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1124-1792

Possessions et revenus du prieuré de Saint-Samson de Telhouët

Fiefs, bailliages et dîmes

Le prieuré Saint-Samson de Telhouët a été doté de nombreuses terres par Raoul II de Gaël en 1124. Aux 16e, 17e et 18e siècles, la prieure possède des droits de haute, moyenne et basse justice, avec juridiction, en sept fiefs ou bailliages répartis sur les paroisses de Paimpont, Saint-Gonlay, Saint-Maugan, Iffendic, Montfort, Bédée, Irodouër, Concoret, Gaël, Montauban et Boisgervilly.

Les donations du 12e siècle

En 1124, deux ans après avoir fondé le prieuré Saint-Barthélemy d’Iffendic dépendant de l’abbaye de Marmoutier, Raoul II, seigneur de Gaël-Montfort donne des terres situées à Telhouët, en forêt de Brécilien, pour fonder un prieuré dédié à saint Samson. Ce prieuré dépend de l’abbaye de Notre-Dame du Nid-au-Merle, près de Rennes, connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Sulpice-la-Forêt.

L’acte de fondation énumère les terres et les fiefs donnés par Raoul II à la prieure de Telhouët.—  ROPARTZ, Sigismond, « Thélouet », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 39, 1876, Voir en ligne. pages 174-175 —

Le prieuré est aussi doté de terres sur les paroisses de Gaël et Saint-Malon.

  • 60 sols des mangiers de Gaël.
  • 15 sols des mangiers de Saint-Malon

Les possessions du prieuré du 16e au 18e siècle

Les seigneurs de Gaël et leurs vassaux ont doté la prieure de Saint-Samson de Telhouët de nombreux droits et privilèges s’exerçant sur sept fiefs ou bailliages ainsi que des traits de dîmes sur de nombreuses paroisses. La répartition de ces fiefs, tous situés sur le territoire d’origine de la seigneurie des Gaël-Montfort, laisse à penser qu’il s’agit de donations du 12e ou du 13e siècle, antérieures à l’union des seigneuries de Montfort et de Lohéac en 1343.

Les officiers de Montfort, Montauban et Gaël y exercent au nom de la prieure des droits de haute, moyenne et basse justice. Les impôts seigneuriaux, dîmes et dixmereaux 1 abondent les revenus de Saint-Samson.

Le prieuré Saint-Samson de Telhouët passe sous le régime de la commende au début du 16e siècle. Six prieures en commende, dont deux abbesses de Saint-Georges de Rennes, se succèdent à sa tête. Ces prieures commendataires afferment le temporel de Telhouët afin de percevoir des revenus réguliers sans avoir à les gérer. Le temporel comprend tout ce qui est source de revenus, les droits immatériels, tels que les droits seigneuriaux des fiefs et bailliages ainsi que les dîmes. Il comprend aussi le bâti, les terres exploitables et les bois.

Les aveux des 16e, 17e et 18e siècles nous permettent de connaitre le détail des possessions du prieuré de Saint-Samson et de ses revenus. Ils s’élèvent en 1717 à 1522 livres, en 1751 à 2000 livres, en 1769 à 2388 livres, en 1785 à 3000 livres.— ADIV 2 H 2, 116 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 189 — Ces revenus sont cependant minorés par des charges : entretien des ministres du culte, contribution à l’entretien des églises dans les paroisses où la dîme est perçue, restauration des maisons et chapelles conventuelles. Ainsi en 1769, la prieure ne touche que 1600 livres sur les 2388 perçus sur les fiefs et bailliages du prieuré.— ADIV 2 H 2, 116 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 189 —

Le fief et bailliage de Saint-Gonlay et Saint-Maugan

Le fief

Ce fief s’étend sur les deux paroisses voisines et rapporte, en 1600, 1602, 1631 et 1684, 10 boisseaux et 1/2 de froment, plus cinq sols monnaies. — ADIV 2 H 2, 115-120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 183 —

Les dîmes

La prieure de Saint-Samson perçoit la moitié des dîmes de filasse et de tous les blés de la paroisse de Saint-Gonlay, ce qui valait 20 quartiers de blés mesure de Montfort en 1602, 1631 et 1684. L’autre moitié revient au recteur-prieur de Saint-Gonlay 2.

L’aveu de 1631 de l’abbesse de Saint-Sulpice au domaine du Roi pour le prieuré de Telhouët indique que le recteur de Saint-Gonlay a la charge d’une messe annuelle à la chapelle du prieuré Saint-Samson.

