aller au contenu

La paroisse Notre-Dame de Paimpont

Un prieuré-cure de l’Abbaye Notre-Dame de Paimpont

La paroisse Notre-dame de Paimpont serait antérieure au prieuré bénédictin de Penpont. Elle devient prieuré-cure de l’abbaye augustine de Paimpont au début du 13e siècle. Un culte et un pèlerinage autour de sa fontaine et de ses statues miraculeuses ont perduré du Moyen Âge à nos jours.

La Paroisse Notre-Dame de Paimpont

Nous ne connaissons ni la date de création de la paroisse de Paimpont, ni ses limites originelles. Son histoire semble se confondre avec celle de la première communauté religieuse établie sur le site de Penpont. Selon Vincent Barleuf la paroisse serait issue d’un ermitage :

Cet hermitage, par succession de temps, fut érigé en paroisse, à cause que la forest qui lui est voisine commençoit a estre habitée, et, depuis, en prieuré dépendant de l’abbaye St-Méen en Gaël […] BARLEUF, abbé Vincent, « Relation de l’Abbaye de Nostre-Dame de Painpont en Bretagne, Ordre des Chanoines réguliers de la Congrégation de France », Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine 5 J 164, v. 1670.

La paroisse serait donc antérieure au prieuré de Penpont, dépendant de l’abbaye de Saint-Méen. La plus ancienne mention d’une communauté de religieux sur le site de Paimpont remonte au début du 12e siècle. Il s’agit d’une communauté bénédictine portant la dédicace de la sainte Vierge sous la forme sanctae Mariae Heremipenpont, sainte Marie du Désert de Penpont.

Titre de sainte Marie de Penpont du Désert. Que son âme et l’âme de tous les fidèles défunts, reposent en paix. Priez pour nos défunts comme nous prions pour les vôtres. Soit, pour le seigneur Adgan, Maurice, l’évêque Hingand, Benoît, et pour les autres dont Dieu connaît le nom. 1 DELISLE, Léopold, Rouleaux des morts du IXe au XVe siècle, recueillis et publiés pour la Société de l’histoire de France, Paris, Chez Mme Vve Jules Renouard, 1866, Voir en ligne. page 222

Un culte organisé autour de la sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame de Paimpont existe donc depuis le début du 12e siècle.

Au début du 13e siècle, le prieuré bénédictin se sépare de la tutelle de l’abbaye de Saint-Méen et devient indépendant. L’édification de la nouvelle abbaye se double d’une réforme de la paroisse avec la création d’un prieuré-cure. En effet, les chanoines réguliers de saint Augustin, qui ont remplacé les bénédictins, exercent les fonctions de pasteurs et de curés de la paroisse en plus de leurs charges monastiques, contribuant à la maîtrise de la population de la forêt de Brécilien. La cure de Paimpont est dès lors unie à l’abbaye Notre-Dame, un chanoine faisant office de recteur et la dîme de Paimpont est perçue par ces derniers :

Droits de dixmes à la quinzième gerbe sur toute l’étendue de la paroisse de Painpont, divisée en six frairies, dites du Conrecq, de Télhouët, de Gaillarde et Villedanet, de Trudo et de Basse-Rivière, de Beauvais, de Coganne et Saint-Péran. A.D.L.A., B 1999. Déclaration de l’abbé François Robert lors de la réformation du domaine royal de Ploërmel au 24 avril 1679.

Les chanoines se dotent d’une nouvelle église abbatiale, construite vers 1230. La partie basse de la nef est dédiée aux fonctions paroissiales. Elle est séparée du chœur monastique par une grille de fer.

Un pèlerinage dédié à Notre-Dame de Paimpont

Ce pèlerinage a lieu aux fêtes de Pentecôte ; un pardon se déroule aussi le quinze août, jour de l’Assomption.

C’est aux fêtes de Pentecôte qu’on l’honore ; ces jours là, de très nombreux fidèles viennent baiser la statue et prier à ses pieds, en se faisant évangéliser par les prêtres de la paroisse. GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne. page 695

L’abbé de Paimpont possède le droit de tenir une assemblée à cette occasion :

Pendant la quinzaine de la Pentecôte, il y a en ladite abbaye de Paimpont assemblée de peuple qui viennent de toutes parts en pèlerinage pour y honorer la Très-Sainte Vierge, patronne de ladite abbaye : pendant lequel temps a ledit seigneur abbé juridiction, justice et connoissance par ses officiers de toutes sortes de délitz qui se commettent, droit de police sur les vendants vins et breuvages, et de chacune pipe de vin et autre breuvage exposée en vente est deub auxdits seigneur abbé et religieux deux pots et cinq sols, appelé le devoir de fossage ; et les vendants vins et autres breuvages au pourpris de ladite abbaye sont francs et exempts de tous devoirs, impôts et billots Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit. ,volume II, p.687-688 (Voir en ligne)

La cure de Paimpont et l’arrivée de la réforme génovéfaine (1639-1649)

