messes de fondation, dues au seigneur de Couëdor et au Roy de France.

  • Le 24 mars 1678, Allain Lescouble, seigneur de La Gourais, Tréron et la Bossardais, donne une rente annuelle de 20 livres en fondation d’une messe, chaque mardi, dans la chapelle priorale 9.
  • D’après la déclaration du 17 juin 1680, le prieuré relevait du roy par moitié. Le prieur lui devait une messe basse tous les mercredis.— Le Claire abbé (1915). op. cit., p.105 —

Le prieuré affermé au 18e siècle

Dans les petits prieurés de campagne comme Saint-Étienne, le temporel est presque toujours affermé. C’est aux fermiers que revient la charge de rétribuer un chapelain, afin que la chapelle soit desservie.

En 1696, Louis XIV ordonne que toutes les collégiales, prieurés et couvents aient des armoiries et payent une redevance pour celles-ci. En 1699, le procureur substitut du roi entame des poursuites contre le prieuré Saint-Étienne qui n’a toujours pas réglé sa redevance. En l’absence du prieur, il dresse un procès-verbal au fermier du prieuré, Jan Chesnel, pour n’avoir toujours pas réglé la redevance d’un montant de 29 livres. Il saisit deux vaches qu’il met en vente aux enchères à Guer, récupère 38 livres et garde la différence en dédommagement des frais que cette affaire lui a causée 10.

Le prieuré ne figure pas sur la liste des bénéfices du diocèse de Saint-Malo soumis à la taxe en 1729, preuve qu’il n’est pas d’un revenu considérable. Le chapitre Dépenses du Livre de comptes de l’abbaye de Paimpont, à l’article Saint-Étienne de Guer en date du 7 septembre 1734, indique :

La dite chapelle de Saint-Étienne est en très mauvais état de réparations de toutes espèces. La messe est dite ailleurs

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Guigon, Philippe (1998). op. cit.

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Au cours du 18e siècle, l’état de la chapelle Saint-Étienne se dégrade. Elle est peu utilisée par les prieurs ou chapelains qui lui préfèrent des chapelles châtelaines, comme la chapelle de Tréron 11.

Les seigneurs des environs se désintéressent eux aussi de la chapelle. Le 30 septembre 1734, Geneviève Rosy, épouse de Mathurin Morillon, demeurant à Rennes, héritière de son père feu Noël Rosy, vend la maison de la Mulotière, droit de basse justice, pierre tombale dans la chapelle Saint-Étienne à Mathurin Le Provost demeurant à Ploërmel — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.262 —.

L’aveu du 17 août 1740 porte le revenu du prieuré à 203 livres de rentes, plus le fief de Saint-Étienne qui vaut 100 livres — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.105 —.

Dans un acte de 1748, [une parcelle] joignant à la Closture du dit prieuré est vendue par Julien Danion, veuf de Anne Crusson, à Joseph Robert et Marie Crusson : — Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XX —

Jean Nicolas Amé, prieur de 1741 à 1777, loue le temporel pour 200 livres au fermier Jacques Payen et à sa femme Perrine Robert, qui rémunèrent le chapelain de Saint-Étienne à raison de 60 livres, soit 260 livres au total. —  BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006. [page 200] —.

Jan Poyat et sa femme Anne Arthur leur succèdent et signent, le 22 mars 1773, un bail de neuf ans avec le prieur Jean Amé et le recteur de Paimpont, pour la métairie du prieuré 12.

Le 16 novembre 1773, un état des lieux de la métairie du prieuré, dressé par François Louis Perrot accompagné de Désiré Profit, indique que la métairie comprend une porcherie et deux étables dont une à brebis. On y apprend notamment que la chapelle, bien que réparée, est encore en mauvais état :

[...] revenu à la chapelle la couverture de laquelle trouvée assez bien réparée force qu’il y manqueroit encore deux journées de couvreur et quatre bouts de chevrons.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Guigon Philippe (1990). op. cit., p.179

Vingt ans plus tard, plus personne ne semble s’acquitter de la charge de Saint-Étienne. Le 10 décembre 1790 :

M. Le Breton, recteur de Guer, expose qu’étant chargé, par devoir et par commission spéciale de Mgr de Saint-Malo, de faire acquitter les fondations de la paroisse de Guer qui n’avaient pas été demandées, il trouva, il y a quelques années, que MM. les chanoines réguliers de Paimpont n’avaient pas fait desservir celle de Saint-Étienne depuis longtemps :
Sur un avertissement ils consentirent à faire un constitut de 1200 livres pour une rente annuelle de 50 francs. Le dit sieur recteur demande aux administrateurs du district que cette rente continue d’être payée au chapelain.

Archives de Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XV-XVI

La Révolution venant, la demande ne fut jamais prise en compte — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.106 —.

