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Glossaire

A

Abbaye de Marmoutier

L’abbaye de Marmoutier (anciennement Marmoutiers) est une ancienne abbaye bénédictine située près de Tours. Elle fut fondée par Martin de Tours vers 372.
A partir du 11e siècle, sous l’impulsion de l’Abbé Bernier, l’Abbaye se développe considérablement et devient une des plus riches d’Europe. Au Moyen Âge ses dépendances s’étendent dans une grande partie de la France médiévale (dont la Bretagne) et jusqu’en Angleterre.

Abbaye Saint-Sulpice

L’abbaye de Notre-Dame du Nid-au-Merle (ou Notre-Dame de Nid-Merle), près de Rennes, connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Sulpice-la-Forêt, a été fondée durant la deuxième décennie du 12e siècle par Raoul de La Futaie, un ancien compagnon d’ermitage de Robert d’Arbrissel (v. 1047-v. 1117).
Cette abbaye suit en partie la règle de saint Benoît. C’est un monastère double selon les antiques traditions orientale et celtique, c’est-à-dire accueillant séparément des moniales et des moines. Les moniales prennent en main le temporel, tandis que les moines assurent la direction spirituelle et les offices. (...)

Afféagement

L’afféagement est l’action d’afféager, c’est à dire d’aliéner une partie des terres nobles d’un fief, pour être tenues en fief ou en roture par l’acquéreur, moyennant une redevance.

Affermage

En droit rural, l’affermage est un type de contrat dans lequel le propriétaire d’un bien en confie l’exploitation à un fermier.

Âge du Bronze

L’Âge du Bronze est une période protohistorique caractérisée par le développement de la métallurgie du bronze, alliage de cuivre et d’étain. Elle s’est développée dans l’ouest européen de 2000 à 800 av. J.-C.

Alet

Durant le haut Moyen Âge, Alet était situé dans l’actuel quartier de Saint-Servan (commune de Saint-Malo). Les fouilles archéologiques menées par Loïc Langouet ont montré que Alet était alors un site militaire fortifié.
[...] L. Langouet a exhumé un vaste bâtiment gallo-romain construit vers 370-380 qui servit peut-être de siège au commandement militaire de la cité mais dont il semble bien qu’une salle ait été transformée en église au Ve siècle. CHÉDEVILLE, André et GUILLOTEL, Hubert, La Bretagne des saints et des rois Ve-Xe siècle, Rennes, Editions Ouest-France, 1984. [page 144]
Au 9e siècle, (...)

Aliénation

Le mot « aliénation » désigne le résultat d’une opération juridique qui a pour conséquence de faire sortir un bien ou un droit du patrimoine de celui qui en est l’actuel propriétaire ou l’actuel titulaire. Dans cette acception, il est synonyme de vendre, de céder, de léguer, de donner. On dit « aliéner une propriété ». Le résultat de la vente est une aliénation.
http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/alienation-aliener.php

Alignement

Un alignement est une file de pierres dressées (menhirs) ou une série de files parallèles. Cette notion d’alignement consacrée par l’usage est aujourd’hui remise en cause et remplacée par « ensemble ou groupement de menhirs ».

Allée couverte

Une allée couverte est une sépulture mégalithique à chambre (espace funéraire) unique allongée comportant des dalles à la même hauteur. Elle peut avoir des dalles internes de séparation. Les allées couvertes sont construites au-dessus du sol en Bretagne ou enterrées, alors dénommées hypogées.

Alleu

Un alleu est une terre franche ne relevant d’aucun seigneur, exempte de toute redevance et de tout devoir féodal. L’alleu s’oppose à la tenure qui désigne une terre tenue d’un propriétaire éminent envers lequel son exploitant doit s’acquitter chaque année de diverses obligations. — CASSARD, Jean-Christophe, « Glossaire franc carolingien », in Les Bretons de Nominoë, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003. —

Annales de Saint-Bertin

Les Annales de Saint-Bertin (en latin Annales Bertiniani) sont une suite d’annales de l’époque carolingienne, couvrant la période allant de 741 à 882. La partie 741-829 est pour l’essentiel le texte des Annales regni Francorum dont il existe différentes versions ; la période 830-882, centrée sur la Francie occidentale, est complémentaire des Annales de Fulda, qui concernent la Francie orientale.
La partie originale, de 830 à 882, est composée de trois textes d’auteurs différents mis bout-à-bout sur un même codex. La section allant de 830 à la plus grande part de l’année 835 est d’un auteur qui n’est (...)

Antiquaire

Au 19e siècle, ce terme désigne un précurseur de l’archéologie. Ces antiquaires se regroupent en associations.
L’Académie celtique, fondée en 1804 par des érudits, parmi lesquels de nombreux Bretons, a pour but la recherche de la langue et des antiquités celtiques. En 1814, un excès de celtomanie entraîne sa transformation en Société nationale des antiquaires de France.

Apocalypse

Apocalypse est un mot grec utilisé par Jean de Patmos, l’auteur de Apocalupsis Iesu Christu. Après la mort et la résurrection du Christ, ses disciples attendent l’apocalypse, le retour en gloire de leur messie. Apo signifie « loin de » et Calupto « dévoiler ». C’est le sens donné à l’Apocalypse par Jean de Patmos : « Je vais dévoiler ce qui est obscur, éclairer ce qui est sombre et vous livrer les secrets de la destinée du monde. »

Arbre remarquable

La définition retenue pour l’inventaire des arbres remarquables de Bretagne est la suivante :
L’arbre remarquable est un arbre d’élite que sa taille ou sa forme distingue de tous les autres. C’est aussi l’arbre consacré par une histoire et qu’une collectivité humaine reconnaît comme un élément du patrimoine.
Il peut s’agir d’un arbre isolé, d’un alignement, d’une allée ou d’un arbuste. MAISON DE LA CONSOMMATION ET DE L’ENVIRONNEMENT, « Arbres remarquables en Bretagne », 2017, Voir en ligne. Remarquable, beau, curieux...
L’association A.R.B.R.E.S énonce six critères de définition d’un arbre (...)

Archéologie

L’archéologie est une discipline scientifique dont l’objectif est d’étudier l’Homme depuis la Préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine.
En France, l’archéologie est officiellement reconnue avec la nomination de Prosper Mérimée comme inspecteur général des Monuments historiques en 1834. Commence alors une période de recensement des grands monuments, allant de la préhistoire au Moyen Âge. Cependant la loi de décembre 1913 ignore la protection des vestiges de type non monumental. Les chantiers archéologiques qui s’ouvrent doivent faire l’objet d’un accord avec le propriétaire du terrain. Il faut attendre le (...)

Arverne

Les Arvernes (Arverni en latin) forment la population gauloise établie dans la région Auvergne du VIIe au Ier siècle av. J.-C.
Les Arvernes sont les seuls à battre monnaie en Gaule du IIIe siècle à 121 av. J.-C. Forts de leur hégémonie commerciale et politique sur les autres civitas, les Arvernes se réservent le monopole des transactions entre les peuples de civilisation méditerranéenne. Cette organisation monétaire est brutalement anéantie lorsque Bituit, roi des Arvernes, est défait par les Romains au mois d’août 121 avant notre ère. — COLBERT DE BEAULIEU, Jean-Baptiste, « Monnaies coriosolites (...)

Association Bretonne

Depuis l’origine, l’Association Bretonne a pour objectif principal l’étude de la Bretagne en vue d’accroître le rayonnement de sa culture et le développement de son économie. Elle a été fondée en 1843 à Vannes par Jules Rieffel et Armand du Châtellier ; créée par un agronome et un historien, elle se proposait dès cette époque de promouvoir le progrès technique de l’agriculture, en l’accompagnant par la connaissance de l’histoire, des lettres et des arts ; elle y associait la défense des traditions et de la langue bretonne.
Depuis 1844, elle se réunit chaque année en congrès et publie le Bulletin archéologique (...)