En 1639, le frère Jude Chevau se blesse et doit résigner sa cure de Paimpont. C’est l’occasion que saisissent les génovéfains pour y placer un chanoine favorable à leur ordre. Le frère Guillaume Provost, chanoine régulier de Paimpont, est nommé par le prieur génovéfain de l’abbaye de Saint-Pierre les Rillé, près de Fougères, pour mener à bien cette mission. Guillaume Provost se résigne très rapidement au profit d’un génovéfain de Montfort, le frère Claude François, qui devient le premier recteur réformé de la paroisse de Paimpont. Le prieur claustral de l’abbaye entre en conflit avec le nouveau recteur et cherche à le remplacer par un prêtre séculier. En 1648, au bout de neuf ans de procédure, Claude François entre en possession effective de la cure de Paimpont, amorçant l’introduction de la réforme génovéfaine à l’abbaye Notre-Dame.

Laissons Vincent Barleuf, l’un des principaux acteurs de la réforme génovéfaine à Paimpont, nous narrer l’histoire de ce conflit.

Environ ce temps là, la cure de l’abbaye de Painpont vint a vaquer, un religieux Ancien qui la tenoit s’étant estropié et mutilé la main par un fusil qui creva en tirant sur l’estang voisin de la maison ; ce qui obligea ledict Provost d’accepter cette cure, à la sollicitation du révérend Père Delafère, prieur de l’abbaye de St-Pierre de Rillè lès Foulgères, affin d’avoir occasion de refformer cette abbaye, ce qu’il fit. Et, peu de temps après, le dict frère Provost la résigna au Père Claude François, religieux de la Congrégation, résidant pour lors à Montfort.

L’Ancien prieur de Painpont voiant que la refforme avoit, par ce moien, un pied dans la maison, nonobstant ladicte résignation faicte au Père Claude Francois donna la dicte cure à un prebtre séculier affin de rompre les desseins de la refforme. Néantmoins, l’affaire ayant été agitée et plaidée au présidial de Rennes, le Père Claude Francois fut confirmé et réintégré dans ladicte cure, et le tout faict au dépans dudict frère Provost, de sorte que, le jour du 6 mars de l’année 1648, le Père Vincent Barleuf, lors prieur de l’abbaye de St-Jaques lès Montfort, accompaigné dudict frère Provost, mena ledict Père Claude Francois à Painpont, pour en prendre comme une nouvelle pocession, et fut réintégré dans ses droits par le sénéchal et autres officiers dudict présidial de Rennes, le tout aux despens et frais du dict frère Provost […]Barleuf, Vincent (vers 1670). op. cit.

Le renouveau du pèlerinage au 17e siècle

Au milieu du 17e siècle, le père Barleuf assure que :

Paimpont est un lieu si saint et un pèlerinage si célèbre qu’il s’est quelquefois trouvé aux fêtes de Pentecôte de 30 à 40 000 personnes qui viennent rendre leurs vœux à la Sainte Vierge, ce qui ne se fait pas ordinairement sans miracles et guérisons notables des malades qu’on y amène de 15 à 20 lieux. Barleuf, Vincent (vers 1670). op. cit.

Pour l’historien Yves Breton, Vincent Barleuf grossit les faits afin de donner au pèlerinage une importance qu’il n’a jamais dû atteindre. La Relation de Barleuf et la rénovation de la statue de Notre-Dame de Paimpont, font partie d’un certain nombre d’actions engagées par les génovéfains pour relancer la dévotion de cet antique pèlerinage :

De nombreux fidèles viennent se recueillir devant une statue en bois polychrome d’une vierge assise tenant dans ses bras l’enfant jésus. Les chanoines n’hésitent pas à vouloir redonner de la vigueur à cet ancien pardon probablement tombé en désuétude ou du moins délaissé en donnant une place de choix à la représentation en question. On lui ajoute un dais en bois dont les rideaux sont écartés et tenus par deux angelots et le tout est placé au sommet du tout nouveau et monumental baldaquin qui surmonte le maître autel également fraîchement installé. A la fin du XVIIe siècle, les religieux procèdent également à la location d’une vaste maison appelée hôtellerie destinée probablement à accueillir les voyageurs. A-t-on voulu éradiquer les nombreuses pratiques cultuelles qui avaient lieu dans la forêt en officialisant un lieu de dévotion unique ? Rien ne permet de le dire. BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006. [page 594]

Le pèlerinage de Notre-Dame de Paimpont est aussi le lieu de guérisons miraculeuses. Le père Grasset, prieur de Saint-Etienne de Guer, rapporte qu’il a été témoin à Paimpont d’une maladie étrange dont sont victimes certaines paroissiennes :

Il prend une espèce de mal aux habitants du voisinage qui est de japer (sic) et d’aboyer comme des chiens sans pouvoir s’en empécher, et qu’à la Pentecôte, ils viennent dans l’église de Paimpont, font trois tours à l’entour, et qu’ils sont immanquablement guéris, et qu’ensuite il vont à une fontaine, qu’on croit miraculeuse, qu’on nomme la fontaine de Jacob, dans le bois.S.A.I.V., t XXXVI, 1897, p.III-IV in Breton Yves (2006). op. cit., p. 594

Ces femmes, atteintes de convulsions, sont appelées « aboyeuses » puis « miraclous » lorsqu’elles sont guéries. Ces événements se produisent une vingtaine d’années avant que le phénomène ne se développe à Josselin. Il n’est pas impossible que les chanoines de Paimpont aient pu voir dans cette manifestation un moyen supplémentaire de promotion du pèlerinage de Paimpont.

