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1945-1957

Brocéliande dans le renouveau culturel breton d’après-guerre

Le Mouvement Breton sort meurtri de la Seconde Guerre mondiale. Limité dans son action politique, il va trouver dans l’action culturelle l’opportunité d’un nouveau départ. Plusieurs mouvances de ce renouveau culturel vont utiliser le mythe du retour du roi Arthur et son corollaire géographique Brocéliande afin d’éduquer la jeunesse, refonder le druidisme, renouveler la littérature et donner naissance au cinéma breton.

Le renouveau culturel breton

Son image entachée par ses activités durant le conflit, le Mouvement Breton fait profil bas dans l’immédiate après-guerre. La crainte inspirée par les investigations policières et les procès ainsi que l’éventualité de représailles tardives de la Résistance conduit en règle générale à un comportement prudent. —  NICOLAS, Michel, Histoire du Mouvement Breton, Paris, Syros, 1982, 380 p. [page 164] —

Entravée dans son action politique, l’Emsav se reconstitue derrière un paravent culturel.

Nous sortions de la guerre déçus, blasés ; tous ceux qui voulaient vivre leur amour pour la Bretagne n’avaient plus d’autres ressources que de se réfugier dans des activités folkloriques.

SICARD, Jean, Breiz, Vol. 131, 1968.

En 1945, l’éditorialiste de la revue An Avel 1 lance un appel à la reconstitution de toutes les associations culturelles de défense de la cause bretonne.

Les différentes sociétés bretonnes existantes ont du fait de la guerre cessé leur activité. Sommes-nous donc condamnés à attendre encore quelques années un renouveau de l’activité bretonne ? Nous ne le voulons pas. Dès maintenant nous devons envisager la remise en marche de nos vieilles sociétés. Dans ce but, nous demandons à toutes les personnes ayant appartenu aux groupes suivants : Union Régionaliste Bretonne, Gorsedd des Bardes, Bleun-Brug, Association Bretonne, Fédération des Cercles Celtiques, Union pour l’Enseignement du breton, Union Folklorique de Bretagne, etc., de bien vouloir nous transmettre leurs noms et leurs spécialités.

AR RENER, « Travailler malgré toute chose », An Avel, Vol. 2, 1945, p. 1, Voir en ligne.

En 1947, malgré de timides tentatives 2 pour redonner une existence officielle au Mouvement breton, l’activité politique est quasiment nulle. En revanche, l’activité culturelle, englobant toutes les mouvances de l’Emsav - régionaliste, autonomiste ou séparatiste - explose. Regroupée autour de deux pôles, la publication de revues et la création de cercles celtiques, elle s’adresse à toutes les composantes de la société bretonne, les intellectuels, les ouvriers, les paysans, les Bretons de Paris et bien sûr la jeunesse.

Ce domaine est en effet devenu par la force des choses le terrain d’élection de l’activité de l’Emsav après-guerre. Mis à part le fait que la plupart des revues se réclament (prudemment) de leur appartenance culturelle, ce qui frappe, c’est la floraison des cercles celtiques où les jeunes affluent, de plus en plus nombreux. Or, les cercles celtiques ne se cantonnent pas à une éducation musicale ou chorégraphique des jeunes Bretons, ils sont des "écoles de formation bretonne", où se forge une nouvelle génération qui n’entrera dans l’action qu’un peu plus tard.

NICOLAS, Michel, Histoire du Mouvement Breton, Paris, Syros, 1982, 380 p. [page 167]

Ainsi sous un paravent culturel, ces cercles celtiques fonctionnent comme des écoles parallèles à mi chemin entre le patronage et le catéchisme. — Nicolas, Michel (1982) op. cit. —

À leur contact, des milliers de jeunes reçoivent une éducation bretonne en vue d’assurer la survie du combat politique.

Brocéliande dans le renouveau culturel breton

La forêt de Brocéliande et le retour du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde accompagnent le renouveau culturel breton. Leur utilisation est circonscrite à quatre domaines :

  • l’éducation de la jeunesse,
  • la refondation du druidisme,
  • le retour aux sources de la littérature bretonne,
  • la naissance du cinéma breton.

L’éducation de la jeunesse

Afin de refonder une union politique, l’Emsav a besoin de symboles et de mythes qui parlent à la jeunesse d’après-guerre. La forêt de Brocéliande et le retour du roi Arthur sont deux des mythes sur lesquels le scoutisme breton des années 1950, s’appuie pour fonder une nouvelle chevalerie celtique.

