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Les matériaux de construction de l’abbaye de Paimpont - IV

Annexes

Annexe 1 – Le Contexte géologique

Annexe 2 – Mauron – Sentier géologique Pierre Pompéi
Le sentier géologique Pierre Pompéi de Mauron a été créé à l’initiative de Gilles Montgobert et de Jean Plaine. Ce circuit montre les différents types de roches présentes sur Brocéliande. Elles sont accompagnées de panneaux explicatifs.

Annexe 3 –Le Volcanisme de l’Ellipse de Réminiac
Cette unité géologique située au sud des unités de Paimpont-Coëtquidan montre un épanchement volcanique étalé sur le socle briovérien pénéplané (limite d’âge supérieur : Cambrien), contemporain du dépôt de la Série rouge initiale du Paléozoïque (poudingue de Montfort / grès de Courouët / dalles pourprées) et antérieur à la transgression généralisée marquée par le dépôt du Grès armoricain (Arénig).

Annexe 4 – Chronologie des éléments de construction de l’abbaye et des bâtiments proches
Représentation de l’abbaye en 3D, montrant les différents bâtiments et la date approximative de leur construction.
Voir Les grandes étapes de la construction de l’abbaye

Notre ami Yves Quété nous a quitté le 2 octobre 2020.

Il nous a laissé huit articles (dont celui-ci) en attente de validation par le comité de lecture. Nous avons choisi de les mettre directement en ligne. Ces articles constituent une contribution inestimable au contenu de l’Encyclopédie de Brocéliande.
Outre la rédaction d’articles, Yves a organisé pendant cinq ans, de 2015 à 2019, trente-cinq sorties géologiques sur l’ensemble du massif de Brocéliande et sa périphérie. Son but était de faire découvrir aux encyclopédistes la diversité des formations géologiques de la région et la complexité de cette discipline, à travers des exemples observés sur le terrain.
La synthèse de ces excursions est accessible ici.

Annexe 1 – Contexte géologique

La feuille de Rennes —  BARROIS, Charles et PRUVOST, Pierre, « Carte géologique de la France (1/80 000), feuille de Rennes », 2e éd., Paris, Serv. Carte géol. Fr., 1941. — montre, dans la Forêt de Paimpont, au-dessus du Grès armoricain (S1) des placages de sables tertiaires blancs ou rouges (Pb). Ces sables sont mêlés avec des lits de graviers quartzeux agglutinés par de l’oxyde de fer, exploité ici comme minerai. Ces faciès évoquent l’occurrence de roussard (sable aggloméré par du fer) ou de grison (gravier aggloméré par du fer). A rechercher in situ ….

Fig. 1.1 - Extrait feuille de Rennes au 1/80.000 (2ème édition)
Fig. 1.1 - Extrait feuille de Rennes au 1/80.000 (2ème édition)
Carte et Légende (1941) – Secteur Plélan-Paimpont-Concoret.
—  BARROIS, Charles et PRUVOST, Pierre, « Carte géologique de la France (1/80 000), feuille de Rennes », 2e éd., Paris, Serv. Carte géol. Fr., 1941. —

Annexe 2 – Mauron – Sentier géologique Pierre Pompéi

L’Homme et la pierre

Sentier créé à l’initiative de Gilles Montgobert 1 et de Jean Plaine 2.

Fig. 2.1 - Le panneau à l'entrée du sentier géologique
Fig. 2.1 - Le panneau à l’entrée du sentier géologique

Ce sentier a été inauguré pour la « Journée du patrimoine » en septembre 2012.

Nous avons utilisé les textes de Jean Plaine et de Gilles Montgobert, figurant sur les panneaux explicatifs des roches exposées. Nous y avons ajouté nos commentaires. Les photos des roches sont présentées dans l’ordre du circuit, telles qu’elles sont vues par le visiteur.

Schiste briovérien : Carrière de la Planchette, Mauron (Morbihan)

Fig. 2.1bis – Mauron
Fig. 2.1bis – Mauron
A gauche : souterrains armoricains de la Planchette – A droite : carrière de la Planchette

Ce schiste, très présent à Mauron et plus largement dans les bassins de Ploërmel et de Rennes, correspond à un sédiment à grain fin dérivant de la compaction de vases déposées lors d’une première présence de la mer en Bretagne centrale, durant le Briovérien. Sa teinte verdâtre à beige par altération est caractéristique.

En dehors des structures de dépôt, cette roche possède souvent un débit en feuillets - schistosité, développé lorsque le sédiment a été comprimé dans une chaîne de montagnes, la chaîne hercynienne, édifiée au Carbonifère à la fin du Paléozoïque et dans laquelle il s’est transformé en schiste.

Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années.

Pierre grenier

À la Planchette, les Gaulois ont creusé des cavités qui servaient à conserver et à protéger les grains. Un enclos, accolé à la « fontaine du D’Gout », témoigne de l’importance du site. La schistosité et l’altération de son sous-sol permettaient le débitage facile de cette roche et la création de ces salles propices au stockage des denrées. Ce souterrain armoricain, datant de 450 av. J-C, est constitué de deux salles séparées par une chatière. (visualisée sur la photo par un cercle blanc).

Fig. 2.2 - Schiste briovérien - Les blocs présentés sur place
Fig. 2.2 - Schiste briovérien - Les blocs présentés sur place

Remarque : la carrière de « La Planchette » entame en fait les «  Dalles de Néant  » une variété particulière de sédiments briovériens : alternance silto-gréseuse (voir dans le conducteur de la sortie géologique du 29 avril 2016).

Poudingue de Gourin

Sud de Mauron (Morbihan)

Fig. 2.3bis - A gauche : Jardin aux Moines à Néant-sur-Yvel - A droite : Carhaillan-Mauron
Fig. 2.3bis - A gauche : Jardin aux Moines à Néant-sur-Yvel - A droite : Carhaillan-Mauron

Ce conglomérat à galets de quartz, parfois disposé en couches, forme des lentilles métriques à plurimétriques au sein des sédiments briovériens plus fins des bassins de Ploërmel, de Guer ou de Pipriac. Il est connu sous le nom de Poudingue de Gourin. À l’ouest de Ploërmel, les rochers de la « Ville-Bouquet » surplombant l’Yvel en sont un remarquable exemple.

Les galets, à l’allure de « dragées », sont bien roulés. Constitués de quartz blanc, de quartz noir et de quelques galets de grès, ils dépassent rarement cinq centimètres. Ils peuvent être jointifs ou emballés par une matrice gréseuse ou argileuse. La roche est souvent recristallisée et parcourue de veines siliceuses ce qui la fait souvent confondre avec le quartz filonien.

Le milieu de dépôt de ce conglomérat original demeure controversé mais il est considéré soit comme un témoin de systèmes fluviatiles (rivières), soit comme un remplissage de chenaux au sein de systèmes deltaïques profonds.

Âge : Briovérien (Protérozoïque supérieur à Cambrien), autour de 540 millions d’années.

Pierre du Sacré

Il y a 5 000 ans, ces pierres de couleur blanche étaient déjà utilisées comme symbole sacré à Néant-sur-Yvel, dans la « clairière » du Jardin aux Moines, un tumulus de 25 m sur 6 m. Ce matériau a servi à l’élaboration d’un autre site, appelé par Félix Bellamy « La Roche de Mauron » —  BELLAMY, Félix, La forêt de Bréchéliant, la fontaine de Berenton, quelques lieux d’alentour, les principaux personnages qui s’y rapportent, Vol. 1, Rennes, J. Plihon & L. Hervé, 1896, Voir en ligne. page 182 —. On le retrouve aussi dans les croix incrustées sur les façades des chapellenies du Pays de Mauron au 17e siècle. Les « chaillo bian » [cailloux blancs] gardent toujours dans la région gallèse le pouvoir de protéger de la foudre.

Fig. 2.3 - Poudingue de Gourin
Fig. 2.3 - Poudingue de Gourin
Les blocs présentés sur place – A droite : détail montrant deux galets de phtanite entourés de galets de quartz (taille millimétrique à centimétrique)

Poudingue de Montfort

Carrière de la Marette, Saint-Malon-sur-Mel (Ille-et-Vilaine)

Fig. 2.4bis – A gauche : carrière de la Marette Saint-Malon-sur-Mel – A droite : façade 14e de l'église Saint-Jacques de Montfort
Fig. 2.4bis – A gauche : carrière de la Marette Saint-Malon-sur-Mel – A droite : façade 14e de l’église Saint-Jacques de Montfort

Après l’histoire briovérienne, les quelques reliefs résiduels de la première chaîne de montagnes armoricaine (chaîne cadomienne) délivrent des fragments qui reflètent la diversité des roches du socle. On les retrouve dans le poudingue de Montfort, conglomérat présent de façon discontinue en Brocéliande à la base de la pile sédimentaire paléozoïque, constitué de blocs dont la taille varie de quelques centimètres à quelques décimètres, généralement anguleux, plus rarement ovoïdes, emballés par une matrice gréseuse de couleur rougeâtre à violacée.