Force est de constater que ce pèlerinage existe bien dans les faits mais qu’il demeure modeste. On peut donc parler dans ce cas d’un relatif échec dans la reprise en main d’une population encore trop attachée à ses formes de croyances primitives.Breton, Yves (2006). op. cit., p.593-594.

La fontaine Notre-Dame-des-Chesnes

La fontaine aujourd’hui appelée Notre-Dame de Paimpont était anciennement nommée « fontaine Notre-Dame-des-Chesnes » ou « de la Cheyne ». La plus ancienne mention de ce toponyme date de 1467 :

Deux aultres parcs de terres s’entre joignans appellez la Cheyne scys entre l’estange de la dite abbaye et les landes appellées les Landes de Paimpont. Archives de Sainte-Geneviève

Située au nord-ouest de l’étang de Paimpont, elle est une étape rituelle du Pèlerinage de Pentecôte :

Le complément obligé du pèlerinage a été de temps immémorial, un pieux voyage à la fontaine de la Vierge, dont l’eau a toujours passé pour avoir une vertu curative extraordinaire. CHASLE, Henri, « Le culte de la Sainte Vierge dans le diocèse de Rennes pendant le XIX siècle », Revue de Bretagne, Vol. 45, février 1911, p. 65-112, Voir en ligne. pages 94-95

Selon Guillotin de Corson,

les pèlerins avaient coutume de s’y laver en se rendant à l’abbaye, et ses eaux ont conservé la réputation d’être miraculeuse, car d’après le registre paroissial de Paimpont, un grand nombre de miracles se sont opérés et s’opèrent encore par l’intercession de Notre-Dame de Paimpont. Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume II, p.695 (Voir en ligne)

En 1897, Adolphe Orain la mentionne encore sous le nom de Notre-Dame-des-Chesne.

Non loin de l’église de Paimpont est une fontaine appelée fontaine de Notre-Dame-des-Chesnes. On y va se laver le corps, parce que les eaux de cette source ont la puissance, paraît-il, de guérir de nombreuses maladies.

ORAIN, Adolphe, De la vie à la mort : folklore de l’Ille-et-Vilaine, Vol. 1, Paris, J. Maisonneuve, 1897, Voir en ligne. p. 283

Un incident mémorable lors de la procession de Concoret en 1773

La paroisse de Concoret venait en procession à Notre-Dame de Paimpont, le jour de la Pentecôte, selon un rituel bien établi. Le curé de Concoret célébrait la messe à cette occasion devant l’autel Saint-André de l’église abbatiale. Selon le chanoine Mauny, cette procession tirerait son origine du déplacement de la statue de Saint-André de la chapelle d’Isaugouët en Concoret à l’abbaye de Paimpont :

La chapelle Saint-André à l’Isle-au-Gouet était située proche de la chaussée actuelle de l’étang de Choucan. Le château, comme la chapelle, tombe peu à peu en décadence […] Mais la chapelle abolie, le culte de Saint André ne cessa pas pour autant. On transporta la statue de Saint André à Paimpont. Un prêtre de Concoret allait dire la messe à son autel à l’église de Paimpont. MAUNY, chanoine Henry, « Concoret, cahiers manuscrits », 1956.

L’abbé Guillotin fait remonter cet usage au 13e siècle :

La procession qui se faisait de Concoret à Paimpont le lundi de la Pentecôte est de temps immémorial. Elle existait avant que le droit d’usage fut établi, c’est-à-dire avant l’an 1288. Il est probable qu’elle remonte jusqu’à la fondation de l’église de Concoret, soit que ses deux fondateurs, qui résidaient dans l’enceinte de Paimpont et qui la mirent sous l’invocation de la sainte Vierge, l’aient ainsi voulu, soit que ses premiers desservants, les religieux de Saint-Méen, auxquels ceux de Paimpont étaient soumis, aient eux-mêmes établi cette procession. GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul et ROPARTZ, Sigismond, Le registre de Concoret. Mémoires d’un prêtre réfractaire pendant la Terreur, Publié pour la première fois sur le manuscrit de l’abbé Guillotin, Saint-Brieuc, L. Prud’homme, éditeur, 1853, Voir en ligne. pages 55-56

