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1860

La légende de saint Utel de Mauron

Les multiples interprétations de l’origine d’un saint

Saint-Utel n’est honoré qu’au Pont-Ruelland en Mauron (Morbihan) où une chapelle lui est dédiée. Son culte a donné lieu à une légende et à de nombreuses interprétations.

Une chapelle dédiée à saint Utel

La chapelle Saint-Utel, aujourd’hui détruite, était située dans la solitude des landes et des bois, à cinq kilomètres de Mauron, sur le bord de la route de Saint-Brieuc-de-Mauron à Gaël. Un document des archives du château du Boyer en Mauron, daté de 1285, atteste de sa construction au 13e siècle à l’initiative de Messire Jean du Boyer, seigneur temporel de Launay.—  DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [pages 205-206]  —

Ancienne chapelle Saint-Utel en Mauron en 1910
Ancienne chapelle Saint-Utel en Mauron en 1910
Collection Jean-Claude Fichet

L’ancienne chapelle détruite vers 1912 est remplacée par un nouvel édifice, construit à quelques centaines, de mètres entre 1910 et 1913 dans le style néoroman. —  FICHET, Jean-Claude, « La chapelle Saint-Utel en Mauron », 1989, Voir en ligne. —

La chapelle Saint-Utel de Mauron
La chapelle Saint-Utel de Mauron
Carte postale ancienne A. Lamiré Éditeur n°3423

Cette chapelle dédiée à Utel, Tutel, ou Tutelle est le seul lieu de culte de ce saint par ailleurs absent des hagiographies bretonnes.

La légende de saint Utel

Quatre légendes sont attachées à saint Utel. L’une d’entre-elles, la plus ancienne, le présente comme un chrétien au comportement exemplaire dont la tradition populaire en fait un saint.

Cette version de la légende de saint Utel provient d’un manuscrit inédit de l’abbé Piéderrière (1819-1886) daté de la deuxième moitié du 19e siècle. La première partie de ce manuscrit est consacrée à la légende de sainte Onenne de Tréhorenteuc, la seconde à celle de saint Utel de Mauron. L’abbé, membre de la Société Polymathique du Morbihan, dépose ce manuscrit de treize pages aux archives de l’association où il est toujours précieusement conservé (MS 261). —  MOISAN, André, « Un érudit oublié, Julien Piéderrière (1819-1886) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, Vol. 137, 2011. [page 93] —

La Société Polymathique du Morbihan a bien voulu nous le communiquer afin que nous puissions en faire la transcription et en proposer une version intégrale avec son autorisation 1. —  PIÉDERRIÈRE, abbé Julien, « Légendes de sainte Onenne et de saint Utel recueillies d’après la tradition populaire. », 1860, 13 p., Voir en ligne. —

1860 — La version de l’abbé Piéderrière

Légende de saint Utel recueillie d’après la tradition populaire

Arrivons à la légende de saint Utel qui a laissé son nom à une chapelle de la paroisse de Mauron. Comme pour la précédente [La légende de sainte Onenne] nous y verrons un peu de tragique. Les récits populaires en sont souvent remplis. Nous racontons.

Il y avait au moyen âge sur cette contrée un manoir habité par un puissant seigneur dont le nom est inconnu. Il aimait beaucoup sa digne épouse et il était largement payé de retour. Le chapelain s’appelait Utel, et après l’office divin, il s’occupait de l’éducation des enfants et de l’instruction religieuse de tout le personnel de la maison.

Suivant les usages d’alors, le maître était souvent à la guerre. Il partit pour la France et cette fois il dut rester longtemps à batailler. Il était sans crainte ni inquiétude car il avait une pleine confiance dans sa femme ainsi que dans les vertus solides d’Utel. Il donna la régie de ses terres à un homme qu’il ne connaissait pas assez mais qui lui semblait sans reproche.

Madame en effet était remplie de la piété la plus sincère et la plus vraie. Son aumônier était un saint. Souvent ils s’entretenaient ensemble de la religion, des choses du Ciel, des moyens de parvenir à l’éternel bonheur. Après le service de Dieu venaient les soins de la maison, celui des pauvres et des malades. Ils visitaient les fermiers, écoutaient leurs joies et leurs plaintes. Bonne justice leur était toujours faite. Les jours se suivaient, se ressemblaient beaucoup, ils étaient tous pleins.

Le régisseur au contraire, après le départ de son maitre, dévoila bientôt toute sa mauvaise nature. Il se livra aux passions cupides et sensuelles. Il accabla les colons de vexations injustes, il ne respectait l’honneur et la vertu ni de leurs filles ni de leurs femmes. La maîtresse du château n’ignorait pas tout ce qui se passait. Elle faisait des recommandations et même des menaces qui n’obtenaient un bon résultat, les hommes peuvent se corriger [si] rarement.