Dans la région de Montfort-sur-Meu, ce sont des éléments de quartz blanc qui en sont la marque. Leur facture indique un transport sur de courtes distances dans des cônes alluviaux ou dans des rivières torrentielles. Des veines de quartz blanc parcourent parfois la roche.

Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années.

Pierre décorative

Evangéliste Pompéi taillait les blocs de pierres de « la Marette » pour embellir les murs avec cette roche « aux yeux blancs ». Elle est visible aussi sur les murs des maisons de Concoret et sur celles de la rue Nationale à Mauron. À la période médiévale, notre pays dépendait des seigneurs de Gaël-Montfort. À Montfort-sur-Meu, sur la tour Papegaut, du 14e siècle, et sur la façade de l’église de l’Abbaye Saint-Jacques, créée le 1er mars 1152 avec des donations de Mauron, on devine des échantillons de ce matériau.

Aujourd’hui, le site de la Marette, classé par le conseil général, donne une interprétation géologique du massif de Paimpont. Ses carrières, transformées en étangs, servent de base de loisirs et de camping à la commune de Saint-Malon-sur-Mel, près du tombeau de Merlin et de la Fontaine de Jouvence.

Fig. 2.4 - Poudingue de Montfort
Fig. 2.4 - Poudingue de Montfort
Les blocs présentés sur place – A droite : détail des fragments de quartz anguleux (taille centimétrique pour le plus gros).

Schiste rouge de Pont-Réan

Carrière de la Troche, Paimpont (Ille-et-Vilaine) et Tréhorenteuc (Morbihan)

Fig. 2.5bis - A gauche : Église de Tréhorenteuc – A droite : carrière de la Troche à Paimpont et Tréhorenteuc
Fig. 2.5bis - A gauche : Église de Tréhorenteuc – A droite : carrière de la Troche à Paimpont et Tréhorenteuc

Cette roche, connue sous le nom de « schiste de Pont-Réan », mais aussi schiste pourpré ou encore schiste lie-de-vin, est un sédiment fin plus ou moins grossier, constitué à l’époque où la mer s’est installée pour la deuxième fois dans la région au début de l’ère primaire.

Ces vases et sables fins sont disposés en couches assez homogènes d’épaisseur décimétrique dans lesquelles peu de structures sédimentaires sont réellement identifiables. Leur débit en feuillets plus ou moins frustes (schistosité) est apparu à la fin de l’ère primaire dans la chaîne hercynienne, vaste chaîne de montagnes, qui parcourait l’Europe.

La couleur rouge dont l’origine est sans doute climatique est due à la présence d’oxydes de fer (hématite) dans la matrice. Les seules traces fossiles identifiées y sont des tubes allongés qui correspondent à des terriers de vers installés dans la vase sableuse.

Âge : Ordovicien, autour de 470 millions d’années.

Pierre de l’identité

Cette pierre et sa couleur marquent le lieu de toutes les légendes. Le Val sans Retour, l’Hôtié de Viviane, le Tombeau du Géant et les Roches des Champs Morgan sont constitués de ce matériau. L’église de Tréhorenteuc, avec la conservation des décorations de l’Abbé Gillard, n’y échappe pas.

Fig. 2.5 - Schiste rouge de Pont-Réan
Fig. 2.5 - Schiste rouge de Pont-Réan
Les blocs présentés sur place – A droite : trace de terrier (T) perpendiculaire à la surface du sédiment, le bloc vertical est donc monté sur la tranche de la couche (S0).

Ce faciès homogène est essentiellement composé de siltites rouges, lie-de-vin à violacées, très riches en quartz et mica blanc. Mais ces roches peuvent être partiellement ou totalement décolorées en brun ou verdâtre (surtout vers la base de la formation au contact des siltites du Briovérien). Le seul débit évident de la roche est une schistosité [S1] grossière mais bien développée, d’aspect amygdaloïde 3, liée à l’hétérogénéité du sédiment à l’échelle centimétrique —  LE BERRE, Patrick, THOMAS, Éric, SCHROETTER, Jean-Michel, [et al.], « Notice explicative de la feuille 352 - Guer », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2009, (« Carte Géol. France (1/50 000) »), Voir en ligne.. —

Grès rouge de Trékoët

Carrière de Trékoët, Muël (Ille-et-Vilaine)

Fig. 2.6bis – A gauche : bourg de Concoret – A droite : carrière de Trékoët (Muel)
Fig. 2.6bis – A gauche : bourg de Concoret – A droite : carrière de Trékoët (Muel)

Au sommet des schistes rouges apparaissent des niveaux plus grossiers franchement gréseux, tels ceux de la carrière de Trékoët, qui annoncent le passage au Grès armoricain, formation géologique qui les surmonte. Même si le débit en feuillets n’est pas très prononcé, leur couleur rouge à rose incite à les ranger parmi les « schistes de Pont-Réan ».