Que le prieur de Saint-Gonlay doit une messe dans la chapelle du prieuré de Thelouet et mettre sur l’autel dix sols plus deux mines de blé seigle, le jour de la Saint-Samson (28 juillet) et donner dix sols d’offrandes sur l’autel ; de plus appartient au prieuré de Telhouët, les moitiés des dîmes de filasses et de tous les blés de Saint-Gonlay.

ADIV 2 H 2, 120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 183

Les revenus du prieuré Saint-Samson sont définitivement réunis à la mense abbatiale de Saint-Sulpice à partir de 1729. L’abbesse propose alors au recteur de Saint-Gonlay de recueillir elle-même toutes les grosses dîmes de la paroisse en échange d’une portion congrue de 500 livres.—  KERNEZ, Robert et DENIS, Jean-Claude, Saint-Gonlay à travers les siècles, Iffendic, Roto Breizh, 2013. [ Page69] —

En 1768, la prieure de Telhouët donne 800 livres pour les réparations dans l’église de Saint-Gonlay.— ADIV 2 H 2, 115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 183 —

Le fief et bailliage de Saint-Ahan en Iffendic

Le fief

Les terres de Saint-Ahan sur la paroisse d’Iffendic sont affermées au profit de la prieure de Telhouët. Le bailliage avec droit de revanche, vaut, en 1600, 6 livres et une corvée. Le revenu est le même en 1643.— ADIV 2 H 2, 115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 183 —

Les dîmes

La prieure de Telhouët possède un trait de dîme ou dixmereau en Saint-Ahan en Iffendic. En 1592, ce menu dixmereau valait 3 mines et 1/2 de blé.— ADIV 2H2 120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 183  — En 1602 et 1684, il rapporte 10 livres tournois. Il porte sur tous les blés, chanvres, lins et vins. — ADIV 2H2 115 —

Le fief et bailliage des trois paroisses de Montfort

Le fief

Ce fief comprend le Clos du Chêne Bourdon, au faubourg de Montfort, paroisse Saint-Jean et une pièce de terre au même lieu, chargée d’un baiser comme redevance, que la prieure de Telhouët peut exiger. Il s’étend sur une partie des trois paroisses de Montfort 3 et quelques propriétés en Bréteil 4.— ADIV 2H2 120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 188 —

  • En 1602 et 1684, il rapporte 10 livres tournois. Il porte sur tous les blés, chanvres, lins et vins. — ADIV 2H2 115 —
  • En 1631, il rapporte 9 mines, 6 boisseaux et demi quart de blé. Les hommes sujets payent un écu, 10 sols, 6 deniers tournois, au terme d’Angevine 5. Le fief nommé « le rolle de Saint-Jean » est affermé la même année, 6 livres monnaye de rente annuelle payables en août et à Noël ainsi qu’une corvée en août.— ADIV fonds Saint-Sulpice —
  • En 1689, le fief rapporte : en argent 50 sols, 6 deniers ; en froment 69 boisseaux 3/4.— ADIV 2H2, 115 —

Le dixmereau de Saint-Jean de Montfort

Ce dixmereau de tous les blés en Saint-Jean de Montfort vaut 6 écus ou 18 livres en 1600, 1631 et 1684.— ADIV 2H2 1115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 188 —

Le fief et bailliage de Bédée et d’Irodouër

Le fief

Ce fief s’étend à de nombreux villages et terres 6 de Bédée. Il s’étend aussi en Irodouër aux villages de la Gailletaye (ou Galletais), du Clos Regnault, du Breil, de Ville Mauchard, de la Pottinaye, de la Basse Chasse, de Galtas (ou Galletins).

En 1587, ce fief rapporte :

  • en deniers : 52 souls, 8 deniers
  • en froment : 4 mines, un boisseau, 2/3
  • en seigle : 16 mines, 4 boisseaux 1/2

En 1631, il rapporte :

  • en argent : un écu, 2 sols, au terme d’Angevine
  • en froment : 4 mines, 1/2 au terme de Noël
  • en seigle : 16 mines, 16 boisseaux

En 1643, il rapporte :

  • en deniers : 72 sols
  • en froment : 4 mines, 5 boisseaux, 1/2 et 1/8
  • en seigle : 16 mines 1/2

En 1772, il rapporte :

  • en deniers : 1 écu, 19 sols, 3 deniers
  • en froment : 34 boisseaux 1/2 de froment
  • en seigle : 124 boisseaux 1/8 de seigle— A.D.I.V. 2H2, 120-121 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 187 —

Les dîmes

Deux dixmereaux de la paroisse de Bédée appartiennent à la prieure de Telhouët.