Les Scouts Bleimor

C’est en grande partie sur le modèle de L’Urz Goanag Breiz fondé par Herri Caouissin (1913-2003) en 1943 que Pierre Géraud construit l’Urz Skaouted Bleimor (Centre Scout Bleimor) 3 après la Libération. Ce mouvement de scouts bretons créé le 9 janvier 1946 se veut une avant-garde du Mouvement Breton 4. —  TRANVOUEZ, Yvon, « Mort et mémoire d’un poète catholique : Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917) », in La puissance et l’effacement : Destin du catholicisme breton (fin xixe-début xxie siècle), Presses universitaires de Rennes, 2022, p. 105-128, Voir en ligne. —

L’idée de chevalerie celtique anime les créateurs de ce mouvement, qui n’hésitent pas à opposer culture celtique et rurale d’un côté, et culture latine et urbaine de l’autre. Les Scouts Bleimor sont donc censés retrouver un lien avec la nature, apprendre à vivre dans les bois, et vivre des aventures tels que les mythes arthuriens en regorgent.

MOIGNE, Gregory H., Gwenc’hlan Le Scouëzec : L’homme et le druide, Y.I.L., 2016, 166 p. [page 37]

Lorsque Gwenc’hlan Le Scouëzec (1929-2008) se remémore son adhésion aux scouts Bleimor en 1947, c’est l’image du retour d’Arthur figurant sur l’affiche qui lui revient.

Je pense que tout a commencé pour moi rue de Rennes à Paris, alors que je me trouvais dans la "Librairie Celtique". J’avais à peine dix-sept ans. Il y avait au mur une affiche d’un centre scout nommé Bleimor qui invitait les jeunes gens et les jeunes filles d’origine bretonne à participer aux activités du groupe.

LE SCOUËZEC, Gwenc’hlan, Résistances, mémoires d’un rebelle, L’Arbre d’Or, 2006, 164 p., Voir en ligne. [page 92]
Illustration pour une revue des Scouts Bleimor de 1957
—  J. C., « Cahiers trimestriel de l’Urz Skaouted Bleimor », Sturier Bleimor, Vol. 2, 1957, Voir en ligne. —
Institut de Documentation Bretonne et Européenne

1957 - Sturier

En 1957, Pierre Géraud lance Sturier 5, revue des Scouts Bleimor 6 dans laquelle on trouve de nombreux articles concernant Arthur ou la forêt de Brocéliande.

En 1954, un article sur Brocéliande parait dans un numéro spécial publié avant le premier numéro. La belle légende des quatre arbres, narre la transformation d’un oiseau fourbu et harassé en une belle fée vêtue de vaporeuse mousseline blanche dans la mystérieuse forêt de Brocéliande. La forêt légendaire y est présentée comme celle du refuge et de la métamorphose pour les jeunes loups de retour au pays natal. —  AR GLOUD (LA HULOTTE), « Brocéliande, la belle légende des quatre arbres », Sturier Bleimor, Vol. 4, 1954, p. 85, Voir en ligne. —

En 1958, deux articles consacrés à l’existence historique du roi Arthur et au retour de la Bretagne dans le concert des nations sont publiés dans le n°6. —  KERAOD, Perig, « Arthur a-t-il existé ? », Sturier Bleimor, Vol. 6, 1958, p. 120, Voir en ligne. —

Et, comme la chronique saxonne faisait des bretons des vaincus (ce que n’était pas l’Arthur historique) la fin tragique du roi de la Table Ronde, due à une trahison, explique une défaite incompréhensible. Aujourd’hui encore il est en Avalon, attendant que notre peuple retrouve assez de foi pour lui rendre sa place dans le concert des nations.

PENIARTH, R., « Arthur a vécu », Sturier Bleimor, Vol. 6, 1958, p. 121, Voir en ligne.

Le n°10 paru en 1959 comprend trois articles évoquant Brocéliande et les chevaliers de la Table-Ronde. La quête des scouts Bleimor y est mise en relation avec celle des chevaliers d’Arthur, des Croisés, des Chouans et des autonomistes écossais.

  • —  KERAOD, Perig, « De la quête à la croisade », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 194-195, Voir en ligne. —
  • —  KERAOD, Perig, « Lancelot combat Turquin », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 200-201, Voir en ligne. —
  • —  DENEZ, Per, « Le siège Perilleux », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 202, Voir en ligne. —

Commencée dans la forêt de Brocéliande, la quête s’étendit à toute l’Europe et se poursuivit sur les chemins de Palestine. La croisade n’a-t-elle pas eu pour objet non seulement de délivrer le Saint Sépulcre qui avait été le reposoir du corps et du sang du Christ mais aussi d’arracher aux Infidèles le Vase de Césarée qui passait alors pour être le Graal lui-même ?

KERAOD, Perig, « De la quête à la croisade », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 194-195, Voir en ligne.

1950 - Le camp "Yaouankiz" de Beignon

Des scouts bretons fréquentent un camp de vacances en Brocéliande créé en 1950 à Beignon (Morbihan) par Pierre Bridier (1912-2000), auquel il donne le nom de propriété Yaouankiz (Jeunesse).