En 1773, un incident entre les chanoines et les paroissiens de Concoret mit fin à cet antique usage. L’abbé Guillotin de Concoret nous en donne les détails :

Or, depuis le droit des usagers, voici quel était l’ordre de la procession :
Un prêtre de Concoret se rendait entre dix et onze heures du matin au bout occidental de la chaussée de Paimpont, où il se revêtait d’un surplis et étole, et où on élevait la croix et la bannière. Les usagers armés de hallebardes, fusils ou bâtons, se rangeaient en deux rangs, après avoir été évoqués par un officier du seigneur de Brandeseuc, comme ancien prévôt du baron de Gaël, propriétaire de la forêt. Le prêtre entonnait le Veni Creator et la procession se rendait au portail de l’avenue des Litières, où celle des chanoines venait au-devant. Les deux processions se rencontrant se donnaient réciproquement le salut et s’unissaient pour n’en former qu’une seule qui se rendait à l’autel Saint-André. Le prêtre de Concoret y célébrait la messe, après laquelle on s’en retournait dans le même ordre jusqu’au portail de l’avenue des Litières. Alors les deux processions se séparaient. Celle des chanoines réguliers retournait à son église, et celle de Concoret abattait sa croix et sa bannière. Le prêtre de Concoret conservait l’étole qu’il avait apportée et les chanoines réguliers portaient la leur. Les usagers accompagnaient la procession militairement jusqu’à la fin. Ils ornaient d’ordinaire leurs hallebardes de laurier, de fleurs ou de rubans.
Le 31 mai 1773, seconde fête de la Pentecôte, MM. Vincent Guillotin et Pierre Alis, curé et prêtre de Concoret, firent conduire la procession à Paimpont, suivant l’usage. Les chanoines réguliers, venant au-devant d’eux proche le portail, leur présentèrent une étole et leur dirent de quitter la leur. M. Pierre Alis, qui en était revêtu, s’y refusa, craignant par là de préjudicier aux droits du recteur de Concoret. Alors les chanoines réguliers sommèrent la procession de rétrograder ; ce qui fut fait. Néanmoins M. Guillotin, curé de Concoret, fut dire la messe à l’autel Saint-André, et quelques particuliers de Concoret, en allant l’entendre, firent du trouble dans l’église. Les officiers civils de Paimpont, à l’instigation du prieur, en rapportèrent procès-verbal et intentèrent un procès au général de Concoret au siège royal de Ploërmel, lequel procès fut jugé le 25 septembre suivant aux dépens dudit général de Concoret, qui fit pour cet objet une levée de deniers de 600 francs à la suite de la capitation. Je ne crois pas que, depuis cette catastrophe, on ait retourné à Paimpont en procession, mais les juges de Ploërmel, en condamnant le général de Concoret à payer 10 francs d’amende à l’église de Paimpont à cause du scandale qui y avait été causé et aux frais de la procédure, ne décidèrent rien sur l’article de la procession.Guillotin, abbé Pierre-Paul (1853). op. cit., p.55-56 (Voir en ligne)

L’historien Yves Breton, s’interroge sur les raisons qui ont amené les chanoines de Paimpont à mettre fin à cet usage :

Au-delà des prérogatives et des préséances honorifiques, faut-il voir dans la réaction des religieux une préservation d’éventuelles retombées financières à l’occasion de la venue des fidèles ? Breton, Yves (2006). op. cit., p.593-594.

La paroisse de Paimpont au 18e siècle

Au 18e siècle, le recteur de Paimpont est presque toujours le prieur claustral de l’abbaye. En 1730, son revenu brut est de 1300 livres, avec 330 livres de charges, ce qui réduit son bénéfice à 970 livres. Le Pouillé de Saint Malo nous donne une description de la paroisse de Paimpont vers 1750 :

Revenu de la cure : 1200 livres ; Titulaire de la paroisse : Notre-Dame ; décimateur, l’abbaye ; présentateur : le chapitre abbatial ; seigneurie : contestée entre les propriétaires des Forges et de l’abbaye. Fabrique : aucune, les chanoines réguliers entretiennent l’église et perçoivent tous ses droits. Presbytère : il n’y en a point. Nota : la paroisse située dans la forêt de Brécilien et les villages qui la composent sont situés au milieu des bois ; on la divise en sept frairies auxquelles se rapportent les différents villages au nombre de vingt ou environ, et qui ont chacune leur chapelle, excepté les trois qui sont les plus proches de l’église. […] C’est une cure régulière, qui est ordinairement présentée au prieur de l’abbaye et desservie par les chanoines ; il y a pourtant eu des prieurs séculiers qui on été approuvés. L’office paroissial n’est pas distinct du canonial 2. GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 5, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne. page 395

Interruption et reprise du pèlerinage : la construction de la grotte en 1884

La Révolution interrompt le pèlerinage de Paimpont. Le terrain où se trouve la fontaine Notre-dame de Paimpont, vendu comme bien national en 1792, est acheté par Madame veuve Fleury, de Plélan.