Un jour que les réprimandes avaient été très vives, le misérable sentit qu’il pouvait être perdu. Il soupçonnait Utel d’être de l’avis de la châtelaine, même de la pousser. Sa jalousie et sa haine n’eurent plus de bornes. Pour essayer de se sauver, il médita d’affreux projets. Il se mit à écrire plus fréquemment à son maître. Peu à peu, il fit un portrait infâme de sa fidèle et chaste épouse. Utel fut encore bien plus chargé. La complicité devint parfaite.

Le seigneur hésita pendant quelques temps à croire à tant d’horreurs. N’avait-il pas [cru] en la vertu de sa femme, même en la sainteté d’Utel. De nouvelles calomnies lui arrivèrent inventées avec une adresse et une malice qui tenaient de l’enfer. Déjà ébranlé, il fut convaincu. Il laissa la guerre et partit avec quelques uns de ses hommes.

À quelques temps de là, Madame et son chapelain se promenaient suivant leur coutume, seuls dans la campagne, cherchant quelques bonnes œuvres à faire. Ils ne soupçonnaient rien, leurs âmes étaient trop bonnes, trop innocentes et trop pures pour penser à ce qui s’était fait dans l’ombre. Dans ce moment même arrivait sans bruit le seigneur avec ses hommes... Il aperçoit ensemble ceux qu’il regarde comme complices et criminels... On lui a donc dit vrai et sa rage redouble. Il donne des ordres, il frappe lui-même. Utel touché baigne dans son sang.

Inutile de raconter les scènes qui suivirent, pendant longtemps, madame devint une martyre de mauvais traitements et cependant de résignation. Sa bonté, sa patience, son innocence, Dieu aidant, finirent par dissiper toutes les images amoncelées. Son mari eut des doutes, des remords, il céda aux cris de sa conscience, de sa raison, de la voix de tous ceux qui l’entouraient. Il reconnut sa précipitation et son malheur. Le régisseur fut puni comme il le méritait. Mais hélas ! trop tard, Utel n’était plus !

L’opinion publique s’était prononcée sur la mort du chapelain. Elle en avait fait un saint, presque un martyr. Elle lui renvoyait l’inspiration des anciens bienfaits de Madame, elle savait la jalousie et la haine du régisseur contre l’ange tutélaire de tout. Des miracles s’étaient opérés sur sa tombe. On revenait lui demander après sa mort la protection qu’il avait accordée toute sa vie.

Le seigneur voulut à son tour expier son erreur coupable. Il bâtit une chapelle sur le lieu même où il avait arraché le jour à Utel. Il la dédicaça en son honneur. Les siècles ont passé, la chapelle a subi des transformations mais elle a conservé et conserve le souvenir des vertus et le nom vénéré d’Utel.

1897 — La version de l’abbé Ange David

L’abbé Ange David, vicaire de la paroisse de Mauron à la fin du 19e siècle 2 est l’auteur de recherches inédites sur Mauron comprenant trente-sept pages sur la chapelle Saint-Utel 3. L’abbé y mentionne la version de l’abbé Piéderrière sous une forme synthétique. Cette version lui a été rapportée par Sigismond Ropartz (1823-1878), qui la tenait lui même de l’abbé Piéderrière.

Une légende traditionnelle, dit Ropartz, porte que saint Utel était chapelain d’une grande dame du voisinage. Il vivait avec elle au manoir tandis que le seigneur allait batailler. Un domestique qui avait à se plaindre de cette femme, parce qu’elle lui reprochait sa mauvaise conduite, finit par mettre des sentiments de jalousie et de haine dans le cœur du seigneur époux. Un jour que celui-ci revenait de la guerre, il trouva Utel avec sa femme à faire une promenade autour du château. Les soupçons le rendirent furieux. Il les crut coupables. Il tua Utel… Mais bientôt il reconnut tous ses torts. La voix publique regardait Utel comme un saint et il s’opérait des miracles sur son tombeau. Le seigneur en expiation de son crime bâtit une chapelle !

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [page 212]

Autres légendes sur saint Utel

Le culte de saint Utel de Mauron a généré de nombreuses légendes locales. Outre la version de l’abbé Piéderrière, l’abbé Ange David mentionne quatre autres légendes associées à Utel. Une nouvelle et dernière légende est mentionnée dans les années 2000.

1897 — Les trois légendes de l’abbé David

Selon l’abbé David, le peuple raconte sur saint Utel des légendes très bizarres. La première d’entre elles - le déplacement miraculeux des pierres - est une déclinaison d’un thème associé à plusieurs constructions d’édifices religieux de la région.