Le camp scout de Beignon
Image extraite de —  BRIDIER, Pierre, « Camp scouts en Morbihan », 1950, Voir en ligne. —
Pierre Bridier

De nombreux jeunes passent par ce camp, des scouts routiers de Ploërmel, mais aussi des visiteurs de passage parmi lesquels Rémy Chauvet, le futur Myrdhin 7.

En 1964, Jobig et Rémi [Chauvet] et deux autres copains ont pris leurs Solex depuis Dinan pour venir camper huit jours dans la forêt de Brocéliande et découvrir les lieux. Ils ont, à cette occasion, rencontré un homme extraordinaire : M. Bridier. Il possédait de nombreux terrains au dessus de la vallée de l’Aff. Il y recevait des scouts bretons de Paris chaque année et un terrain accueillit avec générosité leur tente : vue sur la vallée et la Forêt de Brocéliande.

BONNARD, Evelyne et MYRDHIN, Myrdhin, De la source à l’océan, Paris, Sydney Laurent, 2021.

Yaouankiz est aussi un lieu dédié à la culture bretonne où Pierre Bridier, en contact avec des Cercles Celtiques initie les jeunes des environs aux danses folkloriques.

Cours de danse bretonne à Yaouankiz
—  BRIDIER, Pierre, « Beignon », 1955, Voir en ligne. —

Le renouveau du druidisme

Les clairières druidiques bretonnes ont elles aussi été éprouvées par la Seconde Guerre mondiale. Toutes les activités de la Gorsedd de Bretagne ont été interrompues statutairement durant le conflit. À la Libération, des membres influents de cette association culturelle sont accusés de collaboration, jugés, emprisonnés ou exilés.

Le Grand Druide, Taldir - de son vrai nom François Jaffrennou - condamné pour collaboration et gracié en 1946, reconstitue la Gorsedd en 1947. Interdit de séjour en Bretagne et dans l’incapacité d’exercer son mandat, il en laisse la direction au Grand Druide adjoint, Eostig Sarzhaw - Pierre Loisel (1915-1980).

Au début des années cinquante, la Gorsedd de Bretagne en quête de renouveau trouve en Brocéliande un lieu symbolique propice à sa reconstitution.

1950 — Le Grand Collège Celtique de la Forêt des Chênes de Brocéliande

Trois druides issus de la Gorsedd de Bretagne, Bernard Duval (druide Goff ar Steredennou), Michel Raoult (druide An Habask) et Jean Thos (druide Yan Sukellos) fondent Le Grand Collège Celtique de la Forêt des Chênes de Brocéliande à la Fontaine de Barenton le 15 août 1950.

Le réveil de l’association fut difficile après chaque guerre. [...] celle de 1939-1945 provoqua une interruption de dix ans. Au moment de la reprise des activités de la Gorsedd bretonne en 1950, un groupe original fut initié le 15 août, temps de Lugnasad 8, par le druide de tradition clanique Goff ar Steredennou, sous l’appellation de « Grand Collège Celtique ». Bien que son siège social soit à Saint-Onen-la-Chapelle, à l’orée de la forêt de Paimpont, ce groupe s’intitule en langue anglaise « The Great Oak Forest Celtic College of Broceliande » qui signifie « Le Grand Collège Celtique de la Forêt des Chênes de Brocéliande ». Ce groupe n’est pas une « dissidence » mais plutôt une sorte de « conseil fédératif », et accepte bien volontiers la double, voire la triple appartenance aux diverses associations druidiques.

RAOULT, Michel, Les druides : les sociétés initiatiques contemporaines, 1996, Editions du Rocher, 1992, 494 p. [page 112]

La Gorsedd de 1951 au Val sans Retour

Le dimanche 29 juillet 1951, les druides de la Gorsedd se rejoignent à Tréhorenteuc afin de célébrer leur premier Gorsedd Digor - cérémonie publique annuelle - depuis la mise en veille statutaire de l’association en 1940.

La cérémonie druidique, au cours de laquelle les nouveaux postulants à la Gorsedd sont reçus, a lieu au Val sans Retour à l’initiative de Ronan Pichery (1891-1963), druide sous le nom d’Abroc’hell.

Là encore, le mythe du retour d’Arthur est invoqué. L’intronisation achevée, les deux moitiés d’un glaive qui représente son épée sont réunies : Cette épée brisée, qui a été réunie devant nous, est le symbole de la Race Celtique, répandue à travers le monde, et connue sous différents noms, mais qui reste unie, par les liens de l’Esprit, du Cœur et du Sang. —  GORSEDD, Lidou ar c’hoursez - Rituel du Gorsedd, Rennes, Cercle de Brocéliande, 1951, 45 p., Voir en ligne. —

Gorsedd digor de 1951 au Val sans Retour
—  BASCHET, Roger, « La recherche de la sagesse : Brocéliande, haut lieu de la connaissance celtique », Plaisir de France, Vol. 176, 1952, p. 36-39, Voir en ligne.
[page 39] —
A. Fleury

Cherchant à renouer avec sa vocation culturelle première, la Gorsedd trouve en Brocéliande un terrain favorable à son renouveau identitaire : une culture celtique d’expression contemporaine portée par l’action de l’abbé Gillard, ainsi qu’un lieu légendaire ancré dans le temps des origines.