Le prieuré Saint-Étienne est vendu comme bien national le lundi 14 mars 1791 pour 8025 livres, après enchères à la bougie, à M. Grée demeurant à Saint-Malo 13.

Baptêmes, mariages et enterrements à la chapelle Saint-Étienne

La chapelle Saint-Étienne a été un lieu de célébration durant des siècles. Certaines familles nobles de Guer, comme les seigneurs de Tréron ou de la Mulotière, y ont été mariés, baptisés et enterrés. La chapelle a aussi accueilli les familles paysannes des environs.

Les seigneurs de la Mulotière 14 possèdent un enfeu dans la chapelle Saint-Étienne au 16e siècle — Bellevüe Marquis de (1912). op. cit., p.99 —. En 1595, noble homme Jan de Launay, sieur de la Mulotière, est inhumé dans la chapelle, le dernier jour d’octobre, par Dom Bertrand Juel — Registres d’État Civil de Guer in Comité de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XI —. Le 16 octobre 1625, Guillaume Rabinard et Judith Thouff, sieur et dame de la Fleuriais, vendent la Mulotière. Ils se réservent cependant la prééminence et les droits honorifiques dans la chapelle Saint-Étienne, avec la présentation de la chapellenie de la Mulotière dont Jacques Lochecul est chapelain — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.262 —.

De nombreuses inhumations sont attestées dans la chapelle durant le priorat de Pierre Delespine (1611-1629).

  • En 1613, Jeanne (Durand) est enterrée au cimetière de la chapelle de Saint-Étienne le lundi septième jour de janvier par messire Jacques Plantard ; Jan Tournoyer est enterré au cimetière de la chapelle de Saint-Étienne le seizième jour d’août par Jacques Plantard.
  • En 1620 le 21 mars, Gurval Girard est enterré par Dom Alain Hebruel.
    Le 24 mars, Dollo par Dom Jacques Plantard.
    Le 9 juin, Blaise Josse par Dom Jacques Plantard.
    Le 24 juin, Pierre Plantard par Dom Alain Hebruel.
    Le 12 juillet, Pierre Chotard par Dom Jacques Plantard.
    Le 28 août, Michelle Danion par Dom Alain Hebruel
  • Le 2 janvier 1625, Bertrand Plantard est inhumé dans le cimetière de la chapelle par Dom Jacques Plantard.
  • Le 8 mai 1627, Ecuyer Jehan du Plessix, sieur du dit lieu et seigneur de la Touche Piart, et demoiselle (Arthure) Chrestien dame de Bourienne se marient devant vénérable et discret messire Julien Michel, recteur —  Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XI-XII  —.

Plusieurs mariages sont célébrés dans la chapelle par Dom Jacques Plantard, le procureur-chapelain de Guillaume Provost :

  • Le 28 juin 1633, Dom Jacques Plantard célèbre le mariage de Jan Crusson et Raoulette Becel ;
  • Le 16 juillet, celui de Jan Geffroy et Mathurine Baron ;
  • Le 16 février 1634, celui de Jacques Durand et de Guillemette Harda ;
  • Le 23 février de la même année, celui de Michel Jan et Françoise ??? — Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XIV-XV  —.

Plusieurs inhumations ont lieu dans la chapelle au cours des années 1640.

  • Le 1er décembre 1642, Guillemette Amice est inhumée dans le cimetière de la chapelle par Jean Labart.
  • Allain Hebruel inhume demoiselle de l’Escouble dans la chapelle en août 1644, puis demoiselle Catherine Erick, dame de la Couroyer dans la même année.— Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XIV-XV  —
  • Le 5 août 1644, demoiselle Barbe de l’Escouble 15 est inhumée dans la chapelle par Dom Alain Hervé —  Registres d’Etat Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XIX  —.
  • Le 25 avril 1660, dame Ferrière de Couëdor 16, dame de Tisgnoret, est inhumée dans la chapelle.—  Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XV  —
  • En 1692, Pierre Anne Kererault, fils de Messire François de Kererault, chevalier, seigneur du dit lieu et de la Grée Mareuc est baptisé en présence de son parrain Messire Pierre Monneraye —  Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XVII  —.
  • Le 9 août 1710, François de la Haye, écuyer, sieur de Puerloys de la paroisse de Saint-Malo est marié à Marie de Bellouan dame de la Mulotière par le prêtre Yves Orhand —  Registres d’État Civil de Guer in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XIX  —.

Les prieurs de Saint-Étienne de Guer

La liste des prieurs de Saint-Étienne de Guer est établie à partir des travaux publiés par l’abbé Le Claire en 1915 — Le Claire abbé (1915). op. cit., p.103-105 —. Elle est recoupée avec le Pouillé du diocèse de Rennes —  GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne. —, ainsi qu’avec des documents d’archives publiés par Les Amis du Prieuré. — Orhan Joseph (2004). op. cit., p.101-113 —. Elle est enfin enrichie d’annotations tirées des recherches de Nicolas Petit, parues dans Prosopographie génovéfaine

PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne.