Il faut attendre 1870 avant qu’une nouvelle procession ne prenne le chemin de la fontaine :

M. L’abbé Joly […] y conduisit processionnellement la paroisse, afin d’implorer le secours tout-puissant de la très Sainte Vierge sur les jeunes gens de la localité qui couraient les plus grands périls dans la guerre Franco-Allemande.
GERVY, abbé Louis, « Un grand pèlerinage et un charmant pays (1) », Revue de Bretagne, Vol. 37, 1907, p. 344-370, Voir en ligne. page 365

François Sauvé, recteur de Paimpont nommé en mars 1883, souhaite relancer l’ancien pèlerinage en concentrant ses efforts sur la fontaine. Mademoiselle Marie Fleury, héritière du bien, fait donation à la paroisse, le 11 mars 1884, d’un hectare du Pré-des-Carrés où se trouve la fontaine et d’une longue allée qui y conduit.

Le dimanche premier juin 1884, jour de Pentecôte, le pèlerinage reprend. Les paroissiens ont réalisé une grotte en papier-rocher dans la lignée des nombreuses répliques de la grotte de Lourdes construites à cette époque. L’abbé Evenot, curé-doyen de Mauron et prédicateur, déclare alors aux fidèles : La sainte Vierge demande un monument à ce lieu. — Gervy, Abbé Louis (1907). op. cit., Volume XXXVII, p.365 (Voir en ligne) —

Les travaux débutent en juillet 1884. Les villageois se mettent à la tâche durant plusieurs semaines pour aménager le terrain marécageux. Avec des matériaux provenant des scories et laitiers de minerai de fer, trouvés dans les ravins bordant l’étang du Pas du Houx, ils construisent une grotte inspirée de celle de Lourdes. Le dimanche 24 septembre 1884, lors de la bénédiction de la Grotte, on place une statue de Notre-Dame, œuvre du sculpteur Bouthéry.— Gervy, Abbé Louis (1907). op. cit., Volume XXXVII, p.368 (Voir en ligne) —

Les miracles de Notre-Dame de Paimpont

La propagande catholique de la fin du 19e siècle relate des guérisons miraculeuses à mettre au profit de Notre-Dame de Paimpont.

Pour accompagner le renouveau du pèlerinage, la fondation miraculeuse de la fontaine Notre-Dame de Paimpont est inventée. La légende chrétienne est représentée sur un des vitraux du chœur de l’église abbatiale de Paimpont, daté de 1899. On y voit la Sainte Vierge apparaître à Judicaël, en présence de bergers. Elle lui désigne un lieu d’où, d’un coup de bâton, le roi fait jaillir une source miraculeuse appelée fontaine de Notre-Dame de Paimpont.

En 1884-1885, une importante épidémie de variole sévit dans la région de Paimpont. Pour la conjurer, les paroissiens venus de tous les villages se rendent à la grotte en une longue procession, le 1er dimanche de mars 1885 :

A partir de ce jour, il n’y eut aucun nouveau cas de la terrible maladie, et tous ceux qui étaient déjà atteints, même ceux dont on désespérait, se rétablirent en quelques jours. Chasle Henri (1911). op. cit., Volume XXXVII, p.94-95 (Voir en ligne)

Selon l’abbé Gervy, en 1885 :

la veille de la Pentecôte, jour de la bénédiction de la grotte, une petite fille de sept ans n’avait plus que quelques heures à vivre, d’après la déclaration des médecins. On invoqua Notre-Dame de Paimpont, et le lendemain la petite malade était guérie.

En 1891, un jeune homme de Paimpont, ouvrier à Saint-Servan, fut atteint d’une bronchite tellement grave que le médecin le déclara perdu. Il fut recommandé à Notre-Dame de Paimpont et on promit une messe d’actions de grâce s’il guérissait. Le jeune homme recouvra la santé au grand étonnement du médecin. Chasle Henri (1911). op. cit., Volume XXXVII, p.94-95 (Voir en ligne)

Parmi ces miracles, celui de la légende de Vignouse, fontaine situé à la Ville-Danet en Paimpont, est rapporté par l’abbé Gervy en 1907 : un bûcheron du nom de Genouvrier, habitant au village voisin, vient à mourir, laissant dans la pauvreté une femme et plusieurs enfants. Afin de retrouver des forces, la mère, que la tristesse a profondément affaiblie, demande à une de ses filles d’aller chercher du vin auprès du charitable abbé de Paimpont. Arrivée auprès de la fontaine, la jeune fille aperçoit une belle dame qui lui demande où elle va et pour quelle raison. Sensible au malheur de cette famille, la dame lui propose de puiser de l’eau à la fontaine en lui disant : ce sera du vin et ta mère guérira. A ces mots, l’apparition glissa entre ses mains et s’évanouit dans le ciel sous la forme d’une petite lueur bleue. L’eau se transforma en vin et la mère endeuillée fut bientôt rétablie. C’est ainsi que l’abbé Gervy rapporte la légende de l’apparition de Notre-Dame de Paimpont à Marie Genouvrier. — Gervy, Abbé Louis (1907). op. cit., Volume XXXVII, p.347 (Voir en ligne) —

Les chapelles de la paroisse de Paimpont

La paroisse de Paimpont est subdivisée en sept frairies, correspondant aux groupements d’habitants des principales clairières forestières. Les villages les plus importants ont leur chapelle, excepté les trois plus proches de l’église.— Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume V, p.396-397 (Voir en ligne) —

Chapelles frairiennes ou tréviales desservies par les prêtres de la paroisse.