Un retour aux sources de la littérature

Une vingtaine de revues apparentées à l’Emsav sont publiées entre 1944 et 1953. Parmi elles, une dizaine perpétuent la tradition nationaliste sous une couverture culturelle plus où moins opaque. —  NICOLAS, Michel, Histoire du Mouvement Breton, Paris, Syros, 1982, 380 p. [page 170] —

L’une d’entre-elles, Fontaines de Brocéliande, a choisi la forêt légendaire comme source d’inspiration. Cette revue qui accueille de nombreux auteurs bretons va servir de matrice au renouveau littéraire de Brocéliande dans les années 1960-1970.

1947 - Fontaines de Brocéliande

En juin 1946, Ronan Pichery (1891-1963) fonde Le Cercle de Brocéliande - maison d’édition domiciliée à Rennes - afin de fédérer les écrivains bretons et de permettre la publication d’œuvres littéraires et historiques inspirées par la Bretagne 9. Une quarantaine d’ouvrages y sont publiés entre 1946 et 1963 10.

Le Cercle de Brocéliande
Illustration de Xavier de Langlais pour la couverture de —  LANGLAIS, Xavier de et PICHERY, Ronan, France Celtique, légendes en brocéliande, poèmes druidiques, poèmes gaëliques‎, Le Cercle de Brocéliande, 1958, 100 p. —

En janvier 1947, il crée Les Cahiers de Brocéliande - recueil breton indépendant de littérature et d’art.

Les cahiers de Brocéliande n°1
Organe du Cercle de Brocéliande de Rennes
Ronan Pichery

À partir du n°3, publié à la fin de l’année 1947, la revue prend le nom de Fontaines de Brocéliande. De 1947 à 1962, soixante-et-un numéros sont édités en dépit des condamnations de son directeur, Ronan Pichery. Ce dernier y signe des articles et poèmes, en compagnie de Yves Le Diberder 11, Alain Guel 12, Youenn Drezen 13, Robert Audic 14, Théophile Briant 15, Jean Markale 16 et de nombreux autres auteurs bretons.

Fontaines de Brocéliande n°4
Ronan Pichery

Dans l’éditorial du n°3, Ronan Pichery explique l’ambition de cette revue.

Quel est-il, ce besoin breton, si ce n’est celui d’un organe qui fédère, qui coordonne les éléments actifs, élaborateurs de l’originalité de notre province ? Qui accuse notre originalité, lui donne pleine conscience d’elle-même ? Qui la mette en pleine possession de ses dons et de ses moyens ? Qui l’épanouisse dans sa gloire, réalise ce qui doit être la beauté nouvelle de la Bretagne de toujours ? C’est ici tout notre programme.

PICHERY, Ronan, « Editorial - Fontaines de Brocéliande », Fontaines de Brocéliande, Vol. 3, 1947, Voir en ligne.

Ronan Pichery insiste sur la nécessité de puiser ses forces aux sources mêmes du cadre ancestral. Il indique enfin que ces sources sont celles de la forêt de Brocéliande.

Car nous sommes tournés vers demain. Nous ne sommes pas des revenants du grenier. Nous ne saurions être des mannequins désuets, furetant vétilleusement, à grand renfort de bésicles dans les coffres vermoulus où dorment les falbalas et les vieilles broderies de nos aïeules. Nos Fontaines de Brocéliande ne sont pas des bassins d’eaux stagnantes, mortes et croupies. Elles sont pures, elles sont vives. Les ruisseaux qui en sortent se réunissent par les ravins. Ils s’élancent du passé. De ruisselets en ruisseaux, leurs ondes s’échappent par ce Val qui est Sans Retour. De ruisseaux en rivières, elles s’élancent vers le soleilleux océan. Mais elles n’en ont pas moins heurté le pied de cette lande de Gautrot, où on montre encore le Tombeau de Merlin. Elles ont entendu son soliloque dans son tombeau ; et Merlin n’a jamais parlé que de l’avenir des Bretons.

PICHERY, Ronan, « Editorial - Fontaines de Brocéliande », Fontaines de Brocéliande, Vol. 3, 1947, Voir en ligne.

Dans un article de 1947, il présente les légendes arthuriennes de la forêt de Paimpont et revient sur l’importance des fontaines de Brocéliande.

Les fontaines avaient en ce temps là une puissance miraculeuse. L’eau de la fontaine de Barenton avait le pouvoir magique de déchainer les orages lorsqu’on en versait une coupe sur le perron de Merlin ; celle de Jouvence avait le prodigieux effet de conserver l’homme en état de perpétuelle jeunesse.

