aller au contenu

Origine des reliefs à Brocéliande - IV

Les synclinaux du sud de Rennes - Le Massif de Brocéliande - Paysages associés

1 - Contextes géologique et topographique

Les communes de Brocéliande appartiennent au domaine cratonique centre-armoricain. Ce domaine est limité au nord comme au sud par deux longs scisaillements : les zones broyées nord- et sud-armoricaines (CNA et CSA).

Le substrat géologique est principalement constitué de roches sédimentaires :
— une couverture primaire (grès et siltites) en relief du fait des faciès gréseux qui dessinent deux bandes plissées : Synclinorium médian (Chateaulin + Menez-Belair + Laval) – Synclinaux du Sud de Rennes,
— séparées par les sédiments briovériens (siltites dominantes) creusés par l’érosion.

Le réseau hydrographique montre que les rivières circulant sur le Briovérien suivent généralement un axe de drainage nord-sud. D’autres ont des cours qui recoupent les lignes de reliefs paléozoïques. Les strutures tectoniques (ici CSA et granites associés) guident l’écoulement de la Claie et de l’Arz. Dans le Massif de Paimpont les vallées soulignent aussi les structures paléozoïques.

2 - Paysages associés

2a - La Coupe de la Vilaine

2b - L’Unité de Paimpont)

2c - La commune de Maxent

2d - Autour du Camp de Coëtquidan

2e - La Ville-Caro – Les sables éocènes-pliocènes

2f - Les terrasses de l’Aff (Guer - Plélan)

Notre ami Yves Quété nous a quitté le 2 octobre 2020.

Il nous a laissé huit articles (dont celui-ci) en attente de validation par le comité de lecture. Nous avons choisi de les mettre directement en ligne. Ces articles constituent une contribution inestimable au contenu de l’Encyclopédie de Brocéliande.
Outre la rédaction d’articles, Yves a organisé pendant cinq ans, de 2015 à 2019, trente-cinq sorties géologiques sur l’ensemble du massif de Brocéliande et sa périphérie. Son but était de faire découvrir aux encyclopédistes la diversité des formations géologiques de la région et la complexité de cette discipline, à travers des exemples observés sur le terrain.
La synthèse de ces excursions est accessible ici.

1 - Contextes géologique et topographique

Fig. 87 – Le Massif de Brocéliande – Contexte géologique
Fig. 87 – Le Massif de Brocéliande – Contexte géologique
Yves Quété
Fig. 88 – Le Massif de Brocéliande – Contexte topographique
Fig. 88 – Le Massif de Brocéliande – Contexte topographique
Pentes en % - réseau hydrographique
Yves Quété

Les communes de Brocéliande 1 appartiennent au domaine cratonique centre-armoricain (voir Fig. 27). Ce domaine est limité au nord comme au sud par deux longs cisaillements : les zones broyées nord- et sud-armoricaines (CNA et CSA).

Le substrat géologique est principalement constitué de roches sédimentaires :
— Une couverture primaire (grès et siltites) en relief du fait des faciès gréseux qui dessinent deux bandes plissées (orientation N 90° à N 120° E) : synclinorium médian 2 (Chateaulin + Menez-Belair + Laval) – synclinaux du sud de Rennes,
— Ces deux bandes sont séparées par les sédiments briovériens (siltites dominantes) creusés par l’érosion.
— Des massifs granitiques jalonnent au sud-ouest et au nord-ouest, les limites nord et sud du domaine cratonique, ils peuvent apparaître localement sous la forme de reliefs.

Le réseau hydrographique montre que les rivières (Lié, Ninian, Hivet, Doueff) circulant sur le Briovérien suivent généralement un axe de drainage nord-sud. D’autres (Rahun, Oyon > Aff, Vilaine) ont des cours qui recoupent les lignes de reliefs paléozoïques. Les strutures tectoniques (ici CSA et granites associés) guident l’écoulement de la Claie et de l’Arz. Dans le Massif de Paimpont les vallées (Serein) soulignent aussi les structures paléozoïques.

Fig. 89 – Coupe géologique SSO-NNE (voir localisation Fig. 87)
Fig. 89 – Coupe géologique SSO-NNE (voir localisation Fig. 87)
A et S : respectivement anticlinal et synclinal
L’échelle de la hauteur est exagérée par rapport à celle de la largeur, d’où une amplification de l’ampleur des plis.
Yves Quété

La coupe géologique montre la structure plissée des synclinaux du sud de Rennes (Unité 2 subdivisée du nord au sud suivant les Unités de Gaël-Concoret, Paimpont, Coëtquidan et Réminiac) soit un ensemble structural regroupant 5 synclinaux (S) et 4 anticlinaux (A).

Du point de vue stratigraphique les unités 2a, 2b et 2c se distinguent par le fait que les formations primaires, tronquées par l’érosion se limitent verticalement au Grès armoricain. Ailleurs (voir Fig. 87 et Fig. 90) elles « montent » jusqu’à la base du Silurien et sont intitulées pour simplifier la lecture des cartes : « Paléozoïque postérieur au Grès armoricain »).

Fig. 90 – Les synclinaux du sud de Rennes (Coupe de la Vilaine et Unités de Réminiac / Paimpont)
Fig. 90 – Les synclinaux du sud de Rennes (Coupe de la Vilaine et Unités de Réminiac / Paimpont)
Colonne stratigraphique de la base du Paléozoïque (Ordovicien et Silurien : 540-433 MA) discordante sur le Briovérien. La ligne de profil à droite de chaque colonne visualise l’aptitude des faciès rocheux à l’érosion : les niveaux les plus creusés étant les faciès les plus tendres.
Yves Quété 1975 - Claude Le Corre 1978

—  LE CORRE, Claude, Approche quantitative des processus syn-schisteux. L’ensemble du segment hercynien de Bretagne centrale, Thèse d’État, Rennes 1, 1978, 381 p. —

Sur un secteur géographique donné, la colonne stratigraphique représente l’ensemble des faciès de roches sédimentaires superposées échantillonnées sur place. Les coupes de terrains sont réalisées à différents endroits du secteur étudié (conditions d’affleurement favorables), ce qui permet de synthétiser la succession des formations géologiques caractéristiques du secteur exploré.

Une formation géologique peut varier latéralement dans son épaisseur et sa composition : ainsi le Grès armoricain apparait dans l’Unité de Réminiac comme un membre gréseux unique mince (250 m), alors que le faciès situé plus à l’est sur la coupe de la Vilaine est constitué de deux membres gréseux (Grès armoricain inférieur et Grès armoricain supérieur) séparés par un niveau plus fin (« les Schistes de Congrier »), épais de 500m.

Au niveau de l’Unité de Paimpont qui identifie le Massif de Brocéliande, le substrat rocheux est composé essentiellement de siltites (roches tendres érodables) pour le Briovérien, dalles pourprées 3 et Grès armoricain (roches dures) pour le Paléozoïque. Dans cette unité, la série sédimentaire paléozoïque observable est réduite du fait du niveau actuel de l’érosion (surface(s) d’aplanissement associée(s) ?). Du point de vue stratigraphique (Fig. 90) cette série inclut le Trémadocien et l’Arénigien (485-467 MA).