.

  • Le premier prieur connu est Jehan de la Houlle mentionné le 28 août 1498 17.
  • Robert Hamon en 1528 18.
  • Robert Gaillard, dont le nom n’est indiqué que dans la prise de possession de son successeur en 1573.
  • Michel Grossin prend possession le 26 février 1573 19.
  • Jehan Hamon qui meurt vers 1579 20.
  • Étienne Le Breton, chapelain le 25 mars 1579. Il meurt en 1581 21.
  • Hilaire le Grand prend possession le 3 mai 1581 et résigne le 6 septembre 1582 22.
  • Jean ou Jehan Martineau prend possession le 7 octobre 1582 et résigne en mars 1596 23.
  • Olivier Perret prend possession le 27 avril 1596 et résigne en 1610 24.
  • Pierre Delespine prend possession le 8 juillet 1611, résigne le 8 octobre 1629 25.
  • Frère Guillaume Provost, chanoine de l’abbaye de Paimpont, du 8 octobre 1629 à 1664 26.
  • Frère Pierre Marquet (ou Moquet), prend possession le 20 octobre 1660, fait aveu et déclaration au roi le 17 juin 1680. Il meurt en 1706.

A partir de 1706, les prieurs de Saint-Étienne de Guer sont des génovéfains.

  • Frère Charles Grosset ou Gresset est le premier prieur génovéfain. Ce chanoine régulier de Paimpont est nommé le 13 septembre 1706, prieur de Saint-Étienne par le prieur claustral de Paimpont, procureur de l’abbé commendataire François Robert, conseiller au Parlement de Paris. Il sera titulaire jusqu’à sa mort en 1741 27.
  • Jean-Nicolas Amé est nommé le 28 avril 1741 et prend possession le 18 octobre de la même année. Ce génovéfain sera titulaire de 1741 à 1777 28.
  • Charles François Bosquillin ou Bosquillon est nommé prieur le 19 juin 1777 et prend possession effective le 26 juin de la même année. Ce chanoine régulier de l’abbaye de Paimpont est le dernier titulaire du prieuré Saint-Étienne, laissé vacant par la mort de Jean Amé. Il quitte sa charge en 1778 29.

Bibliographie

ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE SAINT-ÉTIENNE EN GUER, « Saint-Étienne en Guer », Bulletin de l’Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer, 1982.

BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, Rééd. 1980, Marseille, Lafitte Reprints, 1912.

BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006.

COURSON, Aurélien de, Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne [832-1124], Paris, Imprimerie impériale, 1863, Voir en ligne.

GUIGON, Philippe, « Les églises du Haut Moyen Âge en Bretagne (tome II) », Les Dossiers du Ce.R.A.A., Suppl. U, 1998.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

LE CLAIRE, abbé Jacques-Marie, Histoire de Guer, Rééd. 1990, Paris, Res Universis, 1915.

LAIGUE, René de, La noblesse bretonne aux XVe & XVIe siècles : réformations & Montres, Vol. 1, J. Plihon et L. Hommay (Rennes), 1902.

MERDY, Elise, L’architecture religieuse du haut Moyen-Age en Bretagne : étude archéologique de la chapelle Saint-Étienne de Guer, Mémoire de maitrise, Université Paris Panthéon-Sorbonne UFR 03, 2009.

MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 2, Paris, Delaguette, 1756, Voir en ligne.

PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne.

Documents d’archives

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5


↑ 1 • En 833 ou 839, Nominoë possède une résidence à Liscelli ou Liskelli où il rend justice entre 840 et 846 (actes 135-138-139 et 153)—  COURSON, Aurélien de, Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne [832-1124], Paris, Imprimerie impériale, 1863, Voir en ligne. page 280 —. Des actes datés de 837 à 851 mentionnent l’église paroissiale Saint-Gurval de Guer (185-219).

↑ 2 • L’original de ce document est perdu. Le texte est cependant connu par un relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 retrouvé par Jean Blécon en 1958. Ce recollement des actes de l’abbaye de Paimpont est indiqué dans le paragraphe Présentations et collations. Il fournit des informations sur les prises de possession du prieuré Saint-Étienne, dont deux seulement ont pu être recoupées aux Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine dans les séries G, Insinuations du Diocèse de Saint-Malo et H, fonds concernant l’abbaye de Paimpont.— Guigon Philippe (1990). op. cit., p.179-180 — Toutes les références à ce relevé sont tirées du — Bulletin du Comité de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982) —

↑ 3 • Il est apparenté à Messire François Hamon, seigneur de Bouvet, vice-amiral de Bretagne

↑ 4 • 

Frère Jacques de Saint-Jean, prêtre chanoine régulier de l’ordre de Saint-Augustin, prieur claustral et sacriste du monastère Notre-Dame de Paimpont, prieur du prieuré de Lassy et du prieuré de Marie-Magdeleine, vicaire général de révérendissime abbé Bernard de Sariac, docteur en théologie, nomme Guillaume Provost, clerc du diocèse de Saint-Malo, prieur de Saint-Étienne de Guer sur la résignation de Pierre Delespine, le 8 octobre 1629. Enregistré aux insinuations le 24 juin 1639.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, Insinuations ecclésiastiques in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XIV

↑ 5 • 

27 août 1640, déclaration et aveu du temporel du dit prieuré par le frère Provost.

Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 ; Présentation et collation in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. VIII

↑ 6 • 

[ en compagnie de] noble et discret Frère Jacques de Saint-Jean, prieur claustral de l’abbaye de Paimpont ; Frère Jean d’Estoc, prieur de Saint-Malo-des-Bois ; Frère François Huchet, prieur de Saint-Martin de Rennes et de Saint-Barthélémy ; Frère Jude Chouan, prieur du Crouais ; Frère Guillaume Prevost, prieur de Saint-Étienne de Guer.

Bellevüe Marquis de (1912). op. cit., p.98-99

↑ 7 • Aveu et déclaration au Roy du 17 juin 1680 :

Déclaration et dénombrement de la chapelle, maison, héritage, fief et dixme de frère Guillaume Le Large, procureur du frère Pierre Moquet prieur du prieuré de Saint-Étienne de Guer, évêché de Saint-Malo, tient et possède prochement du Roy notre sire et souverain seigneur à fief amorti son domaine de Ploërmel aux charges et devoirs de prières et oraisons, laquelle déclaration le dit Le Large en la ditte qualité fournit et présente au Roy devant messire Claude Dollier, seigneur de Porderoche et conseiller du Roy, maitre ordinaire en sa chambre des comptes, en Bretagne, commissaire député par arrêt d’icelle du 10 janvier 1676 pour refformation du Domaine de sa majesté sous le ressort de la juridiction et siège royal de Ploërmel et Messire François Perret Seigneur de Lezonnet, conseiller du Roy, sénéchal de Ploërmel, pour satisfaire à leur ordonnance du 6 octobre 1676 publiée aux prosnes des grandes messes des paroisses du ressort de la ditte juridiction lesquels héritages sont situés en paroisse de Guer et Bruc et consistent :
Scavoir : la chapelle dudit prieuré de Saint-Étienne de Guer contenante environ quarante-cinq pieds de long avec la maison, grange et estable, cour devant et jardin derrière, le tout joignant ensemble, qui contiennent environ seize seillons tenant costé vers septentrion au commun appelé la Pasty Saint-Étienne et aux terres cy après nommés :
Une pièce de terre appelée la Closture [...]
Une autre terre appelée la Verrie [...], la Courte Ezschange [...], le Trauersiz [...], le Champré [...], le Champ du Noé [...], les grées de Prasleu [...], la pature du prieuré[...], etc...
Plus dépend du dit prieuré un petit fief valant chaque année 10 Sols de rente dues par Jean Payen, Jullien et Jan Chesnel (Jacques Costard, la veuve de Jan Chotard, Jan Jehanne, Guillaume Hervé sont inclus dans la liste des rentiers par Joseph Orhan), Gil Le Borgne, le sieur de la Vallée Bouillante, le sieur de la Mulotière, Bertrand Orhand, Jean Poyat, Yves Boschet, les enfants de Guy Boschet, Jan Renimel et autres.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p.XVI-XVII

↑ 8 • 

Contestation par Étienne Garel et Thomas Sorel des dismes prélevées par les chanoines réguliers de Paimpont dans la paroisse de Bruc. Les religieux prétendent que les dismes qu’ils perçoivent sont de quatre espèces, deux concernent Saint-Étienne : pour le prieur titulaire de Saint-Étienne en Guer et de Saint-Thomas son annexe, le dit prieur à cause de son prieuré perçoit et lève les dismes sur les terres qui relèvent en proche fief de la Seigneurie et fief de Maure en Bruc et cette disme qui fait et compose le dit revenu du prieuré Saint-Thomas en Bruc se lève par ceux qui ont les droits comme les intimes à raison de la 12e gerbe et 12e poignée de filasses.
Perçu par les religieux afin qu’ils lèvent en qualité de recteur ou curé primitif dans toute l’étendue de la Paroisse à raison de la 33e et 36e gerbe, de la 33e et 36e poignée.
La procédure dure depuis 30 à 40 ans. Sentence en faveur de Guillaume Provost en ce qui concerne la disme pour le titulaire

