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Depuis 1976

L’Université s’implique sur le massif forestier de Paimpont

La Station biologique, acteur sur le territoire de Brocéliande

La Station biologique de Paimpont s’ouvre en 1967. Elle devient au fil du temps un acteur important aux yeux des élus, des administrations et des associations qui agissent sur le territoire de Brocéliande.

Certains programmes de recherche, concernant la gestion de la forêt et des landes, contribuent à impliquer l’Université dans la vie de la forêt de Paimpont.

La communication scientifique constitue dès l’origine une préoccupation qui permet à la Station, en relation avec le milieu associatif, de s’ancrer localement et d’obtenir une reconnaissance au niveau régional et national.

1976 — L’incendie et ses conséquences sur la recherche fondamentale

L’implication de la Station biologique, en tant qu’outil de recherche scientifique sur le massif de Brocéliande, est directement liée aux incendies de 1976 qui détruisent près de 1 350 hectares de landes. À la suite de ce sinistre, une première réunion se tient à la mairie de Paimpont sous l’égide de la Région en présence de Yvon Bourges 1 et de Alain Madelin 2.

Les chercheurs de la Station y sont conviés au titre de simples auditeurs. Les questions relatives aux risques d’incendie dans la forêt sont abordées par les responsables locaux et ceux de la Région en termes d’aménagement et d’accroissement du nombre de chemins d’accès pour les pompiers. La Région projette de mettre deux cents mille francs dans cette opération. Paul Tréhen, alors enseignant de l’Université et directeur de la Station biologique, réagit en lançant à la cantonade « oui, vous préparez le prochain incendie quoi ! ». Cette réflexion n’est pas la bienvenue mais un des participants, Paul Anselin 3, futur maire de Ploërmel, relève l’intérêt de la remarque.

Paul Tréhen explique que les incendies en forêt de Paimpont se déclarent sur les landes selon un cycle de six à dix ans correspondant à l’accumulation de matière organique produite par la lande qui repousse après les incendies. Un nouvel incendie se déclare en avril 1984, c’est-à-dire huit ans après celui de 1976.

Incendie de 1984 en Brocéliande
Incendie du 30 avril 1984
L’incendie est tout proche du village de la Touche Guérin.
Guy Larcher
Incendie de 1984 en Brocéliande
Incendie du 30 avril 1984
Poussé par un fort vent de sud, l’incendie franchit la ligne de la « Croix Lucas » malgré l’action des pompiers.
Guy Larcher

Il prévoit qu’un gros incendie peut avoir lieu au début des années quatre-vingt-dix. Il a effectivement lieu en septembre 1990. Paul Anselin décide alors de prendre le problème des incendies à bras le corps.

[…] Il faut, Tréhen que vous nous expliquiez un petit peu comment vous voyez les choses.

TREHEN Paul — Interview 2015 (Alain Rissel)

C’est le début d’une coopération entre l’élu du Morbihan et le directeur de la Station. Paradoxalement, alors que la Station est située en Ille-et-Vilaine, aucune collaboration ne se développe avec les élus de ce département.

1979 — Création de l’association des Amis du Moulin du Châtenay

L’idée de développer un centre de culture scientifique à partir des travaux et recherches menés à la Station se concrétise dans la valorisation de l’ancien moulin situé en contrebas de celle-ci.

Ce centre ne sera pas un musée, l’écologie n’est pas une science du passé. Certes une exposition permanente racontera l’histoire de la forêt de Paimpont et l’évolution des activités humaines traditionnelles. Mais nous aborderons en priorité les problèmes actuels d’écologie ; voire les thèmes d’actualité, sous forme d’expositions, de conférences ou de débats.

TREHEN, Paul - in CRUSSON, Joël, « En forêt de Paimpont : un centre d’initiation écologique.. pour le Xe anniversaire de la station biologique », Ouest-France, 13 octobre, Rennes, 1977, Voir en ligne.
Le moulin du Châtenay en activité au début du 20e siècle
Le moulin du Châtenay en ruine dans les années soixante-dix

Ce moulin, restauré en partie en 1974 à l’initiative de Paul Tréhen et de Pierre Constant, est propriété du Rectorat. Néanmoins, c’est l’Université de Rennes 1 4 qui, depuis 1972, a la charge de son entretien. Elle en devient propriétaire au début des années quatre-vingts 5.

La station et le moulin fraîchement restauré
Jean-Claude Moussu

L’idée initiale présidant à la restauration du moulin du Châtenay est la création d’un Centre d’Initiation et d’Information à l’Écologie (CIIE), une structure permanente dépendant de l’Université, avec un animateur à temps plein. Toutefois cette idée de projet, défendue en 1977-1978 par Paul Tréhen et Pierre Constant, ne s’est jamais concrétisée, faute de moyens financiers. Ces derniers appellent alors à la création d’une structure qui pourrait prendre en charge la diffusion locale de la culture scientifique. Cette démarche aboutit à la naissance de l’association des « Amis du Moulin du Châtenay » qui s’intitule également Centre Régional d’Initiation et d’Information à l’Écologie (CRIIE).

Le moulin du Châtenay en 2016

En septembre 1979 6 se crée l’association 7 « les Amis du Moulin du Châtenay ». Cette association de bénévoles joue pendant plusieurs années un rôle d’éducation populaire et favorise la diffusion d’une culture scientifique en relation avec, entre autres, les chercheurs de la Station biologique. Elle est un relais entre la population locale des communes de Brocéliande et la Station, contribuant ainsi à la faire connaître.