Association de Sauvegarde du Val Sans Retour et de son environnement

Suite aux grands incendies de 1976, l’Association de Sauvegarde du Val Sans Retour et de son environnement est créée en septembre 1979. Sa création est concomitante de celle du plan départemental de développement économique de l’intérieur du Morbihan par le tourisme. Le site du « Val sans Retour » est choisi pour permettre le développement touristique des communes morbihannaises qui l’entourent. Elle rassemble les communes des cantons de Mauron et de Plélan-le-Grand, les conseils généraux, l’Office de Tourisme de Brocéliande, et l’Association de la Table Ronde.
Cette association a changé de nom : (...)

Association des Amis du Moulin du Châtenay

L’Association des Amis du Moulin du Châtenay est fondée en 1979. Elle porte le nom d’un moulin situé en contrebas de la Station Biologique de Paimpont et restauré par l’Université de Rennes I. Son but est de constituer un lien entre la Station Biologique et les habitants de la région, afin que les recherches scientifiques menées puissent permettre "la renaissance, le maintien et le développement de l’activité culturelle de la région, le tout en harmonie avec son milieu naturel." (extrait des statuts). L’association a publié quinze numéros d’un périodique, intitulé Le Châtenay, entre octobre 1981 et (...)

Association des Amis du Moulin du Châtenay

L’Association des Amis du Moulin du Châtenay est fondée en 1979. Elle porte le nom d’un moulin situé en contrebas de la Station Biologique de Paimpont et restauré par l’Université de Rennes I. Son but est de constituer un lien entre la Station Biologique et les habitants de la région, afin que les recherches scientifiques menées puissent permettre la renaissance, le maintien et le développement de l’activité culturelle de la région, le tout en harmonie avec son milieu naturel. (extrait des statuts). L’association a publié quinze numéros d’un périodique, intitulé Le Châtenay, entre octobre 1981 et (...)

Association Fédération Carrefour de Trécélien

Fédération Carrefour de Trécélien est une association fondée en 1993. Elle porte le nom d’un des principaux carrefours forestiers de la Basse-Forêt de Paimpont. Elle réunit une dizaine d’organismes et d’associations à vocation touristique et culturelle du massif de Brocéliande : Les Amis du Moulin du Châtenay (Paimpont), d’Arbre et de Pierre Rouge (Concoret), Centre de l’Imaginaire Arthurien (Concoret), Écomusée du Pays de Montfort, Cinéma l’Hermine (Plélan-le-Grand), Office Culturel du District de Mauron, Office Touristique du Pays de Mauron, Pays d’accueil de Brocéliande (Plélan-le-Grand), La Soett (...)

Avalon

Dans la mythologie celtique, Avalon désigne la résidence des rois de l’Autre Monde. Elle renvoie aux racines afal en gallois et aval en breton qui signifient « pomme ». C’est le fruit dont la consommation procure la science et l’immortalité.

Aveu

En droit seigneurial, l’aveu est une charte délivrée par le vassal à son seigneur, attestant sa prestation de foi et d’hommage et l’acquisition de son fief. L’aveu était accompagné du dénombrement des biens.

B

Bailliage

Sous l’Ancien Régime, le fief désigne l’étendue territoriale et le bailliage désigne l’administration de cette étendue. Le bailliage décrit le système juridique seigneurial ayant à sa tête un sénéchal ou un bailli et décrit aussi le système fiscal ayant à sa tête un procureur fiscal.

Bailliste

En droit féodal, le bailliste est celui qui a la garde du fief ainsi que la tutelle des enfants nobles durant leur minorité .

Banc

Le droit de banc fait partie d’un ensemble de prééminences du seigneur. C’est une marque de distinction qui se traduit par un emplacement privilégié à l’intérieur d’une église. Le seigneur fondateur avait toujours un banc voire une tribune. L’usage du banc a existé jusqu’à Vatican II.

Baronnies de Bretagne

En 1408, les États de Bretagne assemblés à Malestroit sont les derniers où le titre de baron est donné à tous les seigneurs présents. Par la suite la réunion des États est souvent empêchée par les guerres. Dès son accession au duché, le 25 mai 1451, le duc Pierre II profite du calme qui règne en Bretagne pour convoquer les États à Vannes. Il entend régulariser la tenue des États en valorisant les baronnies anciennes. Une tâche difficile compte tenu que le titre de baron est hérité d’une histoire nobiliaire pour le moins confuse.Tandis que le nom de Baron fut générique et ne signifia autre chose que Magnates, (...)

Bas-Empire

Le Bas-Empire est la période finale de l’Empire romain.
Sa date de début varie selon les auteurs, entre 193 et 284 ap. J.C.
Sa date de fin coïncide en Occident avec la fin de l’Empire romain d’Occident en 476.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bas-Empire_romain

Bas-Empire

Le Bas-Empire (Empire romain tardif ou Antiquité tardive) est la période finale de l’Empire romain. On fixe la plupart du temps cette période entre les années 284 et 476.

Bief

Le bief est un canal à pente faible utilisant la gravité pour acheminer l’eau en un lieu précis. Il peut également désigner un canal de dérivation ou un canal conduisant l’eau sur ou sous la roue à aube d’un moulin ou dans une turbine d’un moulin.

Breil

Le terme breil (breuil, pl. brieux) vient du bas-latin brogilus (VIIIe - IXe siècle) lui-même formé à partir du celtique brog- désignant ce qui bourgeonne.
Le mot, attesté dans ce sens depuis Charlemagne, désigne un bois ou la partie d’un bois enclos de haies vives, naturelles ou plantées par l’homme, qui sert de retraite aux animaux. Plus qu’un lieu de chasse, comme la garenne, il s’agit d’une sorte de réserve où le gibier peut se remettre.
Voir aussi :

Briovérien

Le Briovérien est une époque géologique du Protérozoïque supérieur (ère Précambrien), spécifique à la géologie du massif armoricain, qui s’étend de -670 Ma à -540 Ma. Il tire son nom de la ville de Saint-Lô, Briovera en latin.

Bulle

La bulle est un acte juridique portant le sceau du pape.

C

Cairn

Les allées couvertes et les dolmens était recouverts d’un amoncellement de pierre, appelé cairn, ou de terre, appelé tumulus. Le terme « cairn » est la forme dialectale écossaise du mot d’origine celtique « carn » que l’on retrouve dans les toponymes Carn ou Carnac. Le mot « cairn » s’est substitué au mot « galgal » qui vient du redoublement de l’ancien français « gal » (galet).

Campaniforme

L’adjectif campaniforme signifie littéralement « en forme de cloche ». Isolé et employé comme substantif, il désigne la culture campaniforme, caractérisée par des poteries en forme de cloche, qui a donné son nom à des groupes ayant diffusé le cuivre en Europe. Elle correspond à la période du Chalcolithique (Âge du Cuivre vers 2500 av. J.-C.), qui s’étend de la fin du Néolithique au début de l’Âge du Bronze.
Le groupe campaniforme breton, caractérisé par un gobelet dit de style « maritime », de forme trapue, souvent plus large que haute, est apparu vers 2500 av. J.-C. Les parois du gobelet se présentent comme (...)

Carme

Un carme est un religieux de l’ordre du Mont Carmel. L’ordre est fondé par des ermites en Palestine sur le Mont Carmel au 12e siècle. Il devient un ordre religieux contemplatif en Occident à partir du 13e siècle.

