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La chapelle Saint-Étienne de Guer

Une chapelle du 10e-11e siècle

La chapelle Saint-Étienne de Guer, datée de la fin du 10e ou du début du 11e siècle, est mentionnée pour la première fois en 1408. Elle est qualifiée de prieuré dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont à partir de 1498. Agrandie au 17e siècle, délaissée au 18e siècle, elle est vendue comme bien national en 1791 et utilisée comme grange au cours du 19e siècle. Depuis 1971, elle est classée monument historique et accessible aux visiteurs.

Aux origines de la chapelle Saint-Étienne

La chapelle Saint-Étienne est située à trois kilomètres à l’Ouest du bourg de Guer, sur un plateau schisteux surplombant la rivière Oyon. Elle appartenait au prieuré Saint-Étienne, qui a dépendu de l’abbaye de Notre-dame de Paimpont jusqu’à la Révolution.

Le cadre archéologique

La chapelle Saint-Étienne a été édifiée sur un territoire fortement occupé à l’époque gallo-romaine. En témoigne la proximité de la ferme de la Démardais —  BLIN, Olivier, « La villa gallo-romaine de la Demardais », in Archéologie et grands travaux routiers, D.R.A.C. de Bretagne - service régional d’archéologie, 1993, p. 42-53. —, fouillée de juillet 1992 à mars 1993 et de la voie gallo-romaine Ahes (Angers-Carhaix). De nombreux fragments de briques et de tuiles (tegulae et imbrices) provenant de substructions gallo-romaines ont été découverts au milieu du 19e siècle dans la parcelle entourant la chapelle.—  ROSENZWEIG, Louis Théophile, « Procès verbal », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874, p. 86, Voir en ligne. pages 86 — Des monnaies et des éléments de colonnes ont aussi été trouvés à proximité dans les années 1970. —  SANQUER, René, « Circonscription de Bretagne », Gallia, Vol. 35 / 2, 1977, p. 345-346, Voir en ligne. pages 345-346 — Deux de ces éléments sont actuellement conservés dans la chapelle.

Une chapelle de la fin du 10e ou du début du 11e siècle

La chapelle du prieuré Saint-Étienne est l’un des plus anciens bâtiments chrétiens du Morbihan. Certains ont avancé que les parties basses des murs, faites d’un appareil de briques et de moellons de grès, attestent un premier édifice pouvant dater de la fin de l’empire romain. Une chapelle médiévale serait venue s’appuyer sur ces fondations antiques 1. En réalité, il s’agit de briques de réemploi, empruntées au site antique attenant, comme le montrent les fouilles archéologiques de novembre 1978 effectuées par Patrick André et M. Clément.

Sondages de 1978 (2)
Sondages de 1978 (2)

Après avoir effectué un sondage de 4 m2 à l’extérieur de la chapelle, ainsi qu’un second plus restreint à l’intérieur, ils constatent que les fondations reposent sur le roc. Le niveau de briques mis en place à la base du mur oriental ne descend pas jusqu’au sol, mais repose sur des matériaux de réemploi disposés de façon désordonnée : de gros blocs de granite ainsi qu’un fragment de section circulaire, meule ou élément antique d’architecture. Les archéologues concluent que le mur oriental de la chapelle a été édifié d’un seul jet.—  GUIGON, Philippe, L’architecture pré-romane en Bretagne : le premier art roman, Institut Culturel de Bretagne, 1993. [pages 42] —

L’analyse archéologique de la chapelle, réalisée par Élise Merdy en 2008 et 2009, a confirmé que les briques de réemploi font partie de la même phase de construction que le reste de l’édifice. —  MERDY, Elise, L’architecture religieuse du haut Moyen-Age en Bretagne : étude archéologique de la chapelle Saint-Étienne de Guer, Mémoire de maitrise, Université Paris Panthéon-Sorbonne UFR 03, 2009. [pages 71-74] —

