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Fin 18e - Début 20e siècle

Les cloutiers de la forêt de Paimpont

Histoire d’un métier disparu et d’une technique oubliée

Au milieu du 19e siècle, les communes de Paimpont et de Concoret comptent 200 cloutiers. Les verges de fer produites aux Forges de Paimpont permettent la fabrication artisanale d’une grande diversité de clous. Ce métier disparait au début du 20e siècle.

Une histoire du clou

Les plus anciens clous sont en cuivre. Ils ont été découverts en Mésopotamie, et datent d’environ 3500 ans avant J.-C.

Connue uniquement par l’archéologie, l’histoire du clou en fer commence véritablement à partir du 4e siècle avant J.-C.

Dès l’ère romaine et jusque vers 1950, des clous ont été produits artisanalement au marteau à partir de tiges de fer chauffées au rouge.

MERCUZOT, André, Fer forgé - Histoire, Pratique, Objets & Chefs-d’oeuvre, Jean-Cyrille Godefroy, 2002, 238 p., Voir en ligne. p. 70

Des fragments de clous datant de l’époque gallo-romaine, 2e siècle de notre ère, ont été découverts sur le site métallurgique de Couédouan en Plélan-le-Grand (Ille-et-Vilaine), ainsi que sur de nombreux sites archéologiques régionaux. —  LARCHER, Guy, « Sites métallurgiques de la région de Paimpont - Couédouan en Plélan-le-Grand », SRA, 1992, p. 74, Voir en ligne. —

Têtes de clous issus de fouilles de l’Hôtel-Dieu de Rennes
Fouilles 2016 de l’INRAP. Nettoyage CERAPAR 2023.
Guy Larcher

Les bas fourneaux au Moyen Âge

Historiquement, l’Âge du fer débute avec l’invention du bas fourneau.

Dans sa forme la plus primitive, on appelle « bas foyer » le bas fourneau. Il consiste en un trou dans le sol d’environ trente centimètres de diamètre, rempli de charbon de bois et de minerai de fer.

Au début de l’Âge du fer et jusqu’au Moyen Âge, il permet de transformer le minerai en fer métallique.

Pendant tout le Moyen Âge, le bas fourneau est un four que l’on édifie en fonction des affleurements de minerai et de la disponibilité du combustible.

Le bas fourneau de l’étang du Perray (Ille-et-Vilaine)
Bas fourneau environ deux siècles avant notre ère.
Diamètre intérieur : environ 1,20 m
Guy Larcher

Après une montée en température adéquate (de l’ordre de 1200°C) le minerai de fer se transforme en un amas composé de métal et de scories que l’on appelle « loupe », « massiau » ou « éponge de fer ».

Loupe de bas fourneau
« loupe », « massiau » ou « éponge de fer »
Fête du fer à Paimpont
Guy Larcher

Cette loupe est nettoyée et cinglée par martelage, afin de retirer les scories et d’obtenir un bloc de métal.

Loupe de bas fourneau
« loupe », « massiau » ou « éponge de fer »
Fête du fer à Paimpont
Guy Larcher

Les forgerons mettent en forme ce bloc pour fabriquer des outils (faux, serpe, etc.), des armes ou des armures (lances, fléaux d’armes, viretons d’arbalètes, épées, cottes de mailles etc.).

Pointes de carreaux d’arbalète
Forgées par Simon Pellequer
2019@Guy Larcher

Les forgerons du Moyen Âge étaient craints et respectés pour leur savoir et leur maîtrise du feu de forge, souvent assimilés au feu de l’enfer. La réputation des cloutiers en ces temps « mystiques » était encore plus mal perçue, voir presque « satanisée » chez les esprits les plus bigots, car les clous avaient servi à crucifier le Christ.

Mercuzot, André (2002) op. cit. p. 70

Au 13e siècle à Paimpont, nous trouvons une simple mention de l’existence de forges monastiques.

Aux 15e et 16e siècles, on note quelques mentions écrites de forges grossières et de communautés de forgerons, en particulier au Gué de Brécilien. —  VIVET, Jean-Bernard, Métallurgie médiévale et forêt en prélude aux Grandes Forges de Paimpont (Ille-et-Vilaine), Centre Régional d’Archéologie d’Alet, 2009, (« Les Dossiers du Centre Régional d’Archéologie d’Alet »). —

Les hauts fourneaux

Dès le 1er siècle de notre ère, la Chine développe l’usage du haut fourneau en même temps que la fonderie.

En Europe, l’évolution du bas fourneau vers le four à masse (de taille intermédiaire entre bas et haut fourneau), se produit entre le 12e et le 15e siècle.

