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Montfort-sur-Meu

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Les premiers seigneurs de Montauban

En 1619, Augustin Du Paz est le premier à écrire une généalogie de la famille de Montauban. Elle fait des Montauban une branche cadette des Rohan. Cette version est reprise par la plupart des historiens.
En 1895, l’historien Arthur de La Borderie conteste vivement cette origine. Il présente une généalogie qui prend naissance dans la famille de Gaël-Montfort.
De nos jours, l’origine des Montauban fait toujours polémique parmi les historiens.

Raoul de Gaël-Montfort

À la fin du 11e siècle, Raoul de Gaël est seigneur de Gaël et de Montfort dans l’évêché d’Alet. La seigneurie couvre une quarantaine de paroisses. En 1066, Raoul rejoint Guillaume de Normandie lors de sa conquête de l’Angleterre. Après 1069, il reçoit les comtés d’Est-Anglie. En 1075, il se révolte contre le roi Guillaume le Conquérant. Il bâtit le château de Montfort (aujourd’hui Montfort-sur-Meu) dont il prend le nom. Il meurt avec son fils lors de la première croisade, entre 1097 et 1099.

Possessions et revenus du prieuré de Saint-Samson de Telhouët

Le prieuré Saint-Samson de Telhouët a été doté de nombreuses terres par Raoul II de Gaël en 1124. Aux 16e, 17e et 18e siècles, la prieure possède des droits de haute, moyenne et basse justice, avec juridiction, en sept fiefs ou bailliages répartis sur les paroisses de Paimpont, Saint-Gonlay, Saint-Maugan, Iffendic, Montfort, Bédée, Irodouër, Concoret, Gaël, Montauban et Boisgervilly.

Guillaume I de Gaël-Montfort

En 1152, Guillaume Ier est sollicité par l’évêque de Saint-Malo, Jean de Châtillon, pour bâtir un monastère à Montfort (aujourd’hui Montfort-sur-Meu). Cette abbaye est dédiée à saint Jacques. Elle fait partie de la dizaine d’abbayes qui suivent la règle des chanoines réguliers, créées en Bretagne au 12e siècle.

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Judicaël et le lépreux

Dans un épisode tiré de la Vita judicaelis, Judicäel, roi de Domnonée au 7e siècle, aide un lépreux à traverser une rivière en crue. Après avoir été déposé de l’autre côté de la rivière, ce dernier apparait au souverain breton sous la forme du Christ et lui promet la vie éternelle.

La cane de Montfort

Le miracle de la cane de Montfort est attesté depuis la fin du 15e siècle par des procès-verbaux ainsi que par une importante bibliographie. L’examen de ces documents révèle une origine mythique derrière la christianisation de la légende par le clergé local.

La cane de Montfort dans les traditions populaires

Du 15e siècle à la Révolution, le clergé a gardé le contrôle sur la légende de la cane de Montfort, imposant sa vision aux nombreux auteurs qui s’y sont intéressés. Au début du 19e siècle, l’écrit se libère de l’emprise cléricale et de nouveaux éléments apparaissent, émanant de sources populaires : chansons, croyances, versions différentes de la légende...

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La cane de Montfort et ses représentations disparues

L’église Saint-Nicolas de Montfort abritait plusieurs représentations du miracle de la cane. Cette légende était sculptée sur le maître-autel de l’église, représentée sur un vitrail du 16e siècle, sur une bannière et sur une statue de saint Nicolas du 18e siècle. Ces représentations nous sont connues par des descriptions partielles ou des dessins qui ont survécu à la destruction de l’église en 1798.