Affiche pour l’exposition "champignons" au moulin du Châtenay

Grâce à l’intervention de Raphaël Favier 8, chargé de mission à l’Université de Rennes 1, l’association des « Amis du Moulin du Châtenay » obtient une subvention du Conseil général d’Ille-et-Vilaine pour l’aménagement intérieur du moulin.

Jean-Pierre Curtès, Président de l’Université de Rennes 1, signe en 1980 avec le Président de l’association Patrick Lebrun, une convention d’utilisation à titre gracieux, laissant aux Amis du Moulin du Châtenay la charge des dépenses de chauffage, d’électricité, d’eau et de téléphone (article 2 de la convention), l’Université de Rennes se gardant toute possibilité d’accès dans les bâtiments (article 4).

L’association se fixe pour but une animation aussi large que possible en liaison avec les personnes, associations, organismes ayant pour objet la recherche et la défense du patrimoine (de tous les patrimoines : culturel, architectural, etc.), la promotion du tourisme (tourisme diffus ou tourisme vert) et non ce tourisme de concentration qui entraine inévitablement un certain nombre de dégradations du milieu, la promotion d’activités économiques nouvelles.

LARCHER, Guy, « Petite histoire de l’Association des Amis du Moulin du Châtenay », Le Châtenay - Journal de l’Association des Amis du Moulin du Châtenay, Octobre, 1981, p. 1, Voir en ligne.

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L’association compte près de soixante-dix adhérents en 1981. « Les Amis du Moulin du Châtenay » développe de nombreuses activités de découverte de la forêt de Paimpont. Ses bénévoles sont au plus fort de l’activité de l’association des acteurs engagés pour une valorisation du patrimoine matériel et immatériel de Brocéliande 10.

Une conférence au moulin du Châtenay
Guy Larcher

De 1981 à 1983, l’association s’implique dans l’organisation des « Assemblées Gallèses » qui ont lieu à Concoret. La manifestation proprement dite se situe dans la semaine qui suit le 14 juillet de chaque année. Elle mobilise les organisateurs pendant plusieurs semaines (outre la semaine de festivités), dans la mesure où elle est l’occasion de jumeler fête et activités de découverte.

C’était un gros truc, c’était long à organiser mais cela permettait de faire des sorties sur l’architecture, sur l’archéologie parce que dans les mêmes années il y avait les fouilles qui étaient faites par Jacques Briard.

LELIEVRE Gérard - interview du 5 février 2015 – (Alain Rissel)

Cette participation nécessite un investissement important des bénévoles. Cela explique en partie, que dès 1983, tout particulièrement dans les mois qui suivent les Assemblées s’amorce une baisse de la motivation des membres de l’association. À partir de 1984, l’association commence à s’essouffler. Certains de ses adhérents se tournent alors vers d’autres activités dont certaines, comme la randonnée, la métallurgie, ont été initiées dans le cadre des activités qu’elle avait promues.

1979 — Création de l’Association de Sauvegarde du Val sans retour et de Brocéliande

C’est dans le contexte de l’incendie qui ravage le Val sans retour en 1976 qu’un an plus tard, en septembre 1977, une rencontre à Néant-sur-Yvel entre Paul Anselin, Henri Thébault 11, maire de Mauron, Marie-Joseph Bissonnier 12, maire de Plélan-le-Grand, Francis Morice, maire de Néant-sur-Yvel et Paul Tréhen crée les bases d’une association qui nait en 1979 sous le nom « d’Association de Sauvegarde du Val sans retour » 13.

Des frictions ne tardent pas à se produire entre l’« Association de sauvegarde du Val sans retour » présidée par Paul Anselin et les « Amis du Moulin du Châtenay ». Un fragile équilibre est cependant maintenu par Paul Tréhen, directeur de la Station et membre des deux associations, l’une étant située dans le Morbihan et l’autre en Ille-et-Vilaine.

Les conditions d’une rivalité sont ainsi créées entre cette nouvelle association et celle des « Amis du Moulin du Châtenay » qui, bien qu’officialisée la même année, profite depuis la fin des années soixante-dix d’une antériorité dans ses relations avec la Station biologique à laquelle elle est organiquement liée.

Aucune collaboration ne se développe entre les deux associations. Cependant ces tensions n’empêchent pas Paul Anselin de soutenir financièrement les études menées par la Station avec des crédits obtenus par « l’Association de sauvegarde du Val sans retour ».

1980 — Un nouveau « laboratoire » : le Val sans retour

Suite à un premier état des lieux qu’il effectue en compagnie du Délégué Régional à l’Architecture et à l’Environnement (DRAE), Paul Tréhen, secrétaire de « l’Association de Sauvegarde du Val sans retour » propose, dès la deuxième réunion de l’association, un plan d’étude sur le Val sans retour.

Ce plan d’étude des milieux du Val sans Retour concerne la topographie, la géologie, l’hydrobiologie, la végétation et la dynamique des milieux. Il implique des étudiants de la Maitrise des Sciences et Techniques « AMVR » (Paul TREHEN est responsable de cette formation). Christiane Monfort est recrutée ultérieurement pour ce travail. —  MONFORT, Christiane, « Pré-étude écologique du Val sans Retour. », Association de Sauvegarde du Val sans Retour et de son Environnement, 1980. —

La structure [l’ASVB] prend son envol début 1980 sous la conduite scientifique de Paul Tréhen directeur de la Station biologique de Paimpont.