Les différences essentielles entre le bas fourneau et le haut fourneau sont :

  • la température : 1200°C pour le bas fourneau, 1600°C pour le haut fourneau (la température de liquéfaction du fer est de 1535°C),
  • la quantité de métal produite à chaque coulée : quelques kilos pour le bas fourneau, quelques centaines de kilos pour le haut fourneau,
  • le métal produit : fer pour le bas fourneau, fonte pour le haut fourneau.
La forge
Encyclopédie de Brocéliande

Les Forges de Paimpont, construites autour de 1660, permettent, avec leurs deux hauts fourneaux et leur fenderie, de fabriquer des verges de fer pour les cloutiers.

Les verges de fer provenaient de fenderies souvent spécialisées qui découpaient de fines baguettes de métal à partir de barres plates, de sections s’étageant de 6 à 20 mm.
Le fer ayant été souvent exclusivement réservé aux armes, la clouterie ne s’affirmera universellement qu’à partir du XIIIe siècle, sans aucune mécanisation avant le début du XXe siècle.

Mercuzot, André (2002) op. cit. p. 70
Fenderie du 18e siècle
Grande Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (18e siècle)
—  DIDEROT, Denis et ALEMBERT (D’), Jean, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Paris, Durand, 1772. —

Vers la fin du XVIIIe siècle la clouterie se précarise, quand les marchands deviennent les donneurs d’ordres des cloutiers en leurs confiant du fer en botte, payant très chichement la façon des clous qu’ils récupéraient le mois suivant.
Peut-être leur doit-on l’expression “ne pas valoir un clou”.
Cette exploitation artisanale annonce le prolétariat du XIXe siècle.

Mercuzot, André (2002) op. cit. p. 70

Technique de fabrication des clous

Les cloutiers fabriquent les clous à la main à partir de tiges de fer :

  • La section des tiges est de forme carrée ou rectangulaire.
Fabrication d’un clou
dessin Daniel Yardin
  • La tête du clou est travaillée dans des clouyères ou cloutières, avec des orifices de différents diamètres.
Clouyères
—  MERCUZOT, André, Fer forgé - Histoire, Pratique, Objets & Chefs-d’oeuvre, Jean-Cyrille Godefroy, 2002, 238 p., Voir en ligne. —

Avant le façonnage du clou, la tige de fer est chauffée au feu de forge. Le soufflet est activé soit par un enfant, appelé chauffeur ou souffleur, soit par un chien dressé pour faire tourner une roue (voir carte postale ou schéma ci-dessous).

Roue pour actionner le soufflet de la clouterie
Le soufflet est activé soit par un jeune, appelé chauffeur ou souffleur, soit (ici) par un chien dressé pour faire tourner une roue.
Dessin Daniel Yardin

Le clou est forgé sur la place (2), puis rabattu sur le tranchet (4) et introduit dans la clouyère (3) fixée sur le pied d’étape (1), pour façonner la tête (7). Le ressort plat (6) sert à expulser le clou.

Fabrication d’un clou
dessin Daniel Yardin

Cloutiers en Brocéliande

Les métiers liés au fer

Le travail du fer, en particulier durant la période d’activité de « l’usine à fer » des Forges - entre 1660 et 1884 - induit l’existence de plusieurs types de métiers, répartis entre les forges, la forêt et les villages.

  • Les métiers représentés au village des Forges : fondeur, mouleur, fendeur, souffletier, martineur, renoueur, etc.
  • Les métiers en forêt :
    — les mineurs, car le minerai provient, au moins partiellement, des environs.
    — les bûcherons et les charbonniers, car ces forges fonctionnent au charbon de bois, et elles engloutissent chaque année environ 10 000 cordes de bois.
  • Les métiers de cloutiers dans certains lieudits de Paimpont et de Concoret.

Repères historiques

À la fin du 18e siècle, les forges de Paimpont fabriquent des clous. Les livres de comptes de 1776-1777 notent : 430 livres 12 soles payées aux cloutiers de la forge, compris le souffleur, pour 3809 livres de clous fabriqués.—  EALET, Jacky et LARCHER, Guy, Paimpont en Brocéliande, Beignon, Les oiseaux de papier, 2015. —

Au début du règne de Louis XVI, les forges de Paimpont coulaient environ 1 200 000 livres de fonte, mais seulement les deux-tiers de cette production étaient transformés en fer 1.

DUVAL, Michel, Forêts bretonnes en Révolution : mythes et réalités, Nature & Bretagne, 1996. [page 144-145]

Cette production est toutefois insuffisante pour subvenir aux demandes de la Marine de Lorient et de l’Arsenal de Rennes.

