1818-1892
Hippolyte Violeau
Brocéliande dans l’oeuvre d’un poète brestois
Hippolyte Violeau (1818-1892) est un écrivain finistérien auteur d’une vingtaine d’ouvrages parus entre 1840 et 1868. Trois de ses œuvres, inspirées d’un voyage en forêt de Paimpont en 1854, mettent en scène des contes, légendes et coutumes de Brocéliande.
Éléments biographiques
Hippolyte Violeau naît à Brest le 13 juin 1818 dans une famille modeste aux valeurs marquées par le catholicisme. En 1825, son père, maitre voilier, meurt prématurément au cours d’un voyage en Martinique. Privées des revenus paternels, sa mère et sa sœur ainée ne peuvent lui payer des études. Accompagné dans son instruction par sa sœur, le jeune Hippolyte montre des dispositions pour la lecture et l’écriture.
Placé à douze ans en apprentissage, il écrit ses premiers vers qu’il envoie sans succès au journal L’Armoricain 1. En 1837 il trouve un emploi de 400 fr
au bureau des hypothèques de Brest.— LETERRIER, Edouard, « Hyppolite Violeau, poéte et romancier catholique (1818-1892) », Les contemporains, Vol. 1085, 1913, p. 16, Voir en ligne. —
En 1840, parait sa première œuvre, un recueil de poésie intitulé Premiers loisirs poétiques. Si cet essai - selon les dires de son auteur - passa presque inaperçu
, il retient néanmoins l’attention de François-René de Chateaubriand (1768-1848) qui lui envoie une lettre d’encouragement et celle de Charles Nodier (1780-1844) qui en fait l’éloge dans la presse. — VIOLEAU, Hippolyte, Premiers loisirs poétiques, 1840, Brest, J.-B. Lefournier, 1845, Voir en ligne. —
En 1842, il publie une romance - La pèlerine de Rumengol - qui rencontre le succès. — VIOLEAU, Hippolyte, La pèlerine de Rumengol, 1842, Brest, J.-B. Lefournier, 1844. —
Ce fut un événement à Brest, et sans transition, la froideur de ses compatriotes devint de l’enthousiasme.
En 1843, la municipalité de Brest le nomme bibliothécaire-archiviste avec un traitement de 1200 fr. Mais la bibliothèque municipale, encore en projet, n’existe pas et les archives abondantes qu’il doit traiter le rebutent. Encouragé par de nombreux soutiens - notamment par une lettre d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) - à quitter son poste pour embrasser une carrière littéraire, il démissionne dix-huit mois plus tard pour poursuivre son œuvre.
La ville, constata-t-il, y gagna un excellent employé à la place d’un triste rêveur qui malgré les efforts les plus héroïques, ne serait peut-être jamais sorti du labyrinthe où il s’était engagé témérairement.
En 1845, il déménage à Morlaix où il poursuit l’écriture et la publication de son œuvre.
- 1845 Nouveaux loisirs poétiques — VIOLEAU, Hippolyte, Nouveaux loisirs poétiques, Brest, J.-B. Lefournier, 1845. —
- 1846 Livre des mères et de la jeunesse couronné par l’Académie française en 1848 — VIOLEAU, Hippolyte, Livre des mères et de la jeunesse, 1846, Brest, J.-B. Lefournier, 1896, Voir en ligne. —
- 1847 La maison du cap, premier ouvrage en prose — VIOLEAU, Hippolyte, La maison du cap : nouvelle bretonne, 1847, Sagnier et Bray, 1848, 274 p., Voir en ligne. —
Marqué par la Révolution de 1848, il défend la cause légitimiste, et publie des conférences démontrant la nécessité des croyances religieuses et l’inanité des théories communistes
sous le titre de Soirées de l’ouvrier, ouvrage récompensé par par un prix Montyon de l’Académie française en 1852. — VIOLEAU, Hippolyte, Soirées de l’ouvrier, lectures à une société de secours mutuels, Brest, Veuve J.-B. Lefournier, 1850, 304 p., Voir en ligne. —
Durant les années 1850, Hippolyte Violeau élargit la palette de ses productions littéraires.