Certaines de ces couches sont parfois très riches en skolithes, tubes verticaux qui correspondent à des terriers de vers qui vivaient dans le sable, d’autres montrent diverses formes d’activité biologique comme des empreintes à deux lobes (blobites) ou des traces de déplacement de terriers (Daedalus).

Âge : Ordovicien, autour de 465 millions d’années

Pierre de construction

Le bourg de Concoret, bâti autour de son église reconstruite en 1903, possède cette architecture typique du pays qui, des Rues Éon au château médiéval de Comper, utilise le schiste rouge comme matériau de construction. Les façades des maisons de Mauron et les établissements publics de l’époque sont construits avec la même pierre.

Fig. 2.6 - Grès rouge de Trékoët
Fig. 2.6 - Grès rouge de Trékoët
Les blocs présentés sur place – A droite détail des niveaux gréseux rouges

Cette partie de la « Formation de Pont-Réan » correspond en réalité à une série très rythmique où alternent les bancs de siltites et les bancs de grès (bancs gréseux exploités dans la carrière de Trékoët) bien que ceux-ci n’aient pas été reconnus à l’affleurement. —  THOMAS, Éric et OUTIN, Jean-Marie, « Notice explicative de la feuille 315 - Saint-Meen-le-Grand », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2008, (« Carte géol. France (1/50 000) »). —. —

Annexe 3 –Volcanisme de l’Ellipse de Réminiac

La « Bande de Marsac » – Extraits de Quété Yves (1975)
—  QUÉTÉ, Yves, L’évolution géodynamique du domaine centre-armoricain au Paléozoïque inférieur : l’ellipse de Réminiac, Thèse 3ème cycle, Rennes 1, 1975. —

Fig. 4.1 - Localisation de la « Bande de Marsac »
Fig. 4.1 - Localisation de la « Bande de Marsac »
Fig. 4.1bis - Localisation de la « Bande de Marsac »
Fig. 4.1bis - Localisation de la « Bande de Marsac »
Contexte géologique
—  QUÉTÉ, Yves, L’évolution géodynamique du domaine centre-armoricain au Paléozoïque inférieur : l’ellipse de Réminiac, Thèse 3ème cycle, Rennes 1, 1975. —

La « Bande de Marsac » montre dans sa partie la plus orientale, un affleurement (« lambeau Marsac – Clos Boschet  »), situé entre Monteneuf et Quelneuc, allongé sur 8 km pour une largeur variant de 0,5 à 1,5 km.

Fig. 4.2 - La « Bande de Marsac » - Contexte topographique
Fig. 4.2 - La « Bande de Marsac » - Contexte topographique

Ce lambeau occupe une dépression topographique cernée au nord par les dalles pourprées (O2B) et au sud par le Grès armoricain (O2). Il expose une pierre massive dure pour les faciès les moins altérés, mais ne porte (rares carrières et excavations en 1974) aucun indice permettant de reconnaitre la géométrie de mise en place de l’édifice volcanique.

— Il s’agit de laves (volcanisme effusif à l’air libre) mêlées très localement (Château de Marsac) à des épisodes volcano clastiques (volcanisme explosif à l’air libre) contemporains des laves dont les éléments apparaissent remaniés et brisés (fragments de laves ou de minéraux constituant ces laves). Sur le terrain, à l’œil nu, laves et brèches volcaniques sont difficiles à discerner.

Les laves sont le plus souvent de teinte gris clair, de texture porphyrique, c’est à dire montrant des cristaux millimétriques de feldspath (pf) blanc-rosé (albite 4).

En lame mince on peut observer des taches brun-vert de chlorite (c) et des petites baguettes feldspathiques (m) dans un fond quartzeux non cristallisé (vitreux) incolore en lumière naturelle, noir en lumière polarisée.

— L’orientation des baguettes feldspathiques (appelées aussi microlithes), caractérise une texture « fluidale » de la roche, indice du mouvement de la coulée de lave, lors de sa mise en place.