PICHERY, Ronan, « Armor mon beau pays (III) Brocéliande forêt celtique », Fontaines de Brocéliande, Vol. 4, 1947, p. 11, Voir en ligne.

1955 - Alternances

En 1955, parait le n°27 d’Alternances, Cahiers trimestriels de poésie - revue normande publiée à Caen - entièrement consacré à Brocéliande. —  VELMANS, Michel, « Poésie de Brocéliande », Alternances, Vol. 27, 1955. —

Alternance n°27 - Poésie de Brocéliande
—  VELMANS, Michel, « Poésie de Brocéliande », Alternances, Vol. 27, 1955. —

Le retour aux sources de Brocéliande voulu par Ronan Pichery trouve ici une résonance chez des auteurs bretons appartenant à d’autres cercles que l’Emsav.

On retrouve dans ce numéro trois auteurs de Fontaines de Brocéliande - Ronan Pichery, Jean Markale (1928-2008) et Théophile Briant (1891-1956), ainsi qu’un membre actif du Mouvement Breton, Herry Caouissin (1913-2003). Ce numéro est placé sous la direction du poète Michel Velmans (1926-2022) qui comme Angèle Vannier (1917-1980) appartient au cercle poétique de Théophile Briant et de sa revue Le Goéland. On y croise aussi Gilbert Dupé (1900-1983), romancier d’origine nantaise, auteur du Château Aventureux, fiction arthurienne publiée en 1955.

1956 — Les Bardes Gallois

En 1956, Jean Markale publie Les grands bardes gallois, ouvrage consacré à la littérature médiévale celtique, dont la préface, intitulée Braise au trépied de Keridwen, est signée André Breton.

Des hauts lieux qu’il hante chaque année, entre la Fontaine de Barenton et le Val sans Retour, non loin du troublant village de Folle-Pensée, au cœur de cette fabuleuse forêt de Brocéliande où luit encore par éclairs la lance de Perceval, nul n’était plus désigné que Jean Markale pour vous présenter, avec tous les soins requis, les chants des anciens Bardes gallois.

BRETON, André, « Braise au trépied de Keriwden », in Les grands bardes gallois de Jean Markale, Paris, Falaize, 1956.
Les grands bardes gallois
—  MARKALE, Jean, Les grands bardes gallois, Paris, Falaize, 1956. —

Cet ouvrage comprenant des thèmes arthuriens est vivement conseillé aux scouts Bleimor dans la revue Sturier Bleimor. Les grands bardes gallois y font cependant l’objet de critiques concernant le parrainage d’André Breton ainsi que les emprunts de Jean Markale présentés comme des traductions originales. —  A.J.R., « Poèmes des grands bardes de Jean Markale », Sturier Bleimor, Vol. 4, 1954, p. 83, Voir en ligne. —

La naissance du cinéma breton

Le cinéma breton prend naissance à partir du début des années 1950 avec la fondation de Brittia-Films. Ce nouveau moyen d’expression de l’identité bretonne fait la part belle à la thématique de Brocéliande.

1952-1958 — Brittia-Films

En 1952, avec ses frères Ronan, Pierre et Robert, Herry Caouissin (1913-2003) fonde la firme cinématographique Brittia-Films, qui réalise une demi-douzaine de films sur la Bretagne. —  GAUTIER, Gérard-Louis, Dictionnaire cinématographique de Bretagne, Tétragram éditions, 1995, 479 p. [pages 74-75] —

Pionnier du cinéma breton, Herry Caouissin utilise la forme cinématographique pour œuvrer à la réhabilitation de l’identité bretonne. Les productions de sa compagnie comptent trois films liés à Brocéliande.

1954 — Le meilleur de ma jeunesse met en scène six chapitres de l’autobiographie de Théodore Botrel (1868-1925) - Souvenirs d’un barde errant. Dans l’épisode de La forêt enchantée, il conte sa découverte de Brocéliande. —  CAOUISSIN, Herry, CAOUISSIN, Ronan et CAOUISSIN, Pierre, « Le meilleur de ma jeunesse », Brittia films, 1954, Voir en ligne. —

Théodore Botrel le meilleur de ma jeunesse
Collection du Musée de Bretagne - Imprimerie Bretonne (Imprimeur) ; 1954 ; Rennes. Description Livret composé de 34 pages. En couverture est représenté Théodore Botrel. En arrière plan, on distingue la maison à toit de chaume de sa grand-mère — Numéro d’inventaire : 986.0109.1

1956 — Viviane et Merlin, est un court métrage réalisé par Ronan Caouissin, inspiré du Barzaz-Breiz de Hersart de la Villemarqué (1815-1895). La légende de Viviane et Merlin est adaptée sous la forme d’une chorégraphie. —  CAOUISSIN, Ronan, « Viviane et Merlin », Brittia films, 1956, Voir en ligne. —

Viviane et Merlin
—  CAOUISSIN, Ronan, « Viviane et Merlin », Brittia films, 1956, Voir en ligne. —

Après la mort d’Arthur, roi des Bretons, le barde Myrddhyn (Merlin) se réfugie en Armorique, au cœur de la forêt de Brocéliande, où s’épanche la fontaine magique de Barenton. Captif des sortilèges de la fée Viviane, le barde immortel des Bretons fut endormi voici des siècles sous les profonds ombrages du Val sans retour, où il attend l’heure du grand réveil des Celtes.