ANSELIN, Paul (Dir. Publ.), « Brocéliande en feu », Bulletin de l’Association de Sauvegarde du Val sans Retour et de Brocéliande, 2011, p. 6-13, Voir en ligne.

Dans le même temps, Paul Anselin obtient une subvention de 50 000 Francs du Conseil général du Morbihan. Une somme identique est promise, sans suite, par le Conseil général d’Ille-et-Vilaine pour le mois de mai 1980.

Au début des années quatre-vingts, des études sont menées sur les potentiels valorisables du Val sans retour, en termes environnemental et économique . —  CABARET, Michel, Le Val sans Retour : Étude et propositions de gestion des ressources naturelles, Mémoire de Maîtrise MST AMVR, Université de Rennes 1, 1982, 97 p. — D’autres études portent sur la remise en eau des étangs du Val dont celui du Miroir aux Fées .

Véritable espace d’investigation scientifique, le Val sans retour est par ailleurs, et depuis que l’on s’intéresse à sa mise en valeur, l’objet de velléités d’aménagement. De bruits récurrents circulent à propos d’éventuelles installations à caractère touristique.

L’idée de transformer les lieux fait réagir Yann Brékilien 14.

Tout l’intérêt du site réside dans son caractère sauvage et même un peu mystérieux, dans la difficulté à le découvrir, dans l’impression d’être un peu perdu. Il fallait vraiment avoir le génie de l’administration pour le rêver, au lieu et place de fantômes de chevaliers victimes de la magie des fées, d’automobiles, de transistors et de saucissonneurs du dimanche.

BRÉKILIEN, Yann, La Bretagne qu’il faut sauver, Nature et Bretagne, 1972. [Pages 43-44]

Vers la fin des années quatre-vingts, la revue Oxygène de la « Société d’Études et de Protection de la Nature en Bretagne » (SEPNB) fait état d’un vague projet de crêperie au pied de l’étang du « Miroir aux Fées ».

Le projet de crêperie dans le moulin de la Vallée semble le plus dangereux, car plus avancé par l’association. Dangereux car en opposition totale avec l’esprit et l’ambiance qui règne dans ce site.

CALVEZ, Marcel, Usages productifs, usages touristiques et aménagement d’un territoire, le Val sans retour (1820-1984), Thèse pour le Doctorat de Troisième Cycle en Sociologie, Université de Paris X-Nanterre, 1984, Voir en ligne. [Page 153]

Aucune suite n’est donnée à cet embryon d’équipement touristique jusqu’en 2015 où réapparaît, le projet de restauration du « Moulin de la Vallée » —  ANSELIN, Paul (Dir. Publ.), « Brocéliande en feu », Bulletin de l’Association de Sauvegarde du Val sans Retour et de Brocéliande, 2011, p. 6-13, Voir en ligne. —. Une contradiction se fait jour, au fil du temps, entre la démarche scientifique de mise en valeur de l’environnement en forêt de Paimpont, portée par la Station biologique, d’une part et d’autre part une vision principalement touristique, qui s’appuie sur les mythes de la forêt de Brocéliande. Vision que soutient la commune de Tréhorenteuc, avec le concours de la communauté de communes de Mauron et le soutien militant de « l’Association de Sauvegarde du Val sans retour et de Brocéliande ».

1990 — De la forêt de production à la forêt de protection

En septembre 1990, un incendie, dont l’ampleur reste dans les mémoires, se déclare sur la lande de Gautro, au-dessus du Val sans retour. Il anéantit une partie des efforts déployés depuis dix ans. Plus de 430 hectares de landes et de bois sont détruits par le feu. Une réunion exceptionnelle se tient le 20 septembre à la Station biologique de Paimpont avec de grands chefs d’entreprises. François Pinault, au cours d’un reportage de FR3 diffusé le 17 septembre 1990, déclare aux journalistes :

J’ai décidé de piocher dans ma cassette personnelle pour proposer aux élus régionaux, locaux, de payer le reboisement de cette forêt, de l’ensemble de cette forêt.[…] C’est un investissement de quelques millions, que je chiffrerai un peu plus tard, mais je souhaite que ça puisse se faire dans les meilleurs délais pour que les générations futures puissent comme je l’ai fait dans ma jeunesse profiter de cet endroit mythique, extraordinaire, cher au cœur de tous les français et venir se promener parmi les arbres qui auront grandi.

FR3, « François Pinault vient au secours de la forêt de Paimpont », Collection : Rennes soir, 1990, Voir en ligne.

Cette réunion aboutit quelque temps plus tard à la création de la « Fondation Brocéliande » qui soutient l’action de l’association et des collectivités locales. Au cours de cette rencontre est affirmé le principe selon lequel la sauvegarde de la forêt passe tout autant par des mesures préventives que par des moyens supplémentaires de lutte contre les incendies.

Au cours des actions de replantation qui vont suivre cette catastrophe, 500 000 arbres sont plantés. L’idée soutenue par les scientifiques de la Station qu’il faut replanter dans la perspective d’une forêt mixte et entretenir les landes est maintenant partagée : passer d’une logique de forêt de production à celle d’une forêt de protection 15.

1990 — Création d’un Comité Technique pour la gestion des zones à risques

Dès 1984, a lieu à la Station une réunion sur la question des zones à risques à laquelle assiste Paul Anselin. L’Université de Rennes 1 est représentée par Paul Tréhen. De cette réunion sort un document de synthèse consacrant ainsi la place de la Station biologique dans les problématiques de développement et d’aménagement de la forêt. Cette réunion préfigure la mise en place du « Comité Technique de Brocéliande » pour la gestion des zones à risques.