Carte de Cassini

La carte de Cassini ou carte de l’Académie est la première carte générale et particulière du royaume de France. Les levés ont été effectués entre 1756 et 1789 et les 181 feuilles composant la carte ont été publiées entre 1756 et 1815.
La forêt de Brécilien est sur la feuille 129 de la Carte de France représentant la région de Rennes. Ce plan, réalisé sous la direction de César-François Cassini de Thury, est levé vers 1783 à l’échelle de 1 ligne pour 100 toises [environ 1/86 (...)

Cartulaire de Redon

Un cartulaire est un recueil de chartes conservé par un seigneur laïc ou ecclésiastique. Les chartes originales sont recopiées à la suite dans un ouvrage unique de consultation plus aisée.
Le cartulaire de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon en Bretagne est un recueil rédigé par les moines bénédictins à partir de la fin du 8e siècle jusqu’au milieu du 12e siècle. Ce document, publié en 1863 par Aurélien de Courson, est une source majeure d’informations pour la connaissance de l’Histoire de la Bretagne à l’époque médiévale, en particulier à celle du haut Moyen Âge.— COURSON, Aurélien de, Cartulaire de (...)

Cénobite

Les cénobites étaient des moines vivant en communauté aux premiers temps du christianisme, menant une vie austère et retirée du monde.
Cénobite vient du latin coenobium qui signifie « demeure d’un groupe de gens vivant en communauté »

Cens

Le cens est une redevance foncière symbolique due par le roturier mansionnier à son seigneur en signe de vassalité.

CERAPAR

Le CERAPAR est l’acronyme pour le Centre de Recherches Archéologiques du Pays de Rennes. Cette assocition créé en 1987 avec le statut d’association Loi 1901 s’est fixé pour mission :
de contribuer, en liaison avec les autorités en charge de ces dossiers, à l’étude du patrimoine archéologique de la région de Rennes, d’en diffuser la connaissance et de favoriser sa protection. (Voir en ligne)

Chanoine

Le chanoine est un prêtre soumis à une « règle », vivant au sein d’une communauté ou chapitre et desservant une cathédrale ou une collégiale. Il existe deux types de chanoines, les chanoines réguliers et les chanoines séculiers. Les chanoines réguliers sont des clercs qui vivent en communauté et exercent un apostolat selon les principes d’une règle. Ils constituent une famille religieuse apparue au 11e siècle et généralement soumise à la règle de saint Augustin. Les chanoines réguliers se distinguent des moines par le fait qu’ils assument la charge pastorale d’âmes au sein d’une église paroissiale, alors que (...)

Chanoine prébendé

Un chanoine prébendé est un ecclésiastique qui a une prébende dans une église cathédrale ou collégiale, c’est-à-dire une portion des revenus de cette église qui lui est assignée pour sa subsistance. On appelle semi-prébendé celui qui n’a que la moitié d’une prébende.

Chapellenie

La chapellenie est un bénéfice pécuniaire procuré à un chapelain, selon un acte de fondation effectué par un fidèle, le plus souvent lors d’un testament, en échange d’un service de messes.

Chapitre

Sens 1 : division d’un ouvrage, d’un traité, d’un code, etc
Sens 2 (Religion) : Assemblée tenue par des religieux d’un ordre ou d’un monastère. Assemblée des chanoines formant le conseil de l’évêque ou assemblée des chanoines desservant une collégiale (chapitre cathédral).

Chapitre cathédral

Le chapitre cathédral est le collège des chanoines qui entourent l’évêque. Contrairement aux moines et aux chanoines réguliers des collégiales, les chanoines cathédraux ne vivaient généralement pas en communauté mais dans des maisons canoniales individuelles à proximité de la cathédrale. Le patrimoine du chapitre, ou mense capitulaire, distinct des biens de l’évêque, était partagé entre un patrimoine commun et un patrimoine divisé en parts personnelles pour les chanoines : les prébendes. Les chanoines cumulaient souvent des prébendes dans plusieurs évêchés où ils ne résidaient pas réellement. Les chanoines (...)

Chartrier

Un chartrier désigne une collection de documents autrefois appelés chartes, conservée par les anciennes institutions seigneuriales et religieuses. Il désigne également la salle où les chartes sont conservées.
Dans cette acception, une charte est un acte authentique consignant des droits, des privilèges, généralement accordés par un suzerain.
Exemple : charte d’affranchissement, de dotation à une abbaye

Chouans

Le nom de « chouans » est donné aux insurgés qui combattent la République entre 1793 et 1832 au nord de la Loire (Bretagne, Maine, Normandie et nord de l’Anjou) ainsi qu’en Aveyron et en Lozère.
Le mot apparait pour la première fois le 27 octobre 1793 dans le registre des délibérations du district de Fougères, en Ille-et-Vilaine.
Les cultivateurs sont dans l’état d’inquiétude et d’alarme, les brigands sont à Balazé, quinze brigands de la petite Vendée à la tête desquels sont les chouans frères.
Ce groupe de « brigands » a manifestement déjà une certaine notoriété sans que le nom de « chouan » ait encore (...)

Chronicon Britannicum

Le Chronicon Britannicum est une chronique latine de la Bretagne allant du début du 3e siècle au milieu du 14e siècle. Dom Hyacinthe Morice la publie en 1742. — MORICE, Dom Pierre-Hyacinthe, « Chronicon Britannicum », in Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Vol. 1, Paris, Charles Osmont, 1742, Voir en ligne. —

Chronique de Gembloux

La Chronique de Gembloux est écrite par Sigebert, moine de l’abbaye de Gembloux (Belgique). A sa mort, entre 1083 et 1111, deux autres moines poursuivent sa rédaction jusqu’en 1148. Elle est complétée sous le même nom jusqu’au 13e siècle.

Chroniques de Réginon de Prüm

Réginon de Prüm est un ecclésiastique, devenu moine puis abbé du monastère de Prüm (Ardennes allemandes) en 892. Il est connu pour ses Chroniques, qui retracent l’histoire du monde du début de la chrétienté à 906. Les Chroniques de Réginon de Prüm (842- 915), divisées en deux livres, sont dédiées à Adalbéron, évêque d’Augsbourg († 909). Le premier livre, qui va jusqu’en l’an 741, consiste principalement en extraits de Bède le Vénérable, de Paul Diacre et d’autres auteurs. La dernière partie du deuxième livre retrace l’histoire de la France de 741 à 906. Réginon de Prüm s’y inspire largement de la tradition. Ses (...)

Cippe

Dans les civilisations étrusque et romaine, un cippe est une stèle en pierre de forme carrée ou ronde, portant une inscription. Chez les Etrusques, elle marque l’emplacement d’une tombe Chez les Romains, elle est utilisée comme borne indicatrice

Civitas

La plupart des anciens peuples de la Gaule celtique voient leur entité maintenue à l’époque romaine dans le cadre de cités (civitas) dotées d’une capitale urbaine. Cette dernière adopte le nom du peuple dont elle est la tête dans le courant des 4e et 5e siècles et devient le siège d’un évêque. — CASSARD, Jean-Christophe, « Glossaire franc carolingien », in Les Bretons de Nominoë, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2003. —
La Bretagne actuelle comprenait cinq cités à l’époque romaine : les Coriosolites (Corseul) les Redones (Rennes) les Vénètes (Vannes) les Namnètes (Nantes) les Osismes (...)

Commende

Le régime de la commende est mis en place à la suite de la signature du Concordat de Bologne, le 18 août 1516. Il désigne le principe qui instaure dans le royaume de France la nomination des abbés et abbesses par le pouvoir royal alors qu’auparavant ils étaient élus par les autres moines. On parle alors d’abbés ou d’abbesses commendataires. Le commendataire jouit d’un bénéfice ecclésiastique sans la charge religieuse ni l’activité monastique qui sont confiés au second de l’abbé, appelé prieur claustral. Le commendataire reçoit au moins un tiers de la mense abbatiale, la communauté religieuse un autre tiers, (...)