  • Le premier, nommé dixmereau alternatif ou du Domaine, s’étend sur les cantons de la Croix-Rouge, du Moulin à Vent, de l’abbaye de Montfort, de la Harelle, du Champ du Moulin, et de la Croix-Ruby, de Tradivières.

    Le prieur des bénédictins de Bédée en percevait les revenus en alternance, tous les deux ans avec le prieuré de Telhouët. En 1697, Dom Blot, moine de Saint Melaine, agissant au nom de ses confrères de Bédée, voulut leur attribuer exclusivement cette propriété en offrant, sans compensation, à la prieure de Telhouët, 3 journaux de terre. Il craignait que cette communauté de biens n’engendrât de fréquents procès. Nous ne savons s’il obtint ce qu’il désirait.

    ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p.186

En 1600, 1602, 1631, 1684, ce dixmereau alternatif produit 3 quartiers de seigle tous les deux ans. En 1697, les produits de ce dixmereau valent huit vingt livres.— ADIV 2H2, 120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p.186 —

  • Le second, nommé dixmereau de Telhouët, est rattaché aux fiefs du Blavon et du Coudray et rapporte 3 quartiers de seigle.— ADIV 2H2, 120 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p.186 —
  • Un dixmereau en Irodoër vaut en 1600, 1631 et 1684 un escu soleil.— ADIV 2H2, 115-120 —

Le fief et bailliage de Montauban

Le fief de Montauban dit « Fief de l’Hostellerie », s’étend aux villages de La Croix du Tertre, de La Gyardère, du Moulin, de La Doré, de La Ménardière, de La Métayrie.— A.D.I.V. 2 H 2, 115, 120, 122 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185
 —

En 1631, la prieure ne jouissait plus entièrement de ce fief car ses devancières avaient perdu les titres qui attestaient les droits.— ADIV 2 H 2, 115, 120 — En 1631 et 1684, il rapporte :

  • [en] froment : 4 quartiers 1/2, mesure de Montfort
  • [en] argent : 14 deniers 1/2.— ADIV 2 H 2, 115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185  —

En 1687 ce fief rapporte 4 livres 10 sols à la saint Jean-Baptiste.— ADIV 2 H 2, 115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185  —

Le fief et bailliage de Concoret

Le fief

La prieure possède le fief et bailliage du prieuré de Telhouët, amorti à devoirs de prières et de féodalité, s’étendant en Gaël et Concoret.—  BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, la forêt druidique, la forêt enchantée et les romans de la table ronde, Rennes, Simon, 1903. —

Une terre proche des Trois Roches de Trébran faisait notamment partie des donations en Concoret : la terre de la Gourichaie, voisine des Trois Roches, était un fief de ladite abbaye—  GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul, « Registre de l’abbé Guillotin », Concoret, 1791-1800. [Page 53] —

Les donations de terres en Concoret comprennent aussi le Pré au Corbin 7 : Le Pré aux Corbins, situé entre le bourg et Trébran, haie à part, contenant environ 25 sillons partie en pré et partie pâture, relevant de l’abbaye de Télhouët.—  GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul, « Registre de l’abbé Guillotin », Concoret, 1791-1800. [Page 67] —

Les dîmes

L’abbé de Saint-Méen possède la moitié des dîmes de Concoret. Le recteur de la paroisse en perçoit un quart et le dernier quart ou quarte partie appartient à la prieure de Telhouët.

La quarte partie de tous les blés dans la paroisse de Concoret vaut 20 sommes de seigle, mesure de Mauron, en 1585, 1600, 1602 et 1684. Le trait de Comper produisait de 3 à 4 sommes de seigle. Ces dîmes sont affermées 200 livres en 1684 et 250 en 1719. — A.D.I.V. 2 H 2, 116,117, 120, 121 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 184  —

Les hommes de la paroisse de Concoret doivent à la prieure un escu 1/2, deux sols tournois, ou 4 livres, 2 sols tournois, au terme de saint Gilles. À Noël ils lui payent 24 sommes de blé seigle, à 6 boisseaux pour somme, mesure de Mauron.— A.D.I.V. 2 H 2, 121 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 184  —

En 1718, la prieure est condamnée à donner 100 livres au recteur, pendant que le prélat mévennais (abbé de Saint-Méen) ne lui fournit que 80 livres. Elle réclame énergiquement contre cette anomalie.— A.D.I.V. 2 H 2, 116 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 184 —

Le fief et bailliage de Gaël

Le fief

Le fief de Gaël comprend les métairies de la Ville Lucas (aujourd’hui en Muel), de la Ville-es-Guérins (aujourd’hui en Muel) et de Glamarie 8. Il comprend aussi les villages de Ville-Donjan, de Ville-Mouazan (Villemoisan), des Planches, de la Cour-Garel, du Bignon (aujourd’hui en Muel).