Ailleurs (Unité de Réminiac - Coupe de la Vilaine), distances respectives de 10 et 40 km, la série sédimentaire paléozoïque est plus complète : elle comprend la totalité de l’Ordovicien et la base du Silurien (485-433 MA).

Fig. 91 – La dimension « gondwanienne » (vue à partir du pôle sud) des événements à l'ordovicien (485 – 443 Ma)
Fig. 91 – La dimension « gondwanienne » (vue à partir du pôle sud) des événements à l’ordovicien (485 – 443 Ma)
À gauche - Contexte sédimentaire du dépôt du Grès armoricain (ici : shallow marine deposits) – À droite - l’indlandsis gondwanien (ici : indlandsis saharien) à l’Ordovicien supérieur (Ashgill = Hinantien), l’extension des dépôts périglaciaires (ici pélites à fragments = tillites)
Michel Robardet et al. 1994 (à gauche) Francis Doré et al. 1985 (à droite)

—  ROBARDET, M., VERNIERS, J., FEIST, R., [et al.], « Le Paléozoïque anté-varisque de France, contexte paléogéographique et géodynamique », Géologie de la France, 1994, p. 3-31.DORÉ, F., DUPRET, L. et LE GALL, J., « Tillites et Tilloïdes du Massif armoricain », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, Vol. 51, 1984, p. 85-96. —

Le Grès armoricain qui constitue les hauteurs du Massif de Paimpont, se dépose (Fig. 91 gauche) à l’échelle d’une vaste plate-forme marine (sud Angleterre, Massif armoricain, Afrique du Nord), située en aval du continent gondwanien (socle en cours d’érosion - dépôt continentaux). Cette plate-forme est aussi animée d’un mouvement d’extension qui se traduit au sud de la plaque Armorica par le début d’ouverture de l’océan Rheic / Thétys primitive. Au nord d’Armorica la zone de subduction (subduction trench) correspond aux prémices d’une chaine de montagnes (les Calédonides) qui s’est développée en Grande-Bretagne et en Écosse au Dévonien inférieur (400 – 420 MA).

Le Grès armoricain est un dépôt terrigène sableux créé sous influence des marées et des tempêtes, qui montre d’importances variations d’épaisseur (quelques m à 700 m) traduisant un milieu subsident. Cette formation montre de nombreuses traces de pistes (Bilobite), terriers (Tigillite) ainsi que des niveaux ferrifères caractéristiques de l’évolution diagénétique d’apports terrigènes (en cours d’enfouissement) en mer peu profonde.

Durant l’Ordovicien, la transgression marine à son extension maximale sera caractérisée par des dépôts argileux sombres (siltites de Traveusot et Riadan) représentatifs d’un milieu de sédimentation calme, isolé, plus éloigné de la côte. À l’inverse, les niveaux gréseux (Grès armoricain, Grès du Châtellier, Grès de Réminiac/Grès culminants) expriment des apports terrigènes, à faible profondeur (plateau continental), soumis aux marées et aux grandes tempêtes.

  • Cette série sédimentaire (suite de niveaux gréseux et siltites) correspond à une alternance de faciès résistant plus ou moins à l’érosion (voir Fig. 90). Concernant la topographie actuelle les grès constitueront les buttes et les plateaux, les siltites, les vallées.
Fig. 92 – Paléogéographie globale des plaques continentales et océaniques durant le Paléozoïque - Périple du « Massif armoricain »
Fig. 92 – Paléogéographie globale des plaques continentales et océaniques durant le Paléozoïque - Périple du « Massif armoricain »
Ce périple débute par une descente latitudinale jusqu’à l’Ordovicien (-60° s : voir l’indlandsis gondwanien) puis une remontée vers l’équateur au Carbonifère.
Jean Dercourt 2002

—  DERCOURT, Jean, Géologie et Géodynamique de la France Outre-mer et européenne, 3e édition, Dunod, 2002, 330 p. —

La pérégrination (Fig. 92) des plaques continentales durant le Paléozoïque (portant les emplacements successifs présumés du Massif armoricain) permet de comprendre quelques événements climatiques :

La glaciation fin Ordovicien. Le Massif armoricain est à sa position latitudinale la plus basse. Cette glaciation se marque par une calotte posée sur le Gondwana (Fig. 91 droit) et le dépôt plus au nord de roches issues de la fonte d’icebergs emportant des fragments de moraine issus de la calotte glaciaire gondwanienne.

Le réchauffement de la mer. Au Dévonien, le Massif armoricain est remonté vers le nord. Durant le Carbonifère, il sera situé au niveau de l’équateur.

La plate-forme gondwanienne perdurera durant le Paléozoïque jusqu’au Dévonien supérieur, en tant qu’aire de sédimentation marine quasi-continue, ensuite il se formera au Carbonifère le rassemblement de l’ensemble des plaques (disparition des océans – collision des plaques continentales) pour créer un super continent : la Pangée.

2 - Paysages associés

2a - La Coupe de la Vilaine

Cette coupe offre un beau champ d’observation de la série sédimentaire paléozoïque et des formes de relief qui lui sont propres.

Cette région a fait l’objet de plusieurs sorties géologiques en 2018 : le 5 octobre, le 19 octobre et le 16 novembre.

Fig. 93 – Coupe de la Vilaine
Fig. 93 – Coupe de la Vilaine
Yves Quété
Fig. 94 – Coupe de la Vilaine
Fig. 94 – Coupe de la Vilaine
Yves Quété
Fig. 93-95 – Coupe de la Vilaine
Fig. 93-95 – Coupe de la Vilaine
La Coupe de la Vilaine (GoogleEarth : 29/09/2018 / vue en relief x3). (1) Carrière de Maleroche (2) carrière de La Corbinais. La vallée de la Vilaine devient étroite quand elle traverse les formations gréseuses et les « schistes rouges » résistants à l’érosion.
Yves Quété Paul Bessin 2015 - Yves Milon & Louis Dangeard 1920

—  MILON, Yves et DANGEARD, Louis, « Compte rendu des Excursions de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne et de la Faculté des Sciences de Rennes en 1920 », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, Vol. 1 / 3, 1920, p. 145-206. —

Le bloc 3D, réalisé en 1920, illustre les structures sédimentaires anticlinales et synclinales recoupées perpendiculairement par la Vilaine, où les reliefs forment des buttes allongées, orientées est-ouest. Ces buttes correspondent aux affleurements de Grès armoricain qui se présentent sous la forme de bancs de grès quartzites à pendage sud sur la « Butte de Laillé » (carrière de Maleroche), ou sous la forme d’un pli anticlinal sur la « Butte de La Corbinais ».

Fig. 96 – La Coupe de la Vilaine – Buttes gréseuses (Grès armoricain).
Fig. 96 – La Coupe de la Vilaine – Buttes gréseuses (Grès armoricain).
Ces buttes montrent des bancs à pendage sud (carrière de Maleroche) et une structure anticlinale (carrière de la Corbinais).
Yves Quété

La « plate-forme des schistes rouges 4 » entaillée par la Vilaine (dénivelé ≃50 m) correspond à un contexte de relief signalé dès le début du 20e siècle par les géographes.