- 1853 Amice du Guermeur : étude morale et historique, dédicacé à son récent mariage — VIOLEAU, Hippolyte, Amice du Guermeur : étude morale et historique (1ère moitié du 17è siècle), Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1853, 359 p., Voir en ligne. —
- 1854 Pèlerinages de Bretagne, un récit de voyage qui l’amène en forêt de Paimpont — VIOLEAU, Hippolyte, Pèlerinages de Bretagne (Morbihan), Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1855, 306 p., Voir en ligne. —
- 1856, Paraboles et légendes où il revient pour la dernière fois à la poésie — VIOLEAU, Hippolyte, Paraboles et légendes : poésies dédiées à la jeunesse, Paris, A. Bray, 1856, 329 p., Voir en ligne. —
- 1856 Veillées bretonnes, un premier recueil de contes et légendes sur la Bretagne .— VIOLEAU, Hippolyte, Veillées bretonnes, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1856, Voir en ligne. —
- 1857 Nouvelles veillées Bretonnes — VIOLEAU, Hippolyte, Nouvelles veillées Bretonnes, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1857, Voir en ligne. —
- 1859 Souvenirs et nouvelles — VIOLEAU, Hippolyte, Souvenirs et nouvelles : tome premier, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1859, 292 p., Voir en ligne. — — VIOLEAU, Hippolyte, Souvenirs et nouvelles : tome deuxième, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1859, 278 p., Voir en ligne. —
- 1861 Un homme de bien, biographie romancée de Yves-Michel-Gabriel Gillart de Keranflech, magistrat et homme politique. — VIOLEAU, Hippolyte, Un homme de bien, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1861, 288 p., Voir en ligne. —
- 1865 Récits bretons — VIOLEAU, Hippolyte, Récits bretons : Arsène Michelin ; la Maison aux trois sonnettes ; la Famille Déniel ; les Pauvres dans les campagnes ; le Rouge-gorge de Kéranroux ; la Croix qui marche, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1865. —
Affecté par la mort de sa sœur en 1866, il publie un dernier livre en 1868. — VIOLEAU, Hippolyte, Les Surprises de la vie, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1868. —
En 1872, Hippolyte Violeau revient s’installer dans sa paroisse natale de Lambézellec (Finistère), située sur la commune de Brest. Il y meurt le 24 avril 1892. Il est enterré le lendemain après une cérémonie à l’église de Saint-Martin de Brest. — LETERRIER, Edouard, « Hyppolite Violeau, poéte et romancier catholique (1818-1892) », Les contemporains, Vol. 1085, 1913, p. 16, Voir en ligne. —
Hippolyte Violeau, Brocéliande et la forêt de Paimpont
1854 — Un voyage en forêt de Paimpont
En 1854, Hippolyte Violeau organise une excursion dans le Morbihan pour visiter, en chrétien, les lieux de pèlerinages de Bretagne, et en simple curieux les sites, les châteaux, les monastères, les tableaux de la nature et les monuments de l’art.
Un an plus tard, il en rend compte dans un récit de voyage intitulé Pèlerinages de Bretagne. — VIOLEAU, Hippolyte, Pèlerinages de Bretagne (Morbihan), Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1855, 306 p., Voir en ligne. —
Aucun de ces aspects de son sujet n’échappe à Violeau ; il ne veut rien ignorer ni laisser ignorer du pays qu’il explore avec piété et avec amour. C’est un guide sûr, un compagnon de route agréable et instruit avec lequel on jouit pleinement du voyage et dont on partage l’émotion, toujours visible, plus vibrante encore lorsqu’il rencontre sur son chemin les traces des luttes sanglantes de 1793.
Le voyage se conclut sur la visite de la forêt de Brocéliande et la découverte de Tréhorenteuc, Paimpont et Concoret, dans deux sous-chapitres intitulés Brocéliande et Baranton et Le registre de Concoret.