En janvier 1796 (nivôse an 3), l’intendant des forges Nicole sollicite le district de Montfort pour la mise en exploitation d’une coupe extraordinaire de bois afin d’augmenter la production de fers.

Lettre de l’intendant au district de Montfort
La Marine de Lorient m’en demande beaucoup... De son côté la direction de l’Arsenal de Rennes me presse de lui en fabriquer 20 milliers. Les agriculteurs abondent ici pour transporter nos fers au fur et à mesure qu’ils se fabriquent [...] Je ferai voiturer à leur intention 15 milliers de fers propres à clous de cheval et à fers de maréchal.

Duval, Michel (1996). op. cit. p. 148

En 1813, il existe déjà un vingtaine de clouteries sur le territoire et au milieu du 19e siècle l’on compte environ cent cinquante cloutiers à Paimpont, une cinquantaine à Concoret et quelques-uns à Beignon. —  EALET, Jacky et LARCHER, Guy, Paimpont en Brocéliande, Beignon, Les oiseaux de papier, 2015. —

Au milieu du 19e siècle, le métier de cloutier, favorisé par la proximité des forges, emploie environ 200 personnes sur les communes de Paimpont et Concoret.

Un métier disparu

Le métier artisanal disparait vers 1900 à cause de l’industrialisation.

Forges et clouteries de Mohon (Ardennes)
Mise en rouleaux des fils d’acier
Carte postale de 1904
Ed. Winling et Cosset, Charleville
Collection privée
Forges et clouteries de Mohon (Ardennes)
Atelier de paquetage
Carte postale de 1904
Ed. Winling et Cosset, Charleville
Collection privée
Forges et clouteries de Mohon (Ardennes)
Atelier de fabrication des pointes
Carte postale de 1904
Ed. Winling et Cosset, Charleville
Collection privée

Le métier s’efface de la mémoire collective pour deux raisons principales.

  • Il n’existe pas ou peu de traces de cette activité dans le paysage. Les ateliers de clouterie ont été soit démolis, soit transformés profondément, sans qu’il soit possible de discerner leur usage ancien.
  • Très peu d’outils nous sont parvenus. Les clouyères ou cloutières ont été dispersées, vendues à la ferraille. Néanmoins, un pied ou « pié d’étape », « étapou » ou « pilon » 2 a été retrouvé au lieudit « les Rues Coudées » en Paimpont.
Outil de cloutier
« Pié d’étape » trouvé aux « Rues Coudées » à Paimpont
Guy Larcher

Appellations des cloutiers dans les recensements

La consultation des archives et des recensements des communes de Paimpont et Concoret permet de distinguer différentes appellations liées à l’activité de clouterie.

  • l’ouvrier cloutier,
  • le marchand cloutier,
  • le maître de boutique,
  • le maître cloutier,
  • cloutier propriétaire,
  • cloutier débitant,
  • cloutier cultivateur,
  • cloutier laboureur.
  • le souffleur ou chauffeur : un jeune enfant qui actionne le soufflet 3.
Clouterie dans le Lot
Début 20e siècle
Carte postale - Collection privée
Éditeur : « phototypie des docks » à Cahors

Pourtant, les recensements de Paimpont et de Concoret au 19e siècle 4 montrent qu’ils étaient fort nombreux. Les noms mentionnés sont des patronymes encore très répandus localement.

Par conséquent, nombre de Paimpontais et de Concoretois actuels ont des cloutiers dans leurs ancêtres.

Nos sources sur les métiers de cloutier

Bulletin paroissial de 1932

Un article du bulletin paroissial de Paimpont de février 1932 contient de précieux renseignements sur le métier de cloutier.

Autrefois notre pays de Paimpont était, on le sait, un pays de petite industrie. Si à Paimpont, on faisait du charbon de bois, si on y fondait le minerai de fer, si on y tissait le lin et le chanvre, on y fabriquait aussi des clous, surtout dans les villages de Gaillarde, La Ville Danet et Telhouët. [...]
C’était un métier qui rapportait aux patrons. Certains sont arrivés par cette industrie à se créer une petite aisance, d’autres mêmes se sont fait une fortune. Mais l’ouvrier gagnait peu, il se faisait tout au plus trois francs ou 3,50 francs par jour.

ANONYME, « Un peu d’histoire paimpontaise - Les cloutiers », Écho de Paimpont, 1932, (« Bulletin paroissial »), p. 8-9, Voir en ligne.
Marguerite Rolland

Un document inédit d’une habitante de Concoret, Marguerite Rolland, donne des informations complémentaires sur la vie de cloutiers à Paimpont.