  • Saint-Mathurin de Beauvais.
  • Saint-Jacques de Coganne, fondée en 1620, devient frairienne au 19e
  • Saint-Samson de Telhouët. Après le départ des bénédictines, leur chapelle fut considérée comme frairienne.
  • Saint-Barthélemy-des-Bois, chapelle priorale, devient frairienne au 19e siècle avant de tomber en ruine.
  • Chapelles Saint-Eloi des Forges. La vieille chapelle domestique avec son chapelain particulier du 17e siècle est devenue frairienne après la Révolution. Une autre chapelle est construite au 19e siècle.
  • Saint-Pierre de Saint-Péran, chapelle priorale puis tréviale à partir de 1606.

Autres chapelles de la paroisse :

  • Sainte-Anne, chapelle de l’ancien cimetière de Paimpont, construite en 1610, détruite à la fin du 19e siècle.
  • Saint-Laurent-des-Forges de Telhouet, fondée en 1595 par François de la Corbinière, aujourd’hui maison d’habitation.
  • Chapelle Saint-Jean de Gaillarde, fondée en 1599 par François de la Corbinière, aujourd’hui détruite.
  • Chapelle de Hucheloup. Mentionnée au début du 18e siècle, aujourd’hui ruinée.
  • Chapelle Saint-Marc d’Ysaugouët, attachée au manoir du même nom, ruinée.
  • Chapelle de Barenton dont l’existence est hypothétique.

Les recteurs de la paroisse de Paimpont

La liste des recteurs de la paroisse Notre-Dame de Paimpont est celle publiée par Guillotin de Corson en 1891— Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume II, p.398 (Voir en ligne) —, enrichie à partir des recherches de Nicolas Petit parues dans Prosopographie génovéfaine en 2006.—  PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne. —

Recteurs :