En 1678, le fief de Gaël est estimé valant de rente 91 sols, 100 boisseaux de seigle et 5 boisseaux de froments.—  BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, la forêt druidique, la forêt enchantée et les romans de la table ronde, Rennes, Simon, 1903. [ page 91] —

Le fief rapporte :

  • [en] argent : 38 sols, 6 deniers tournois
  • [en] corvées : 8 corvées et 1/2, termes de saint Gilles et de Noël
  • [en] seigle : 100 livres, mesure de Telhouët

La prieure avait droit de mesure, en son dit bailliage, et cette mesure s’appelait le quers, et équivalait à un boisseau de Gaël.— A.D.I.V. 2 H 2, 115, 120, 122 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 184-185 —

Le 14 décembre 1745, les terres du prieuré de Telhouët en la paroisse de Gaël sont réformées par Joseph Pacheu, procureur fiscal de la seigneurie et juridiction du prieuré de Telhouët.

Roolles rantier du prieuré de Thelouet s’extendant en la paroisse de Gaël au diocèse de Saint-Malo dépendant de l’abbaye de Saint Sulpice, lequel a esté nouvellement refformé par nous Maistre Joseph Pacheu, procureur fiscal de la seigneurie et jurisdiction du prieuré de Thellouet en présence de monsieur le sénéchal d’icelle, sur la vue des aveus tant antiens que nouveaux des vassaux et aussy sur les titres dudit prieuré...

A.D.I.V. 24 H 141 in TIGIER, Hervé, Terroir de Paimpont, Lulu.com, 2016.

Les dîmes

Le dixmereau de Gaël, en 1600, 1602, 1631 et 1681 rapporte un écu.— A.D.I.V. 2 H 2, 115, 120, 122 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 184-185 —

Les dîmes de Boisgervilly, Talensac, Clayes et Irodouer

Les dîmes de Boisgervilly

En 1580, le tiers des dîmes de la paroisse de Boisgervilly qui se lèvent au trait de Gruellay ou Gruellan (aujourd’hui Gueslan) reviennent à la prieure. Ils rapportent 10 boisseaux de seigle, 10 boisseaux de blé noir et 10 boisseaux de grosse avoine.— ADIV 2 H 2, 121 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185  —

En 1600, 1631 et 1684, elles produisent 4 quartiers de blé seigle, mesure de Montfort.— ADIV 2 H 2, 115 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185  —

La dîme de Talensac

La prieure de Telhouët possède un dixmereau qui s’étend sur la paroisse de Talensac et la trève du Verger qui comprend la moitié du tiers des dîmes autrement le sixième.

Ces dîmes sont affermées :

  • 1566 : 70 écus or soulail 9
  • 1579 : 92 écus
  • 1584 : 145 écus — A.D.I.V. 2H2, 122 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 188  —
  • En 1600, 1631 et 1684 elles valent, année commune, 15 quartiers de blé .— A.D.I.V. 2H2, 115-119 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit. p. 189 —

La dîme de la paroisse de Clayes

La prieure de Telhouët perçoit des dîmes en la paroisse de Clayes 10.— ADIV 2 H 2, 121 in ANGER, abbé Joseph (1909) op. cit.p. 185  —


Bibliographie

ANGER, abbé Joseph, « Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt », Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d’Ille-et-Vilaine, Vol. 39 / 1, 1909, p. 1-207, Voir en ligne.

ANONYME, Recueil d’extraits de divers chartriers de Bretagne., Rennes, Manuscrit Bibl. nat., fr. 22325, 1601-1700, Voir en ligne.

BELLEVÜE, Xavier de, Paimpont, la forêt druidique, la forêt enchantée et les romans de la table ronde, Rennes, Simon, 1903.