CAOUISSIN, Ronan, « Viviane et Merlin », Brittia films, 1956, Voir en ligne.

1957 — La forêt, réalisé par Pierre Caouissin, propose une approche documentaire de la forêt de Paimpont. —  CAOUISSIN, Pierre, « En forêt », Brittia films, 1957, Voir en ligne. —

Victor Renouard dans sa loge de charbonnier
—  CAOUISSIN, Pierre, « En forêt », Brittia films, 1957, Voir en ligne. —

Un contrepoint aux approches identitaires de Brocéliande

Parmi la dizaine de revues du renouveau culturel breton de l’après-guerre, la Nouvelle Revue Bretonne se démarque par sa mise à distance de Brocéliande et du mythe du retour du Roi Arthur. Plusieurs de ses articles publiés entre 1947 et 1951 choisissent de l’aborder à travers une approche érudite et universitaire offrant un contrepoint aux approches identitaires de Sturier ou de Fontaines de Brocéliande.

1947-1953 — Nouvelle revue de Bretagne

La Nouvelle revue de Bretagne, créée par Adolphe Le Goaziou (1887-1953) 17, paraît de 1947 à 1953. Cette revue régionaliste propose des articles sur la culture et l’histoire de Bretagne rédigés par des chercheurs et des personnalités bretonnes engagées, pour la plupart, dans la Résistance.

Brocéliande et le mythe arthurien sont évoqués dans quatre articles écrits entre 1947 et 1951.

En 1947, deux articles consacrés à Éon de l’Étoile paraissent dans les n°1 et le n°3 de la revue. L’auteur du premier d’entre eux choisit de mettre en avant la forêt historique de Brescelien dans laquelle le moine hérétique a vécu plutôt que la forêt légendaire de Brocéliande présentée dans les revues plus radicales de l’Emsav.

  • —  LE BOUR’HIS-KERBIZIET, F., « Eon de l’étoile, Hérésiarque breton du XIIe siècle et précurseur communiste », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 1, 1947, p. 24-32, Voir en ligne. —
  • —  MARÉCHAL, Christian, « Lamenais et Eon de l’Estoile », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 3, 1947, p. 180, Voir en ligne. —

En 1948, Charles Foulon (1912-1997) - résistant gaulliste, professeur d’université à Rennes II et membre de la Société internationale arthurienne - publie un article sur les romans arthuriens. Là encore, l’approche universitaire est choisie comme une mise à distance des thèses identitaires. —  FOULON, Charles, « Les romans arthuriens », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 4, 1948, p. 254-258, Voir en ligne. —

En 1951, un second article sur le thème de la quête du Graal y est publié. Son auteur affirme les liens indéfectibles entre les Celtes et le mythe du Graal tout en proposant une argumentation érudite du processus historique de fabrication. —  RIVOALLAN, A., « Les Celtes dans la quête du Graal », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 5, 1951, p. 321-329, Voir en ligne. —


Bibliographie

BONNARD, Evelyne et MYRDHIN, Myrdhin, De la source à l’océan, Paris, Sydney Laurent, 2021.

GAUTIER, Gérard-Louis, Dictionnaire cinématographique de Bretagne, Tétragram éditions, 1995, 479 p.

GORSEDD, Lidou ar c’hoursez - Rituel du Gorsedd, Rennes, Cercle de Brocéliande, 1951, 45 p., Voir en ligne.

LANGLAIS, Xavier de et PICHERY, Ronan, France Celtique, légendes en brocéliande, poèmes druidiques, poèmes gaëliques‎, Le Cercle de Brocéliande, 1958, 100 p.

LE SCOUËZEC, Gwenc’hlan, Résistances, mémoires d’un rebelle, L’Arbre d’Or, 2006, 164 p., Voir en ligne.

MOIGNE, Gregory H., Gwenc’hlan Le Scouëzec : L’homme et le druide, Y.I.L., 2016, 166 p.

NICOLAS, Michel, Histoire du Mouvement Breton, Paris, Syros, 1982, 380 p.

RAOULT, Michel, Les druides : les sociétés initiatiques contemporaines, 1996, Editions du Rocher, 1992, 494 p.

Revues

AR RENER, « Travailler malgré toute chose », An Avel, Vol. 2, 1945, p. 1, Voir en ligne.