À la suite de l’incendie de 1990 sur le massif de Brocéliande, un comité technique a été mis en place à la demande du Préfet de région Edouard Lacroix. Ce comité regroupe des membres des différents organismes forestiers régionaux et de l’Université de Rennes 1 (Station biologique de Paimpont). Il a pour objectif de limiter les risques d’incendies en développant un programme d’actions qui comprend, à court terme, des actions de débroussaillement des zones à haut risque potentiel, et à moyen terme, un aménagement intégré du site. [...] La démarche adoptée associe la connaissance de l’existant et des potentialités de la zone, avec les besoins et volontés des principaux acteurs engagés concrètement dans son développement. Le Système d’Information Géographique utilisé nous permet aujourd’hui de disposer d’une banque de données qui peuvent être restituées de manière synthétique, sous forme de cartes thématiques. La gestion et la spatialisation de nombreuses variables relevant de l’écologie, de la pédologie, mais aussi de données historiques, archéologiques, administratives ou socio-économiques, est la première étape d’une approche intégrée d’aménagement.

DUBOIS, Michel, « Les systèmes d’information géographique : la gestion de l’espace rural », Science Ouest, Vol. 85, 1993, Voir en ligne.
Carte des incendies de 1976 à 1990
D’après les travaux de Jean-Louis Belloncle
Station biologique de Paimpont 1992

En 1991, dans le cadre de ce Comité Technique piloté par le SErvice Régional de la FOrêt et du Bois (SERFOB), des propositions de gestion et un plan d’actions à partir d’un diagnostic sont avancées par Nathalie Morvan 16. —  MORVAN, Nathalie, Propositions d’aménagement intégré des zones à risque d’incendies du massif de Paimpont, Mémoire de Maîtrise MST AMVR, Université de Rennes 1, SERFOB, 1991. —

Elle [Nathalie Morvan] va faire des propositions d’actions opérationnelles, débroussaillement, nettoyage, plantations sachant qu’on a déjà fait un inventaire de la végétation mais aussi du sol pour voir les potentialités de ces sols ; et puis aussi il y a des actions que l’on va appeler expérimentales parce qu’elles ne sont pas connues, on n’a aucune référence, c’est le brûlage contrôlé des landes 17, c’est la restauration des sols chère à Paul Tréhen et à Paul Anselin. La troisième action expérimentale, c’est le pâturage des landes.

CLUZEAU Daniel – Interview du 7 janvier 2015 (Alain Rissel)

1993 — Les actions expérimentales et les difficultés relationnelles entre les acteurs

En 1993, la Station biologique présente au Comité Technique de Brocéliande le travail de Nathalie Morvan sous la forme d’un avant-projet sommaire comportant les actions opérationnelles et expérimentales.

Celui-ci est repris l’année suivante dans une étude sociologique menée par l’Institut National de Promotion Agricole de Rennes (INPAR) qui rencontre différents acteurs impliqués dans la gestion du territoire pour recueillir leurs avis sur cette liste d’actions et filtrer, parmi la diversité des avis, les actions à retenir.

En 1995, après ce travail de concertation, le projet est présenté au Préfet de région et aux Conseils généraux concernés sous l’égide de Paul Anselin, devenu vice-président de la Région chargé de l’environnement. À l’issue de cette présentation ne sont retenues que deux actions opérationnelles, les plantations et les débroussaillements et deux actions expérimentales, le pâturage et la restauration des sols. Débute alors l’action expérimentale du pâturage après que la Station expérimentale bovine et ovine de Mauron 18 s’est ajoutée au Comité Technique.

De 1994 à 1997, sur des parcs clôturés sont mis à pâturer des chevaux, des vaches et des moutons. L’opération est financée par des crédits européens et des financements provenant des Conseils généraux d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Les crédits transitent par l’ASVB qui par ailleurs reçoit de la région et des deux départements les crédits pour l’action « débroussaillement ». La Station biologique quant à elle, obtient des crédits pour s’équiper en matériel informatique, en Système d’Information Géographique (SIG) et employer Jean-Louis Belloncle 19, spécialisé dans ce domaine. —  CLUZEAU, Daniel, BELLONCLE, Jean-Louis, DUTOUR, M., [et al.], « La déprise agricole, incendie et biologie de la conservation dans le Massif de Brocéliande : Programme de Recherche - Action, 1ère partie, 1991-1992 », Les Cahiers du Bioger, Vol. 1, 1995. —

Commence aussi à cette époque une action d’organisation du territoire qui permet de simplifier les actions opérationnelles de débroussaillement puis de reboisement des parcelles.

Carte de localisation des débroussaillements et reboisements
Station biologique de Paimpont 1992

Se pose alors la question de l’obtention de l’accord des propriétaires. Un travail de recensement permet d’en identifier plus de 1 200, auxquels on fait signer une autorisation de débroussailler et de replanter sans avoir besoin à chaque fois de les contacter. La nécessité de créer des Associations Syndicales Libres (ASL) qui vont mailler toute la zone de landes sur le territoire de Mauron à Concoret jusqu’à Campénéac, devient une évidence. Nicole Chevillard, membre de l’ASVB, œuvre au sein de celle-ci auprès des propriétaires pour faciliter les contacts.

[…] au bout de deux ans il y a quand même la moitié des propriétaires de parcelles qui sont regroupés dans quatre ASL, ce qui fait qu’au lieu d’aller voir huit cents propriétaires on n’a plus à aller voir que quatre présidents.

CLUZEAU Daniel – op. cit.