COURSON, Aurélien de, « En suivent les usemens et coustumes de la forest de Brécelien, et comme anciennement elle a esté troictée et gouvernée », in Cartulaire de l’Abbaye de Redon en Bretagne [832-1124], Paris, Imprimerie impériale, 1863, p. CCCLXXV, Voir en ligne.

GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul et ROPARTZ, Sigismond, Le registre de Concoret. Mémoires d’un prêtre réfractaire pendant la Terreur, Publié pour la première fois sur le manuscrit de l’abbé Guillotin, Saint-Brieuc, L. Prud’homme, éditeur, 1853, Voir en ligne.

GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul, « Registre de l’abbé Guillotin », Concoret, 1791-1800.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

KERNEZ, Robert et DENIS, Jean-Claude, Saint-Gonlay à travers les siècles, Iffendic, Roto Breizh, 2013.

LAUNAY, Vincent, « Les dépendances de l’abbaye Saint-Sulpice aux XIIe et XIIIe siècles », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, Vol. 121 / 1, 2014, p. 27-50.

MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 1, Paris, Charles Osmont, 1742, Voir en ligne.

ROPARTZ, Sigismond, « Thélouet », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 39, 1876, Voir en ligne.


↑ 1 • Dixmereau, Disme. Dixième partie de la récolte d’une terre prélevée au bénéfice du clergé. Le trait de dîme correspond à la parcelle de terre qui porte la dîme et qui peut être vendue seule.

↑ 2 • La paroisse de Saint-Gonlay est un prieuré-cure de l’abbaye de Saint-Jacques de Montfort appartenant à l’ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin.

↑ 3 • Montfort-la-Cane comprend trois paroisses : Saint-Jean ; Saint Nicolas ; Coulon.

↑ 4 • Le terroir de Belle-ville, les villages du Leix, du Magouais, des Torets et des deux clos : Tizon et Sallemon, voisins de l’abbaye.— ADIV 2H2, 115-122 —

↑ 5 • « Au terme d’Angevine » est une date calendaire : le 8 septembre, fête de la nativité de la Vierge. Il est dit qu’elle est apparue près de Saint-Florent, en Anjou, à l’évêque Maurille pour réclamer qu’on fête sa nativité.

↑ 6 • Pambouchève, le Failliet, la Douve, la Louvelais, le Haut Rochereul, Saint-Engouesse (les sept angoisses), Lanorgant (aujourd’hui le Norgand où la Morgan), Comble (désigne peut-être le village de l’Ombre ou Combre en Iffendic), la Mendière, la Ville Geffroy, la Mauvaisinière, Radouas (Radois), la Haute Chasse, le Moulin de Barbezaude, Blavon, la Morenais (la Morinais), Lorgery (Lorgerie), le chêne creux, Parcorial, Beaux Chênes, l’Hotel-Moulin, la Chapelière, la Ronsinière, la Motte Joubin, Moulin Anger, la Minardière, Commelais, la Ville Esbriand, la Maladrerie, l’Hostel Hamon, Boudemel, Berneuc, la Cadouyère, les Forges, l’Abbaye, la Rue de Gaël. Il comprend aussi les terroirs des Fourginiaux (Fourgiquiant ou Fourgiquel en Bédée), de hallou, du Coudray, de Chaussix.

↑ 7 • 

Le 3 mai 1636, Monsieur Guillaume Vivien, prêtre et sacriste de Concoret [...] fonda à perpétuité la chapelainie du Pré au Corbin, située entre le bourg et Trébran, haie à part, contenant environ 25 sillons partie en pré et partie pâture, relevant de l’abbaye de Télhouët auquel il doit par an 20 deniers monnoie, joignant du midi à terre du fondateur et de Jean Vivien son frère, du couchant et du nord au chemin conduisant du bourg à Trébran et du bout d’ahaut au chemin des Tesnières conduisant aux maisons Breils. GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul, « Registre de l’abbé Guillotin », Concoret, 1791-1800. [Page 67]

↑ 8 • D’après l’abbé Guillotin, ces terres pourraient avoir été prises au « Monastère Saint-Jacques du Louya », situé à 4 km au sud de Gaël.

L’abbaye de Telhouët qui fut fondée sur la fin du 12e siècle par le sire de Montfort, eut des possessions du Louya, la terre de la Glamarie.

GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul, « Registre de l’abbé Guillotin », Concoret, 1791-1800. [ Page 53]

↑ 9 • Ecu d’or au soleil : écu en or frappé par les rois de France

↑ 10 • Ce point est considéré comme douteux par l’abbé Anger.