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p.XVII

↑ 9 • 

Le 24e jour de mars 1678 avant midy du dit jour devant nous notaires de la juridiction et chatellerie de Guer a personnellement comparu Ecuyer Allain de Lescouble, seigneur de la Gourais, Tréron, la Bossardais et aultres lieux, demeurant en sa maison et manoir noble de Tréron en la paroisse de Guer lequel en recognoissance des biens qu’il a plu a Dieu luy donner en ce monde, pour l’augmentation du divin service dans son église de son gré et franche libre volonté sans aucune persuasion ni induction de personne a fondé, légué, ordonné par la présente fondation signée, une messe annuelle à perpétuité à estre jamais dite et célébrée dans la chapelle de Saint-Étienne en la paroisse de Guer au grand autel de la ditte chapelle tous les mardys de chaque semaine par Messire le chapelain de la ditte chapelle de Saint-Étienne qu’il a choisi pour chapelain sans qu’aucun aultre prêtre y puisse être reçu ni admis à commencer à servir la ditte messe. Et continuant après le décès du dit chapelain le dit seigneur de la Gourais fondateur, dès à présent nomme pour aultre chapelain à servir la ditte messe, le prêtre qui sera chapelain à la ditte chapelle de Saint-Étienne qui y sera préférable à tous aultres de continuer de chapelain en chapelain, à la charge au dit chapelain de faire des prières pour le fondateur, ses parents, et amis décédés ; et pour salaire le dit fondateur leur a offert , légué et ordonné la somme de 20 livres de rente, et revenus annuels et à perpétuité net et quitte de tous frays, etc.

Archives notariales in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XV-XVI

↑ 10 • Procès-verbal au fermier du prieuré, Jan Chesnel :

De part le Roy - Armoiries.
L’an 1699, le troisième décembre avant midy à requète de maître Adrien Vanier, chargé par sa majesté du recouvrement de la finance des droits d’enregistrement des armoiries, poursuite et diligence de Mathurin Barabé procureur substitut qui a élu domicile en son bureau en la Ville de Rennes, en vertu de l’Edit du mois de Novembre 1696 ; arrêts du conseil rendu en conséquence et des rôles arrêtés par Monseigneur de Nointel intendant de cette province, lus, publiés, et affichés partout où besoin a été : J’ai soussigné René Boutoir huissier audiencier à la table de marbre du Palais de Rennes y demeurant près de la porte de Saint-Michel, paroisse de Saint-Aubin, me suis transporté au domicile de Jan Chesnel, fermier du prieuré de Saint-Étienne de Guer, en adhérant à la sommation à eux faite le 13 juillet dernier compris au rôle en parlant en sa personne au dit prieuré de Saint-Étienne de Guer, auquel j’ay fait commandement de par le Roy notre sire de me représenter sur le champ la quittance d’enregistrement de ses armoiries et payements de ces droits, et faute par luy d’y satisfaire, je lui ay déclaré que j’allais présentement le contraindre au payement de la somme de 29 livres de principal et rente sol de frais de Blason, conformément aux dits édits, arrêts du Conseil et du rôle sus daté par toutes voies ordinnaire et accoutumées, comme pour ses propres deniers et affaires de sa Majesté, en l’endroit de quoy le dit Chesnel m’a déclaré ne pas avoir d’argent pour y satisfaire, pour lequel refus et après avoir observé les règles de l’ordonnance et interpellé deux proches voisins d’estre présent au séquestre que je prétends faire sur le dit Chesnel en la ditte qualité, ce qu’il ont refusé, se nommer ni signer quoy que sommer. Néanmoins rentré en la demeure j’ay pris par voyce d’exécussion deux mères vaches, une en poil rouge et l’autre brune lesquelles j’ai fait conduire en la ville de Guer pour estre vendues sur le champ comme pour denier royaux et j’ai sommé le dit Chesnel de s’y trouver pour faire enchery si bon luy semble et estant dans la ville de Guer, j’ai fait incanter les dites vaches lesquelles après plusieurs boutz et reboutz ont été vendues et adjugées à la veuve du Sieur Despilliers Boullart de la dite ville de Guer à la somme de trente-huit livres quinze sols, comme plus offrante et dernière enchérisseuse à dégage de huitaine. En l’endroit est intervenu le dit Jan Chesnel lequel a remboursé "la dite somme de trente-huit livres, et quinze sols et s’est ressaisy des dittes vaches laquelle ditte somme j’ay reçue dont j’acquitte le dit prieuré et déclare en donner 29 livres pour ladeub de sa majesté et surplus le retenir pour mes frais controlles et papiers tant de la dite sommation cy devant que du présent. De tout quoy, j’ay fait et rédigé présent procès verbal et cette copye délivrée au dit Chesnel pour luy valloir et servir d’acquittement sauf à luy de le diminuer sur le prix de la ferme et luy ai rendu 5 sols n’ayant retenu pour tous mes frais que neuf livres dix sols seulement. En présence de Corentin Pierre et Clément Brulé praticiens demeurants séparément au dit Rennes près de la porte Saint Georges ditte paroisse et rue Saint Thomas paroisse de Saint Germain mes assistants qui ont signé avec moy les dits jours et an que devant.