En 1992-1993, en réaction à la dynamique de communication tous azimuts animée par Paul Anselin qui travaillait avec les grands propriétaires, avec Pinault et compagnie — CLUZEAU Daniel – op. cit. — , se crée entre les propriétaires de landes une association « Les Propriétaires de Landes de Brocéliande ». Cette association bénéficie d’une partie des crédits du Fonds Forestier National (FFN) 20 sans toutefois que ce financement passe par l’ASVB. Les propriétaires de landes ont en charge l’entretien des zones plantées pour qu’elles ne repartent pas en zones sensibles à l’incendie. L’association embauche un permanent, achète le matériel nécessaire et rémunère les prestations de trois entreprises de travaux agricoles du secteur 21 qui se partagent, chaque année, les trois cent mille francs affectés à l’entretien des plantations par l’association des « Propriétaires de Landes de Brocéliande ».

Il faut dire qu’en 1995 on [la Station] travaille sur le pâturage, on embauche Marie Behra pour qu’elle fasse des ASL et Anselin nous fait un bras d’honneur en nous disant que « Je ne vous avais pas mandaté pour çà... Bon, ben je ne vous paye pas ce que je vous dois. »

CLUZEAU Daniel – op. cit.

À l’origine de ce quiproquo, il y a les demandes du Comité Technique qui dispose de financements et se trouve dans une dynamique le poussant à solliciter la Station pour trouver des propriétaires afin de pouvoir mener les actions prévues. Or malgré le travail engagé par madame Chevillard en 1992 - 1993, les ASL ne se créent pas en nombre avec suffisamment de rapidité. C’est pour accélérer le processus de mise en place de ces structures que pendant un an, Daniel Cluzeau, alors responsable des relations entre la Station et le Comité Technique, avait embauché Marie Behra.

[…] on dit que si on veut que l’argent soit bien utilisé il faut qu’on ait des interlocuteurs. Cela ne va pas assez vite mais c’est surtout que les propriétaires sont très réticents à participer parce qu’ils pensent que Pinault va venir récupérer dans vingt-cinq ans le bois qu’il a planté en 1992 pour pouvoir valoriser l’argent qu’il a investi sur le territoire. Peu à peu les gens ont compris que c’était à eux les arbres plantés […], ils se sont peu à peu réapproprié l’espace. C’était aussi une action que l’on avait initiée avec l’INPAR : comment inciter une réappropriation de l’espace et des actions dans cet espace par les gens du cru ? En faisant cela on allait augmenter la fréquentation du site et donc limiter l’action des pyromanes isolés qui dans un espace désertifié s’en donnent à cœur joie.

CLUZEAU Daniel – op. cit.

Le programme d’actions se déroule. On a de moins en moins besoin d’inventaires donc de scientifiques.

[…] et quand les scientifiques disent « Il faudrait essayer de faire maintenant de l’évaluation pour voir l’impact de chaque action » ; on commence à dire « Ouais... On n’a pas trop besoin de tout cela, c’est de l’argent dépensé inutilement. »

CLUZEAU Daniel – op. cit.

La Station finance cependant en 1995 une étude sur l’enfrichement de la zone de Beauvais, ce qui permet à Paul Anselin de faire remarquer que cela, non plus, il n’a pas mandaté la Station pour le faire. Tout cela ne fait pas les affaires du budget de la Station qui entre 1994 et 1996 engage près de cinquante mille francs pour les actions du Comité Technique de Brocéliande sans espoir de les recouvrer. Les relations se tendent alors quelque peu entre le président de l’ASVB et la Station biologique. La première décennie des années 2000 ne voit pas un réchauffement des relations entre l’ASVB et le nouveau directeur de la Station de Paimpont, bien au contraire (Daniel Cluzeau est nommé directeur en 2008 22). Cela n’empêche pas celle-ci d’être reconnue comme partenaire par les acteurs locaux de l’aménagement et de la gestion de l’environnement de la forêt.

2012 — Démarche de prospective participative sur les communes

Dans le prolongement des études sur l’évolution socioéconomique des communes jouxtant le massif forestier de Paimpont 23 menées par les étudiants de la Maitrise des Sciences et Techniques (MST) « AMVR » puis par ceux du Master « Espaces ruraux et Périurbanisation » (ERPUR) —  LAGMIRI, Souad, « Etude prospective sur le développement des composantes socioéconomiques et environnementales des communes de Concoret, de Gaël et de Muel », Université de Rennes 1, 2011. —, la Station biologique s’associe en 2012 dans une démarche de prospective participative sur les communes de Concoret, de Gaël et de Muel.

La Station biologique, outil de communication scientifique

Des origines aux années 2000

La communication auprès des gens du pays est une préoccupation présente dès l’origine chez les responsables de la Station, comme en témoignent les conférences publiques sur des thèmes de recherches scientifiques organisées dans les nouveaux locaux à partir de 1975.

  • En 1977, un amphithéâtre de 150 places est implanté dans le but de faire de cette Station un lieu privilégié pour l’organisation de conférences et de colloques.
  • À partir de 1980, l’association des « Amis du Moulin du Châtenay » mène des actions de communication scientifique en collaboration étroite avec la Station biologique.
  • En février 1983, la Station s’ouvre à la population lors de la première journée « Portes ouvertes ».
    Article de presse sur la journée "Portes ouvertes" de 1983
  • 26-27 mars 1988La Station fête ses 20 ans avec deux journées "Portes ouvertes". Le dimanche 27 mars, plus de cinq mille personnes viennent découvrir ce lieu mystérieux pour les uns, totalement inconnu pour les autres. L’affluence est telle qu’une partie des visiteurs ne peut accéder aux locaux.
  • 17-24 mars 1991 — Deux journées "Portes ouvertes" encadrent une semaine consacrée aux écoles.