Pignon oriental de la chapelle Saint-Étienne de Guer

Le pignon oriental de la chapelle, qui comprend quatre rangées horizontales de triangles de briques ou de tuiles, a été daté de la fin du 10e ou du début du 11e siècle. —  GUIGON, Philippe, « Les églises du Haut Moyen Âge en Bretagne (tome II) », Les Dossiers du Ce.R.A.A., Suppl. U, 1998. [pages 189]  —
Le plan quadrangulaire de la chapelle, ainsi que l’utilisation décorative de la brique sur le pignon ouest rapprochent l’édifice de l’architecture religieuse de Normandie et d’Anjou de la même époque.—  Merdy Elise (2009). op. cit., p.75 —

Les premières mentions de la chapelle Saint-Étienne

Malgré l’ancienneté de l’édifice, aucune mention de la chapelle n’apparait avant 1408. Plusieurs actes du Cartulaire de Redon font état de la paroisse de Guer, mais aucun n’évoque Saint-Étienne 2.

Selon le marquis de Bellevüe—  BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, Rééd. 1980, Marseille, Lafitte Reprints, 1912. [pages 98] — repris par l’abbé Le Claire,—  LE CLAIRE, abbé Jacques-Marie, Histoire de Guer, Rééd. 1990, Paris, Res Universis, 1915. [pages 101] — le prieuré dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Paimpont aurait été fondé en 1140. Cependant, aucun document ne vient étayer cette affirmation. La seule mention concernant la fondation du prieuré provient de Guillaume Provost, prieur de Saint-Étienne. Selon des aveux du 27 août 1740, le prieuré aurait été fondé avant l’érection de l’abbaye et annexé ultérieurement :

déclaration et aveu du temporel dudit Prieuré par le Frère Provost, lequel [...] déclare le dit prieuré d’ancienne fondation, annexé et dépendant de la ditte abbaye (de Paimpont) de tout temps immémorial. Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5

La première mention de la chapelle Saint-Étienne en 1408

Une bulle du pape d’Avignon Benoit XIII, datée de 1408, mentionne pour la première fois la chapelle 3 :

Bulle de la cour de Rome qui accorde cent jours d’indulgence à ceux qui aideront à construire la chapelle de St. Étienne. Relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 in ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE SAINT-ÉTIENNE EN GUER, « Saint-Étienne en Guer », Bulletin de l’Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer, 1982. [page IX]

À cette époque, une crise pontificale sépare la chrétienté d’occident en deux obédiences. Le duc de Bretagne Jean V s’est rallié à Benoit XIII d’Avignon qui, pour le remercier de sa fidélité, fait bénéficier la Bretagne de faveurs, parmi lesquelles ces indulgences accordées à ceux qui aideront à restaurer Saint-Étienne. Pourtant, l’étude archéologique de la chapelle n’a pas montré de travaux importants datant de cette époque, excepté les fresques décoratives restaurées en 2012.— Merdy Élise (2009). op. cit., p.76-77 —

Fresques décoratives de Saint-Etienne de Guer

Les travaux du 17e siècle

Guillaume Provost, nommé prieur de Saint-Étienne de Guer le 8 octobre 1629 4, est à l’origine d’importantes modifications de la chapelle. Celles-ci sont attestées par une inscription gravée - 1631 - sur le piédroit d’une des trois grandes baies qu’il fit percer dans les murs sud et nord pour éclairer le chœur.

La chapelle est agrandie dans sa partie ouest à partir des troisièmes contreforts des murs sud et nord. La porte est alors déplacée dans le nouveau mur. La pente du toit est modifiée et la toiture refaite. L’intérieur est mis en valeur par un faux appareil de couleur rouge sur enduit, encore visible aujourd’hui. — Merdy Elise (2009). op. cit., p. 78-82 —

La chapelle au 18e siècle

Au cours du 18e siècle, l’état de la chapelle Saint-Étienne se dégrade. Un document daté du 7 septembre 1734 laisse entrevoir la situation :

[...] comme aussi les cy dessus nommés déclarant que la chapelle de Saint-Étienne est en très mauvais état des réparations de toutes espèces, fait et grée aux tables du soubsignant notaire, etc... Archives notariales in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XIX

C’est pourquoi elle est progressivement délaissée par les prieurs ou chapelains qui lui préfèrent des chapelles châtelaines comme celles de Tréron et de La Voltais. 