Brocéliande et Baranton
Après avoir séjourné à Ploërmel, Hippolyte Violeau se rend à Néant-sur-Yvel où la fille de l’aubergiste lui narre la légende d’Anne-Toussainte de Volvire.
Avant de nous retirer dans la petite chambre où nous devions passer la nuit, nous causâmes au coin du feu avec l’aubergiste et sa famille. La conversation roula sur Mlle de Volvire enterrée dans l’église de Néant, et dont le cercueil disputé à cette église par les habitants du Bois de la Roche fut au moment d’être enlevé par ces derniers. Ces débats entre de pauvres paysans pour le tombeau d’une femme ignorée qui fut leur bienfaitrice, nous parurent la plus touchante oraison funèbre de celle qu’on ne nomme plus dans ces campagnes que sainte Anne-Toussainte. La fille de notre hôte voulut, d’ailleurs, nous raconter l’histoire de la sainte de Néant.
Le lendemain, il est guidé par le maire de Tréhorenteuc
dans le Val sans Retour.
Le maire de Tréhorenteuc nous a conduits dans la partie de cette forêt qui conserve encore le nom de Brécilien, dans la pittoresque vallée de Goulvan [Gurvant], où des collines couvertes de taillis et de rochers grisâtres bordent des étangs profondément encaissés entre les deux rives, et d’un aspect aussi sauvage que mélancolique. Notre guide nous raconta plusieurs anecdotes sur l’archidruide Merlin, enchanté par Viviane, sous un buisson d’aubépine ; mais ce qu’il nous dit, ainsi que plusieurs autres détails se rapportant à la forêt de Paimpont et aux sorciers de Concoret, trouvera place ailleurs, dans un épisode détaché de ce journal de voyage.
Hippolyte Violeau se rend ensuite à Paimpont où en raison d’une pluie abondante, il délaisse les Forges de Paimpont pour visiter l’église abbatiale. Décidé à voir la fontaine de Barenton, il se fait conseiller par un ouvrier des Forges de rejoindre la noce à Vincente
pour en trouver le chemin.
Mais si vous nous procuriez un guide ? demanda l’ami. C’est assez difficile, répliqua l’ouvrier, les forges emploient tant de bras ici que chacun a ses occupations. Et d’ailleurs, voyez comme les nuages fondent en eau ! Sauf les canards, je ne vois guère que vous pour trouver la promenade agréable aujourd’hui. Attendez pourtant, je crois que la noce à Vincente est encore au bourg. Oui, c’est cela ! Vincente vous conduira à moins d’une demi-lieue de la fontaine ; vous n’aurez qu’à suivre la noce. Le forgeron nous indiquait de la main une petite auberge au coin de la place, et je m’y rendis au plus vite, pour solliciter l’insigne faveur de faire partie du cortège de la mariée. Bonne Vincente ! Quelle heureuse inspiration elle avait eue de prendre un époux ce jour là. Je la trouvai à table entourée de ses vieux parents, et d’une douzaine de jeunes gars et de jeunes filles. Assurément, monsieur, dit-elle en rougissant, nous vous montrerons la bonne route. Mathurin même pourra bien nous quitter un instant pour vous mener à la fontaine.
C’est finalement un garde forestier qui les mène à bon port.
Il faut bien vous l’avouer, nous nous défiâmes assez de nos forces pour nous esquiver sournoisement, avant que la bonne Vincente nous eût fait prévenir qu’il était temps de se mettre en route. Un garde forestier, rencontré par le plus heureux hasard, nous offrait, d’ailleurs, une compagnie plus paisible. Nous le suivimes, et moins d’un quart d’heure après nous rentrions avec lui dans la forêt des aventures.
Hippolyte Violeau trouve la périlleuse fontaine déserte
, sans aucune fée pour lui octroyer un don. Il se résigne donc à partir sans avoir vu le ciel ouvert et le mont du paradis.