Les activités de médiation scientifique reprennent dans les années 2000, sous la forme d’interventions à la station ou à l’extérieur, à destination notamment des scolaires.

  • octobre 2006
    Du 9 au 13 octobre, dans le cadre de la « Fête de la Science » 24, la Station organise deux types de visites guidées (coordinatrice Simone Deleporte)
    — Pour les scolaires : une visite de l’élevage de primates avec Catherine Blois-Heulin et Alban Lemasson


    — Pour tout public : « A l’écoute des chauves-souris »
    Sortie à l’étang du Pas du Houx avec Eric Petit

  • octobre 2007
    Comme en 2006, la Station organise, du 8 au 12 octobre, des animations pour les scolaires avec des visites des primates.
  • juin 2008 — Un exemple d’intervention auprès des scolaires
    La biologie des singes racontée aux enfants par Arnaud Rossard
  • novembre 2008
    Du 21 au 23 novembre, dans le cadre de la « Fête de la Science », la Station biologique de Paimpont propose une animation pour les scolaires : Les vers de terre, ingénieurs du sol avec Guénola Pérès, Denis Piron, Muriel Guernion et Vincent Mercier.
Sortie de l’école publique CP et CE1 de Monterfil à la Station biologique
  • octobre 2010 — La Station se délocalise à Rennes.

    L’année 2010 a été déclarée « Année internationale de la biodiversité » par les Nations Unies (UNESCO). Le thème du « Festival des Sciences » 25 s’intitule alors « L’agriculture, les paysages et la biodiversité ». À cette occasion, la Station installe du 17 au 24 octobre deux stands dans le « Village des Sciences » (Espace des Sciences) à Rennes.
    — Biodiversité de la faune des sols — Les vers de terre, ingénieurs du sol (Muriel Guernion, Guénola Pérès et al.)
    — Le gorille des plaines de l’Ouest, une espèce emblématique menacée (Céline Genton, Nelly Ménard et al.)

Les années 2011-2016

À partir de 2011, des chantiers d’été de jeunes volontaires européens organisés par l’association « Études et Chantiers Bretagne » réalisent des aménagements autour de la Station et du moulin du Châtenay. La réalisation d’un cheminement et la construction d’une passerelle permettent de relier le parking « public » proche du moulin aux bâtiments de la Station situés plus haut. Ces aménagements facilitent l’accès du public, notamment lors des journées « Portes ouvertes ».

Daniel Cluzeau et Paul Tréhen sur la nouvelle passerelle en 2011
Alain Rissel

  • septembre 2011

La Station est partenaire dans l’organisation du festival « Art et Nature » 26. Des expositions et animations sont organisées les 10 et 11 septembre dans les locaux habituellement réservés aux étudiants. Par son affluence le public manifeste l’intérêt qu’il porte à la diffusion de la recherche scientifique hors des seules zones urbaines.

Comment Guénola Pérès captive son auditoire avec un ver de terre

Voir d’autres images de l’évènement


  • juin 2012

L’association « Les Petits débrouillards » organise une « Rencontre avec des vers de terre à la station biologique de Paimpont » pour les enfants de 7 à 12 ans, avec notamment une chargée de mission de l’observatoire participatif des vers de terre (OPVT).


  • octobre 2012

Les journées « Portes ouvertes » des 13 et 14 octobre sont organisées dans le cadre de la « Fête de la Science » et du « Festival des Sciences ».

7 - Le public attentif pendant la conférence sur l’attention chez le cheval

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  • septembre 2013

La Station ouvre ses portes les 21 et 22 septembre dans le cadre de la deuxième édition du « Festival Art et Nature ». Parmi les œuvres exposées figurent des réalisations d’universitaires de Rennes. Les géologues réalisent des expositions en salle et des présentations sur le terrain.

Des œuvres d’artistes scientifiques

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  • octobre 2014

Le « Festival des Sciences » de Rennes Métropole/Ille-et-Vilaine et la « Fête de la Science » (évènement national) sont une nouvelle occasion pour la Station d’organiser, en partenariat avec l’Espace des Sciences de Rennes, les 11 et 12 octobre, animations, expositions et conférences.

Hoël Hotte et Kevin Hoeffner animent l’atelier « Vers de terre »

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  • octobre 2015
    Lors du 10e « Festival des sciences » du 9 au 11 octobre 2015, au Diapason, sur le campus de Beaulieu à Rennes, l’équipe « Vers de terre » de la Station participe au stand « SOL » au village des sciences.
Sarah Guillocheau au village des sciences en 2015

  • octobre 2016

Pour le Festival des Sciences en Brocéliande, la Station mobilise de nombreux partenaires privés comme publics, associatifs comme institutionnels 27.

On est accueilli avec le sourire de Morgane Hervé et d’Hélène Cartaud

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En conclusion

En quarante ans, l’impact des actions menées sur le massif de Paimpont par la Station biologique n’est plus à démontrer. Elle a contribué dès le début des années soixante-dix à intégrer l’approche scientifique multidisciplinaire dans la réflexion portant sur la gestion de l’espace et à reconsidérer totalement les logiques de son aménagement. Outil pédagogique de première importance, la Station biologique s’investit également dans la médiation scientifique auprès du public.