Le peuple raconte sur saint Utel des légendes très bizarres. [...] quand on bâtit la chapelle, quelques uns voulurent emporter les pierres au Rox où ils la désiraient, mais ô miracle, les pierres se trouvaient rapportées à l’endroit de la veille.
De même, les pierres de la chapelle transportées au Boyer pour construction, s’échappaient des murs et rendaient l’édification impossible.

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [page 212]

L’abbé David mentionne une seconde légende qui rappelle la mort violente d’Utel des mains de son seigneur et maître dans la version de l’abbé Piéderrière.

On parle aussi des pierres du pont de saint Utel qui furent longtemps couvertes de sang.

David, Abbé Ange (1897) op. cit. p. 213

La troisième légende est elle aussi une déclinaison locale d’un thème commun - le rappel par un saint du respect du troisième commandement : Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu n’y feras aucun ouvrage

Un jour de dimanche, saint Utel descendait le champ de Crâne où se trouvaient des gens à travailler. Il avait la tête détachée du tronc, devant lui entre les mains. Grande stupéfaction de la part des travailleurs qui hautement manifestèrent leur sentiment. S’il est étonnant, répartit saint Utel, de voir quelqu’un se promener la tête entre les mains, il est plus étonnant encore de voir quelqu’un travailler le saint jour du dimanche. Les auditeurs comprirent tout l’odieux de leur conduite.

David, Abbé Ange (1897) op. cit. p. 213

L’abbé Ange David a enfin ajouté une légende en annotation de son manuscrit.

On prétend que St Utel avait 6 frères, tous saints comme lui et tous avaient leur chapelle sur la lande.

David, Abbé Ange (1897) op. cit. p. 213

1996 — Le pouvoir sur l’orage

Une légende faisant de saint Utel un protecteur contre les orages est mentionnée pour la première fois dans l’édition du Flohic consacrée au patrimoine morbihannais.

Saint Utel est représenté habillé en moine, une épée à la main. On dit qu’en ce lieu il coupe l’orage en deux.

COLLECTIF, Le patrimoine des communes du Morbihan, Vol. 1, Flohic éditions, 1996, 1001 p. [page 595]
Statue de saint Utel de Mauron
Statue de saint Utel de Mauron
Jean-Claude Fichet

Cette « tradition récente » pourrait être un déplacement ou une extension de la légende attachée au culte de Saint-Barthelémy de Brignac (Morbihan), ce dernier ayant lui aussi le pouvoir de trancher les orages avec son épée.

Affiche du pardon de Saint-Utel de Mauron
Affiche du pardon de Saint-Utel de Mauron

Jean-Claude Cappelli interprète cette légende comme une possible christianisation d’un lieu de culte celtique dont les bustes gaulois découverts en 1968 à saint Utel conserveraient le souvenir.

Saint Utel est représenté en moine, une épée à la main. On prétend qu’en ce lieu, il aurait coupé en deux un orage à l’aide de sa lame, et qu’ainsi, une partie de la tourmente s’en serait allé sur Merdrignac à l’ouest [au nord] et l’autre sur Saint-Péran, à l’est [au sud], tout en épargnant Mauron. Saint Utel serait-il la christianisation du dieu gaulois Taranis. Taranis, Tarunos, Taranuos ou encore Taranucnus, attesté du nord au sud de la Gaule ainsi qu’en Grande Bretagne. Son nom lui vient du dieu gaulois de l’orage, « Taranus ». Il signifie Celui de l’orage ou encore du « Celui du tonnerre ».

CAPPELLI, Jean-Claude, Brocéliande au delà des apparences, Vol. 1, Lulu.com, 2012, 382 p. p. 107

L’origine de saint Utel

L’ existence de légendes orales et manuscrites sur saint Utel, conjuguées à son absence dans le corpus bibliographique consacré aux saints bretons a ouvert la porte à de nombreuses interprétations sur son origine présumée.

  • Selon Benjamin Jollivet (1804-1867), imprimeur et libraire-éditeur à Guimgamp, saint Utel serait un déformation de saint Austole, disciple de saint Méen, fêté le 28 juin.

Saint Austole, filleul et célèbre disciple de saint Méen vint demeurer en Bretagne avec ce dernier. On l’appelle Austel dans la Cornouailles insulaire où une ville porte son nom. Il est honoré dans la petite Bretagne à Mauron, où il a une petite chapelle sous le nom de Saint-Utel.

JOLLIVET, Benjamin, Les Côtes-du-Nord : histoire et géographie de toutes les villes et communes du département, Vol. 1-2, Guimgamp, B. Jollivet, 1854, Voir en ligne.
  • Selon Sigismond Ropartz (1823-1878), saint Utel serait un ermite solitaire du haut Moyen Âge.