Le 16 novembre 1773, un état des lieux de la métairie du prieuré, dressé par François Louis Perrot accompagné de Désiré Profit, indique que la chapelle, bien que réparée, est encore en mauvais état : [...] revenu à la chapelle la couverture de laquelle trouvée assez bien réparée force qu’il y manqueroit encore deux journées de couvreur et quatre bouts de chevrons. —  Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5 in Guigon Philippe (1990). op. cit., p.179 —

La Révolution et le 19e siècle à Saint-Étienne

La chapelle Saint-Étienne est vendue comme bien national le lundi 14 mars 1791 pour 8025 livres, après enchères à la bougie, à M. Grée demeurant à Saint-Malo 5.

Le nouveau propriétaire de la chapelle, Matthieu Grée demeurant à la Métairie de Couédor, afferme la métairie de Saint-Étienne à Jacques Bénard. Le 2 brumaire de l’an IV (le 24 octobre 1795), ce dernier demande au notaire de Guer d’en faire l’inventaire. La chapelle transformée en grange apparaît en bon état :

La chapelle déclarée de la part de Bénard ne fait point partie de sa ferme néanmoins examinée : les portes jugées bonnes fort qu’il faut un seille de porte, la couverture en bonne état, les vitrages de nulle valeur Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XXI-XXII

À la mort de Hyacinthe Grée en 1817, la chapelle est léguée à ses cinq enfants. Deux d’entre eux, mesdemoiselles Hyacinthe et Zoé Grée héritent des successions de feux Placide et Françoise et achètent la part de leur frère Célestin. Le 3 août 1873, les deux sœurs mettent la métairie du prieuré en adjudication. La chapelle, le jardin du cimetière, le grand courtil et la moitié des déports entre la chapelle et la maison et l’écurie, le tout faisant 39 ares, sont achetés par Joseph Colleaux et Jeanne Marie Crusson, sa femme. Le nouveau propriétaire, qui installe un verger dans le cimetière attenant, déplace les ossements à l’intérieur de la chapelle.

Le 27 octobre 1904, l’ensemble du prieuré, revendu comme ferme par Joseph Colleaux, est acheté par Joseph Costard et sa femme Marie Chevrier.—  Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XXII —

La redécouverte de la chapelle au 19e et au 20e siècle

Les mentions bibliographiques de la chapelle

L’intérêt des archéologues pour la chapelle date de la seconde moitié du 19e siècle. Louis Rosenzweig est le premier à s’y intéresser. Il s’y rend à plusieurs reprises entre 1863 —  ROSENZWEIG, Louis Théophile, Répertoire archéologique du département du Morbihan, Paris, Imprimerie royale, 1863, Voir en ligne. page 129 — et 1874 —  ROSENZWEIG, Louis Théophile, « Procès verbal », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874, p. 86, Voir en ligne. pages 86 — et fait part de ses découvertes de nombreux débris de briques sur le site de la chapelle. L’archéologue, qui écrit son admiration pour la chapelle, évoque l’antiquité du site :

C’est à notre avis, avec la chambre de Saint-Gurval, ce que le département possède de plus ancien en fait de construction religieuse. ROSENZWEIG, Louis Théophile, « Découvertes archéologiques dans la commune de Guer (l’Abbaye.- Le château de Couëdor.- Le prieuré de Saint-Étienne.) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1872, p. 141-145, Voir en ligne. pages 141-145