Bibliographie

ANSELIN, Paul (Dir. Publ.), « Brocéliande en feu », Bulletin de l’Association de Sauvegarde du Val sans Retour et de Brocéliande, 2011, p. 6-13, Voir en ligne.

BELLIDO, Alain, « Approche expérimentale de l’effet immédiat d’un incendie sur le peuplement de Microarthropodes d’une lande », Revue d’écologie et de biologie du sol, Vol. 24, 1987, p. 603-622.

BRÉKILIEN, Yann, La Bretagne qu’il faut sauver, Nature et Bretagne, 1972.

CABARET, Michel, Le Val sans Retour : Étude et propositions de gestion des ressources naturelles, Mémoire de Maîtrise MST AMVR, Université de Rennes 1, 1982, 97 p.

CALVEZ, Marcel, Usages productifs, usages touristiques et aménagement d’un territoire, le Val sans retour (1820-1984), Thèse pour le Doctorat de Troisième Cycle en Sociologie, Université de Paris X-Nanterre, 1984, Voir en ligne.

CLUZEAU, Daniel, BELLONCLE, Jean-Louis, DUTOUR, M., [et al.], « La déprise agricole, incendie et biologie de la conservation dans le Massif de Brocéliande : Programme de Recherche - Action, 1ère partie, 1991-1992 », Les Cahiers du Bioger, Vol. 1, 1995.

CRUSSON, Joël, « En forêt de Paimpont : un centre d’initiation écologique.. pour le Xe anniversaire de la station biologique », Ouest-France, 13 octobre, Rennes, 1977, Voir en ligne.

DUBOIS, Michel, « Les systèmes d’information géographique : la gestion de l’espace rural », Science Ouest, Vol. 85, 1993, Voir en ligne.

FR3, « François Pinault vient au secours de la forêt de Paimpont », Collection : Rennes soir, 1990, Voir en ligne.

LAGMIRI, Souad, « Etude prospective sur le développement des composantes socioéconomiques et environnementales des communes de Concoret, de Gaël et de Muel », Université de Rennes 1, 2011.

LARCHER, Guy, « Petite histoire de l’Association des Amis du Moulin du Châtenay », Le Châtenay - Journal de l’Association des Amis du Moulin du Châtenay, Octobre, 1981, p. 1, Voir en ligne.

LEFEUVRE, Jean-Claude, « La station biologique de Paimpont », Bretagne Dimanche, 10 mai, 1970, Voir en ligne.

MONFORT, Christiane, « Pré-étude écologique du Val sans Retour. », Association de Sauvegarde du Val sans Retour et de son Environnement, 1980.

MORVAN, Nathalie, Propositions d’aménagement intégré des zones à risque d’incendies du massif de Paimpont, Mémoire de Maîtrise MST AMVR, Université de Rennes 1, SERFOB, 1991.


↑ 1 • Yvon Bourges est maire de Dinard (1962-1967 et 1971-1989), conseiller général d’Ille-et-Vilaine, élu dans le canton de Dinard (1964-1988), président du Conseil régional de Bretagne (1986-1998), élu le 21 mars 1986 en remplacement de Raymond Marcelin.

↑ 2 • Alain Madelin est député d’Ille et Vilaine de 1978 à 2007, membre du Conseil régional de Bretagne de mars 1986 à mars 1992, vice-président du Conseil régional de Bretagne du mars 1992 à mars 1998.

↑ 3 • Paul Anselin est élu maire de Ploërmel en 1977 et constamment réélu jusqu’en 2008. Il fut aussi conseiller régional de Bretagne, vice-Président de la Région jusqu’en 2010. Il a été aussi Président de la communauté de communes de Ploërmel et du conseil d’administration du Service Départemental d’Incendie et de Secours.

↑ 4 • En 1969, par une volonté d’essor des universités, la loi d’orientation de l’enseignement supérieur consacre la création de deux universités à Rennes (universités Rennes 1 et Rennes 2). La Faculté des sciences est intégrée à Rennes 1.

↑ 5 • Le montant total des travaux de restauration approche les 500 000 francs.

↑ 6 • Date de déclaration de l’association des « Amis du Moulin du Châtenay » en préfecture : 27 septembre 1979, publiée au J.O. du 7 octobre 1979

↑ 7 • Composition du bureau du conseil d’administration en date du 14 septembre 1979 : président Marcel PAYS de « Beauvais », 1er vice-président Paul TREHEN, directeur de la Station biologique représentant le président de l’université de Rennes 1, 2ème vice-Président Marie-Joseph BISSONNIER, maire de Plélan le Grand, 3ème vice-président Francis MORICE, maire de Néant-sur-Yvel, secrétaire Marie-Christine EYBERT de Paimpont, secrétaire adjoint Emmanuel CHOTARD de Paimpont, trésorier Guy LARCHER de Paimpont

↑ 8 • Raphaël FAVIER sera président de l’association CCSTI – futur espace des sciences de Rennes en 1984.

↑ 9 • Le périodique « Le Châtenay » est déclaré officiellement sous le n° 65138 (directeur de la publication Emile Ealet) auprès de la commission paritaire des publications et agences de presse en 1983. Il est publié jusqu’en 1988 selon une périodicité de plus en plus irrégulière.

↑ 10 • Les activités organisées dès 1981 par « Les Amis du Moulin du Châtenay » sont nombreuses et diversifiées. On compte de mi-avril 1981 à fin juillet 1982 dix-sept actions (fest noz, sorties thématiques, randonnées pédestres, expositions, soirées-débat, chantiers de fouilles). L’assemblée générale du 17 avril 1982 compte 32 participants).