SICARD, Jean, Breiz, Vol. 131, 1968.

Fontaines de Brocéliande

MARKALE, Jean, « Poésie », Fontaines de Brocéliande, Vol. 8, 1948.

PICHERY, Ronan, « Editorial - Fontaines de Brocéliande », Fontaines de Brocéliande, Vol. 3, 1947, Voir en ligne.

PICHERY, Ronan, « Armor mon beau pays (III) Brocéliande forêt celtique », Fontaines de Brocéliande, Vol. 4, 1947, p. 11, Voir en ligne.

PICHERY, Ronan, « Les réunions poétiques du Cercle de Brocéliande », Fontaines de Brocéliande, Vol. 26, 1955, p. 3, Voir en ligne.

Nouvelle revue de Bretagne

FOULON, Charles, « Les romans arthuriens », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 4, 1948, p. 254-258, Voir en ligne.

LE BOUR’HIS-KERBIZIET, F., « Eon de l’étoile, Hérésiarque breton du XIIe siècle et précurseur communiste », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 1, 1947, p. 24-32, Voir en ligne.

MARÉCHAL, Christian, « Lamenais et Eon de l’Estoile », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 3, 1947, p. 180, Voir en ligne.

RIVOALLAN, A., « Les Celtes dans la quête du Graal », Nouvelle Revue Bretonne, Vol. 5, 1951, p. 321-329, Voir en ligne.

Sturier Bleimor

AR GLOUD (LA HULOTTE), « Brocéliande, la belle légende des quatre arbres », Sturier Bleimor, Vol. 4, 1954, p. 85, Voir en ligne.

KERAOD, Perig, « Arthur a-t-il existé ? », Sturier Bleimor, Vol. 6, 1958, p. 120, Voir en ligne.

PENIARTH, R., « Arthur a vécu », Sturier Bleimor, Vol. 6, 1958, p. 121, Voir en ligne.

KERAOD, Perig, « De la quête à la croisade », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 194-195, Voir en ligne.

KERAOD, Perig, « Lancelot combat Turquin », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 200-201, Voir en ligne.

DENEZ, Per, « Le siège Perilleux », Sturier Bleimor, Vol. 10, 1959, p. 202, Voir en ligne.

Films

CAOUISSIN, Herry, CAOUISSIN, Ronan et CAOUISSIN, Pierre, « Le meilleur de ma jeunesse », Brittia films, 1954, Voir en ligne.

CAOUISSIN, Ronan, « Viviane et Merlin », Brittia films, 1956, Voir en ligne.

CAOUISSIN, Pierre, « En forêt », Brittia films, 1957, Voir en ligne.


↑ 1 • An Avel est une revue en breton créée par Youenn Olier et Yann ar Gall. La parution de An Avel commence en septembre 1945. Au départ de Yann Ar Gall la revue change de nom et devient Avel An Trec’h. La revue est interdite d’octobre 1947 à mars 1948, les autorités françaises estimant la revue comme étant une réminiscence de Breiz Atao et de l’Heure Bretonne. En décembre 1948 la revue cesse de paraître.

↑ 2 • En octobre 1947, un parti d’union de l’Emsav, l’Emsav Pobl Vreiz (Entente Populaire Bretonne) est fondé. Au même moment, Le Peuple Breton, publication qui ambitionne de devenir l’organe unifié du Mouvement fait paraitre son premier numéro.

↑ 3 • Bleimor signifie le loup de mer en breton. Il vient du pseudonyme utilisé par un poète breton Jean-Pierre Calloc’h, mort lors de la Première Guerre mondiale. C’est aussi par homonymie, le nom d’un groupe de résistants ayant agi en Centre-Bretagne (dont le neveu de Yann Ber Calloc’h : Jean-Pierre Genevisse) durant la Seconde Guerre mondiale.

↑ 4 • Les objectifs des scouts Bleimor sont formulés dans le premier numéro de sa revue Sturier : Action chrétienne, expression celtique, service social, formation spirituelle, culturelle et folklorique des scouts routiers, cheftaines et Guides de France d’origine bretonne.

↑ 5 • Sturier publie de nombreux articles rappelant le souvenir de l’abbé Perrot. Régulièrement, les scouts Bleimor participent au pèlerinage de Koat-Kéo qui depuis 1953 réunit sur la tombe de ce prêtre le lundi de Pâques les militants du mouvement breton. Des promesses scoutes sont prononcées à cette occasion en ce haut lieu du souvenir breton. De même, des fanions d’unités Bleimor sont consacrés en leur faisant toucher la cape portée par l’abbé Perrot au moment de sa mort et conservée à l’abbaye de Boquen.

↑ 6 • Parallèlement aux scouts Bleimor, Pierre Géraud lance au printemps 1947 la revue Sked, Cahiers de la jeunesse bretonne, revue culturelle illustrée de bois gravés de Xavier de Langlais. Celle-ci, tirée à un millier d’exemplaires paraîtra jusqu’en 1954.