Saint Utel, un saint parfaitement inconnu de tous les légendaires bretons. Il est représenté dans sa chapelle en ermite. C’est sans doute un de ces innombrables solitaires qui vécurent au milieu des forêts de l’Armorique durant les siècles héroïques de l’émigration bretonne. Il avait foire et assemblée à Saint-Utel le jour de Saint-Jean.

ROPARTZ, Sigismond, « Pèlerinage archéologique au tombeau de sainte Onenne », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 10 / deuxième semestre, 1861, p. 195-219, Voir en ligne. p. 202-203
  • Les traditions orales mentionnées par l’abbé Ange David divergent sur l’origine du saint.

Pour certains saint Utel aurait été un moine de l’abbaye de Paimpont.

D’après la tradition orale, les opinions sont diverses. Les uns prétendent que saint Utel aurait été un moine du pays ayant vécu à l’abbaye de Paimpont. La statue qui le représente sous cette forme et qui se trouve dans la chapelle s’accorde avec cette opinion.

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [page 207]

Pour d’autres, son nom proviendrait d’une déformation d’une phrase latine associée au culte de saint Jean-Baptiste.

D’autres pensent que saint Utel n’est pas un autre personnage que saint Jean-Baptiste. Dans ce cas, saint Jean-Baptiste serait ainsi dénommé saint Utel de l’expression « sanctus ab utero » qui lui est appliquée dans la Sainte Écriture. De fait, saint Jean-Baptiste est le titulaire de la chapelle. Sa statue fait pendant à celle de saint Utel.

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [page 207]

Pour d’autres encore, son nom proviendrait de la tutelle de la Vierge sur la chapelle.

À l’origine, la chapelle aurait-elle été mise sous la protection de la Vierge ? Sub sancta tutela : c’est ce qu’indiquerait l’orthographe que donnent certains à cette appellation de la chapelle Saint-Tutelle, Sancta Tutela

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897. [page 207]
  • Selon Albert Deshayes, Utel provient de Tuthaël, nom britonnique attesté en 892.

Tutel, éponyme de Saint-Utel en Mauron (56). Saint-Tutel en 1870, procède de l’anthroponyme vieux breton Tuthaël, noté Tutael en 892 et formé avec Haël, « noble, généreux ».

DESHAYES, Albert, Dictionnaire des noms de lieux bretons, Chasse-Marée, 2003, 600 p.

Bibliographie

CAPPELLI, Jean-Claude, Brocéliande au delà des apparences, Vol. 1, Lulu.com, 2012, 382 p.

COLLECTIF, Le patrimoine des communes du Morbihan, Vol. 1, Flohic éditions, 1996, 1001 p.

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897.

DAVID, Abbé Ange, Notes sur Mauron recueillies par l’abbé Ange David, vicaire de la paroisse, Mauron, inédit, 1897.

FICHET, Jean-Claude, « La chapelle Saint-Utel en Mauron », 1989, Voir en ligne.

JOLLIVET, Benjamin, Les Côtes-du-Nord : histoire et géographie de toutes les villes et communes du département, Vol. 1-2, Guimgamp, B. Jollivet, 1854, Voir en ligne.

MOISAN, André, « Un érudit oublié, Julien Piéderrière (1819-1886) », Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, Vol. 137, 2011.

PIÉDERRIÈRE, abbé Julien, « Légendes de sainte Onenne et de saint Utel recueillies d’après la tradition populaire. », 1860, 13 p., Voir en ligne.

ROPARTZ, Sigismond, « Pèlerinage archéologique au tombeau de sainte Onenne », Revue de Bretagne et de Vendée, Vol. 10 / deuxième semestre, 1861, p. 195-219, Voir en ligne.


↑ 1 • Cette transcription est faite à partir du document original (MS 261, cahier de 13 pages ) provenant de la Société Polymathique du Morbihan. Nous remercions le président, Jean-Yves Cavaud, de nous avoir donné l’autorisation de la publier sur notre site et les conservateurs de la bibliothèque, Annick Jousse et Joël Lecornec, pour nous avoir fourni les copies.

↑ 2 • Ange David est né le 18 octobre 1864 à Questembert. Ordonné prêtre le 21 décembre 1889, il est nommé vicaire de Ruffiac le 10 novembre 1890. Le 28 juin 1897, il arrive à Mauron où il est nommé chapelain de la chapelle Saint-Utel. Il y officie jusqu’au 7 mars 1909. Il exerce par la suite d’autres fonctions dans la paroisse. Du 12 juillet 1912 au 23 septembre 1923, il occupe la charge de recteur de Campénéac. Il accepte le poste d’aumônier des Augustines de Malestroit le 9 aout 1924. Il décède le 4 mars 1926.

↑ 3 • L’abbé Théophile Bihouée, nommé chapelain de Saint-Utel à partir du 7 mars 1909 a ajouté deux pages au manuscrit de l’abbé David sur Saint-Utel.