Trente ans plus tard, le chanoine Le Mené suggère une datation de la chapelle qui sera confirmée par l’archéologie : ce genre de construction pourrait bien remonter au XIe siècle —  LE MENÉ, Joseph-Marie, Prieurés du diocèse de Vannes, Vannes, Lafolye, 1904. —

L’abbé Le Claire, nommé aumônier au couvent de l’Action de Grâces de Mauron en 1900, entreprend d’importantes recherches sur l’histoire de la paroisse de Guer. Il écrit notamment :

dans sa partie la plus ancienne, la chapelle (remonte) à l’époque romane, sinon à la période qui suivit immédiatement l’occupation romaine.Le Claire Abbé (1915). op. cit., p.101

Les années cinquante voient l’intérêt pour la chapelle s’accroitre. La chapelle Saint-Étienne apparaît dans un ouvrage de référence sur l’art roman en Bretagne :

L’ensemble de ce pignon [oriental] donne l’impression d’un monument mérovingien. Comme d’autre part, il n’y a de briques que dans les parties basses et à ce pignon, que le bâtiment a des contreforts et des fenêtres en meurtrière, je ne l’attribuerais pas à une époque si ancienne, où l’on construisait mieux ; mais par exemple, à la fin de l’époque carolingienne, après le départ des Normands. On aurait alors remployé les matériaux d’un édifice gallo-romain, temple où église (le vocable de Saint-Étienne est un indice de haute antiquité). On se sera servi d’abord de ces matériaux, qu’on avait sous la main, pour les bases, en se réservant quelques-uns pour la décoration du pignon du chœur, avant d’employer pour le corps du mur le schiste du pays, car c’est un fait qu’il y a une large zone sans tuiles, en maçonnerie ordinaire de schiste local. On pourrait encore imaginer qu’il subsistait d’un édifice carolingien ruiné par les Normands le pignon oriental et la base des murs et qu’on aurait soigneusement respecté ces restes vénérables dans la restauration postérieure. La décoration du pignon est conforme aux thèmes mérovingiens. Elle témoigne d’une persistance remarquable des procédés ; mais il n’est possible de remonter au-delà de l’époque carolingienne ni de descendre en-deçà. L’aspect général du monument l’apparente à la petite chapelle assez voisine de Bagaron, en Pléchatel, et au chevet de Doulon, près de Nantes GRAND, Roger, L’art roman en Bretagne, Paris, Picard, 1958. [pages 280-281]

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Un an plus tard, l’historien de l’art André Mussat rattache lui aussi Saint-Étienne à Doulon ainsi qu’à Saint-Philibert-de-Grandlieu :

À ces mêmes traditions post-carolingiennes se rattachent probablement le rustique et modeste volume, l’appareil des murs en petits cubes et à dessins de brique de Saint-Étienne de Guer, dans le pays de Brocéliande MUSSAT, André, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, 1995, Editions Ouest-France, 1969. [page 22]

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La découverte des fresques de la chapelle

En 1957, Jean Blécon, chercheur au C.N.R.S. 6, découvre des fresques dans la chapelle Saint-Étienne. Surpris par une averse alors qu’il pêchait dans l’Oyon, il s’abrite dans la chapelle. C’est en grattant l’enduit qu’il découvre des fresques. Il contacte alors les Archives Départementales du Morbihan afin de faire part de sa découverte. Jean Blécon est l’auteur du premier relevé précis de la chapelle, qui ne sera publié dans le Bulletin de l’Association de Sauvegarde de la Chapelle Saint-Étienne qu’en 1980.

Fresques de Saint-Etienne de Guer

En 1958, il entame des recherches sur Saint-Étienne et découvre un document inédit au presbytère de Paimpont, un relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783. Ce recollement des actes de l’abbaye fournit des informations sur les prises de possession du prieuré Saint-Étienne, dont deux seulement ont pu être recoupées aux Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine dans les séries G, Insinuations du Diocèse de Saint-Malo et H, fonds concernant l’abbaye de Paimpont. La même année, il communique ses découvertes à la Société Archéologique d’Ille-et-Vilaine.