  • Frère Jude Chevau : chanoine régulier, résigna vers 1639 suite à une blessure avec un fusil de chasse 3. Il est encore chanoine régulier en 1648 comme l’atteste sa signature sur un acte conservé à la Bibliothèque de Sainte Geneviève 4.
  • Frère Guillaume Provost : ce chanoine régulier de Paimpont pourvu le 24 mai 1639 est l’un des principaux acteurs de la réforme de Sainte Geneviève à l’abbaye Notre-Dame de Paimpont. Il a été nommé recteur de la cure de Paimpont à la sollicitation du père Delafère, prieur de l’abbaye génovéfaine de St-Pierre de Rillé. En raison des mauvais rapports qu’il entretient avec le prieur claustral de Paimpont, Provost préfère résider à Rennes, au prieuré de Saint-Denis. Il ne reste titulaire de la cure que quelque mois puis se résigne en 1639 au profit du frère Claude François. Guillaume Provost est titulaire du prieuré de Saint-Martin de Rennes, dépendant de l’abbaye de Paimpont en 1647 5.
  • Frère Claude François : ce chanoine régulier de Saint-Jacques de Montfort est le premier génovéfain à avoir la charge de la cure de Paimpont. Il la reçoit de Guillaume Provost en 1639, mais demeure neuf ans en conflit avec le prieur de Paimpont qui le remplace par un chanoine séculier. Il ne prend possession effective de sa cure qu’en 1648, après jugement du Présidial de Rennes. Il demeure recteur de Notre-Dame jusqu’à sa mort en 1658.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.160 (Voir en ligne) —
  • Frère Christophe Guignace : prieur claustral de Paimpont, recteur de 1687 à sa mort le 26 octobre 1719. Guillotin de Corson le mentionne aussi comme prieur de Saint-Barthélemy-des-Bois en Paimpont en 1687.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.186 (Voir en ligne) —
  • Frère Alexandre-Philippe Devinx : ce génovéfain pourvu le 16 décembre 1719, résigna en septembre 1727. Guillotin de Corson le mentionne prieur de Saint-Barthélemy-des-Bois en Paimpont en 1720. Ce génovéfain est mentionné par Nicolas Petit sous le nom de Philippe-Alexandre Dévime, comme prieur claustral de Notre Dame de Paimpont de décembre 1719 à septembre 1727.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.127 (Voir en ligne)  —
  • Frère Pierre Murault : pourvu le 6 décembre 1727, ce génovéfain résigna en 1733. Guillotin de Corson le mentionne prieur de Barthélemy-des-Bois en Paimpont en 1727. Il aussi mentionné par Nicolas Petit sous le nom de Murcault Pierre, comme prieur claustral de Notre-Dame de Paimpont de septembre 1727 à septembre 1733.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.286  —
  • Frère Zacharie-Anne Berthelot : pourvu le 16 décembre 1733. Ce génovéfain est aussi mentionné par Nicolas Petit comme prieur claustral de Notre-Dame de Paimpont de septembre 1733 à août 1742, ainsi que député de la province de Bretagne au chapitre général de 1733.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.56  —
  • Frère Anselme Boustille : remplaça le précédent le 4 août 1742, il résigna en 1746 6.
  • Frère Paul Pierre : pourvu le 17 février 1746, il résigna en 1751. Ce génovéfain est aussi mentionné par Nicolas Petit comme prieur claustral de Notre-Dame de Paimpont de septembre 1748 à mai 1751.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.304  —
  • Frère Jacques Victor Le Breton : pourvu le 26 mai 1751, il résigna en 1771. Nicolas Petit mentionne aussi Jacques Victor le Breton comme prieur claustral de Paimpont de septembre 1751 à 1770 et curé seulement à partir de 1755. Natif d’une famille influente de Rennes, fils et frère de procureur au Parlement de Bretagne, le génovéfain cumule les charges puisqu’il est aussi prieur de Saint-Martin de Rennes, dépendant de Paimpont, en 1763. Il fait l’objet en janvier-février 1771 d’une procédure disciplinaire pour avoir accumulé les dettes à Paimpont et pour concussion.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.160 (Voir en ligne)  —
  • Frère Edmond Gabriel Mercier : prieur et recteur de Notre-Dame de Paimpont pendant quatre mois à partir du 28 février 1771. Avant et après cette interruption passagère, ce génovéfain est Prieur de Notre-Dame de Beaulieu de Dinan de 1769 à 1773.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.270 —
  • Nicolas Augustin Groulard : ce génovéfain est curé de Notre-Dame de Paimpont du 23 septembre 1771 à janvier 1773. Contrairement à ce que signale Guillotin de Corson qui place sa mort à Paimpont en 1773, il est prieur de Saint-Thomas du Mont-aux-Malades de Rouen du 5 décembre 1772 à 1778, puis de septembre 1784 à son décès à Rouen le 17 mars 1786.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.184 (Voir en ligne)  —
  • Frère Jean François Le Roy : pourvu le 29 janvier 1773, se démit en 1776. En 1773 il est recteur lors de l’incident avec la paroisse de Concoret. Il est aussi prieur de Notre-Dame de Paimpont du 19 janvier 1773 à 1776, ainsi que titulaire du canonicat de la cathédrale de Rennes, dépendant de Paimpont en 1776. Il est ensuite Prieur-curé de Saint-Malon dépendant de Saint-Jacques de Montfort de 1776 à 1790.— Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.246 (Voir en ligne)  —
  • Frère Joseph Cazalis : ce génovéfain est prieur et curé de Notre Dame de Paimpont et de Saint Péran du 4 février 1776 à 1778. Il est ensuite nommé prieur de Saint-Jean-des-prés de 1778 à 1779 avant de revenir à la cure de Paimpont de 1779 à 1781.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.87  —
  • Frère Denis-Alexandre Giraudot : recteur de Paimpont de 1778 à 1782
     7 Il est aussi prieur de Notre dame de Paimpont de 1778 à 1782. Il est ensuite nommé au prieuré cure des trois Marie de la Rouaudière dépendant de Notre Dame de la Roë en octobre 1782. Il mourut à Craon en en 1796. 8.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.175 —
  • Frère Guy-Adelaïde Du Boys : ce génovéfain est à Notre-Dame de Paimpont de 1781 à 1790. Il est pourvu à la cure de Notre-Dame le 17 octobre 1783, qu’il conserve jusqu’à la Révolution.Il est aussi prieur claustral de Notre-Dame de Paimpont de 1783 à 1790. Il prête serment le 23 janvier 1791 puis est élu curé constitutionnel de Josselin le 3 avril 1791.—  Petit, Nicolas (2008). op. cit., p.134 (Voir en ligne) —

Recteurs de la paroisse après la Révolution.

  • Louis Bigot (1803-1818) 9.
  • Pierre-Mathurin Genetay (1818-1824).
  • Pierre Thomas (1824-1843).
  • Pierre-Jean-Marie Fourmond (1843-1852). Il fait venir des religieuses en 1846 afin de fonder l’école des filles 10.
  • Jean Rouxel (1852-1868), Antoine Joly (1868-1874).
  • Pierre Taillard (1874-1876).
  • Eugène Brindejonc (1876-1883).
  • François Sauvé (à partir de 1883) qui relance le pèlerinage de Paimpont.

Bibliographie

BARLEUF, abbé Vincent, « Relation de l’Abbaye de Nostre-Dame de Painpont en Bretagne, Ordre des Chanoines réguliers de la Congrégation de France », Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine 5 J 164, v. 1670.