Fig. 97 – La plate-forme des Schistes rouges entaillée par la Vilaine
Fig. 97 – La plate-forme des Schistes rouges entaillée par la Vilaine
Pendage (tiretés jaune) des bancs de siltites rouges vers le sud - Photo extraite de Martonne (1906). Cette plate-forme a été assimilée à la surface d’aplanissement PS5, par P. Bessin en 2015 (Fig. 95).
De Martonne E. 1906

De Martonne (1906) écrit :

Ainsi la plate-forme des schistes rouges de Pont-Réan nous permet étudier les traits généraux de l’histoire de la Bretagne. Les roches dures du genre des schistes cambriens sont en effet l’élément dominant du sous-sol breton, ainsi s’explique que la pénéplaine soit en général assez bien conservée en Bretagne et que les vallées en gorge y soient très nombreuses.

DE MARTONNE, Emmanuel, « La pénéplaine et les côtes bretonnes », Ann. Géogr., Vol. 15, 1906, p. 213-236.
Fig. 98 – La Coupe de la Vilaine – Exemple de vallées en canyon (Plateau du Celar, Bruz)
Fig. 98 – La Coupe de la Vilaine – Exemple de vallées en canyon (Plateau du Celar, Bruz)
À gauche - Topographie de la plate-forme des schistes réalisée en 1906, À droite - débouché sur la Vilaine de la vallée B, envahie par la végétation. Le dénivelé maximum entre la Vilaine et le plateau est de 50 m.
De Martonne E. 1906 - Yves Quété

Le contexte topographique de la Vilaine au sud de Rennes montre une double orientation du réseau hydrographique (Fig. 94) :

  • Orientation de l’écoulement conforme au relief structural guidé par les buttes gréseuses orientées est-ouest. Exemple : la Seiche à l’amont de Bruz.
  • Orientation de l’écoulement perpendiculaire à ce relief, orienté nord-sud. Exemple : la Vilaine à la hauteur de Traveusot.

André Meynier précise en 1940 :

Fig. 99 – Formation du réseau hydrographique de la Vilaine
Fig. 99 – Formation du réseau hydrographique de la Vilaine
Passage du réseau « en épi » au tracé en « espalier ».
Meynier A. 1947

Le réseau hydrographique actuel de la Vilaine est formé d’un collecteur nord-sud, Ille-Vilaine moyenne, sur lequel se greffent des affluents est-ouest ou ouest-est : Vilaine supérieure, Meu, Seiche, Canut de Guichen, Semnon, Chère, Don, Oust, Isac. On peut dire de ce genre de réseau qu’il a un tracé en espalier.

Ces affluents sont adaptés à la structure du sol, coulant soit dans les roches les plus tendres, soit dans les terrains tectoniquement déprimés.

Ces deux caractères sont acquis et non originels. Le réseau primitif se caractérisait par une allure en épi avec les branches latérales inclinées, et non plus perpendiculaires par rapport au collecteur central. Le passage du tracé en épi au tracé en espalier s’est opéré par un jeu de captures 5 rapportant toujours les confluents en amont du confluent primitif.

MEYNIER, A., « Influences tectoniques sur le relief de la Bretagne », Annales de Géographie, Vol. 56, 1947, p. 170–177.

2b - La terminaison occidentale des synclinaux du sud de Rennes (Unité de Paimpont)

Ce secteur correspond à un paysage où les reliefs et l’occupation des sols sont très influencés par la nature et la géométrie des faciès géologiques en place.

Le relief, l’occupation des sols, le socle géologique (Fig. 93 et Fig. 94) montrent que les couches sédimentaires du Paléozoïque : les Dalles pourprées (siltites quartzeuses indurées) puis le Grès armoricain sont considérés comme un socle relativement résistant à l’érosion, ils forment des reliefs couverts de landes (Dalles pourprées) ou de bois (Grès armoricain). Ces reliefs dominent le Briovérien (siltites micacées tendres), largement cultivé.

Fig. 100 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc – Paimpont
Fig. 100 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc – Paimpont
Occupation des sols (GoogleEarth : 6/10/2016 vue en relief x3)
Yves Quété
Fig. 101 – Unité de Paimpont – La terminaison occidentale des synclinaux du sud de Rennes
Fig. 101 – Unité de Paimpont – La terminaison occidentale des synclinaux du sud de Rennes
Le secteur Tréhorenteuc – Paimpont : vue en 3D
Dessinées en secteurs boisés et landes, les limites entre faciès géologiques sont difficiles à reconnaitre sur le terrain, par manque d’affleurements rocheux. Ces limites doivent donc être lues avec beaucoup d’incertitude sur leur emplacement et cotes exactes.
Yves Quété

La vue en 3D (Fig. 101) permet de placer les trois faciès sédimentaires sur trois niveaux superposés :

  • siltites briovériennes (source du ruisseau de la Grenouillère < 150 m, plaine <= 90 m)
  • Dalles pourprées (130 à 225 m)
  • Grès armoricain (supérieur à 180 m).

Remarque : les limites ne s’ajustent pas en altitude, du fait que les niveaux d’incision du réseau hydrographique actuel y ont été variables.

Les têtes de ruisseaux (sources) sont proches en aval du contact Grès armoricain – Dalles pourprées. Le Grès armoricain, fracturé et localement altéré en fragments gréseux emballés par une matrice limono-argileuse, acquiert en surface une couche d’altérite plus poreuse que la roche saine, qui lui permet d’emmagasiner l’eau météorique infiltrée et ainsi héberger une nappe phréatique (appelée aussi « nappe des puits ») qui s’accumule au-dessus des Dalles pourprées beaucoup moins perméables. La ligne de contact entre ces deux formations correspond sur le terrain au débordement de la nappe phréatique qui se matérialise par des alignements de zones humides, sources et têtes de ruisseaux.

Les ruisseaux et rivières qui incisent les Dalles pourprées (ruisseau du Gué de Mony, Aff) sont encaissés. Ces vallées s’évasent ensuite sur les siltites briovériennes qui se prêtent à l’érosion.

Fig. 102 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc – Paimpont
Fig. 102 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc – Paimpont
Les surfaces d’aplanissement
Paul Bessin 2015 - Yves Quété

Les surfaces d’aplanissement reconnues par Paul Bessin (2015) sont ici finement disséquées par le réseau hydrographique. On retrouve sur le Massif de Paimpont, les reliques des trois surfaces les plus anciennes : PS2 (altitude ≤ 250 m), PS3 (altitude ≃ 215 m) et PS4 (altitude ≤ 185 m). Ces surfaces façonnent le Paléozoïque. La « plaine » briovérienne plus basse (altitude ≤ 85 m) correspond ici à la surface PS5.

Voir l’article de l’Encyclopédie : Origine des reliefs à Brocéliande - III

Le dénivelé qui sépare la limite est de la surface PS2, de la surface PS4 qui porte l’Étang de Paimpont (dénivelé 80 m - orientation N150°E), correspond au passage de la faille Quessoy / Nort-sur-Erdre.