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p.

Ce document est collationné en 1783 :

3 décembre 1699, quittance donnée au profit du prieur pour droits d’écusson

Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 ; Présentation et collation in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. IX

.

↑ 11 • Un document daté du 7 septembre 1734 laisse entrevoir la situation :

Avoir Connaissance que le pré de la métairie de la Gourais affecté au service d’une messe annuelle à la chapelle Saint-Étienne en cette paroisse n’a esté affermé ordinairement que 15 livres par année et que la dite Couaric l’a tenue à ce prix pendant dix ou douze ans et le dit Jan Poyrier l’a tenu à 19 livres pendant six ans le tout au fin de ferme ; le dit Boschet deux années à 20 livres sans qu’il ait passé et donné devant notaire à jamais n’a esté affermé davantage et que les anciens propriétaires de la Gourays faisaient dire la messe à la chapelle de Tréron et ailleurs quand il n’y avait point de chapelain à Saint-Étienne, comme il arrive plus des trois parts du temps ; comme aussi les cy dessus nommés déclarant que la chapelle de Saint-Étienne est en très mauvais état des réparations de toutes espèces, fait et grée aux tables du soubsignant notaire, etc...

Archives notariales in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XIX

↑ 12 • Bail de fermage du 22 mars 1773 :

[Ils devront] jouir de tout en bons ménagers et père de famille sans rien y dégrader n’y mal mettre et ne donner aucun sujet de mécontentement à l’égard du dixmereau, de bien labourer, marnisser, et ensemencer en temps et saisons les terres labourables de la dite métairie, les prés bien terrés et nettoyés de buttes, taupinières, buissons et halliers et de tenir le tout bien hayé de leurs plesses et fossés ordinaires, les maisons et logements de la dite métairie bien réparés de leurs couvertures d’ardoises à clous et chevilles et les couvertures en paille aussy en bon état, bêcheront à chaque quarantaine de Noël aux pieds des pommiers dans les endroits les plus nécessaires chaque année de la présente, auront les preneurs une coupe de bois d’émondes l’année de leur sortie de ceux qui ont coutume de l’estre sans en couper par pieds n’y teste et l’extrait des plisses pour hayer au moins en domageant que faire ce pourra [...] Ils sont jointement et solidairement obligés de payer par chacun an au dit prieur de Paimpont la somme de 200 livres à commencer pour le 1er paiement à la Toussaint 1774...

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XX

↑ 13 • 

Lundy 14 mars 1791 aux onze heures du matin.
La métairie du Prieuré Saint-Étienne, avec sa chapelle et dépendances, situées en la paroisse de Guer, mises en vente et incantées à la somme de six milles livres portées en l’affiche, une bougie allumée à 6050 livres par Mr Haguet, à 7000 livres par Mr Jan, une autre bougie allumée à 7100 livres par Mr Grée, à 7200 livres par Mr Jan, à 7300 livres par Mr Grée, autre bougie allumée à 7375 livres par Mr Jan, à 7400 livres par Mr Grée, à 7600 livres par Mr Jan à 8000 livres par Mr Haguet, à 8025 livres par Mr Grée, une autre bougie allumée et brûlée sans enchère, la ditte métairie et dépendance ont été adjugée à M. Hiacynthe Marie Georges Grée, demeurant à Saint-Malo pour la ditte somme de 8025 livres, payable aux termes des décrets (vérifier) à signé Grée, Jan, Maillart, Perret, Gaillard, vice président procureur sindic. Enregistré à Ploërmel le 15 mars 1791.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p. XXI-XXII

↑ 14 • Les seigneurs de la Mulotière, petite seigneurie de Guer située à proximité de Saint-Étienne, ont porté les noms de La Forest, de Launay, de Robelot et de Rosy.

↑ 15 • La seigneurie de Tréron (aujourd’hui Trézon), attachée à Guer, a appartenu aux Tréron, aux Lescouble au 17e siècle ainsi qu’aux Robelot

↑ 16 • La seigneurie de Couëdor....