Coriosolites

Les Coriosolites sont un peuple gaulois appartenant à la confédération des peuples armoricains. Les frontières de la cité coriosolite ne sont pas établies avec précision. Elles étaient limitées à l’ouest par le Gouet (Saint-Brieuc), à l’est par la Rance et le Meu, et au sud par l’Oust et la Vilaine. Le massif forestier de Brocéliande est situé sur le domaine coriosolite. Un enfouissement monétaire coriosolite ainsi qu’un buste sculpté ont été découverts à Mauron. Carte des peuples gaulois en Armorique
bretagneweb.com

Les Coriosolites sont défaits lors de la campagne militaire (...)

Coutume

Dans son sens juridique, la coutume est un usage oral, consacré par le temps et accepté par la population d’un territoire déterminé.

Coutume de Bretagne

La Coutume de Bretagne serait apparue au 14e siècle. Le jurisconsulte Marcel Planiol avance la date de 1341 pour les premiers manuscrits, mais il faut attendre 1480 pour voir la première édition imprimée. La Coutume de Bretagne n’a aucun lien avec les Ordonnances ducales qui sont au nombre de deux : celle de l’Assise au comte Geoffroy 1 en 1185 et l’Assise des rachats en 1276 2.
La Coutume est une œuvre purement privée, rédigée, comme tous les livres coutumiers du 13e siècle, par des gens de justice qui veulent faire connaître aux praticiens les règles suivies devant les tribunaux et éviter aux (...)

Cromlec’h

Le terme cromlec’h est un mot d’origine gaëlique, initialement utilisé pour désigner la structure interne des dolmens. Il a été abusivement utilisé pour désigner un cercle de pierres, notamment par le mouvement néodruidique.

Cupule

La cupule est une petite cavité hémisphérique creusée par l’homme à la surface d’une dalle mégalithique ou d’un rocher naturel. Leur fonction est inconnue.

Cure

La cure, vient du du latin « cura animarum », qui signifie la « charge d’âme », c’est-à-dire la responsabilité spirituelle d’une paroisse.

D

Dîmes novales

Sous l’Ancien Régime, les dîmes novales étaient un impôt que le clergé levait sur les novales, des terres nouvellement défrichées et mises en culture.

District

Définition administrative - Pendant la Révolution (de 1789 à 1795), le district est une subdivision du département correspondant approximativement à l’arrondissement actuel.
Par les lois des 14 et 22 décembre 1789, l’Assemblée adopte le principe du découpage du territoire du royaume en départements, districts et cantons et consacre également l’existence des municipalités (qui perpétuent et unifient les villes, villages et communautés de campagne antérieurs) ; toutes ces circonscriptions sont gérées par les élus, ce qui crée ainsi une complète décentralisation (...)

Dolmen

Un dolmen est une construction mégalithique préhistorique constituée d’une ou plusieurs grosses dalles de couverture (tables) posées sur des pierres verticales qui lui servent de pieds (les orthostates). Le tout était originellement recouvert, maintenu et protégé par un amas de pierres et de terre nommé tumulus. Le mot « taol men » signifiant « table de pierre » est utilisé pour la première fois en 1792.

Domnonée

Les trois grandes principautés qui constituent des unités territoriales de la Bretagne à partir du 6e siècle sont le Broerec, la Domnonée et la Cornouaille.
La Domnonée armoricaine est un royaume mentionné au 6e siècle par Grégoire de Tours († 594) et dans la plus ancienne vie de l’hagiographie bretonne, la Vita Samsonis (VIIe s. ? - IXe s. ?).
Elle a probablement pris naissance au moment des flux migratoires qui existaient entre l’Armorique et la Bretagne insulaire à l’époque romaine (-57 à 453). Les immigrations bretonnes, venues principalement du Devon et du Cornwall, auraient fondé des royaumes (...)

Douaire

Le douaire est un ensemble de biens que le mari assignait à sa femme pour qu’elle en jouisse si elle lui survivait. Le douaire fut aboli à la Révolution.

Doyenné

Le doyenné est une subdivision du diocèse, dans l’ancienne juridiction ecclésiastique, qui regroupe un ensemble de paroisses.

E

Ecoinçon

Pierre qui fait l’encoignure de l’embrasure d’une porte, d’une fenêtre.

Ecuyer

L’écuyer est à l’origine un jeune noble qui accompagnait un chevalier et qui portait son écu. Par extension c’est un titre porté par les simples gentilshommes et les anoblis.
En anglais le mot est utilisé, placé après le nom, comme un titre de respect sans signification particulière pour indiquer un haut rang social mais indéterminé.

Enfeu

L’enfeu est une niche ménagée dans le mur d’une église pour abriter un tombeau, généralement réservée aux nobles.
Le droit d’enfeu fait partie d’un ensemble de prééminences du seigneur. C’est une marque de distinction qui se traduit par un emplacement privilégié dans un édifice religieux.

Erémitisme

L’érémitisme est le mode de vie des ermites.

Eschatologie

L’eschatologie est un ensemble de doctrines et de croyances portant sur le sort ultime de l’homme après sa mort (eschatologie individuelle) et sur celui de l’univers après sa disparition (eschatologie universelle).

Essart

Un essart est une partie de forêt défrichée pour une mise en culture.

États de Bretagne

À partir de la seconde moitié du 14e siècle, les États de Bretagne sont la cour souveraine du Duché, avec des compétences à la fois judiciaire, financière et politique.
À la suite de l’union de la Bretagne à la France en 1532, les États deviennent l’assemblée provinciale de Bretagne.

F

Fabliau

Dans la littérature française du Moyen Âge, un fabliau est un court récit en vers simples et amusants.

Fabrique

Sous l’Ancien Régime, les églises et chapelles sont gérées par la fabrique ou conseil de fabrique. Ce mot désigne à la fois tout ce qui appartient à une église paroissiale et les personnes chargées de l’administration des biens, qu’on appelle les marguilliers.

Fief

Sous l’Ancien Régime, le fief est un bien, droit ou revenu qu’un vassal tient de son seigneur.

Fisc

Ensemble des biens appartenant au roi et à la couronne. Ils proviennent du fisc mérovingien (constitué à partir des terres impériales et des domaines confisqués à l’aristocratie gallo-romaine) que les premiers Carolingiens s’étaient largement approprié, des terres d’Eglise sécularisées, des conquêtes franques en terre étrangère et des biens confisqués aux comtes révoltés. CASSARD, Jean-Christophe, Les Bretons de Nominoë, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2002, (« Histoire »). [page (...)

Folkloriste

Un folkloriste est une personne qui consigne ou étudie les histoires et les légendes issues du folklore populaire. En France, Arnold van Gennep (1873-1957) est considéré comme le fondateur de cette discipline suivant une méthode scientifique qui possède des liens étroits avec l’anthropologie et l’ethnologie.

Fontevraud

L’abbaye de Fontevraud est une ancienne abbaye d’inspiration bénédictine, siège de l’ordre de Fontevraud, fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel et située à Fontevraud, près de Saumur en Anjou (actuel Maine-et-Loire).

Fouage

Les fouages sont un impôt royal direct, perçu par feux (foyers), équivalent breton de la taille.

Frairie

La frairie était un groupement d’habitants formant une subdivision de la paroisse. La frairie possédait souvent son saint protecteur, ainsi que sa chapelle dite « frairienne ».

G

Gallo

Le gallo est la langue romane de la Haute-Bretagne. Elle est traditionnellement parlée en Ille-et-Vilaine, en Loire-Atlantique et dans l’est du Morbihan et des Côtes-d’Armor.