Fig. 103 – Unité de Paimpont – Le secteur de Tréhorenteuc
Fig. 103 – Unité de Paimpont – Le secteur de Tréhorenteuc
À gauche - Localisation de la prise de vue qui vise la carrière de La Troche (Entreprise CHARIER, autorisation de visite préalable, impérative), À droite - Au premier plan et au loin, sur la lande : affleurements de Dalles pourprées (surface d’aplanissement PS4) exploitées dans la carrière. Dans le creux les parcelles cultivées signalent le Briovérien, constitué de siltites dominantes, érodées par le ruisseau.
Yves Quété

Voir la sortie géologique du 26 juillet 2018

Fig. 104 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc
Fig. 104 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc
Montée sur la D.132
Les Dalles pourprées apparaissent sous la forme d’une « corniche » constituée de bancs d’épaisseur métrique, subhorizontaux. L’aspect émoussé de la tranche des bancs est relié à l’érosion atmosphérique (vent, pluie, contraste de température diurne nocturne, gel dégel…).
Yves Quété
Fig. 105 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc
Fig. 105 – Unité de Paimpont – Le secteur Tréhorenteuc
Carrière de La Troche
Dalles pourprées en bancs peu pentés d’épaisseur métrique. Ces bancs sont localement très fracturés tout en étant peu altérés. Sur le sommet notez l’absence de roche altérée et de sol (aptitude agricole faible de la lande). L’aspect anguleux des bancs est relié au fait que l’extraction qui se fait en continu dans la carrière, exclut une longue exposition à l’érosion des bancs. Le foisonnement des blocs de petite taille (délitement de la roche massive) s’explique par les phénomènes climatiques à court terme (contraste de température diurne nocturne, gel dégel saisonniers).
Yves Quété

Voir la sortie géologique du 10 juin 2016

Fig. 106 – Unité de Paimpont – La Station Biologique de Paimpont
Fig. 106 – Unité de Paimpont – La Station Biologique de Paimpont
À gauche - La surface d’érosion PS2 (butte gréseuse de Grès armoricain couverte de forêt) vue vers l’est sur la D.40 et À droite vue vers le nord depuis la station biologique-poste météorologique.
Yves Quété
Fig. 107 – Unité de Paimpont – Station Biologique de Paimpont
Fig. 107 – Unité de Paimpont – Station Biologique de Paimpont
À gauche (S.B.P.) - L’altération des Dalles pourprées se marque par l’ « effritement » de la roche en fragments allongés de taille centimétrique, guidé par les plans de stratification, schistosité et fractures en place. Ce processus se développe sur une épaisseur le plus souvent infra métrique, les sols superficiels sont minces d’où une aptitude agricole faible, À droite - (Étang de Paimpont) les bancs de Grès armoricain (ex niveau 1 à droite) se fragmentent en moellons de taille décimétrique (G), qui se retrouvent dans la partie altérée de la formation, contenus dans un « ciment » sablo-limono-argileux (a). La présence d’éléments de granulométrie fine assure une qualité agronomique correcte à condition de pouvoir nettoyer régulièrement les champs des nombreux blocs gréseux.
Yves Quété

L’épaisseur d’altération maximale atteinte lors des forages sur Grès armoricains est de 13 m à Paimpont (notice géologique de Ploërmel).
—  THOMAS, Éric, BRAULT, Nicolas, CARN, Anne, [et al.], « Notice explicative de la feuille 351 - Ploërmel », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2004, (« Carte géol. France (1/50 000) »), Voir en ligne. —

Fig. 108 – Unité de Paimpont – Station Biologique de Paimpont - Vues du ruisseau (amont de l'étang de Châtenay)
Fig. 108 – Unité de Paimpont – Station Biologique de Paimpont - Vues du ruisseau (amont de l’étang de Châtenay)
À gauche - Vu du nord, le ruisseau correspond à une vallée étroite encaissée, encombrées de végétation, À droite - Vue de la station biologique vers l’ouest, la rive sud de la vallée est constituée par un abrupt rocheux (dalles pourprées) dominant le ruisseau.
Yves Quété
Fig. 109 – Unité de Paimpont
Fig. 109 – Unité de Paimpont
Paimpont : la côte de Beauvais
Ce dénivelé de 80 m observé sur la D.40 à l’ouest de l’étang de Paimpont correspond à la trace du faisceau de failles orientées N 140 N 160 E qui marque le passage de la faille Quessoy – Nort-sur-Erdre dessiné par une ligne unique sur les cartes géologiques.
Yves Quété

Voir aussi Paysages et Géologie en Brocéliande - II

2c - La commune de Maxent

Fig. 110 – Commune de Maxent – Carte géologique – Contexte topographique
Fig. 110 – Commune de Maxent – Carte géologique – Contexte topographique
Yves Quété
Fig. 111 – Commune de Maxent – la coupe géologique
Fig. 111 – Commune de Maxent – la coupe géologique
La superposition de deux couches sédimentaires peu pentées : en dessous les Dalles pourprées, au-dessus le Grès armoricain.
Yves Quété

La commune de Maxent correspond à une partie élargie de l’Unité de Paimpont qui montre un vaste affleurement de Grès armoricain (largeur environ 9 km) bordé au nord comme au sud par les Dalles pourprées. D’un point de vue structural (voir la coupe géologique), il s’agit de deux couches subhorizontales superposées 6 (Grès armoricain au-dessus des Dalles pourprées) incisées à différentes profondeurs par le réseau hydrographique en place.

Au nord, la rivière de la Chèze (cote du talweg : 80 m) entame les Dalles pourprées, de même que la tête du vallon encaissé situé au sud. Dans la partie centrale, au nord-est du bourg, la carte géologique de la vallée du Canut (cote du talweg : 95 m) n’indique aucune trace de Dalles pourprées, ce qui permet de penser que le niveau d’incision de la vallée s’est limité au Grès armoricain 7 .

Fig.112 – Commune de Maxent – Les surfaces d'aplanissement
Fig.112 – Commune de Maxent – Les surfaces d’aplanissement
Les affleurements de Grès armoricain coïncident avec la surface PS5. À l’ouest de la commune, on retrouve PS4 (voir Fig. 102), ainsi qu’au sud de Saint-Malo-de-Beignon (Unité de Coëtquidan) un emboitement des surfaces PS4/PS5d/PS6).
Paul Bessin 2015 - Yves Quété

Les cotes des points culminants (voir Fig. 100) sont inférieures ou égale à 135 m NGF. Paul Bessin attribue ce plateau à la surface d’aplanissement PS5, qui ici fait suite vers l’est à la surface PS4, vue sur Paimpont et son étang (altitude 150 m NGF voir Fig. 100).