Fig. 4.3 - Lame mince dans la Formation de Marsac
Fig. 4.3 - Lame mince dans la Formation de Marsac
Phénocristaux d’albite (taille millimétrique) dans un ciment à structure « fluidale » (baguettes orientées - traits en pointillé) - A droite : vue en lumière polarisée (LP) - A gauche : vue en lumière naturelle (LN) : taches vertes de chlorite.
—  QUÉTÉ, Yves, L’évolution géodynamique du domaine centre-armoricain au Paléozoïque inférieur : l’ellipse de Réminiac, Thèse 3ème cycle, Rennes 1, 1975. —
Y. Quété
Fig. 4.4 - Trémelais - Volcanite de Marsac
Fig. 4.4 - Trémelais - Volcanite de Marsac
Fragment de lave : on distingue sur le fond gris (microlithes + quartz) hétérogène, des taches fines brunes (c) de chlorite et des plages millimétriques plus claires (blanche à rose) de feldspath (pf).
Y. Quété
Fig. 4.5 - Volcanite de Marsac – Calage chrono stratigraphique (486 ± 28 Ma).
Fig. 4.5 - Volcanite de Marsac – Calage chrono stratigraphique (486 ± 28 Ma).

Les volcanites de Réminiac ont été datées, à partir de zircons 5 (Guerrot et al., 1992), à 486 ± 28 Ma. —  GUERROT, Catherine, CALVEZ, Jean-Yves, BONJOUR, Jean-Luc, [et al.], « Le Briovérien de Bretagne centrale et occidentale : nouvelles données radiométriques », CR. Acad. Sci., Paris, Vol. 315, 1992, (« Série II »), p. 1741-1746. —

— Il s’agit ainsi d’un épanchement volcanique étalé sur le socle briovérien pénéplané (limite d’âge supérieur : Cambrien), contemporain du dépôt de la Série rouge initiale du Paléozoïque (poudingue de Montfort / grès de Courouët / dalles pourprées) et antérieur à la transgression généralisée marquée par le dépôt du Grès armoricain (Arénig).

Concernant cette roche utilisée dans la construction des maisons :

Fig. 4.6 - La Telhaie - Volcanite de Marsac
Fig. 4.6 - La Telhaie - Volcanite de Marsac
Façade de maison, place de l’église – Moellon de volcanite (V) - F : Grands cristaux de feldspath (?).
Y. Quété

Nous avons recherché des exemplaires de moellons en volcanite à proximité la « Bande de Marsac ».

Une maison située en face de l’église de la Telhaie (voir carte plus haut), montre dans l’encadrement de la porte, mélangées avec des moellons en dalles pourprées, quelques pierres de couleur claire où on reconnait la trace de phénocristaux.

— Le lavage et l’érosion superficielle de la pierre, du fait des aléas atmosphériques, ne permettent pas une investigation visuelle plus précise.

Annexe 4 – Chronologie des éléments de construction de l’abbaye et des bâtiments proches

Fig. 5.1 - Chronologie de la construction des éléments de l'abbaye de Paimpont et des bâtiments proches
Fig. 5.1 - Chronologie de la construction des éléments de l’abbaye de Paimpont et des bâtiments proches
Alain Bellido

Voir Les grandes étapes de la construction de l’abbaye


Bibliographie

BARROIS, Charles et PRUVOST, Pierre, « Carte géologique de la France (1/80 000), feuille de Rennes », 2e éd., Paris, Serv. Carte géol. Fr., 1941.

BELLAMY, Félix, La forêt de Bréchéliant, la fontaine de Berenton, quelques lieux d’alentour, les principaux personnages qui s’y rapportent, Vol. 1, Rennes, J. Plihon & L. Hervé, 1896, Voir en ligne.

LE BERRE, Patrick, THOMAS, Éric, SCHROETTER, Jean-Michel, [et al.], « Notice explicative de la feuille 352 - Guer », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2009, (« Carte Géol. France (1/50 000) »), Voir en ligne.

THOMAS, Éric et OUTIN, Jean-Marie, « Notice explicative de la feuille 315 - Saint-Meen-le-Grand », Orléans, BRGM - Service géologique national, 2008, (« Carte géol. France (1/50 000) »).


↑ 1 • Encyclopédiste de Brocéliande – Elu à la municipalité de Mauron - Président de la commission Patrimoine (2001-2014)

↑ 2 • Géologue – cartographe (Géosciences Rennes – conservateur du musée ER – Société Géologique et Minéralogique de Bretagne).

↑ 3 • en forme d’amande

↑ 4 • L’albite correspond au pôle sodique de la série des feldspaths alcalins (Albite/Na <–> Orthose/K).

↑ 5 • Le zircon est un minéral du groupe des silicates, sous-groupe des nésosilicates. De composition ZrSiO4, c’est un silicate de zirconium naturel. Ses cristaux font partie des pierres fines de la joaillerie.