BRETON, Yves, Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine aux XVIIe et XVIIIe siècles, Editions Hérault, 2006.

CHASLE, Henri, « Le culte de la Sainte Vierge dans le diocèse de Rennes pendant le XIX siècle », Revue de Bretagne, Vol. 45, février 1911, p. 65-112, Voir en ligne.

DELISLE, Léopold, Rouleaux des morts du IXe au XVe siècle, recueillis et publiés pour la Société de l’histoire de France, Paris, Chez Mme Vve Jules Renouard, 1866, Voir en ligne.

GERVY, abbé Louis, « Un grand pèlerinage et un charmant pays (1) », Revue de Bretagne, Vol. 37, 1907, p. 344-370, Voir en ligne.

GUILLOTIN, abbé Pierre-Paul et ROPARTZ, Sigismond, Le registre de Concoret. Mémoires d’un prêtre réfractaire pendant la Terreur, Publié pour la première fois sur le manuscrit de l’abbé Guillotin, Saint-Brieuc, L. Prud’homme, éditeur, 1853, Voir en ligne.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

GUILLOTIN DE CORSON, abbé Amédée, Pouillé Historique de l’archevêché de Rennes, Vol. 5, Rennes, Fougeray éditeur, 1891, Voir en ligne.

MAUNY, chanoine Henry, « Concoret, cahiers manuscrits », 1956.

PETIT, Nicolas, Prosopographie génovéfaine, École Nationale des Chartes, 2008, Voir en ligne.

TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Paimpont, 2012.

Documents d’archives

Archives Départementales d’Ille-et-Vilaine, 5 J 164 : Relation de l’Abbaye de Nostre-Dame de Painpont en Bretagne, Ordre des Chanoines réguliers de la Congrégation de France, Barleuf, Abbé Vincent, vers 1670

Archives Départementales de Loire-Atlantique, B 1999. : Déclaration de l’abbé François Robert lors de la réformation du domaine royal de Ploërmel au 24 avril 1679.


↑ 1 • Traduit du latin

↑ 2 • d’après le Pouillé ms. de Saint Malo : (1739-1767)

↑ 3 • 

Environ ce temps là, la cure de l’abbaye de Painpont vint a vaquer, un religieux Ancien qui la tenoit s’étant estropié et mutilé la main par un fusil qui creva en tirant sur l’estang voisin de la maison ; ce qui obligea ledict Provost d’accepter cette cure, à la sollicitation du révérend Père Delafère, prieur de l’abbaye de St-Pierre de Rillè lès Foulgères […]Barleuf Abbé Vincent (vers 1670). op. cit.

↑ 4 • 

Datum anno domini millosimo ductilosimo nonagosimo. Collationné à l’original pris et tiré d’un livre et registre appelé carthulaire de l’abbaie de Penpont escript à la main sur vellin en escripture goticque et antiene, rendu avecq le présent par moy conseiller secrétaire du Roy maison et couronne de France sous signé à noble et discret frère Judes Chevau, chanoine regullier de ladicte abbaie. Ledict acte original signé de mandato domini officialis Sancto Maelonii de bedano demarezac transit per copiam, rendu comme dit est audit sieur Chevau lequel a signé le présent ce . XVI. Jour de novembre 1647 et cest copie délivrée à frère Guillaume Provost chanoine régulier deladicte abbaie de Penpont prieur du prieuré Sainct Martin de Rennes.
[Signature :] Frère Judes Chevau

↑ 5 • Guillaume Provost est aussi prieur de Saint-Étienne de Guer de 1629 à 1664.

↑ 6 • Ce recteur de Paimpont ne devait pas être génovéfain puisqu’il n’est pas mentionné dans Prosopographie génovéfaine de Nicolas Petit.

↑ 7 • Contrairement à Guillotin de Corson qui le mentionne à la cure de Paimpont à partir du 28 avril 1780, Nicolas Petit place le génovéfain à partir de 1778.

↑ 8 • Contrairement à ce que signale Guillotin de Corson qui place sa mort à Paimpont en 1783

↑ 9 • Mr. Louis Bigot, curé desservant de Paimpont, est assigné en justice en 1818, par MM Macé et Robert qui lui reprochent :

en passant par leur cour des cadavres pour les porter à l’église et de là au cimetière expose leurs deux familles à l’impression d’un mauvais air et à des frayeurs pendant la nuit. (4 U 27 18 cités in) —  TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Paimpont, 2012. [page 121]

↑ 10 • 

M. Fourmont, recteur de cette paroisse, y appela les sœurs de la Charité de Saint-Louis pour instruire les petites filles ; elles arrivèrent à Paimpont le 1er mai 1846 au nombre de quatre, trois sœurs de chœur et une oblate […]—  Guillotin de Corson, Abbé (1891). op. cit., Volume III, p.638 (Voir en ligne)