En 1856, on trouve cinq entreprises de forges et cloutiers. faisant vivre 143 personnes. En 1872, 364 personnes vivaient des mêmes activités. Le maximum apparaît surtout en 1886. La baisse est ensuite rapide.
Un rapport de 1889 sur la situation industrielle dénombre encore quatre cloutiers qui n’emploient plus que 26 ouvriers et quatre apprentis.

ROLLAND, Marguerite, « Les cloutiers », 1976, Voir en ligne.
Hervé Tigier

Dans son travail monumental sur Paimpont au 19e siècle, il inclut de multiples occurrences sur les métiers de cloutier. —  TIGIER, Hervé, Terroirs de Paimpont, auto-édition, 2022. —

  • la participation des marchands cloutiers dans la vie municipale,
    Candidats à l’élection municipale de 1865
    Hervé Tigier - Paimpont - Le bourg - p. 448
  • des inventaires après décès démontrent que cette catégorie de travailleurs n’était pas riche,
    Inventaire après décès
    —  TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Auto-édition, Paimpont, 2012. — page 513
  • l’implication de cloutiers dans des faits divers.
    L’implication des cloutiers dans des faits divers
    —  TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Auto-édition, Paimpont, 2012. — page 642
    Dossier correctionnel : 3U2 (1811)
    Archives du tribunal correctionnel de Montfort
  • Liste des propriétaires de boutiques - ateliers de cloutiers - des villages du massif forestier
    • Beauvais
      François Chérel (Boutique du Sousingué)
      Joseph Hamelin
      Pierre Lemée (La Coudre)
      Jacques Pontgerard
      Jean Hamon
      Joseph Bouteillier
      Mathurin Bouteillier
    • Le Cannée
      Pas de mention de « maitre de boutique de clouterie »
    • Le Pertuis en Concoret
      François Ruelland
    • Folle Pensée
      Pas de mention de« maitre de boutique de clouterie »
    • La Ville Danet - Gaillarde
      Jean Colo
      Gortais Bonaventure
      Etienne Gapais
      Amateur Launay
      Lhermitte Paul
      Rouxel Jean
    • Telhouët
      Julien Berhaud
      Julien Desbois
      Guillaume Berhaut
    • Trudeau - Trédéal - Coganne
      Pas de mention de « maitre de boutique de clouterie »
    • Le Buisson, la Sangle
      Pas de mention de« maitre de boutique de clouterie »
    • Bourg de Plélan
      Jolly Joseph
    • Beignon
      Mathurin Boutelier
      Pierre Tessier
    • Droblais en Concoret [Dorbelais]
      Paul Picard
      Pierre Berson
    • Bourg de Concoret
      François Ruelland
    • Le Landrais
      Pierre-Marie Rolland
    • Bourg de Paimpont
      Pas de mention de « maitre de boutique de clouterie »
    • Le Gué
      Pas de mention de « maitre de boutique de clouterie »
    • Les Forges
      Pas de mention de « maitre de boutique de clouterie »

Propriétaires de boutiques et marchands cloutiers de Paimpont d’après les ouvrages d’Hervé Tigier

  • Boutiques de cloutiers au Châtenay (Beauvais)
    Beauvais - Le Sousingué
    Plan du Châtenay et du Sousingué
    Superposition des données du partage de décembre 1782, du cadastre napoléonien et d’une vue aérienne de 1925
    —  TIGIER, Hervé, Terroirs de Paimpont, auto-édition, 2022.
    [page 135] —
    Hervé Tigier
  • Quelques types de clous fabriqués en Brocéliande 5
    Différents types de clous
    —  TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Auto-édition, Paimpont, 2012. p. 51 —
    Hervé Tigier
    • maillette à sabots,
    • jupé,
    • caboche à ferrer,
    • d’affetau,
    • d’un double,
    • de bécheron,
    • demi clou,
    • d’herminette,
    • à bois,
    • à choque,
    • à ardoise,
    • à latte,
    • girofle pour talon à soulier.
Chaussures cloutées
Chaussures cloutées avec maillettes (20e siècle)
Guy Larcher
Maryline Le Tiec

Maryline Le Tiec a compilé les données de recensement de 1836 à 1901, à Paimpont. —  LE TIEC, Maryline, « Recensement des cloutiers de Paimpont », 1993, Voir en ligne. —

André Le Coroller

André Le Coroller a compilé les données de recensement de 1831 à 1906, à Concoret. —  LE COROLLER, André, « Recensements des cloutiers à Concoret », 1992, Voir en ligne. —

Auguste Brizeux

Auguste Brizeux (1803-1858) est l’auteur de « La Chanson du Cloutier ». Elle parait dans Histoires poétiques en 1874.
—  BRIZEUX, Auguste, « La Chanson du Cloutier », in Histoires poétiques, Vol. 3, Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1874, p. 290-291, Voir en ligne. —

Les archives du SIVU

Les archives du SIVU « Forges et métallurgie » contiennent notamment les comptes des forges de Paimpont (1838 et 1841). Celles-ci mentionnent des ventes de fer à quelques marchands cloutiers paimpontais.