Fig. 113 – Commune de Maxent – Contexte géologique
Fig. 113 – Commune de Maxent – Contexte géologique
O2B : Dalles pourprées, O2 : Grès armoricain, O3-4 : Siltites de Traveusot. Le plateau gréseux situé au sud de la vallée de La Chèze, et au nord nord-est de Mérignac est largement recouvert de terres agricoles, ainsi que quelques secteurs boisés de taille conséquente.
(GoogleEarth : 29/09/2018 vue en relief x3) - Yves Quété
Fig. 114 – Commune de Maxent – Le plateau gréseux (Grès armoricain)
Fig. 114 – Commune de Maxent – Le plateau gréseux (Grès armoricain)
À gauche - au sud de la Noé (point 1 Fig. 112), À droite - à proximité de la D.38 à l’est du bourg de Maxent (point 2 Fig. 112). Prises en décembre/janvier 2018/2019 ces photos montrent les couverts végétaux mis en place sur les cultures annuelles (céréales, maïs) pour limiter le lessivage hivernal des nitrates.
Yves Quété
Fig. 115 – Commune de Maxent - Affleurements du Grès armoricain
Fig. 115 – Commune de Maxent - Affleurements du Grès armoricain
Sur les champs cultivés le Grès armoricain apparait sous la forme de « pierres volantes ». Les rares excavations creusées dans la couche d’altération superficielle du grès montrent les blocs gréseux emballés dans un ciment argilo-limoneux.
Yves Quété
Fig. 116 – Commune de Maxent – Morphologie des vallées
Fig. 116 – Commune de Maxent – Morphologie des vallées
Les vallées de la Chèze (à gauche : substrat Dalles pourprées) et du Canut (à droite : substrat Grès armoricain). Les Dalles pourprées peu altérées caractérisent des versants « minéraux » de forme abrupte et tapissés de fragments rocheux. Le Grès armoricain montre une vallée émoussée (présence d’altérite argileuse d’épaisseur métrique) occupée par de grands arbres.
Yves Quété
Fig. 117 – Commune de Maxent – Retenue du Pont Muzard
Fig. 117 – Commune de Maxent – Retenue du Pont Muzard
L’accès au plateau de Grès armoricain (par le nord à partir des dalles pourprées) se fait par l’intermédiaire d’un dénivelé topographique de l’ordre de 80 m.
Yves Quété
Fig. 118 – Commune de Maxent – Retenue du Pont Muzard/rive nord
Fig. 118 – Commune de Maxent – Retenue du Pont Muzard/rive nord
Affleurement de Dalles pourprées
Ici l’assemblage des différentes structures planaires observables (M : marnage du plan d’eau, S0 : couches sédimentaires, F : fracturation) nécessite une observation attentive pour reconnaitre la géométrie des couches sédimentaires (ici direction N 70° est, pendage 50 à 60° sud). À droite : Les décolorations en surface des bancs de la roche massive permettent de reconnaitre dans ces bancs, de fines couches sédimentaires d’épaisseur décimétrique.
Yves Quété
Fig. 119 – Commune de Plélan-le-Grand — Contexte géologique
Fig. 119 – Commune de Plélan-le-Grand — Contexte géologique
Située au nord-ouest de la commune de Maxent, Plélan montre une structure géologique identique : deux couches horizontales : les Dalles pourprées (épaisseur au moins 60 m), puis le Grès armoricain (épaisseur au moins 50 m). Ici les cours d’eau ont entamé le Grès armoricain jusqu’aux Dalles pourprées.
Yves Quété

2d - Autour du Camp de Coëtquidan

L’Unité de Coëtquidan (voir localisation Fig. 87 et Fig. 89), a fait l’objet d’une sortie géologique des Encyclopédistes de Brocéliande le 6 avril 2018 8, nous reprendrons ici les éléments caractéristiques du paysage vus alors, concernant l’emboitement des surfaces d’aplanissement.

Fig. 120 – Coëtquidan – Contexte géologique
Fig. 120 – Coëtquidan – Contexte géologique
La coupe dressée en 1908 est similaire à celles dressées aujourd’hui : le Paléozoïque limité au sommet au Grès armoricain est discordant sur le Briovérien (siltites en couches verticales).
Fernand Kerforne 1908

En 1908, F. Kerforne indique :

Coëtquidan est constitué par des schistes rouges cambriens presque horizontaux avec un léger pendage N.O, reposant en discordance sur des schistes précambriens en couches très redressées. Le Cambrien se termine par des intercalations de schistes rouges et de bancs gréseux quelques fois assez épais et rosés…Au-dessus de ces intercalations de schistes et de grès vient le minerai de fer puis quelques mètres de grès blancs à Tigillites ayant le même pendage que le Cambrien subordonné. Ces quelques mètres de grès peuvent être rapporté au grès armoricain.

KERFORNE, Fernand, « Note sur la géologie des environs de Coëtquidan. », Bull. Soc. géol. France, 4e série, Vol. 8, 1908, p. 375-381.
Fig. 121 – Coëtquidan – Représentation des surfaces d'aplanissement
Fig. 121 – Coëtquidan – Représentation des surfaces d’aplanissement
Localisation des points de vue, illustrés par les photographies (le point 1 est situé plus à l’ouest, hors cadre, le point 5 est situé plus au nord, hors cadre).
Paul Bessin 2015 - Yves Quété
Fig. 122 – Coëtquidan – Représentation 3D des surfaces d'aplanissement
Fig. 122 – Coëtquidan – Représentation 3D des surfaces d’aplanissement
Le tracé du réseau hydrographique permet de mieux voir l’emboitement des surfaces. Dans l’ordre : L4 au-dessus de L5, L5 au-dessus de L6.
Paul Bessin 2015 - Yves Quété
Fig. 123 – Coëtquidan – Point de vue n° 1
Fig. 123 – Coëtquidan – Point de vue n° 1
En direction de l’est (L4/L5).
Yves Quété
Fig. 124 – Coëtquidan – Point de vue n° 2
Fig. 124 – Coëtquidan – Point de vue n° 2
En direction de l’ouest (L5).
Yves Quété
Fig. 125 – Coëtquidan – Point de vue n° 3
Fig. 125 – Coëtquidan – Point de vue n° 3
En direction de l’ouest (L5).
Yves Quété
Fig.126 : Coëtquidan – Point de vue n° 4.
Fig.126 : Coëtquidan – Point de vue n° 4.
En direction du nord-est (L4/L5).
Yves Quété
Fig. 127 – Coëtquidan – Point de vue n° 5
Fig. 127 – Coëtquidan – Point de vue n° 5
En direction du sud (L4/L5).
Yves Quété
Fig. 128 – Coëtquidan – Point de vue n° 6
Fig. 128 – Coëtquidan – Point de vue n° 6
En direction du nord-est (L4/L5).
Yves Quété

Les photos réunies ci-dessus montrent à partir du pourtour du Camp de Coëtquidan (visite interdite au public), la marque dans le paysage des surfaces emboitées, celles-ci étant repérées à partir des cartes détaillées dressées par Paul Bessin.