Arrivé à Concoret, il s’installe à l’auberge où un petit homme habillé de brun
lui conte des histoires de sorciers.
Un petit homme habillé de brun, que nous rencontrâmes à Concoret, me dédommagea un peu par des histoires de sorciers auxquelles il croyait fermement de la froide raison de ce laboureur expliquant à sa manière la dernière légende de la fontaine aux merveilles. Mouillé jusqu’aux os, l’ami s’était retiré de bonne heure dans notre chambre, et, pendant qu’il dormait, assis au coin d’un bon feu, bien utile pour sécher mes vêtements et ceux de mon compagnon de voyage, j’écoutais les récits de l’homme brun, me promettant bien de vous les redire à mon retour, surtout le plus intéressant, celui-là même qui ne peut trouver place dans ce journal à cause de son étendue.
Le registre de Concoret
Pèlerinages de Bretagne se conclut par l’évocation de l’abbé Guillotin (1750-1814) et la présentation du Registre qu’il a tenu de 1792 à 1800.
Concoret a deux monuments curieux, les ruines du château de Comper et le manuscrit d’un pauvre prêtre réfractaire. Je ne parlerai que du dernier, pour les raisons que vous connaissez déjà. Ce manuscrit, publié en partie par M. Ropartz cette année même (1853), fut écrit par l’abbé Guillotin, prêtre de Concoret, dans le but principal de continuer les registres ecclésiastiques constatant l’administration des sacrements du baptême et du mariage, et cela pour une douzaine de paroisses que le zélé proscrit soutint dans la foi chrétienne pendant les plus mauvais jours de la révolution.
A cette occasion, Hippolyte Violeau revient durant plusieurs pages sur le drame de ce prêtre réfractaire incarnant le combat des catholiques pour préserver leur culte durant la Révolution.
C’est donc au milieu de ces brigandages, de ces fourberies, de ces assassinats, de ces menaces terribles pour le pasteur qui persistait à demeurer avec son troupeau, pour le troupeau qui osait cacher son pasteur ; c’est au milieu de tous ces désordres, de tous ces crimes, de tous ces périls, que le prêtre proscrit continuait de verser l’eau sainte sur le front des nouveau-nés, de bénir les unions, d’assister les mourants qui, lorsque leur ami, leur père, trop bien épié, ne pouvait venir jusqu’à eux, se faisaient porter plus près de lui dans la campagne.
Hippolyte Violeau quitte Concoret pour Gaël, les carnets pleins d’histoires, d’anecdotes, de légendes et de coutumes sur la forêt de Paimpont. Cette abondante matière servira de matrice à plusieurs de ses ouvrages publiés en 1856 et en 1857.
Je termine ici mes notes sur nos Pèlerinages du Morbihan, car la forêt de Paimpont est déjà loin derrière nous, et nous voici à Gaël, dans le département d’Ille-et-Vilaine.
1856 — La fontaine de Baranton
En 1856, Hippolyte Violeau publie un long poème sur la forêt de Paimpont - La fontaine de Baranton - dans un recueil de poésies dédiées à la jeunesse. — VIOLEAU, Hippolyte, « La fontaine de Barenton », in Paraboles et légendes : poésies dédiées à la jeunesse, Paris, A. Bray, 1856, p. 225-235, Voir en ligne. —
Ce poème inspiré par son voyage en forêt de Paimpont en 1854 commence par une évocation des romans de Brun de la Montagne et de Huon de Méry suivie des souvenirs de sa visite à la fontaine en compagnie du garde forestier.
J’ai visité la magique fontaine
Chère à Merlin, où l’enfant de Butor,
Tout nouveau-né, d’une tendre marraine,
Fée aux yeux bleus, reçut un anneau d’or [...]
Ces jours sont loin. Sur le petit sentier
Des bois déserts ou brillait l’émeraude,
L’Ogre a fait place au garde forestier
Rêvant partout braconniers en maraude.
Faute de mieux, c’est à ce vieux dragon,
Demi-soldat, et presque anachorète,
Que, voyageant en flâneur, en poète,
J’ai, l’autre été, demandé Baranton.