Général de Paroisse

Sous l’Ancien Régime, les affaires de la paroisse sont réglées par le Général de paroisse, l’assemblée paroissiale représentant donc la généralité des paroissiens. Le gouvernement des paroisses est un corps chargé de l’administration qui s’occupe à la fois du temporel intérieur de l’église, de la vie religieuse de la paroisse, de l’administration civile, financière et militaire. Jusqu’à la Révolution, le général remplissait les attributions qui seront celles que se partageront au 19e siècle le conseil de fabrique et le conseil (...)

Geste

Au Moyen Âge (du 11e au 15e siècle) la geste ou chanson de geste est un cycle littéraire en langue d’oïl ou en langue d’oc racontant les aventures d’un héros.
Geste vient du latin gesta qui signifie « action d’éclat accomplie »

Gorsedd

Gorsedd signifie en gallois « trône » puis par extension « assemblée ».
Ce terme désigne une assemblée de bardes et de druides.
La Gorsedd bretonne, la Goursez Gourenez Breizh vihan (l’assemblée des bardes de la presqu’île de Petite Bretagne) a été fondée en 1900.

Graal

L’étymologie la mieux établie est celle qui y voit un dérivé cratalis de cratis « claie » substantivé au sens de « récipient », « écuelle ». Le mot semble lié à une réalité domestique et rurale. Dans la région est et nord-est du domaine d’oïl,se rencontrent les formes gré, greau, grial et dans le domaine occitan, les formes graal, grazal.

Grande forêt centrale

La grande forêt centrale correspond à la forêt qui aurait couvert, depuis l’antiquité jusqu’au 11e siècle, la majeure partie de la petite Bretagne. Les découvertes scientifiques actuelles (palynologie, archéologie, toponymie) ont mis à bas le mythe de cette grande forêt centrale.
-- CHÉDEVILLE, André et GUILLOTEL, Hubert, La Bretagne des saints et des rois Ve-Xe siècle, Rennes, Editions Ouest-France, 1984. [pages 41-42] —
-- CHÉDEVILLE, André et TONNERRE, Noël-Yves, La Bretagne féodale, XIe-XIIIe siècle, Rennes, Editions Ouest-France, 1987. [page 156] —
-- BRIARD, Jacques, (...)

Guerre de succession de Bretagne

En 1341, le duc de Bretagne, Jean III, meurt sans enfant ni successeur désigné. Une guerre dite de Succession s’installe alors en Bretagne. Elle oppose deux prétendants au duché : Charles de Blois et Jean de Montfort. Le premier est neveu du roi de France Philippe VI et époux de Jeanne de Penthièvre, nièce de Jean III, Le second est demi-frère de Jean III et fils d’Arthur II de Bretagne et de Yolande de Dreux, comtesse de Montfort l’Amaury. Jean de Montfort est soutenu par le roi Edouard III d’Angleterre.
Cette guerre civile qui oppose des Bretons des deux parties va durer 23 ans. La bataille (...)

H

Haches à rebords

La famille des haches à rebords est une des sept familles de la typologie des haches de l’Âge du Bronze. Les rebords latéraux perpendiculaires au corps de la hache servent à fixer le manche muni de deux languettes à son extrémité.
Cette typologie qui connait de nombreuses variantes régionales est abondante dans les régions voisines de la Suisse et du Jura. Elle a été aussi recensée dans la vallée du Rhône, les Alpes et les centres atlantiques : Seine, Somme, Médoc et Bretagne.
Les premières haches à rebords apparaissent à la fin du Bronze Ancien et se développent au Bronze Moyen avec une longévité plus (...)

Haches à ailerons

La famille des haches à ailerons est une des sept familles de la typologie des haches de l’Âge du Bronze. Elle est caractérisée par une lame de métal de coupe transversale rectangulaire, terminée par un tranchant. Elle se différencie des autres haches de l’Âge du Bronze par l’existence sur les faces de l’instrument de deux languettes en bronze, partant des côtés et se rabattant en arc de cercle pour bloquer le manche (les ailerons).
Cette typologie qui dérive des haches à rebords, par raccourcissement des rebours et passage à des languettes recourbées (les ailerons) est sans doute née en Allemagne du (...)

Haches à douille

La famille des haches à douille est une des sept familles de la typologie des haches de l’Âge du Bronze. Elle est caractérisée par son emmanchement en douille longitudinale dont l’ouverture est placée à l’extrémité proximale de l’instrument. Il est vraisemblable que la hache à douille est née à la fin du Bronze Moyen (vers 1200-1000 av. J.-C.).
Cette typologie connait un grand développement au Bronze Final (vers 900-700 av. J.-C.) en Europe occidentale. Les haches à douille sont abondantes dans les dépôts de fondeurs. Elles évoluent parfois vers une forme non fonctionnelle avec accumulation de milliers (...)

Haches à talon

La famille des haches à talon est une des sept familles de la typologie des haches de l’Âge du Bronze. La hache à talon comporte deux parties distinctes, le talon qui est la zone d’emmanchement et la lame qui prolonge le talon.
Cette famille apparait sporadiquement en plusieurs régions à la fin du Bronze Ancien. Elle se développe au cours du Bronze Moyen (vers 1400-1200 av. J.-C.) dans toute l’Europe. Elle se prolonge jusqu’au Bronze Final, spécifiquement sur la façade atlantique du continent et particulièrement en Bretagne où l’on a trouvé plus de deux mille haches à talon.
La famille des haches à (...)

Haches de Plussulien

La commune de Plussulien (22) a été le centre d’une intense activité de fabrication de haches polies en dolérite de 4200 av. J.-C. à 2000 av. J.-C. L’atelier de taille de haches, situé dans les carrières de Roc’h Pol, exploitait une variété de dolérite, roche volcanique particulièrement dure et dense. On évalue à près de 6 millions de haches la production des carrières de Plussulien durant les 2000 ans d’exploitation. On retrouve ces haches dans toute l’Europe, et plus particulièrement en France.
Le site archéologique a été découvert par Charles-Tanguy Le Roux en 1964. — LOUBOUTIN, Catherine, « C.-T. Le (...)

Haches plates

La famille des haches plates est une des sept familles de la typologie des haches de l’Âge du Bronze. La hache plate est une simple lame présentant un tranchant transversal à l’une de ses extrémités. Elle ne présente aucun dispositif apparent permettant une meilleure fixation du manche, qu’il soit venu de fonderie ou réalisé par martelage. Les premières haches plates dérivent de prototypes en pierre taillée ou polie.
Objets de première fonte, sans emploi de métal rebut, les haches plates sont un élément de choix pour l’étude de la métallurgie primitive. Les nombreuses analyses chimiques et (...)

Hagiographie

Hagiographie signifie littéralement, en grec, « écriture sainte ».
Un texte hagiographique est l’écriture de la vie ou de l’œuvre d’un saint. Ce terme recouvre plusieurs genres littéraires parmi lesquels on compte en premier lieu la vita, c’est-à-dire le récit biographique de la vie du saint.
Parmi les 700 à 800 saints bretons, on n’a conservé qu’une centaine de Vies latines médiévales des saints évêques ou abbés d’origine bretonne. La plus ancienne Vita bretonne est la Vita Samsonis écrite entre le 7e et le 9e (...)

Haute-Bretagne

La Haute-Bretagne est historiquement la partie orientale de la Bretagne : Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, partie est du Morbihan et des Côtes-d’Armor. Traditionnellement la « Haute-Bretagne » correspond à la partie romane ou gallésante (parler gallo), tandis que la « Basse-Bretagne » est la partie bretonnante. Carte de la Haute-Bretagne et de la Basse-Bretagne
Breizh-Spirit

Hexamètre

En poésie, vers de six pieds ou de six syllabes.