Suite à ces découvertes, la chapelle est classée au titre des Monuments Historiques, par arrêté du 16 août 1971. Après la mise au jour de nombreux vestiges gallo-romains, la parcelle voisine est classée par arrêté du 21 mai 1976.

En 1977, la chapelle change de propriétaire, la famille Monnerais qui en hérite la revend à la commune de Guer. L’Association de Sauvegarde de la Chapelle Saint-Étienne est créée le 8 août 1978. Son objet, la restauration de la chapelle, est indiqué dans les statuts de l’association. La première présidente est l’ancienne propriétaire, Mme Yvette Monnerais. L’association obtient la réalisation de fouilles archéologiques en novembre 1978, afin d’éclaircir les polémiques concernant la date de construction de la chapelle. Le premier bulletin parait en 1978. Il sera suivi d’une parution annuelle jusqu’en 1982, dans laquelle seront publiées les recherches que Jean Blécon à communiquées à l’Association.

Le mobilier de la chapelle et les statues de Sainte-Apolline et Saint-Étienne sont classés au titre des objets, par arrêté du 24 janvier 1979. Une statue de la Sainte Vierge ornait l’autel de la chapelle. Selon l’abbé Le Claire, elle a beaucoup de rapports avec celle qui est vénérée dans l’église de Paimpont. — Le Claire Abbé (1915). op. cit., p.106 —

Entre 1979 et 1990, plusieurs campagnes de rejointoiement des maçonneries ont été effectuées à l’initiative de l’Association. Les menuiseries des portes, ainsi que les enduits intérieurs, sont refaits en 1981. Des grilles en fer forgé sont installées en 1998. L’Association de Sauvegarde de la chapelle est relancée en 1996.

En 2002, une étude de l’architecte des Monuments Historiques, M. Lagneau, est présentée à la municipalité de Guer ainsi qu’à la Communauté de Communes, afin d’envisager une importante campagne de restauration qui a abouti en 2012.


Bibliographie

ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE SAINT-ÉTIENNE EN GUER, « Saint-Étienne en Guer », Bulletin de l’Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer, 1982.

BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, Rééd. 1980, Marseille, Lafitte Reprints, 1912.

BLIN, Olivier, « La villa gallo-romaine de la Demardais », in Archéologie et grands travaux routiers, D.R.A.C. de Bretagne - service régional d’archéologie, 1993, p. 42-53.

COURSON, Aurélien de, Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne [832-1124], Paris, Imprimerie impériale, 1863, Voir en ligne.

GRAND, Roger, L’art roman en Bretagne, Paris, Picard, 1958.

GUIGON, Philippe, L’architecture pré-romane en Bretagne : le premier art roman, Institut Culturel de Bretagne, 1993.

GUIGON, Philippe, « Les églises du Haut Moyen Âge en Bretagne (tome II) », Les Dossiers du Ce.R.A.A., Suppl. U, 1998.

LE CLAIRE, abbé Jacques-Marie, Histoire de Guer, Rééd. 1990, Paris, Res Universis, 1915.

LE MENÉ, Joseph-Marie, Prieurés du diocèse de Vannes, Vannes, Lafolye, 1904.

MERDY, Elise, L’architecture religieuse du haut Moyen-Age en Bretagne : étude archéologique de la chapelle Saint-Étienne de Guer, Mémoire de maitrise, Université Paris Panthéon-Sorbonne UFR 03, 2009.

MUSSAT, André, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, 1995, Editions Ouest-France, 1969.

ROSENZWEIG, Louis Théophile, Répertoire archéologique du département du Morbihan, Paris, Imprimerie royale, 1863, Voir en ligne.

ROSENZWEIG, Louis Théophile, « Découvertes archéologiques dans la commune de Guer (l’Abbaye.- Le château de Couëdor.- Le prieuré de Saint-Étienne.) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1872, p. 141-145, Voir en ligne.