Il s’agit d’une revue sérieuse de réflexion et de formation, revue bretonne et celtique politique et polémique, à la vision celto-chrétienne immédiatement affirmée. En 7 ans d’existence (1947-1954) et 10 numéros, Sked apparaît comme un témoignage original et méconnu du mouvement breton de l’après-guerre, et comme une entreprise novatrice et initiatrice au rôle non négligeable dans le renouveau breton des cinquante dernières années.

CARICHON, Christophe, « SKED (1947-1954) : itinéraire d’un revue celto-chrétienne », in Fanch Postic. Bretagne du coeur aux lèvres : Mélanges offerts à Donatien Laurent, Presses Universitaires de Rennes, 2010.

↑ 7 • Rémi Chauvet alias Myrdhin est un artiste musicien né en 1950 à Dinan en Haute-Bretagne. C’est une des personnalités qui a contribué à la renaissance de la harpe celtique en Bretagne. Il se produit seul ou en trio. Harpiste, chanteur, pianiste et compositeur.

↑ 8 • Dans le calendrier et la Mythologie celtique irlandaise, Lugnásad est une fête religieuse dont le nom signifie « assemblée de Lug », l’une des principales divinités des peuples celtiques. Elle a lieu vers le 1ᵉʳ août du calendrier grégorien.

↑ 9 • Créé dans le contexte troublé de l’immédiat après-guerre, Le Cercle de Brocéliande a pour Ronan Pichery deux vocations principales : fédérer les écrivains bretons et permettre la publication d’œuvres littéraires et historiques inspirées par la Bretagne.

Il importait donc au premier chef, de grouper dans une école, tous ceux de ses enfants dont la plume, amoureuse de la forme, soit en langue française, soit en langue bretonne, exhale le parfum de l’âme celtique. Et c’est là, au cœur de la capitale bretonne, la raison de la création du Cercle de Brocéliande. [...] Ainsi, unis dans le même amour de la Bretagne, nous lui redonnerons un corps vivant pour abriter son âme immortelle. Et tous, sans arrière pensée, les yeux remplis de sa lumière, le cœur brûlant de sa flamme, nous marcherons joyeusement et fraternellement sur la route du destin celtique. War du ar pal !

PICHERY, Ronan, « Les réunions poétiques du Cercle de Brocéliande », Fontaines de Brocéliande, Vol. 26, 1955, p. 3, Voir en ligne.

↑ 10 • En 1952, Xavier de Langlais (1906-1975) publie au Cercle de Brocéliande, en collaboration avec Ronan Pichery une œuvre littéraire portant sur les légendes de Brocéliande. —  LANGLAIS, Xavier de et PICHERY, Ronan, France Celtique, légendes en brocéliande, poèmes druidiques, poèmes gaëliques‎, Le Cercle de Brocéliande, 1958, 100 p. —

↑ 11 • Yves-Alexandre Le Diberder (1887-1959), plus connu sous le nom d’Yves Le Diberder, est un collecteur des traditions populaires bretonnes.

↑ 12 • Alain Guel (1913-1993), alias Alain Le Banner, de son vrai nom Alexandre Jouannard, est un écrivain, poète, peintre et nationaliste breton. Alain Guel fut un membre assidu de la Gorsedd de Bretagne sous le nom de barde Alain Guel.

↑ 13 • Yves Le Drezen (1899-1972), dit Youenn Drezen de son patronyme breton, alias Corentin Cariou ou encore Tin Gariou, est militant du Parti National Breton, membre des Seiz Breur. Pendant la guerre 39-45, il signe des articles dans les journaux collaborationnistes L’heure bretonne et La Bretagne ainsi que des pièces radiophoniques à « Radio-Rennes-Bretagne ».

↑ 14 • Robert Audic (1899-1962) est un militant breton qui a participé à la fondation du journal la Bretagne en 1940 en compagnie de Yann Fouéré.

↑ 15 • —  BRIANT, Théophile, « Le salut de la Bretagne aux écrivains de l’Ouest », Fontaines de Brocéliande, Vol. 28, 1955, Voir en ligne. —

↑ 16 • Jean Markale a notamment publié un poème sur Brocéliande dans le n°8 de la revue —  MARKALE, Jean, « Poésie », Fontaines de Brocéliande, Vol. 8, 1948. —

↑ 17 • Adolphe Le Goaziou,(1887-1953) est libraire-éditeur et résistant. Membre du « Sillon », mouvement catholique ouvert sur le monde ouvrier, il s’oppose au principe d’autonomie de la Bretagne ou au breton unifié dans les années 1940. Président du Comité départemental de Libération pour le Finistère, il participe à la création du journal Ouest-France, dans l’immédiat après-guerre.