Hommage lige

L’hommage lige est le lien le plus astreignant dans la féodalité. Il prévoit un service prioritaire et maximum du vassal vis-à-vis de son seigneur. — LEGUAY, Jean-Pierre et MARTIN, Hervé, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, Editions Ouest-France, 1982. —

Hypocauste

Dans l’Antiquité, l’Hypocauste est un fourneau souterrain servant à chauffer une chambre voûtée ; salle des thermes ou de l’habitation chauffée par ce système. (En Gaule, la forme la plus courante comprend, sous le sol, des canalisations de maçonnerie dans lesquelles circule l’air chaud.)

J

Juveigneurie

Juveigneurie : statut particulier concédant une terre vassale donnée par l’aîné à un cadet (juveigneur).

L

Lai

Nom de deux genres poétiques du Moyen Âge, l’un narratif, l’autre lyrique, venus sur le continent par le truchement de jongleurs bretons. Ce sont de courts poèmes qui racontent une aventure. A l’origine, ce mot celtique désignait un chant.

Lambel

En héraldique, un lambel est une brisure placée en chef, consistant en un filet horizontal garni de pendants ou gouttes généralement au nombre de trois. Brisure, modification apportée à l’écu du chef de nom et d’armes pour indiquer une branche cadette puînée ou bâtarde. On brise en ajoutant un lambel, une bordure, une figure secondaire (L’Hist. et ses méth.,1961, p. 757).
Voir aussi
Blason des seigneurs de Montauban
« de gueules à neuf macles d’or posées 3, 3 et 3, au lambel à quatre pendants d’argent (...)

Livre noir de Painpont

Le livre noir de Painpont, aujourd’hui disparu, était un parchemin relié (codex), désigné selon la couleur de sa reliure, sur lequel les chanoines de Painpont ont transcrit leurs titres les plus précieux. Il a été reporté partiellement, au 17e siècle, sur le manuscrit Bibl. nat., fr. 22322, par les mauristes (Congrégation de Saint-Maur) bretons, Dom Lobineau, Dom Joseph Rougier… — ANONYME, Recueil d’extraits de divers chartriers de Bretagne., Rennes, Manuscrit Bibl. nat., fr. 22325, 1601-1700, Voir en ligne. —
L’appellation Livre noir de Painpont rassemble trois groupes de collations. 16 (...)

M

Mangier

1. Repas, en particulier repas que le vassal devait à son seigneur plusieurs fois par an.
2. Ce droit de mangier fut plus tard converti en une redevance annuelle en argent qui se payait au seigneur conjointement avec le sens.
-- GODEFROY, Frédéric, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle, Dix tomes, Paris, F. Vieweg, puis Emile Bouillon, 1881-1902, Voir en ligne. —

Mansionnier

Sous l’Ancien Régime, un mansionnier est un paysan qui paye le cens au seigneur pour sa tenure (sa maison et ses terres).

Matière de Bretagne

La matière de Bretagne est l’ensemble des textes écrits au Moyen Âge autour des légendes de l’île de Bretagne et de la petite Bretagne actuelle, notamment celles du cycle arthurien. Elle représente la tradition celtique, par opposition à la tradition carolingienne de la matière de France et aux traditions latines et antiques de la matière de Rome.

Matière de Rome

D’après Jean Bodel, la matière de Rome est avec la matière de Bretagne et la matière de France l’une des trois grandes thématiques de la littérature du Moyen Âge occidental. Elle repose sur les mythologies grecque et romaine, et sur des épisodes de l’histoire antique véritable, principalement autour des figures d’Alexandre le Grand et de Jules César, en fait devenues tout aussi légendaires pour l’imaginaire médiéval que les mythes, et se mêlant à eux.Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Matière de Rome de Wikipédia en français (...)

Menhir

Un menhir est une pierre dressée. Le mot vient du breton « men » qui signifie « pierre » et « hir » qui signifie « longue ». Il peut être isolé ou faire partie d’un ensemble. Sa fonction est inconnue. Le terme ancien est « peulven » qui signifie « pieu de pierre » en breton.

Mense

La mense est un revenu ecclésiastique attribué soit à l’évêque ou à l’abbé (mense épiscopale ou abbatiale), soit aux chanoines ou aux moines (mense capitulaire ou conventuelle).

Mense abbatiale

Revenu foncier d’une abbaye. Dans les abbayes en commende, la mense abbatiale est partagée en trois lots. L’abbé commendataire en reçoit au moins un tiers, la communauté religieuse un autre tiers, le troisième lot étant dévolu au paiement des charges.

Mense conventuelle

Portion du revenu de l’abbaye qui appartient à la communauté des religieux.

Microtoponyme

Un microtoponyme désigne un lieu ou un espace restreint, généralement dans le cadre d’un territoire communal.
Le microtoponyme s’applique plus particulièrement aux noms de hameaux, d’écarts, de fermes, moulins, châteaux et autres bâtiments isolés, noms de champs, d’herbages, de bois, ainsi que de places et de carrefours.

Millénarisme

Ensemble de croyances à un règne terrestre eschatologique du Messie et de ses élus, censé devoir durer mille ans. (Très développée dans le christianisme ancien, la théorie millénariste a reparu à plusieurs reprises dans l’Église catholique ; avec Joachim de Flore, les « spirituels » franciscains, et dans des courants issus de la Réforme : mormons, adventistes, darbystes)
Mouvement religieux analogue au messianisme, mais qui s’en distingue en ce qu’il repose sur la croyance en l’avènement d’un règne ou d’un royaume nouveau, conçu comme un retour aux conditions existant à l’origine des temps.
Mouvement ou (...)

Moulin à foulon

Le moulin à foulon est le plus souvent un moulin à eau où l’on battait ou foulait dans de l’argile smectique 1 les draps, le lin ou la laine tissés pour les assouplir et les dégraisser. Le moulin était exploité par un ouvrier foulon ou foulonnier. Il pouvait aussi servir pour les cuirs et peaux. — CHASSAIN, Maurice, Moulins de Bretagne, Keltia Graphic, 1993. —

N

Néolithique

Le Néolithique est une période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption de l’agriculture et de l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l’outillage en pierre polie, la poterie, ainsi que le développement de l’architecture.
Le Néolithique de Bretagne correspond à une période comprise entre -5000 et -2000 ans environ avant notre (...)

O

Obit

Un obit est un service fondé pour le repos de l’âme d’un mort ; il est célébré à des dates ou époques déterminées. Il peut consister en une prière, plus généralement il s’agit d’une messe.

Obituaire

Un obituaire (nom et adjectif, du latin obitus : mort, décès) est un registre renfermant le nom des morts et la date anniversaire de leur inhumation afin de célébrer des offices religieux pour le repos de leur âme.
L’obituaire est également connu sous le nom de « Rouleau des Morts ».

Oblation

Toute espèce de dons offerts à Dieu ou à ses ministres.

Ordre de Fontevraud

L’ordre de Fontevraud a été fondé en 1101 par Robert d’Arbrissel lors de la création de l’abbaye de Fontevraud. En principe les monastères de l’ordre de Fontevraud sont des monastères doubles, un monastère de femmes et un monastère d’hommes, voisins mais séparés.
L’habit des hommes consistait en une robe noire, une chape, un chaperon ou grand capuce, auquel étaient attachées par derrière et par devant deux petites pièces de drap nommées roberts.
L’habit des femmes consistait en une robe blanche, une cuculle noire, un surplis blanc et une ceinture de laine noire. En prononçant leurs vœux, les hommes et les (...)