↑ 11 • Henri Thébault est député-maire de la ville d’Angoulême de 1955 à 1958, puis maire de nouveau de 1959 à 1971. Il revient en Bretagne, à Mauron dans le Morbihan dont il est originaire. Il est maire de cette commune de 1971 à 1982, ainsi que conseiller général du Morbihan. Il meurt à Angoulême le 17 janvier 1986.

↑ 12 • Marie-Joseph Bissonnier est maire de Plélan-le-Grand de 1977 à 1995, conseiller général du canton de Plélan-le-Grand de 1979 à 2004 et président du Conseil Général d’Ille-et-Vilaine de 2001 à 2004.

↑ 13 • l’« Association de sauvegarde du Val sans retour » a changé de nom : elle est devenue « Association de sauvegarde du Val sans retour et de la Forêt de Brocéliande », puis « Association de sauvegarde du Val sans retour et de Brocéliande » (ASVB). Reportage sur l’ASVB

↑ 14 • Jean Sicard, dit Yann Brekilien, né le 11 décembre 1920 à Paris et mort le 12 mars 2009 à Quimper, à l’âge de 88 ans, est un magistrat français. Il s’est illustré comme résistant et comme écrivain breton. Auteur d’ouvrages en défense du particularisme breton, il se fait connaitre, dès 1966, avec « La vie quotidienne des paysans en Bretagne au XIXe siècle » (Hachette). Il publie également plusieurs ouvrages sur les druides.

↑ 15 • De 1990 à 2005, sur la partie morbihannaise, il y a eu 250 hectares de plantations réalisées, 60 hectares d’expérimentation en pâturage et 40 hectares en moyenne par an de débroussaillés.

↑ 16 • Étudiante de la Maitrise des Sciences et Techniques « Aménagement et Mise en Valeur des Régions » (AMVR) en stage au SERFOB, Nathalie Morvan joue un rôle important au sein du Comité Technique de Brocéliande en rédigeant un plan d’actions en vue de la gestion des risques d’incendie.

↑ 17 • Ces expériences d’incendies contrôlés ont été réalisées entre 1985 et 1987 —  BELLIDO, Alain, « Approche expérimentale de l’effet immédiat d’un incendie sur le peuplement de Microarthropodes d’une lande », Revue d’écologie et de biologie du sol, Vol. 24, 1987, p. 603-622. —.

↑ 18 • La Station expérimentale bovine et ovine de Mauron dépend de la Chambre régionale d’agriculture.

↑ 19 • Ancien étudiant de la Maitrise des Sciences et Techniques « AMVR » de Rennes, Jean-Louis Belloncle est actuellement chargé de mission au service de l’eau - direction de l’eau et de l’aménagement de l’espace - Département du Morbihan.

↑ 20 • Le Fonds Forestier National débloquait de l’argent en fonction des investissements faits pour la replantation. Un franc investi par le privé était abondé par un franc provenant du FFN.

↑ 21 • Ces trois entreprises de travaux agricoles spécialisées, l’une de Campénéac, une autre de Paimpont et la troisième de Néant-sur-Yvel, ont été les principales bénéficiaires des travaux commandités par l’association des « Propriétaires de Landes de Brocéliande ».

↑ 22 • Liste des directeurs de la Station :

  • Jean-Claude Lefeuvre, professeur (1967-1970)
  • Paul Tréhen, professeur (1970-2000)
  • Pierre Marmonier, professeur (2000-2004)
  • Nelly Ménard, directeur de recherches CNRS (2004-2008)
  • Daniel Cluzeau, professeur (2008-2016)

↑ 23 • Les communes suivantes ont été enquêtées, certaines plusieurs fois, de 1984 (?) à 2016 : Augan, Beignon, Campénéac, Concoret, Gaël, Monterfil, Muel, Néant sur Yvel, Paimpont, Plélan-le-Grand, Porcaro, Saint Péran.

↑ 24 • La Fête de la Science est un évènement de médiation scientifique français qui promeut la science auprès du grand public. À cette occasion, les acteurs de la vie scientifique proposent des expositions, conférences, ateliers pédagogiques, journées « portes ouvertes » dans les laboratoires de recherche ou autres animations.

↑ 25 • le Festival des Sciences permet aux curieux de rencontrer les chercheurs, comprendre ce qui se fait dans les laboratoires et ce qui s’y prépare pour demain. Tous les acteurs de la recherche sont rassemblés pour présenter leurs projets.

↑ 26 • L’association « la Plume et la Feuille » a organisé, en septembre 2011, le premier festival « Art et Nature », intitulé « Forêts », à Paimpont.

↑ 27 • Liste des partenaires impliqués dans le Festival :

  • « Au bout du plongeoir »,
  • Karine Bonneval, artiste,
  • Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) « Forêt de Brocéliande »,
  • Centre « Les Landes »,
  • Médiathèque de Plélan le Grand,
  • Timbre FM,
  • Conseil départemental 35,
  • Office du tourisme de Brocéliande,
  • Office National des Forêts (ONF),
  • Syndicat Mixte Grand Bassin de l’Oust,
  • Communauté de communes de Brocéliande,
  • Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) de Bretagne,
  • Unité Mixte de Recherche (UMR) « Ecobio » (Université de Rennes 1),
  • Unité Mixte de Recherche (UMR) « Ethos » (Université de Rennes 1),
  • Université de Paris Saclay
  • Encyclopédie de Brocéliande