Fig. 129 – Coëtquidan – Topographie des surfaces d'aplanissement
Fig. 129 – Coëtquidan – Topographie des surfaces d’aplanissement
Calculs statistiques sur les altitudes (MNT Terre-Mer) couvertes par les surfaces d’aplanissement.
Paul Bessin 2015 - Yves Quété

À l’échelle du cadre de Coëtquidan, les statistiques calculées sur les altitudes recouvertes par les surfaces d’aplanissement vérifient la superposition des surfaces L4 > L5 > L6, avec un emboitement respectif de 40 et 23 m. La surface dégradée L5D située à l’est, est reliée à la vallée de l’Aff, dont l’érosion a provoqué une détérioration spécifique de la surface L5.

2e - La Ville-Caro – Les sables éocènes-pliocènes (e-p)

Fig. 130 – La Ville-Caro (Mauron)
Fig. 130 – La Ville-Caro (Mauron)
Localisation des sablières
Paul Bessin 2015 - Scan 25 IGN - Yves Quété

Voir la sortie géologique du 29 avril 2016

Les sablières de la Ville-Caro sont localisées au nord-est de la commune de Mauron sur le socle briovérien. Elles correspondent à une butte d’altitude 110-120 m entamée à l’est par un ruisseau orienté N80°E. Ce plateau correspond à la surface d’aplanissement L5 inventoriée par Paul Bessin. Le dépôt sableux se situe sur le passage du faisceau de failles : Quessoy – Nort-sur-Erdre dont on sait qu’il fut réactivé à plusieurs reprises au cours du Cénozoïque, façonnant des grabens emplis de sédiments.

Fig. 131 – La Ville-Caro (Mauron)
Fig. 131 – La Ville-Caro (Mauron)
Le contexte géologique des sablières
Notez l’inversion de relief entre les sables fluviatiles (e-p) en sommet de plateau et les alluvions actuelles (AIII), situées en contrebas.
Yves Quété

Le gisement sableux Éocène-Pliocène (e-p) repose sur les sédiments briovériens :

  • altérite 9 (b2SA),
  • siltite (b2S),
  • grès (b2G)

qu’il érode. L’épaisseur du gisement varie de 10 à 20 m.

Les figures sédimentaires rencontrées - imbrications de galets dans les faciès conglomératiques et des litages obliques de rides et de mégarides de courant 2D et 3D, voire composés 2D-3D dans les faciès les moins grossiers - évoquent des écoulements unidirectionnels dans le cadre de cônes alluviaux gravitaires ou en tresses. Les sédiments les plus fins indiquent un milieu de faible énergie et sont interprétés comme le comblement de lacs temporaires de fin de crue au sommet des cônes alluviaux.

Les directions de courant unidirectionnel mesurées correspondent à un large éventail ouvert vers le sud. Cette direction est différente de celle du réseau hydrographique actuel (N80°E).

Si l’âge de ces sables demande à être précisé à l’intérieur de la palette Éocène – Pliocène, nous considérons que le réseau fluviatile représenté ici nous permet d’imaginer la paléotopographie au Mio-Pliocène (voir Fig. 84) celle-ci étant érodée par le réseau hydrographique actuel sécant sur le réseau antérieur.

Fig. 132 – La Ville-Caro (Mauron)
Fig. 132 – La Ville-Caro (Mauron)
Le contexte topographique des sablières
À gauche - Vu de la D.307 (point coté 109 : vers le nord), le plateau portant le 3e site d’exploitation sableuse, À droite - La 3e sablière située à l’est de la D.307, ici le gisement sableux décapé et exporté hors du site, est remplacé par les boues de lavage des sables afin qu’elles puissent s’égoutter. Ce matériel reste mou très longtemps et est particulièrement dangereux pour le promeneur qui peut y être « englouti », aussi l’accès à la sablière (close) est rigoureusement interdit au public.
Yves Quété

2f - Les terrasses de l’Aff (Guer - Plélan)

Fig. 133 – Les terrasses de l'Aff – Localisation
Fig. 133 – Les terrasses de l’Aff – Localisation
Yves Quété

Entre « La Peignardais » au sud et « l’Ile Guihard » au nord, l’Aff s’écoule dans une vallée élargie qui entame les sédiments paléozoïques (Dalles pourprées) avec un encaissement de l’ordre de 80 m (hauteurs : 97-94 m – talweg 15 m). Les terrasses visibles dans le paysage correspondent du bas vers le haut à la succession : Fz, Fy, Fx et Fw. Ce secteur a fait l’objet a fait l’objet d’une sortie géologique des Encyclopédistes de Brocéliande le 7 avril 2017.

Fig. 134 – Les terrasses emboitées de l'Aff
Fig. 134 – Les terrasses emboitées de l’Aff
Histogrammes des altitudes des terrasses « emboitées » : Fw Haute (65/97 m.NGF) , moyenne Fx (53/60 m.NGF), Fy basse (43/52 m.NGF), Fz actuelle (43/50 m.NGF) - Remarque : Ici Fy et Fz sont à la même cote topographique.
Yves Quété
Fig. 135 – Les terrasses emboitées de l'Aff
Fig. 135 – Les terrasses emboitées de l’Aff
Vues de la Méhaudais (Guer) vers l’ouest-nord-ouest : -1- Butte du chêne : la terrasse haute (Fw) -2- la moyenne Terrasse (Fx) -3- Les terrasses basse et actuelle (Fy et Fz).
Yves Quété
Fig. 136 – Les terrasses emboîtées de l'Aff
Fig. 136 – Les terrasses emboîtées de l’Aff
Vue du N-E de La Peignardais (Guer) : la vallée de l’Aff élargie support des terrasses basse et actuelle (Fy et Fz).
Yves Quété
Fig. 137 – Les terrasses emboitées de l'Aff
Fig. 137 – Les terrasses emboitées de l’Aff
À gauche - Vu de la Ruézie (Guer) : galets constituant la terrasse haute (Fw). À droite – Vu de La Peignardais : galets constituant la moyenne terrasse (Fx).
Yves Quété
Fig. 138 – Les terrasses emboîtées de l'Aff
Fig. 138 – Les terrasses emboîtées de l’Aff
À gauche – Vu du croisement au N-E de La Peignardais : les galets de la terrasse moyenne reposent sur les plaquettes silteuses briovériennes. À droite – À l’est de la Houssaye : les alluvions actuelles de l’Aff (Fw) de texture limono argileuse.
Yves Quété

Les auteurs de la Feuille de Guer précisent :

Dans la vallée de l’Aff, près de Bellevue, sur la butte de la Ruézie [Fig. 133] située vers 100 m d’altitude, de nombreux blocs de grès-quartzite blanc-beige de 2 à 10 cm de côté, aux arêtes légèrement arrondies et mélangés à de l’argile brune ont été observés en surface de champ et dans les fossés. Compte tenu de sa position altimétrique élevée par rapport à la rivière, nous avons interprété ce dépôt comme une haute terrasse Fw […] deux petites terrasses repérées à la Méhaudais et à la Vallée Perrot vers 50 m d’altitude (Fig. 133) ont aussi été classées Fx…les alluvions fluviatiles (Fy) , le plus souvent identifiables sous forme d’épandages de galets en surface de champ, sont composées de grès-quartzite blanc-beige (bords arrondis) et de quartz blanc (peu nombreux) inclus dans une matrice argilo-silteuse brun-ocre à brun rougeâtre. L’épaisseur de ce type de terrasses est de l’ordre de 2 m […] Limons de débordement, chenaux et alluvions récentes (Fz) - Holocène : ces dépôts occupent le fond plat des vallées du réseau hydrographique actuel et leur extension correspond souvent aux zones inondables. Ces alluvions de 1 à 2 m d’épaisseur, sont observables dans les berges de l’Aff. Elles sont constituées d’argile silteuse brune et généralement dépourvues de galets.