Il s’y rendait, et pouvait m’y conduire.
La lieue est longue, et nous en fîmes deux
Pour arriver dans un marais fangeux,
Plein de ciguë, et qui ne peut séduire
Que la grenouille ou le crapaud hideux.
Chassé de Barenton par la pluie, Hippolyte Violeau trouve abri à l’auberge de Concoret où il écoute un conte au coin du feu.
[...] On raconta. Des récits de chacun
Sur Baranton, ses fables, son histoire,
Si j’ai pris note, et gardé la mémoire,
Rassurez-vous, je n’en redirai qu’un.
Un bûcheron, au bord d’une clairière
De Brécilien, juste entre les taillis
Et la futaie, avec sa ménagère,
Ses trois enfants, les plus beaux du pays [...]
1856-1857 — La Châtelaine de Comper
En 1856, dans la préface de Veillées Bretonnes, Hippolyte Violeau indique un ouvrage à paraitre qui complétera les contes de ce premier volume.
La deuxième série des Veillées s’ouvrira par le "Sorcier de Concoret", légende à laquelle il est fait allusion vers la fin du premier volume de mon voyage.
Les Nouvelles veillées Bretonnes paraissent en 1857. Comme annoncées, elles commencent par une histoire de sorcellerie à Concoret intitulée La Châtelaine de Comper. — VIOLEAU, Hippolyte, « La Chatelaine de Comper », in Nouvelles veillées Bretonnes, Paris, Ambroise Bray, libraire-éditeur, 1857, p. 1-99, Voir en ligne. —
Dans la préface, Hippolyte Violeau s’explique sur le titre de cette nouvelle initialement parue dans Le Journal des Demoiselles 2.
J’ai écrit la Châtelaine de Comper et d’autres récits pour le Journal des Demoiselles, excellente publication dans laquelle plusieurs écrivains dévoués s’attachent, sous une forme agréable, à propager les doctrines de la plus saine morale. Ma conclusion sur la nécessité de l’indulgence et de l’humilité dans la pratique des bonnes œuvres, éveilla chez quelques abonnées de ce journal des réflexions qu’elles ont bien voulu me soumettre. Toutes, à l’exemple de la châtelaine de Comper, craignaient d’avoir cédé trop vite au découragement devant l’incurie ou l’ingratitude ; toutes m’assuraient qu’elles avaient trouvé dans les leçons du Sorcier de Concoret, titre sous lequel parut d’abord la Châtelaine, un enseignement dont elles voulaient profiter à l’avenir.
À plusieurs reprises dans La Châtelaine de Comper, Hippolyte Violeau rappelle que l’histoire qu’il nous conte est une adaptation de celle entendue à Concoret auprès d’un petit homme habillé de brun
lors de son voyage de 1854.
Le récit ne remonte pas à beaucoup au règne d’Henri IV.
Louisa de Bréciliane, est alors châtelaine de Comper, avec pour unique ambition de servir Dieu et les pauvres.
Sa jeune nièce Marguerite, frivole en raison d’une éducation négligée, est attirée par Henri de Ploucalec, jeune officier prétentieux originaire de Folle Pensée. Pour la détourner de ce mariage, Simonne Risselle, nourrice et femme de confiance de Louisa de Bréciliane fait appel à Jalu, couturier et sorcier qui habite une cabane à peu de distance de la célèbre fontaine de Barenton
. Ce dernier accepte d’aider la châtelaine et sa nourrice afin de détourner Marguerite de ce mariage malheureux.
1905 — Le Sorcier de Concoret
Le Sorcier de Concoret, roman paru à titre posthume en 1905, est une réédition de La Châtelaine de Comper, publié en 1857 dans Nouvelles veillées Bretonnes. — VIOLEAU, Hippolyte, Le Sorcier de Concoret, Paris, Bibliothèque "Les romans pour tous", 1905, 102 p., (« Les romans pour tous »), Voir en ligne. —