Orthostate

Un orthostate ou orthostat (nom masculin) désigne, dans l’architecture gréco-romaine, chacun des blocs de pierre dressés de chant, en une ou plusieurs rangées, à la base des murs.
Le terme est également employé pour désigner des pierres dressées, plantées verticalement, comme les menhirs, ou plus généralement, les pierres individuelles qui font partie d’une structure mégalithique plus grande, comme les murs des allées couvertes.

Ost

L’ost est une armée en campagne à l’époque féodale. Il désigne aussi le service militaire que les vassaux doivent à leur suzerain.

P

Pas d’armes

Le pas d’armes est un genre de tournoi qui connaît une grande faveur dans les cours de Bourgogne et d’Anjou dans la deuxième partie du XVe siècle.
— CRÉCY, Marie-Claude de, « Ponthus et Sydoine en Brocéliande », in Brocéliande ou le génie du lieu, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 2002, p. 179-222. [pages 217] —

Peulvan

Peulven ou peulvan (littéralement, « pieu de pierre ») est le terme populaire utilisé en breton au 19e siècle pour désigner un menhir.

Poudingue

Un poudingue est une roche sédimentaire détritique consolidée, constituée de débris arrondis, qui sont d’anciens galets, qui ont subi un transport sur une certaine distance dans des rivières ou sur un littoral. C’est une roche qui fait partie des conglomérats.
Certains poudingues contiennent des morceaux de quartz (poudingue quartzeux).

Présidial

Ancien tribunal civil et criminel, intermédiaire entre les parlements et les bailliages. (Les présidiaux existèrent de 1552 à 1791.)

Pressignien

La région du Grand-Pressigny (Indre-et-Loire), riche en silex turonien de très grande qualité, a donné son nom à l’industrie préhistorique pressignienne.
Le débitage pressignien date de la fin du Néolithique (2800 à 2450 av. J.-C.). Il se caractérise par la production de grandes lames par percussion indirecte pouvant atteindre près de 40 cm, débitées à partir de nucléus dits en « livre de beurre ».

Prieur

Supérieur d’une communauté détachée de celle d’une abbaye, qu’on appelle alors un prieuré. Un prieuré peut être soit dépendant, soit indépendant d’une abbaye mère. S’il s’agit d’un prieuré indépendant, son supérieur est un prieur conventuel.

Prieur claustral

Supérieur hiérarchique d’une communauté religieuse chrétienne qui seconde l’abbé.

Prieuré

Communauté religieuse dépendant généralement d’une abbaye et dirigée par un prieur, une prieure. S’il s’agit d’un prieuré indépendant, son supérieur est un prieur conventuel.
L’historien Daniel Pichot rapporte que les termes divergent pour désigner les prieurés.
Les termes les plus divers désignent au départ ces fondations avec une préférence à Marmoutier pour obedientia qui dit clairement le statut de dépendances mais on trouve aussi, cella, domus, monasteriolum. Le terme de prioratus, comme ailleurs, arrive tardivement. Après une timide émergence à la fin du XIIe siècle, il ne se diffuse vraiment qu’au (...)

Prieuré-cure

Un prieuré-cure était une cure dépendant d’un monastère de chanoines réguliers. Les chanoines acceptaient les charges pastorales, formant des communautés de trois ou quatre religieux dans les paroisses. Plutôt que « cure », leur résidence s’appelait alors « prieuré ». La terminologie latine appliquée parle de « prioratus et cura » ou de « prieuré régulier à charge d’âmes ».

Profès

Désigne un religieux qui a fait ses vœux pour s’engager religieusement après son initiation.

Prosopographie

La prosopographie signifie étymologiquement la « description d’une personne » (du grec prosôpon : « personnage (de théâtre) »), plus généralement un article ou un ouvrage dans lequel les personnalités qui composent un milieu social sont inventoriées et classées, avec des notices individuelles construites sur le même modèle, afin d’en mettre en évidence les aspects communs.
C’est depuis longtemps une science auxiliaire de l’histoire, qui étudie la filiation et la carrière des grands (...)

Provisions

Les provisions, dites aussi signatures, sont un acte signé par les autorités papales pour l’attribution d’un bénéfice ou d’une prébende. Le demandeur doit avoir fait état, au préalable, de tous ses bénéfices et prébendes, avoir signifié ses raisons (extension d’un service, reprise du service d’un parent, une résignation par exemple et qui donne sa place ou une partie de ses fonctions à son parent). Pour les choses plus importantes, les provisions ou signatures deviennent bulles avec intervention personnelle du (...)

Psychomachie

Combat symbolique du vice et de la vertu.

Psychopompe

adj. : qui conduit les âmes des morts dans l’autre monde

R

Recteur

Un recteur est en Bretagne un curé de petite paroisse. Le recteur désigne aussi le responsable d’une basilique (église importante, non paroissiale), ou d’un établissement d’enseignement. Le recteur peut enfin être le titre d’un laïc (plus souvent appelé prieur) responsable d’une confrérie.

Réformation du domaine royal

En 1660, Colbert lance la réformation du domaine royal en Bretagne : il s’agit de vérifier l’ensemble des déclarations de propriété, les aveux des sujets du roi, depuis le paysan relevant directement du domaine royal (rare) jusqu’aux seigneurs les plus puissants. Les commissaires de la Cour des comptes de Bretagne dont le siège était à Nantes, chargés de défendre les intérêts du domaine royal, vont vérifier le contenu des aveux fournis, en le rapprochant des actes similaires produits antérieurement : validité du titre de propriété, montant de la chefrente (rente perpétuelle payable en argent ou en nature (...)

Réforme catholique

On appelle Réforme catholique ou Contre-Réforme la réaction de l’Église romaine à la réforme protestante qui débute au 16e siècle.

Réforme grégorienne

Nom donné au mouvement animé et dirigé dans la seconde moitié du 11e siècle par la papauté, particulièrement à l’initiative du pape Grégoire VII dont l’objectif proclamé fut de rétablir la discipline et de corriger les mœurs des clercs afin de mieux encadrer la société laïque et de faire davantage pénétrer dans les esprits et dans les âmes les obligations de vie découlant du dogme chrétien.

Résigner

Abandonner (un droit, une charge, un office) en faveur de quelqu’un.

Riedones

Les Riedones ou Redones sont un peuple du nord-ouest de la Gaule appartenant à la Confédération armoricaine. Leur territoire situé dans l’actuel département d’Ille-et-Vilaine est délimité à l’ouest par la Rance et le Meu, au sud par le Semnon et bordé à l’est par les territoires des Aulerques. Carte des peuples gaulois en Armorique
bretagneweb.com

Les Riedones sont défaits lors de la campagne militaire romaine de 56 av. J.-C. Après cette date, Rome ne semble cependant pas avoir bouleversé l’organisation territoriale des cinq peuples armoricains (Osismes, Coriosolites, (...)

Rimes plates

Les rimes sont plates (ou suivies) lorsqu’elles se suivent simplement par groupe de deux.

Rituel de la fontaine

Nous nommons ainsi la pratique qui consiste à verser de l’eau sur le perron de la fontaine de Barenton pour provoquer la pluie.

Roman gothique

Le« roman gothique » est un genre littéraire né en Angleterre à la fin du 18e siècle. On considère généralement que le « roman gothique » naît avec Le Château d’Otrante d’Horace Walpole (1764), qui en possède toutes les caractéristiques : action située dans le passé mythique des croisades, décor médiéval, présence du surnaturel, personnages contemporains victimes des mystères du passé.
Ce genre littéraire qui s’inscrit dans la logique d’un engouement pour le sentimental et le macabre s’est imposé et développé en France sous l’appellation de « roman noir » durant le Directoire, l’Empire et la Restauration avant de (...)