↑ 17 • 

Copie d’un contrat de la fondation et dotation d’un obit en l’abbaye Notre-Dame de Paimpont par Michel le Sénéchal, abbé de Paimpont, prieur des prieurés de Bruc, Bossac, Mauron, Bouix, seigneur de la Valette et de la Ville Benoist, il est fait mention de frère Jehan Avaleuc, prieur du chaistre du dit couvent, et aussi prieur de Chantereine, le frère Jehan de la Houlle prieur des prieurés de Saint-Brieuc, et de Saint-Etienne, ect, et le frère Robert Hamon, moine du dict couvent.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.IX

↑ 18 • Guillotin de Corson mentionne Robert Hamon, prieur de Saint-Barthélémy des Bois en Paimpont en 1549.— Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume II, p.711 (Voir en ligne) —

↑ 19 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 26 février 1573, par Michel Grossin :

Grossin Michel , fils de feu Julien de la paroisse de Loyat, reçoit la tonsure et l’acolytat en l’église Notre-Dame de Josselin au mois de mars 1556, fut pourvu du prieuré de Saint-Étienne de Guer à la mort de Robert Gaillard, alors qu’il était devenu prêtre le le 5 octobre 1572, et prend possession de son prieuré le 26 février 1573 en présence de Pierre Roybault prêtre et Julien Rormel

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.X

La collation de 1783 indique :

20 avril 1663, copie de provision en cour de Rome accordée à Michel Grossin pour le dit prieuré.

Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 ; Présentation et collation in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. IX

↑ 20 • Guillotin de Corson mentionne Jehan Hamon, prieur de Saint-Barthélémy des Bois en Paimpont jusqu’à sa mort vers 1579.— Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume II, p.711 (Voir en ligne) —

↑ 21 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 25 mars 1580, par Estienne Lebreton :

Estienne Le Breton, fils de Pierre de Talensac,reçoit la tonsure et l’acolytat le samedy 24 février 1536 en l’église de Saint-Malo de Beignon, reçoit la prêtrise aussi en cette même église le 12 mars 1540, et est nommé chapelain de Saint-Etienne de Guer à la mort de Jehan Hamon dernier possesseur du prieuré le 21 mars 1579, Jehan Trotereau étant archidiacre du Porhoët, Thomas Delanoé prêtre, Jean Eon témoins. Il prit possession au matin du 25 mars 1579 par son procureur Guillaume Anthoyne, prêtre du diocése de Saint-Malo, en présence de Louis Boscher et Thomas Anthoyne, les témoins.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.X

↑ 22 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 3 mai 1581, par Hilaire le Grand :

Hilaire Legrand, fils légitime de Michel, de la paroisse de Mhyniac, reçoit la tonsure et l’acolytat en l’église de Saint-Malo de Beignon le samedi après le dimanche Loetare, enregistré le 11 mai 1581, devient chapelain de Saint-Étienne, étant acolyte à la mort de Dom Étienne Lebreton, dernier possesseur. Le 1er mai 1581, noble et discret Jehan Trotereau archidiacre du Porhoët et Étienne Texier recteur de Saint-Malo de Beignon, étant témoins. Il prend possession du prieuré au matin du 3 mai 1581, en présence de Thomas Delanoë et Julien Guillotel, prêtre.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.X

↑ 23 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 7 octobre 1582, par Jehan Martineau :

Jehan Martineau, fils de Robert et de Petronille Batoce, de la paroisse d’Ercé, diocèse de Rennes, reçoit la tonsure et l’acolytat le samedi en la vigile de Pâques, 14 avril 1582, est nommé chapelain de Saint-Étienne de Guer au manoir épiscopal de Saint-Malo de Beignon, le 20 septembre en présence de Gilles Foulon et Jehan Paris, prit possession du dit prieuré le 7 octobre 1582 en présence de Guillaume Poirier, sub-curé et Julien Guillotel, prêtre de la paroisse de Guer. Le Démission d’Hilaire le Grand le 6 septembre 1682. 26 septembre, procuration de Jehan Martineau en présence de Guillaume Jollif, prêtre insigne de l’église cathédrale de Rennes, Yves Adam de la paroisse de Liffré, noble homme Pierre de Launay, Jehan Chesnot.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XI

↑ 24 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 27 avril 1596, par Olivier Perret :

Ollivier Perret, fils de Jacques de la paroisse de Ploërmel, tonsuré le samedi des quatre temps, 12, 13 ou 14 décembre 1586 par monseigneur François Thomé, prêtre le 8 mars 1587 est nommé prieur de Saint-Étienne à la démission de Jehan Martineau en mars 1596 et prend possession de son prieuré le samedi 27 avril 1596 au matin, en présence de Jan Joubin d’Augan et d’Armel Sébille de Ploërmel. Il institue Christophe Danon son procureur.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XI

↑ 25 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 8 juillet 1611, par Pierre Delespine :

Pierre Delespine, fils naturel et légitime de Jean de la paroisse de Ploërmel, moine de l’abbaye de Paimpont, reçoit la première tonsure le samedy après la fête de la Pentecôte de juin 1602. Est nommé prieur de Saint-Étienne de Guer sur la résignation d’Ollivier Perret en 1610. Prend possession de son prieuré le 8 juillet 1611 en présence de Guillaume Gérard, prieur claustral de Paimpont, de Georges Loret prieur du prieuré de Bouys, Gurval Paimpont, recteur de Guer.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XI

↑ 26 • La date de nomination de Guillaume Provost est indiquée le 8 octobre 1664, d’après le document des Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine. Elle diffère sur la collation de 1782 :

4 octobre 1629, présentation du dit prieuré par Jacques de Saint Jean, vicaire génaral de l’abbaye de Paimpont à Guillaume Provost.
4 octobre 1629, possession du dit prieuré par Guillaume Provost.

Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 ; Présentation et collation in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XIV

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↑ 27 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 16 novembre 1706, par Charles Gresset :

Provisions à Quoy obtempérant avons fait le dit sieur Gresset entrer dans la chapelle du dit prieuré et nous y avons entré avec luy tant moy que les dits témoins en présence desquels le dit sieur Gresset a pris de l’eau bénite, s’en est aspergé avec nous tous, s’est mis à genoux dans la nef de la dite chapelle, a prié devant le crucifix, ensuite monté avec nous dans le chœur, s’est mis à genoux devant le maîstre Autel et après avoir prié un moment a baisé iceluy autel, ouvert et fermé un missel qui s’est trouvé dessus, a sonné la cloche et fermé la chapelle ensuite la ouverte et moy dit Hardas ay fait la lecture à haute et intelligible voix des dittes provisions et demandé s’il y avait quelqu’un qui voulu opposer à la possession que le dit sieur Gresset prenait du dit prieuré, de son annexe et des biens fruitiers et revenus d’iceluy et sur ce que personne ne s’est présenté j’ay fait et rédigé le présent mon procès verbal et le dit sieur Gresset a repris ses provisions et est entré dans la maison et métayrie du dit prieuré qui est proche de la ditte chapelle, le dit sieur Gresset y a beu et mangé dont j’ai eu pareil rapporté acte...

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XVIII

Charles Grosset apparaît sous le nom de Charles Gresset dans l’ouvrage de Nicolas Petit. Il meurt le 16 janvier 1741, à 73 ans, au prieuré cure de Saint-Martin de Sourdun, diocèse de Sens—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.182 (Voir en ligne) —

↑ 28 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 28 avril 1741, par Jean-Nicolas Amé :

Messire Zacharie Anne Berthelot, prêtre chanoine régulier, prieur de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont, recteur, etc. a présenté à Frère Nicolas Jan Amé, prêtre et chanoine régulier de la ditte abbaye Notre-Dame de Paimpont, le Prieuré simple de Saint-Étienne de Guer avec son annexe ditte de Saint-Thomas situé dans la paroisse de Guer prédit evesché de Saint-Malo, membre dépendant de la ditte abbaye de Paimpont, vacant actuellement par le décès de frère Jacques Gresset dernier et immédiat possesseur pacifique du dit prieuré pour le dit frère Nicolas Jan Amé se pourvoir vers monseigneur l’Évêque de Saint-Malo pour obtenir les visas et provisions à ce nécessaire pour ensuite être en état de prendre possession du dit prieuré.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XIX

Nicolas Petit indique Jean-Nicolas Amé titulaire de Saint-Étienne de 1773 à 1777, année durant laquelle il meurt au prieuré de Saint-Pierre d’Ambly dans le diocèse de Reims.

↑ 29 • Acte de possession du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer, le 26 juin 1777, par Charles François Bosquillon :

Je Soussigné, Jan Mathurin Dumay notaire royal à Ploërmel et apostolique de l’Evesché de Saint-Malo, certifie qu’en conséquence de la présentation, Messire Charles François Bosquillon, prêtre chanoine régulier de l’ordre de Saint-Augustin congrégation de France, curé de Paimpont, y demeurant à l’abbaye, évesché de Saint-Malo, du prieuré simple de Saint-Étienne de Guer avec son annexe dite de Saint-Thomas, le dit frère Bosquillon, à par notre ministère lui le requerant aux 2 heures du matin, prit possession du dit prieuré de Saint-Étienne et de son annexe et de toutes ses dépendances par l’entrée libre en la chapelle du dit prieuré qui a été montrée par Anne Arthur, femme de Jan Poyat, prit l’eau bénite, s’estre agenouillé, fait prière et oraison, avoir sonné la cloche, l’exhibition et lecture du dit acte, la présentation, ay déclaré à l’endroit que je mettais et installais le dit Bosquillon en la possession réelle et corporelle du dit prieuré vacant par la mort de Messire Jan Amé.

Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XXI

Jean-Charles Bosquillin apparaît sous le nom de Charles-François Bosquillon dans l’ouvrage de Nicolas Petit. Nommé en 1776 à l’abbaye Notre-Dame de Paimpont, il demeure à Notre-Dame de Bourgmoyen de Blois en 1778.]—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.67 (Voir en ligne) —