ROSENZWEIG, Louis Théophile, « Procès verbal », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874, p. 86, Voir en ligne.

SANQUER, René, « Circonscription de Bretagne », Gallia, Vol. 35 / 2, 1977, p. 345-346, Voir en ligne.

Documents d’archives

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 12 H 5


↑ 1 • L’abbé Le Claire a notamment écrit : dans sa partie la plus ancienne, la chapelle (remonte) à l’époque romane, sinon à la période qui suivit immédiatement l’occupation romaine.—  LE CLAIRE, abbé Jacques-Marie, Histoire de Guer, Rééd. 1990, Paris, Res Universis, 1915. [pages 101] —

↑ 2 • En 833 ou 839, Nominoë possède une résidence à Liscelli ou Liskelli où il rend justice entre 840 et 846 (actes 135-138-139 et 153)—  COURSON, Aurélien de, Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne [832-1124], Paris, Imprimerie impériale, 1863, Voir en ligne. pages 280 —. Des actes datés de 837 à 851 mentionnent l’église paroissiale Saint-Gurval de Guer (185-219).

↑ 3 • L’original de ce document est perdu. Le texte est cependant connu par un relevé fait en le monastère de Paimpont commencé le 24 décembre 1782 et terminé le 17 novembre 1783 retrouvé par Jean Blécon en 1958. Ce recollement des actes de l’abbaye de Paimpont est indiqué dans le paragraphe, Présentations et collations. Il fournit des informations sur les prises de possession du prieuré Saint-Étienne, dont deux seulement ont pu être recoupées aux Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine dans les séries G, Insinuations du Diocèse de Saint-Malo et H, fonds concernant l’abbaye de Paimpont.— Guigon Philippe (1990). op. cit., p.179-180 — Toutes les références à ce relevé sont tirées du — Bulletin du Comité de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982) —

↑ 4 • 

Frère Jacques de Saint-Jean, prêtre chanoine régulier de l’ordre de Saint-Augustin, prieur claustral et sacriste du monastère Notre-Dame de Paimpont, prieur du prieuré de Lassy et du prieuré de Marie-Magdeleine, vicaire général de révérendissime abbé Bernard de Sariac, docteur en théologie, nomme Guillaume Provost, clerc du diocèse de Saint-Malo, prieur de Saint-Étienne de Guer sur la résignation de Pierre Delespine, le 8 octobre 1629. Enregistré aux insinuations le 24 juin 1639. Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, Insinuations ecclésiastiques in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne en Guer (1982). op. cit., p. XIV

↑ 5 • 

Lundy 14 mars 1791 aux onze heures du matin.
La métairie du Prieuré Saint-Étienne, avec sa chapelle et dépendances, situées en la paroisse de Guer, mise en vente et incantées à la somme de six milles livres portées en l’affiche, une bougie allumée à 6050 livres par Mr Haguet, à 7000 livres par Mr Jan, une autre bougie allumée à 7100 livres par Mr Grée, à 7200 livres par Mr Jan, à 7300 livres par Mr Grée, autre bougie allumée à 7375 livres par Mr Jan, à 7400 livres par Mr Grée, à 7600 livres par Mr Jan à 8000 livres par Mr Haguet, à 8025 livres par Mr Grée, une autre bougie allumée et brûlée sans enchère, la ditte métairie et dépendance ont été adjugée à M. Hiacynthe Marie Georges Grée, demeurant à Saint-Malo pour la ditte somme de 8025 livres payable aux termes des décrets t à signé Grée, Jan, Maillart, Perret, Gaillard, vice président procureur sindic. Enregistré à Ploërmel le 15 mars 1791. Archives Départementales du Morbihan in Association de Sauvegarde de Saint-Étienne (1982). op. cit., p.XXI-XXII

↑ 6 • Jean Blécon est architecte au Centre de Recherches sur l’Histoire de l’Architecture Moderne, dépendant du C.N.R.S.