S

Sainte-Geneviève

L’abbaye Sainte-Geneviève de Paris abrite à partir de 1624 une congrégation religieuse de l’ordre des chanoines réguliers de saint Augustin, la Congrégation de France, dont les membres sont appelés génovéfains (terme issu de Geneviève). Ils vont apporter dans l’ordre de saint Augustin l’esprit de la Contre-Réforme ou Réforme Catholique, codifiée lors du concile de Trente (Réforme Tridentine).

Sanctoral

Un sanctoral est l’ensemble des fêtes des saints du calendrier liturgique célébrées par une église, que ceux-ci soient communs à la chrétienté ou propres à un diocèse, par exemple le Sanctoral Romain Malouin pour le diocèse de Saint-Malo.

Sénéchal

Sous l’Ancien Régime, le sénéchal était nommé par le Duc, puis par le Roi. Son pouvoir s’étendait sur toute la sénéchaussée ; il exerçait une fonction comparable à celle d’un sous-préfet. Il avait sous ses ordres un lieutenant et un juge.

Sénéchaussée

Les sénéchaussées de Bretagne ont été créées à partir des institutions ducales. Elles couvrent l’intégralité du territoire comme premières juridictions royales. À la création des présidiaux en 1551, elles sont environ quarante. Elles sont vingt-six à la fin de l’Ancien Régime. Elles se distinguent notamment par une compétence étendue par rapport aux autres sénéchaussées du royaume.

Serment à la Constitution Civile

La Constitution civile du clergé est un décret adopté en France par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790. Sanctionnée par Louis XVI le 24 août 1790, elle devient la loi des 12 juillet et 24 août 1790. Elle réorganise le clergé séculier français, et provoque la division de celui-ci en clergé constitutionnel et clergé réfractaire.
Le 26 novembre, Voidel, député de la Moselle, dénonce la formation d’une ligue contre la Constitution civile. Il propose le serment obligatoire comme le moyen indispensable de régénérer l’église de France.
Tous les serments doivent être purs et simples sans (...)

Sirvente

Le sirvente ou sirventès est une sorte de poésie ancienne des troubadours et des trouvères, ordinairement satirique et qui est presque toujours divisée en strophes ou couplets propres à être chantés

Société archéologique d’Ille-et-Vilaine

Fondée en 1844, la Société archéologique et historique d’Ille-et-Vilaine doit une bonne part de son rayonnement à l’un de ses fondateurs, Arthur de La Borderie, qui fut neuf fois son président. Elle attira de nombreux érudits et contribua à la naissance du musée archéologique de Rennes auquel elle confia ses collections. Le premier volume de "Mémoires" parut en 1861. La Société, toujours active, atteint plus de 300 membres (359 en 2011) qui se réunissent tous les mois pour une séance de communications fréquentée en moyenne par une centaine de participants.
Par ses dons, la société a largement contribué à (...)

Société Polymathique du Morbihan

La Société Polymathique du Morbihan, créée en 1826, a notamment pour fondateurs le chanoine Mahé, Jean-Marie Galles, Armand Taslé et le docteur Mauricet. Elle s’est donnée pour but d’étudier le Morbihan à travers toutes les formes de sciences et de culture : l’archéologie, l’histoire, les sciences, les arts. Elle édite depuis 1857 les travaux de ses membres dans une parution annuelle, le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan. Cette société savante a accueilli en son sein des archéologues qui ont conduit ou accompagné les grandes fouilles des monuments mégalithiques du département du Morbihan. Les (...)

Staller

En Angleterre féodale, administrateur local privilégié.

Statère

Les statères sont le nom des monnaies gauloises et armoricaines frappées à l’imitation des monnaies grecques. Les statères posthumes de Philippe II de Macédoine (359-336 av. J.-C.) datant du règne de ses successeurs au cours de la fin du IVe siècle av. J.-C. ont principalement servi de prototypes aux graveurs en Gaule celtique. Le nom générique « statère » caractérise notamment toutes les monnaies celtiques qui en dérivent quel que soit leur alliage : or natif, or allié, argent aurifère, billon, billon aurifère.
Les statères arvernes
La cité celtique des Arvernes est la seule à battre monnaie en Gaule (...)

Suites de la Guerre de Succession de Bretagne

Entre 1341 et 1364, une guerre civile oppose en Bretagne les partisans de Charles de Blois et de Jean de Montfort. La bataille d’Auray y met fin le 12 avril 1364. La gouvernance de la Bretagne revient au vainqueur, le fils de Jean de Montfort, Jean IV. L’année qui suit, la signature du premier traité de Guérande permet de tourner une page douloureuse et ruineuse pour la Bretagne, mais le nouveau duc en a décidé autrement. Alors que la France s’enferme dans la longue guerre de Cent Ans, Jean IV, qui est vassal du roi Charles V, va malgré tout poursuivre une alliance secrète avec le roi (...)

T

Tenure

Les tenures consistent en l’exploitation d’un terrain bâti ou d’un domaine rural. Il s’agit de terres roturières, soumises à redevances payables au seigneur en nature ou en argent .
Les tenures relèvent toutes du seigneur. Les tenanciers de tenures roturières portent la qualification de vassaux.

Tertia

C’est une « quotité disponible » féodale qui est devenue coutumière : portion réduite à un tiers de l’héritage, réservée à la fille unique.

Topos

Topos désigne en littérature un motif particulier qui se retrouve dans plusieurs œuvres.

Translation

Traduction Action par laquelle on transporte quelque chose ou quelqu’un d’un lieu à un autre.
Le verbe translater, utilisé en ancien français pour « traduire », veut dire « transférer ». — AURELL, Martin, La légende du roi Arthur, Paris, Édition Perrin, 2007. [page 174] —

Trève

Une trève est, en Bretagne, une subdivision de la paroisse rendue nécessaire par les importantes superficies qu’elles avaient lors de leur création. Elle peut aussi porter le nom de succursale.

Triades galloises

Les triades galloises sont des manuscrits médiévaux en langue galloise de l’île de Bretagne. Plus de 2000 ont été recensés. Les personnages historiques, ou pseudo-historiques, voire mythologiques y sont regroupés par trois. Les triades touchent aussi bien la culture de Bretagne insulaire que celle de la Bretagne armoricaine.

Triage

(i) Le triage est un droit attribué au seigneur, en vertu de l’ordonnance de 1669, de reprendre un tiers de la forêt ou des pâtis communaux concédés à une communauté d’habitants. En fait cette pratique existait avant 1669 mais nécessitait - peut-être - une autorisation du roi (des lettres patentes, équivalent d’un décret).
Dans son rapport à l’assemblée constituante, M. Merlin a défini le triage comme étant « le droit pour un seigneur, de distraire à son profit le tiers des bois ou des marais qu’il a ( ou ses auteurs ) concédés gratuitement et en toute propriété à la commune de son territoire, ou, pour (...)

Tumulus

Le mot latin tumulus (au pluriel tumuli) désigne une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture. Antérieurement, le mot tombelle a aussi été utilisé pour désigner des tumuli.
Un tumulus est constitué principalement de terre et de pierres, alors qu’un cairn est constitué exclusivement de pierres.

V

Vavasseur

Au Moyen Âge, un vavasseur ou vavassal du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux) est le vassal d’un seigneur lui-même vassal.
En littérature médiévale, un vavasseur est un seigneur de petite noblesse qui prend en charge l’accueil des chevaliers errants.

Vidimus

Le « Vidimus » est l’attestation qui commence par le mot « vidimus » (nous avons vu) et qui garantit, qu’après comparaison, un acte a été trouvé conforme à l’original.

Viking

Un Viking (vieux norrois víkingr ; pluriel, víkingar) est un explorateur, commerçant, pillard mais aussi pirate scandinave au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle, communément nommée « Âge des Vikings ». Ils sont souvent appelés « Normands », c’est-à-dire les « hommes du Nord ».