LE BERRE, Patrick, SCHROETTER, Jean-Michel, TARTESE, R., [et al.], « Carte géol. France (1/50 000), feuille Guer (352) », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2009, (« Carte Géol. France (1/50 000) »).

Bibliographie

BABIN, Claude, L’exploration géologique du Massif armoricain, Paris, Presse des Mines, 2013, 380 p., Voir en ligne.

AVOINE, Jacques et BAILLET, Laura, « Inventaire du patrimoine géologique de la région Basse-Normandie septembre, avec la contribution des membres de la Commission Régionale du Patrimoine Géologique. Synthèse APGN-03-2014. », Association Patrimoine Géologique de Normandie (AGPN), 2014.

BALLÈVRE, Michel, « Le Massif armoricain avant l’orogenèse varisque : Place du Massif armoricain dans la chaîne varisque », Géochronique (éditions BRGM-SGF), Vol. 140 / décembre, 2016, p. 15-20.

DE MARTONNE, Emmanuel, « La pénéplaine et les côtes bretonnes », Ann. Géogr., Vol. 15, 1906, p. 213-236.

BESSIN, Paul, Évolution géomorphologique du Massif armoricain depuis 200 Ma : approche terre-mer, Mémoires de Géosciences, Rennes 1, 2015, 327 p.

BESSIN, Paul et GUILLOCHEAU, François, « Le relief du Massif armoricain : 200 Ma d’histoire géomorphologique », Géochronique (éditions BRGM-SGF), Vol. 140 / décembre, 2016, p. 51-54.

BONNET, Stéphane, Tectonique et dynamique du relief : le socle armoricain au Pléistocène, Thèse de doctorat en Sciences de la Matière. Géosciences, Rennes I, 1998, 352 p.

BRAULT, Nicolas, BOURQUIN, S., GUILLOCHEAU, François, [et al.], « Mio-Pliocene to Pleistocene paleotopographic evolution of Britanny (France) from a sequence stratigraphic analysis : relative influence of tectonics and climate », Sedimentary Geology, Vol. 163, 2004, p. 175–210.

BRAULT, Nicolas, Ressources du sous-sol et environnement en Bretagne - Genèse, géométrie et propriétés de différents types d’aquifères, Thèse d’université, Rennes 1, 2002, 187 p.

CHANTRAINE, Jean, EGALE-THIÉBLEMONT, D., LE GOFF, E., [et al.], « The Cadomian active margin (North Armorican Massif, France) : a segment of the North Atlantic Panafrican Belt », Tectonophysics, Vol. 331, 2001, p. 1-18, Voir en ligne.

DAVIS, W.M., « The Geographical Cycle », The Geographical Journal, Vol. 14 / 5, 1899, p. 481-504.

DE MARTONNE, Emmanuel, « La pénéplaine et les côtes bretonnes », Ann. Géogr., Vol. 15, 1906, p. 213-236.

DE WEVER, Patrick et GIUSTI, Christian, Le relief de la terre. Terre à portée de main, Eco sciences, 2017, 108 p.

DERCOURT, Jean, Géologie et Géodynamique de la France Outre-mer et européenne, 3e édition, Dunod, 2002, 330 p.

DORÉ, F., DUPRET, L. et LE GALL, J., « Tillites et Tilloïdes du Massif armoricain », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, Vol. 51, 1984, p. 85-96.

DUGUÉ, Olivier, Le Massif armoricain dans l’évolution mésozoïque et cénozoïque du nord-ouest de l’Europe, Mémoire d’habilitation à diriger des recherches en sciences, Université de Caen Basse Normandie, 2005, 346 p.

ESTÉOULE-CHOUX, Jeanine, Contribution à l’étude des argiles du Massif armoricain. Argiles d’altération et argiles sédimentaires tertiaires, Thèse 3e cycle, Rennes, 1967, 307 p.

FOUCAULT, Alain, Climatologie et paléoclimatologie, Dunod, 2009, 320 p.

FOUCAULT, Alain, Climatologie et paléoclimatologie, 2e édition, Dunod, 2016, 415 p., (« Sciences Sup »).

GRIMAUD, J.-L., Dynamique long-terme de l’érosion en contexte cratonique : l’Afrique de l’Ouest depuis l’Eocène, Thèse, Université de Toulouse, 2014, 300 p.

GUILLOCHEAU, François, BRAULT, Nicolas, THOMAS, Éric, [et al.], « Histoire géologique du Massif Armoricain depuis 140 Ma (Crétacé-Actuel) », Association des Géologues du Bassin de Paris, Vol. 40 / 1, 2003, p. 13-28.

GUILLOCHEAU, François, ROBIN, Cécile et VRIELINK, B., « Quantification de l’empiètement continental et des variations eustatiques très long terme (0-250 MA) », Géosciences Rennes, 2017.

GUILLON, Alain, « Séismes en Bretagne (2000 à 2014) », Saga information, Vol. 357, 2017, p. 5-6.

JAUJARD, Damien, « Géologie » - Géodynamique – Pétrologie Etudes de terrain, Maloine Ed., 2015, 336 p., (« Sciences fondamentales »).

JUMEL, G., JUMEL, A. et MONNIER, J. –L., « Le gisement paléolithique inférieur de Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine) : une confirmation géologique et archéologique », Revue archéologique de l’ouest, Vol. 7, 1990, p. 5-8.

KERFORNE, Fernand, « Note sur la géologie des environs de Coëtquidan. », Bull. Soc. géol. France, 4e série, Vol. 8, 1908, p. 375-381.

LE BERRE, Patrick, SCHROETTER, Jean-Michel, TARTESE, R., [et al.], « Carte géol. France (1/50 000), feuille Guer (352) », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2009, (« Carte Géol. France (1/50 000) »).

LE CORRE, Claude, Approche quantitative des processus syn-schisteux. L’ensemble du segment hercynien de Bretagne centrale, Thèse d’État, Rennes 1, 1978, 381 p.

LERICOLAIS, Gilles, « Quand la Manche était un fleuve », Pour la Science, 2007, p. 2-8, Voir en ligne.

MENIER, David, Morphologie et remplissage des vallées fossiles sud-armoricaines : Apport de la stratigraphie sismique. Minéralogie, Thèse Université, Rennes 1, 2003.

MEYNIER, A., « Influences tectoniques sur le relief de la Bretagne », Annales de Géographie, Vol. 56, 1947, p. 170–177.