Suite de la vente des fers en gros
Comptes des Forges de Paimpont (1841)
Archives du SIVU

Les cloutiers à la Fête du fer

Depuis 1998, la Fête du fer a lieu au mois de juillet à Paimpont. Au cours de ces manifestations, certains cloutiers viennent effectuer des démonstrations de fabrication de clous.

Fête du fer 2006
Roue pour actionner le soufflet
Guy Larcher
Fête du fer 2006
Différents marteaux de cloutiers
Guy Larcher
Fête du fer 2012
Fabrication de la tête du clou dans la clouyère
Guy Larcher
Fête du fer 2007
Enclume, clouyère et marteau de cloutier
Guy Larcher

Bibliographie

ANONYME, « Un peu d’histoire paimpontaise - Les cloutiers », Écho de Paimpont, 1932, (« Bulletin paroissial »), p. 8-9, Voir en ligne.

ANONYME, « La clouterie à la main », sans date, Voir en ligne.

BRIZEUX, Auguste, Œuvres complètes d’Auguste Brizeux, Vol. 2, Paris, Michel Lévy Frères libraires-éditeurs, 1860, Voir en ligne.

BRIZEUX, Auguste, Œuvres de Auguste Brizeux - La fleur d’or - Histoires poétiques I-II, Vol. 3, Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1874, Voir en ligne.

BRIZEUX, Auguste, « La Chanson du Cloutier », in Histoires poétiques, Vol. 3, Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1874, p. 290-291, Voir en ligne.

DIDEROT, Denis et ALEMBERT (D’), Jean, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Paris, Durand, 1772.

DUVAL, Michel, Forêts bretonnes en Révolution : mythes et réalités, Nature & Bretagne, 1996.

EALET, Jacky et LARCHER, Guy, Paimpont en Brocéliande, Beignon, Les oiseaux de papier, 2015.

LARCHER, Guy, « Sites métallurgiques de la région de Paimpont - Couédouan en Plélan-le-Grand », SRA, 1992, p. 74, Voir en ligne.

LE COROLLER, André, « Recensements des cloutiers à Concoret », 1992, Voir en ligne.

LE TIEC, Maryline, « Recensement des cloutiers de Paimpont », 1993, Voir en ligne.

MERCUZOT, André, Fer forgé - Histoire, Pratique, Objets & Chefs-d’oeuvre, Jean-Cyrille Godefroy, 2002, 238 p., Voir en ligne.

ROLLAND, Marguerite, « Les cloutiers », 1976, Voir en ligne.

TIGIER, Hervé, Des Forges de Paimpont à la Ville Danet : Les Forges, le Gué, le bourg, Trudeau et Trédéal, la Ville Danet et Gaillarde, Auto-édition, Paimpont, 2012.

TIGIER, Hervé, Terroirs de Paimpont, auto-édition, 2022.

VIVET, Jean-Bernard, Métallurgie médiévale et forêt en prélude aux Grandes Forges de Paimpont (Ille-et-Vilaine), Centre Régional d’Archéologie d’Alet, 2009, (« Les Dossiers du Centre Régional d’Archéologie d’Alet »).


↑ 1 • La fonte était utilisée pour fabriquer des objets (plaques de cheminée, chaudrons, etc.)

↑ 2 • voir n° 1 dans « Schéma d’une enclume » ci-dessus

↑ 3 • Le souffleur peut être remplacé par un chien actionnant une roue en bois pour la faire tourner, afin d’actionner le soufflet.

↑ 4 • Travaux inédits de Maryline Le Tiec pour Paimpont et d’André Le Coroller pour Concoret

↑ 5 • D’une manière générale, la diversité des clous est grande. Elle se décline en fonction des nécessités de chaque métier utilisateur.

Différents types de clous
Image issue de la Grande Encyclopédie de Diderot et d’Alembert
—  DIDEROT, Denis et ALEMBERT (D’), Jean, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Paris, Durand, 1772. —