MILON, Yves et DANGEARD, Louis, « Compte rendu des Excursions de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne et de la Faculté des Sciences de Rennes en 1920 », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, Vol. 1 / 3, 1920, p. 145-206.

MILON, Yves, « L’extension des formations sidérolithiques éocènes dans le centre de la Bretagne », C.R. Acad. Sci., Vol. 194, 1932, p. 1360-1361.

MUSSET, René, « Le relief de la Bretagne occidentale », Annales de Géographie, Vol. 37, 1928, p. 209–223.

OLLIVIER-PIERRE, Marie-Françoise, Etude palynologique (spores et pollens) de gisements paléogènes du Massif armoricain. Stratigraphie et paléogéographie, Mém. Soc. Géol. Minéral. Bretagne, 25, 1980, 239 p.

OLLIVIER-PIERRE, Marie-Françoise, GRUAS-CAVAGNETTO, C., ROCHE, E., [et al.], « Eléments de flore de type tropical et variations climatiques au Paléogène de quelques bassins d’Europe nord occidentale », Mémoires et Travaux de l’Institut de Montpellier, Vol. 17, 1987, p. 173–205.

PENCK, W., Die Morphologische Analyse (Morphological Analysis of Landforms). J. Engelhorn’s Nachfolger, Stuttgart, Germany, Traduction anglaise de Czech, H. et Boswell, K.C., London, UK, 1953, St. Martin’s Press, New York, 1924.

PLAINE, Jean, « La Mer des Faluns », Institut de Géologie de l’Université de Rennes 1, 1985.

POMEROL, Charles, LAGABRIELLE, Yves, RENARD, Maurice, [et al.], Eléments de géologie - 14e édition, Dunod, 2011, (« Sciences Sup »).

PROUST, Jean-Noël, MENIER, David, GUILLOCHEAU, François, [et al.], « Les vallées fossiles de la baie de la Vilaine : nature et évolution du prisme sédimentaire côtier du Pléistocène armoricain », Bulletin de la Société Géologique de France, Vol. 172 / 6, 2001, p. 737-749.

QUÉTÉ, Yves, L’évolution géodynamique du domaine centre-armoricain au Paléozoïque inférieur : l’ellipse de Réminiac, Thèse 3ème cycle, Rennes 1, 1975.

RAMSTEIN, Gilles, « Une brève histoire du climat de la Terre », Reflet de la physique, 2017, p. 6-14.

ROBARDET, M., VERNIERS, J., FEIST, R., [et al.], « Le Paléozoïque anté-varisque de France, contexte paléogéographique et géodynamique », Géologie de la France, 1994, p. 3-31.

STEPANOFF, Francis, « Projet de renaissance d’un stratotype : le Redonien », Actes des 3ème journées nationales du Patrimoine géologique, Brest 27-28 septembre 2002, Mémoire de la Société Géologique, 2003, p. 71-74.

STUDYLIB, « Chapitre 2 La sédimentation des particules et des solutés », sans date, Voir en ligne.

TERRIER, Benoît et PIÉGAY, Hervé, Les rivières en tresses. Eléments de connaissance., Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, 2019, (« Eau & Connaissance »), Voir en ligne.

THOMAS, Eric, Evolution cénozoïque d’un domaine de socle : le massif armoricain. Apport de la cartographie des formations superficielles., Thèse de doctorat en Sciences de la Matière, Université Rennes 1, 1999, 218 p.

THOMAS, Éric, BRAULT, Nicolas, CARN, Anne, [et al.], « Notice explicative de la feuille 351 - Ploërmel », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2004, (« Carte géol. France (1/50 000) »), Voir en ligne.

THOMAS, Éric et OUTIN, Jean-Marie, « Notice explicative de la feuille 315 - Saint-Meen-le-Grand », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2008, (« Carte géol. France (1/50 000) »).

TRAUTMANN, F., BECQ-ÜIRAUDON, J.-F. et CARN, A., « Notice explicative de la feuille 353- Janzé », Orléans, BRGM - Service géologique national, 1994, (« Carte géol. France (1/50 000) »), p. 74, Voir en ligne.

TRÉGUIER, Jérôme, COURVILLE, P., CRASQUIN, S., [et al.], Histoire géologique de la Mayenne, Editions Errance, 2010, 359 p.

WYNS, R., « Climat, eustatisme, tectonique : quels contrôles pour l’altération continentale ? Exemple des séquences d’altérations cénozoïques en France », Bulletin d’Information des Géologues du Bassin de Paris, Vol. 39 / 2, 2002, p. 5-16.


↑ 1 • Augan, Beignon, Bléruais, Campénéac, Concoret, Gaël, Iffendic, Loutehel, Mauron, Maxent, Monterfil, Muel, Néant-sur-Yvel, Paimpont, Plélan-le-Grand, Porcaro, Saint-Brieuc-de-Mauron, Saint-Gonlay, Saint-Léry, Saint-Malo-de-Beignon, Saint-Malon-sur-Mel, Saint-Maugan, Saint-Péran, Treffendel, Tréhorenteuc

↑ 2 • Un synclinorium est un pli d’échelle régionale (x 10 km) qui comprend un ensemble de plis : synclinaux et anticlinaux associés (à l’image d’une tôle ondulée) parallèles entre eux.

↑ 3 • Les dalles pourprées correspondent pétrographiquement à des siltites de teinte rouge (hématite dans le ciment fin) particulièrement riches en grains de quartz, ce qui explique leur dureté à l’affleurement.

↑ 4 • Cette plate-forme désigne des bancs de siltites rouges appelées aujourd’hui « Dalles pourprées ».

↑ 5 • On peut imaginer que le réseau primitif de la Vilaine (en épi), s’écoulait sur un plan incliné vers le sud où l’érosion était encore peu marquée des structures géologiques orientées est-ouest. Suite à un rehaussement/basculement du socle, les structures géologiques est-ouest ont commencé à être érodées (creux et reliefs). Le collecteur nord-sud (le plus énergique) a pu inciser les reliefs gréseux est-ouest alors que les confluents (moins énergiques) ne pouvant inciser ces barrières, ont emprunté les vallées est-ouest créées par l’érosion dans les roches les plus tendre (siltites).

↑ 6 • Au sud-est de la commune, la carte géologique signale (O3-4) un affleurement de siltite de Traveusot, situé au-dessus du Grès armoricain (voir colonne stratigraphique – Fig. 89). Plus sensibles à l’érosion que le Grès armoricain qui l’entoure, les siltites de Traveusot se marquent topographiquement par un vallon ouvert vers l’est, profond de 20 à 30 m NGF.

↑ 7 • Une fouille détaillée de cette vallée pourrait lever cette hypothèse. Malheureusement ce terrain est peu accessible et envahi de végétation

↑ 8 • Encyclopédistes de Brocéliande : Sortie géologique n° 20 1/18 du 23 février 2018 (Yves Quété). Autour et au sud du camp de Coëtquidan.

↑ 9 • Les altérites briovériennes ont été préservées de l’érosion et l’on observe dans ce secteur, les profils parmi les plus épais et les plus complets de Bretagne centrale. cf. Feuille de Saint Méen le Grand 2008.